ACHES LAITIÈRES DE LA FERME DE BRAXDON
En approchant de Brandon, le paysage change. Les insensibles ondulations de la prairie font place à de véritables collines qui se dressent au sud de la ville. Ce sont les côtes de Brandon, escarpées ou sablonneuses, qui séparent les deux vallées de l'Assiniboine et de la Souris avant leur confluent. Les deux vallées sont parmi les territoires les plus réputés du Manitoba pour leur fertilité; entre elles, les collines de Brandon sont une zone à demi stérile. Elles forment la base méridionale d'un système de hauteurs qui portent successivement, en remontant vers le nord, les noms de Riding ]\Iountains, Duck Mountains et Porcupine Mountains .'chaîne du Cavalier, du Canard et du Porc-Epic),
dent jusqu'à la rivière; sa grande rue est bordée de belles constructions qui renferment les banques, les hôtels, les grands magasins. Son commerce en machines agricoles, en grains, en approvisionnements de toutes sortes est très considérable. Toute la prairie vient s'y ravitailler et consulter la belle ferme expérimentale de l'Etat et l'école d'agriculture qui y est installée.
A quelque distance de Brandon, vers le sud, se trouve la petite ville de Souris, dont le territoire est estimé par beaucoup de spécialistes comme le point le plus fertile du Manitoba et du Canada. Au nord de Brandon sont plusieurs petites villes, Rapid-City, Minnedosa, Shoal-Lake, Birtte, Ha-
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iiiiota, cl d'-iulrcs, (lui ont rapulcMiiciit j^raiuli aprt-s avoir été de simples stations ou même des halles du Canadian Pacific. On sait avec quelle rajjidité s'est peuplé le sud du Manitoha ; aujotird'lnii, a\cc la multiplication des voies ferrées, il reste peu de terrains lil)res dans cette partie du C.'anada.
Après Griswold, Virden, Mlkorn, nous entrons à T'lemin<j, <lans la nrovinco de Saskatclicwan.
wan, (pu iiK-lciit leurs eaux à (iucl(|ucs nulles en aval de Prnice- Albert. Les deux rivières viennent de l'Alberta et coulent vers l'est en recueillant une grande j)artie des eaux de la province. La Saskat chewan du Sud n'a pas de ra|)ides et jjasse à Saskat oon avant d'aller se jeter dans la Saskatchewan du Nord, ("elle-ci est coui)ée de (juelques rapides; cependant, on ])eut la considérer connue
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Le mouvkau P.alais Léoislatif au lac Regina (Saskatclunvanj.
Saskatchewan.
Les deux Saskatciiewan, le Churchill, le lac Wollaston se partage entre deux océans, réserves indiennes et groupemeyits français, réserve de castors, les Doukhobors, Regina, la poussée américaine, Prince-Albert.
La Saskatchewan est la province du Centre par excellence ; c'est une vaste plaine un peu plus grande que la France, avec quelques parties mamelonnées, qu'on appelle au Canada montagnes, mais qui sont de simples collines élevées de loo à 200 mètres au-dessus du sol de la prairie. Tout au plus, peut-on mentionner les Wood Mountain, situées tout à fait au sud, contre la frontière des Etats-Unis, dont les prolongements à l'ouest, se liant aux Cypress Hills de l'Alberta, forment la ligne de faîte entre les quelques rivières qui coulent vers le bassin américain du Missouri et les rivières canadiennes qui vont à la baie d'Hudson.
La province doit son nom aux deux Saskatche-
navigable sur tout son cours, depuis Edmonton, dans l'Alberta, jusqu'aux grands rapides, près du lac Winnipeg. Les bateaux de la Compagnie de la baie d'Hudson l'ont parcourue pendant de longues années pour ravitailler les postes ; entre Prince- Albert et les grands rapides i^environ 845 kilomètres), il n'y a que deux endroits oîi la navigation est difficile; les bateaux dont on se sert calen*" trois pieds d'eau.
Le nord de la province est drainé par vm fleuve plus important, le Churchill, qui sort de deux petits lacs situés dans le Nord, près de la frontière de l'Alberta. Ce fleuve traverse le lac Buffalo, reçoit la rivière Beaver, qui lui apporte les eaux de tous les petits lacs qui émaillent la prairie, et remonte au nord, dans le lac Shagwennan, au sortir duquel il devient un énorme cours d'eau large souvent de 5 à 7 kilomètres, plutôt une suite de lacs non interrompue qu'un fleuve. Il recueille ensuite les eaux du grand lac Reindeer et va se jeter à Fort-Churchill, dans la baie d'Hudson. après avoir traversé tout le Manitoba.
Le Canada Illustrï?:
Un des lacs de la province, le Wollaston, situé à la frontière nord et coupé par le (kj*" parallèle, présente cette particularité curieuse qu'une partie de ses eaux se déverse, par la Cochrane et la Thlewiaza, dans la baie d'Hudson, tandis que l'autre partie se jette dans l'océan Glacial par la Stone River, le lac Athabasca et la Slave River.
En entrant à Fleming dans la Saskatchewan. on peut apercevoir, dans le sud-ouest, les collines boisées de la Moose Mountain ou Montagne de l'Orignal, dont une partie constitue la réserve forestière de l'Orignal et la réserve indienne de W'hite Bear, au nord de Carlyle. Autour de ces réserves, le pays est vallonné avec des plateaux d'une grande fertilité, de nombreux lacs et des pâturages excellents. Il s'y est formé un groupement français de colons venus du sud-est de la France qui est prospère; c'est une contrée favorable pour les fermes mixtes et l'élevage.
d.int douze ans il a été interdit de tuer un castor; grâce à cette réserve, qu'on surveille avec soin, ces animaux sont très nombreux et peu sauvages. Il est assez facile de les voir travailler la nuit et l'on affirme que s'il s'en rencontre parmi eux un paresseux, il est impitoyablement chassé du village.
Au nord du district de Qu'Appelle se trouve Vorkton, sur un embranchement du C. P. R. C'est près de là que les Doukhobors ont construit la jilupart de leurs villages. En 1899, la Society of Friends de Londres paya à g ou 10,000 Doukhobors russes leur passage au Canada. Ils étaient chassés de Russie parce qu'ils refusaient de se soumettre au service militaire, leur religion leur défendant de tuer. Cette religion est un communisme absolu; ils ne doivent rien posséder individuellement, de sorte qu'ils furent bientôt en opposition avec la loi canadienne.
Le gouvernement leur avait concédé des ho7nes-
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