‹ Le Canada illustréChapitre 7 sur 80 · I.K Canada Iliastrk · texte numérisé non relu

I.K Canada Iliastrk

Les membres do l'unixersilé ionnent un conseil universitaire, mais la direttion suprême reste à la Couronne et est exercée par le gouverneur général. Cette particularité donne à l'université Mc-Gill un caractère national et en écarte les influences locales et les influences de partis.

L'université de l.i Reine à Kingston Ontario) est au contraire purement provinciale et fait j:)artie du département de l'instruction publique de l'Ontario, ses diplômes de professeurs sont reconnus valables et permettent d'enseigner dans les écoles de la province. L'université de Laval est la plus grande université française du Canada. Elle a succédé au séminaire fondé à Québec, en 1663, par l'archevêque de Montmorency-Laval. Erigée en université en 1852, elle est un des centres d'intellectualité les plus remarquables du Dominion. De nombreux professeurs appelés de France }" enseignent et l'école polytechnique qui en dépend prépare des ingénieurs de premier ordre.

Une autre université catholique et française est celle d'Ottawa. Récemment, les prêtres irlandais qui sont arrivés à en obtenir la direction y ont tenté un grand effort d'anglicisation. Malgré tout elle reste bilingue et le français est enseigné à côté de l'anglais. Toutes ces universités françaises sont rigoureusement catholiques et leur direction est restée aux mains des prêtres.

Comme nous venons de le voir, le ("anada est donc doté d'un système universitaire très complet. Dans ces universités, les étudiants régnent en maîtres. Ils y mangent, fument, dorment, crient à haute voix et montrent, en général, un manque de tenue qu'on ne trouverait pas dans une université européenne.

Les mœurs américaines y ont pénétré en grande partie et l'on ne voit pas les élèves montrer la moindre déférence envers les professeurs, ni même les saluer lorsque ceux-ci traversent les cours de l'école; l'administration tolère cet état de choses, déclarant que les étudiants sont chez eux et peuvent faire ce qui leur plaît. Toute cette jeunesse, organisée en de nombreux clubs, se livre à une vie sportive très intense et l'adresse physique joue dans les universités canadiennes le même rôle qu'en Angleterre. L'élève gagnant un match de hockey sera plus apprécié que lé fort en thème et trouvera, dans la suite, des situations plus avantageuses.

Grâce à l'instruction publique, qui ne cesse de se développer, sérieusement soutenue et aidée par les gouvernements fédéral et provinciaux, les Canadiens se trouvent dotés d'un système scolaire ne laissant rien à envier à celui de la vieille Europe et assurant aux enfants des colons venant chercher une nouvelle patrie dans le Dominion une instruction pratique, solide et complète.

Université Me. Gill, fondée en 1813 à Montréal.

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La l^ropriété. — Les Homesteads. — Le Système Torrens.

La Hausse des terres.

La Propriété.

La propriété des terres des jirovinces centrales appartint pour la plus grande partie, pendant deux cents ans, à la Compagnie de la baie d'Hudson, dont l'acte de concession, daté de 1670, lui attribuait tous les territoires arrosés far les fleiives se jetant dans la baie (THudson. Cette définition comprend, comme nous l'avons vu, la presque totalité des trois provinces centrales.

La partie septentrionale de l'Alberta restait seule en dehors du privilège accordé à la Compagnie parce que la rivière de la Paix et son vaste bassin sont tributaires de l'océan Glacial.

En 1868, le gouvernement canadien racheta à la Compagnie de la baie d'Hudson les territoires qu'elle possédait, ainsi que nous l'avons expliqué au chapitre IV.

Au moment où le Dominion entrait ainsi en possession de ces provinces, il y avait peu d'habitants sur ces vastes territoires. Winnipeg s'appelait alors Fort-Garry; la première colonie, la colonie Selkirk, s'était installée en 1812, composée d'un petit nombre d'Ecossais et d'Irlandais, dont les descendants occupent encore leurs propriétés de la Rivière Rouge. La plupart des terres devinrent propriété du gouvernement et furent organisées suivant le système cadastral de l'acte Torrens.

Le terrain est divisé en blocs d'un mille carré, les côtés allant du nord au sud et de l'est à 'ouest. Chacun de ces blocs porte le nom de section et contient 640 acres ou 259 hectares. Trente-six sections forment lui carré appelé township. Chaque section de township est numérotée toujours dans le même ordre. Les townships sont numérotés du sud au nord en partant du quarante-neuvième parallèle, qui forme la frontière américaine. Ils portent

aussi un numéro dont la série commence à chacun des quatre principaux méridiens et se dirige vers l'ouest.

Une partie quelconque de terre est donc immédiatement et clairement désignée par quatre chiffres : le numéro de la section, celui du township. celui du rang et celui du méridien.

Le traité de 1868, en vertu duquel le gouvernement du Dominion racheta à la Compagnie d'Hudson la plus grande partie de la prairie canadienne, fut un acte de la plus haute portée politique, parce qu'en apportant la terre à l'Etat il lui mettait en mauî le moyen le plus efficace pour coloniser rapidement.

Le hoviestead ne pouvait être donné gratuitement au colon de bonne volonté que si l'Etat possédait de grandes étendues de terres obtenues à bon compte. Le sol appartenait déjà à des particuliers dans toutes les parties peuplées des provinces maritimes et orientales. Grâce à l'achat de 1868, la Confédération pouvait offrir un domaine presque gratuit à tout travailleur prêt à se créer un foyer sur les terres fertiles de la prairie. Le gouvernement attirait ainsi les émigrants par des chances évidentes de bien-être d'abord et de fortune ensuite.

Le hoviestead fut le grand moyen de peuplement du Canada fourni par le traité de 1S68 :

Les Homesteads.

Toute section de township portant un numéro pair, à l'exception des sections n"^ 8 et 26 réservées à la Compagnie de la baie d'Hudson. des sections n°^ Il et 29 réservées aux écoles, de celles déjà prises comme homesteads, de celles réservées comme terrains à bois ou pour toute autre fin, peut

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