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LE GÉNÉRALE DE HAMILTO.N

Hamilton, la cité voisine de Toronto, posée à l'extrémité ouest du lac, au pied de la montagne qui le domine, a plus de 80,000 habitants.

London, plus à l'ouest, en a 46,000; à Brantfort sont les usines de machines agricoles de la maison Massey-Harris; Chatam, à l'extrême sud-ouest, près du lac Saint-Clair; Woodstock et Galt, Stratford, Guelph et Berlin, sont autant de cités manufacturières réunies par un réseau serré de voies de communication dans l'étroite presqu'île qui sépare le lac Ontario du lac Huron.

Au nord du lac Simcoe et jusqu'à la rivière d'Ottawa, la population est moins dense, c'est la

férence des deux races canadiennes et combien l'esprit d'entreprise et l'audace du Canadien anglais secarte de la prudence du Canadien français. Notre cadre trop étroit ne nous permet pas d'entreprendre une excursion et une matière aussi détaillées; il nous reste à voir Ottawa, la capitale du Canada fédéral.

Xous avons dit comment, pour mettre d'accord les quatre cités qui se disputaient l'honneur d'être la capitale du Dominion fédéral, le gouvernement de la reine Victoria s'était décidé à construire une capitale toute neuve, en choisissant le site superbe d'Ottawa. En 1860, le roi Edouard VIT, alors

Le Canada Illlstrk

prince de Cj.illcs, posa la preniicro pinro cl("s palais fédéraux sur une colline de la ri\e droite de l'Ottawa. Le bâtiment principal, de style j^othique, en grès j^ris et rouf^e. contient le Sénat et la Chambre, les ailes sont occupées par les ministères. La bibliothè{]uc, dont les boiseries sont faites des j^lus beaux bois canadiens, renferme 250,000 à 300,000 volumes. Les jardins qui entourent les jjalais descendent vers la rivière et l'ensemble a un aspect vraiment grandiose. Sur la rive gauche, la \ illc de Ilull fait.face à Ottawa qui, aujourd'hui, est une belle ville de "86,000 habitiints où abondent les belles maisons et les palais. Au bas de la colline et de la ville, la rivière et le canal de Rideau se jettent dans l'Ottawa et au loin, sur la rive gauche, apparaît Rideau Hall, le palais du gouverneur du Canada, entouré de jardins et de grands bois.

La politique est le trop grand souci des Canadiens, mais nulle part elle ne règne plus exclusivement que dans la capitale fédérale, où vit une population de hauts fonctionnaires et de parlementaires.

Le .Sénat com];ren(l environ 70 membres et la (Jhambre basse 230; ces chilfres seront d'ailleurs bientôt augmentés par rimmigration conlinuelle dans l'Ouest et par j'aimcxioii au Manitoba, à l'Ontario et à Québec des grandes étendues qui, avant la loi de u;ii, ap])artenaient encore aux Territoires du Nord-Ouest et à l'Ungawa.

Dans une des ailes du palais siège la Cour d'appel suprême, f(jrmée de trois juges de langue anglaise et de trois juges de langue française.

La milice canadienne est composée de onze régiments d'armes spéciales et de cent régiments d'infanterie; le collège militaire du Dominion est à Kingston, mais la garde du gouverneur général qui est la première des armes spéciales et les étatsmajors qui gravitent autour du ministère de la guerre donnent à la société d'Ottava une note spéciale.

Le climat de la capitale du Dominion est plus rigoureux que celui des autres grandes villes de l'Ontario ; il ressemble à celui de Québec et de Montréal avec ses quatre mois de neige et de glace

Le Parlement a Ottawa, jour de rentrée.

SlR \\'ILKRID I.AIRIKR.

pendant lesquels le froid arrête tout, même une partie des eaux de la célèbre Chaudière, qui pendent en stalactites aux couleurs merveilleuses. Les sports d'hiver sont pratiqués avec entrain à Ottawa sur les eaux glacées de la rivière immobilisées au pied du Parlement, et la société aisée s'y livre d'autant plus volontiers sous le clair soleil d'hiver, que les maisons où elle habite sont admirablement organisées contre le froid.

Il est entendu que le brillant soleil canadien et l'organisation des habitations aident à supporter le froid, mais le froid n'en existe pas moins.

témoin l'anecdote bien connue de lord Dorchester, gouverneur du Canada, qui possédait un nez de bonne taille. Pendant le premier hiver de son séjour, il était en voiture au mois de janvier, par un froid rigoureux, avec un Canadien français, lorsque son nez fut pris par la gelée. Son compagnon s'en aperçut, mais il hésitait à traiter le nez du gouverneur comme celui d'un simple bourgeois. Il se hâta cependant de le faire sur l'ordre de lord Dorchester, ramassa de la neige dont il se

mit à frotter vigoureusement la partie malade, qui fut sauvée.

Ottawa est reliée à Montréal par le Canadian Pacific, par le Grand Trunk et par le Canadian Northern. Les trois transcontinentaux et leurs embranchements forment, dans le Canada de l'Est, un réseau de communications remarquables pour un pays aussi jeune, mais seul le Canadian Pacific va actuellement d'une mer à l'autre, et dans notre traversée de l'est à l'ouest, nous le suivrons en nous écartant le moins possible, quel que soit l'attrait des excursions lointaines.

La voie ferrée remonte vers l'ouest la rive droite de l'Ottawa et contourne au nord le lac Xipissing. Nous laissons à gauche le parc Algonquin, une des réserves forestières de l'Ontario où un grand nombre de lacs donnent naissance à plusieurs rivières dont les cours sinueux portent leurs eaux tantôt à l'Ottawa, tantôt au lac Nipissing. Cette contrée pittoresque n'est que sombres rochers et forêts sauvages où se reproduisent en paix les grands animaux des forêts canadiennes.

La série des lacs continue au nord de la baie Géorgienne et bientôt la voie suit la rive droite de la Spanish River jusqu'à son embouchure dans le North Channel. Nous avons parlé de cette région quasi déserte à propos des riches mines de Sudbury qui fournissent plus des trois quarts de la con-

P.ARi.EMEXT d'Ottawa.

La Bibliothèque.

\a-: Canada Illustré

soinm.itioii luoiuli.ilc du nu kcl. Ou ir.ivcrsr n\\ p.i) s luuiKM- (icpiiis le l.ic Nipissuij^ juscju'à l,i jiaic ciu ruiuuMTc rt uous visitons Sault-Saintc-Marie, l.i \illc uulustriclle par excellence, le point de jonction (lu (diuuiercc cnKidicu et américain. Nous axons \oulu xoir ses ^iMiules écluses et les rapides laineux, tl'un kilomètre et demi de large, par lesquels se précipitent les eaux du lac Supérieur. Nous avons abandonné un moment la voie principale du Canadian Pacific ([ui monte dans le Nord-Ouest à liarlir de Sudhur}' pour tra\erser l'Algoma et attenulre à lléron-Bay la ri\e nord du lac.

(il pleine mer, scjil qu'une tempête vous secoue, soit (lu'iiii hroiiillard aussi intense que ceux de Terre- Neuve \ous aveugle.

Pour nous, nous préférons traverser par chemni de 1er le pays si intéressant, quoique désolé, de la haie du Tonnerre, où la forêt ne se montre souvent que sous la forme de troncs d'arbres calcinés par l'incendie. D'ailleurs, à partir du point oîi la ligne ferrée longe le lac, le coup d'œil est superbe. Le chemin de fer domine le lac à une grande hauteur, franchit des torrents sur des ouvrages d'art et rampe au flanc de rochers à pic. Lorsque la ligne

Alo.NLMEM Edouard \'I1 érigé sur l\ colline dc Parlement a Ottawa.

Si nous étions partis de Toronto au lieu de partir d'Ottawa, le voyage eût été plus rapide par la voie des lacs. En quelques heures de chemin de fer nous aurions atteint Owen Sound, sur la baie Géorgienne, pour y prendre l'un des bateaux de la Compagnie du C. P. R., qui remonte le lac Huron et le lac Supérieur.

Il faut voir Sault-Sainte-Marie et ses écluses, les grandes fabriques de pâte à papier, les usines d'énergie électrique et l'extrême activité industrielle déchaînée par les entreprises de M. Clergue, dont nous avons ailleurs esquissé l'histoire; mais la traversée du lac Supérieur n'a rien de particulièrement intéressant. Elle se fait sur un grand bateau organisé à l'américaine et l'on peut s'imaginer être

du Grand Trunk sera construite, le voyage sera plus intéressant encore; on passera au nord du lac Nipigon en franchissant l'un après l'autre les nombreux tributaires du Moose et de l'Albany et l'on aura une impression de l'avenir réservé à ce pays de l'Ontario Nord, sur lequel on ne semble pas d'accord.

Les uns assurent qu'au nord de la région montagneuse et boisée qui borde le lac Supérieur la prairie manitobienne reparaît, qu'à l'ouest de la James- Bay il existe des terres à blé aussi fertiles que le Corn helt. Les autres affirment que, même si le riche humus de la prairie y existe par places, la température y est aussi rude que dans le nord de la province de Québec, de l'autre côté de la baie

d'Iludson, et qu'en conséquence i.n\ ne retrouvera pas dans le Xord-Ontario les circonstances excep tionnelles qui favorisent le bassin de la rivière de la Paix. C'est le secret de l'avenir, cependant on a déjà parlé d'achats de terres faits par les Américains autour du lac Abitibi et les rajîports officiels estimant à ^6 millions d'hectares le nouvel Ontario du Xord déclarent qu'une grande partie de cette étendue se compose d'excellents terrains ■agricoles

Straïhcoxa Parc près d'Ottawa .• un site alpestre.

Après avoir contourné la baie du Tonnerre, gardée par son cap qui s'élève à pic à plus de 500 mètres au-dessus des eaux, nous redescendons sur Port-Arthur et Fort- William, les deux cités posées à quelques kilomètres l'une de l'autre, qui servent d'entrepôts et de ports d'expédition à la plus grande partie des blés de l'Ouest.

Port-Arthur est bâti en amphithéâtre sur le flanc d'une rolline, Fort- William est assise au fond

d'une anse, à l'einbouc hure de l.i Kaiinnisliquia. foutes deux sont connues |)ar les grands élévateurs de blé qu'on y a construits pcnir entreposer la récolte de l'Ouest en attendant ({u'cni jjuisse l'expédier par les paquebots.

La frontière de l'Ontario est à 300 kilomètres à l'ouest de Port-Arthur; le Canadian Pacific monte dans le nord-ouest en traversant le bassin de la rivière Rainy et du lac des Bois, paradis des chasseurs. Les cours d'eau, les petits lacs sont innombrables, mais plusieurs lignes de chemins de fer ont peuplé, dans une certaine mesure, ce jiays marécageux, couvert de bouleaux, d'épinettes et de pins, où pointent à chacjue pas des rochers stériles.

Le district de la Rainy River, ou rivière de la pluie, est le point où se portent davantage les colons à cause de la faciliié des transports. Une ligne du Canadian Xorthern le contourne jiar le bud au-dessous du lac des Bois et pénètre dans le Minnesota, le Canadian Pacific le traverse en parlie pour passer au nord du lac des Bois et le Grand Trunk n'en passe pas loin dans le nord. Plusieurs colonies de Canadiens français partis de la province de Québec sont installées dans cette région, notamment dans les environs d'Ignace, station du C. P. R. Leurs noms bien français : Bonheur, la -Seine, Tache, .Savanne, indiquent que des centres de langue française se sont formés dans le pays.

A la station d'Ingolf, après avoir cherché sa route dans les méandres lacustres qui entourent le lac des Bois, le Canadian Pacific entre dans la province de Manitoba et court vers Winnipeg.

Autant le centre et le sud de l'Ontario sont peuplés, renferment un grand nombre de villes importantes et la grande majorité des établissements industriels du Canada, autant sa partie nord et ouest est désertique. i\Iais, par une chance très remarquable, là où l'on ne pouvait rien espérer du sol, les quelques explorateurs qui se sont aventurés ou que le hasard a conduits dans les régions ingrates y ont découvert des richesses minières extraordinaires : à Sudbury, le plus riche gisement de nickel du monde, à Cobalt, les plus étonnantes mines d'argent, au nord du lac Supérieur, de riches dépôts de fer. La colonisation du Nouvel Ontario affirmera sans doute encore, dans l'avenir, la richesse de la province.

Actuellement, le gouvernement de 1 Ontario ne coête pas un centime d'impôts à sa population. Les recettes de la province sont produites par les taxes de licences, les droits de succession, les ventes de terres de la commune, les concessions minières et

forestières, ;iu.\(|iiol U's \ rmU s'ajouter une subvention du Trésor du C.ui.ida.

Le {gouvernement pourvoit à l'administration de la justice et les juj^es sont payés par le gouverne ment fédéral; il entretient les asiles d'aliénés et les instituts |)()m- aveugles et sourds-muets; il sutjventionne l'université; il établit le cadastre, l'enregistrement des i)ro])riétés foncières et il procure l'énergie électrique à bon marché. Lnfni, les pouvoirs provinciaux ont construit dans le Nord un chemin de fer.

Pont rustique sur la Thunder River.

Nous avons parlé ailleurs de la ferme expérimentale de Guelph et des services nombreux qu'elle rend aux fermiers. Une autre ferme expérimentale existe à Ottawa.

Les écoles sont dirigées par des conseils scolaires élus et surveillés par des inspecteurs de l'instruction publique; des bibliothèques publiques existent dans tous les grands centres.

Manitoba.

La prairie Sc/kirk. prciuicrc colonie, W'innipe^l et Sainl-Iionijace. la vieille porte de h'orl (larry, Portaf^e-la-Prairie. lirandon , Souris.

D'Ingolf, station où le Canadian Pacific entre dans la |)rovmce de Manitoba, la voie ( (jurt droit à Molson, puis incline au sud pour atteindre Winnipeg, la capitale.

Le Grand Trunk, qui y pénètre un peu plus au nord, gagne Winnipeg en ligne droite.

De la frontière à Winnipeg on parcourt à peu près le tiers de la largeur du Manitoba, à vol d'oiseau, i6o à 170 kilomètres de pays aussi plat qu'on puisse l'imaginer. Le dédale de lacs et de rivières qui entoure le lac des Bois a fait place à la prairie qui continue au delà de Winnipeg, pendant toute la largeur de la Saskatchewan et une partie de l'Alberta. Il faut deux jours de chemin de fer pour traverser cette prairie canadienne, autrefois mer intérieure, où les eaux des époques préhistoriques ont laissé le dépôt de limon et d'humus qui constitue sa merveilleuse fertilité.

Le wagon-lit ou pullmann qui nous emporte est confortable, les couchettes excellentes, mais à la longue la prairie est monotone. D'un bout à l'autre du train, comme dans les rues canadiennes, les enfants sont maîtres et seigneurs; leurs jeux, leurs tapages sont supportés avec une patience exemplaire par les grandes personnes. Nous pouvons nous réfugier dans le fumoir, où règne la pipe.

La plus grande catastrophe de la prairie est le feu. Pour s'en préserver, deux sillons de 6 à 8 mètres de large sont tracés de chaque côté de la voie, à quelque 200 mètres; la terre y est retournée, sans herbe, et le feu y est arrêté, qu'il vienne des flammèches de la machine ou de la prairie extérieure.

Jusqu'à Winnipeg, nous ne traversons que de rares rivières qui coulent du sud au nord, portant au lac W^innipeg les eaux du sud et du sud-ouest venant de la montagne de la Tortue et des collines de Brandon. Tout le sud du Manitoba est drainé par la Rivière Rouge et par son principal affluent, l'Assiniboine.

La Rivière Rouge, coulant vers le nord, baigne Winnipeg et passe à Selkirk avant de se jeter dans le lac Winnipeg; nous avons vu que Selkirk était le grand entrepôt des pêcheries de ce lac.

La position géographique de la capitale du Manitoba, à égale distance des deux océans et à

l.E Canada Illustré

rextrémilé sud du plus j^MMiid lac des provuues centrales, la destinait à de\enir la niélrojxjle de ces provHices, le iK)int de jonction de toutes les routes canadiennes, la source de ravitaillement de la prairie. La rapidité de son extension est la conséquence de sa situation. Le Canadian Pacific atteint W'innipeg- par huit embranchements différents, le Canadian Northern y pénètre de c]uatrc côtés et le <jrand Irunk de deux.

Iw,..-C,\KR\ ; \\ i.\MII... 1 l,.\ lS2J.

La capitale, très vaste ville anglaise entourée de ses faubourgs et de ses villas, s'étale sur la rive gauche de la Rivière Rouge; vis-à-vis, sur la rive droite, se dresse la ville française de Saint- Boniface. Ce pays a été découvert par un Français, Gauthier Varennes de la Verendrye, qui, avec deux de ses fils et quelques compagnons, partit de Montréal en 1731 pour explorer les contrées au delà du lac Supérieur. Il construisit successivement le fort Saint-Pierre au lac Rainy ou de la Pluie, le fort Saint-Charles au lac des Bois et le fort de la Ruine, sur l'emplacement actuel de Portagela-Prairie; ses deux fils parvinrent, en 1742, jusqu'au pied des Montagnes Rocheuses, mais, abandonnés par les sauvages qui leur servaient de guides, ils ne purent aller plus loin. La Verendr)-e mourut en 1749 à Montréal.

Les premiers colons qui s'établirent dans la prairie, en 18 12, fondèrent Selkirk; c'étaient pour la plupart des Ecossais et des Irlandais, dont les descendants vivent encore sur leurs anciennes résidences. A cette époque, il n'y avait dans tout le pays qu'un poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson, qui s'appelait Fort-Garry et s'élevait sur le bord de la Rivière Rouge a l'endroit même oii s'est construit W'innipeg. Ce n'était qu'un blockhaus où les employés de la Compagnie pouvaient se défendre contre les Indiens et un grand

magasin où ils centralisaient les marchandises provenant de l.i traite, fourrures et approvisionnements. Un village s'était jieu à jjeu élevé autour (lu fort et tout le district ne comptait pas plus de 10,000 âmes, quand, en 18O8, le gouvernement, qui venait d'acheter tous les territoires appartenant à la Compagnie de la Baie d'Hudson, sollicité ]iar de nombreuses pétitions, envoya des employés du cadastre pour tracer la carte du pays. Ce fut une panique ]iarmi les métis et les colons qui crurent à une confiscation de leurs biens. Une révolte s'ensuivit qui fut réduite par lord Worseley à la tête de ce qu'on a nommé l'expédition de la Rivière Rouge.

En 1870, après la pacification de ia révolte, le gouvernement décréta la création de la province de Manitoba, qui fut jointe à la Confédération.

La ville de Saint-Boniface, sur la rive droite de la rivière, vis-à-vis Fort-Garry, a une histoire plus ancienne qui doit sans doute prendre sa source dans l'extension de la colonie de Selkirk; cependant, ce furent des Canadiens français venus de la province de Québec, et non des Ecossais, qui fondèrent la ville. En 1S47, Saint-Boniface fut érigé en évêché et son premier évêque fut Mgr Joseph Norbert Provencher, dont les lettres publiées par la Société historique de Saint-Boniface vont apporter des documents intéressants sur la période de 18 18 à 1860. Le nom de cet évêque a été donné au district qui forme l'angle sud-est du Manitoba.

Une rue bourgeoise .a Winxipeg.

Winnipeg ne fut fondée que beaucoup plus tard En 1870, Fort-Garry avait selon la tradition

Lk CAN.\I)A Illustri'

213 iMhit.uits, les arilu\es ofluiellcs se coiilciilciit S(jiiis cl de fleurs. Une j^rniule avcmie plantée

de (lire qu'il n'en comptait pas mil l(> ; ni.iis, en iS;^, d'érables el bordée de TJllas conduit au j^rand parc

W mni|)e}4. (|in it\ait pris le nom du plus j^r.md lac national où l'on peut voir (pichiues bisons vivre

des prauies, en contenait déjà s.ckx); en i(>»i, en |)aix sur cette même ijr.iMie où leur race a été

4-\34(), et en H)i i i •;(),(i35. massacrée. Rnfni, il faut mentionner l'école de lai-

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