I.K Canada li.U'srRi
sioiis, font les ventes, rèj^lcnt tmilcs l('^ (oikIiIkhis de la \ ic dos DouUholjors. Leur rclij^iou rend parfois la \ IC diflicilc à eux-mêmes et à leurs voisins. Elle défend d'imposer luu un tra\ail aux animaux, de sorte qu'lionnnes et femmes s'attellent aux charrues; elle ordonne, dans certaines circonstances, de brûler les habits et de faire des marches dans la campacrne, nus connne Adam et Eve, en chantant des c.inti{|ucs. l'n de ces cortèges traversa Port- Arthur, un idur (1(^ drcemhre, sans être J^elé.
Rc;;ina est fort bien placée pour devenir la capitale de la i)rairie; les usines, les manufactures, les magasins s'y multiplient ]iendant qu'on construit des élévateurs part(jut où s'avance la culture du blé. C'est à Regina que se trouve la caserne principale des cavaliers de la milice montée, qui fait la police de la |)rairie, des Montagnes Rocheuses à \Vinnii)eg. lJe|)uis quelques années, les chiffres toujours plus considérables de l'immigration américame ont peuplé la partie sud-est de la .Saskat-
DÉÏACHE.MliXT DE LA POUCE MONTÉE.
Beaucoup refusent de faire aucune déclaration légale ni de naissance, ni de mariage, ni de mort. Ils ne vivent que de légumes et de fruits.
A peu de distance de Regina, on quitte le district de Qu'Appelle pour entrer dans celui qui porte le nom de la capitale de la province. Regina possédait plus de 30,000 habitants au recensement de 191 1 ; elle doit en posséder beaucoup plus deux ans après, car les vdles de la prairie grandissent avec une grande rapidité sous l'impulsion de l'immigration. Moose ]a.w a 14,000 habitants et Prince- Albert plus de 6,000. Saskatoon, située sur la Sas katchewan du Sud. en a plus de 12,000.
chewan à l'égal du Manitoba; maintenant, les terres de la province tout entière sont achetées par les sociétés américaines jusqu'au delà de Prmce- Albert, et la colonisation se dirigera bientôt vers la région des lacs et la vallée du fleuve Churchill (i). Des sociétés ou syndicats américains ont acheté de très grands terrains qu'ils s'efforcent de repas-
1 1) Pendant la semaine close le 10 juillet iqiS, il a été délivré SqS hoinesteads, savoir : 79 dans le Manitoba, 5i2 dans la Saskatchewan, 294 dans l'.\lberta et 8 dans la Colombie Britannique.
scr en dot.ul à leurs comjKitriotes à des i)nx plus élevés.
Des excursions, des voyages d'exploration sont organisés par ces syndicats, qui emmènent les acheteurs probables en Saskatchewan pour leur montrer les fermes riantes, les champs de blé à perte de vue, les troupeaux parqués dans les gras pâturages et. au fur et à mesure que la voie ferrée pénètre les grands espaces déserts, les colonies se créent, les villages se forment qui, en quelques années, deviennent des villes.
l.i province, ijui est un des plus poissonneux du Canada. A Prince-Albert linit la prairie, au nord de Prince-Albert règne la foret, royaume des chasseurs et des pécheurs.
Comme les autres provinces canadiennes, la Saskatc hewan contient encore beaucoup de grand et de petit gibier; ses collines boisées, et particulièrement les Pasquia et les contreforts des Monts Porcupine du Manitoba, sont riches en orignaux, en daims, en caribous, mais la sauvagine et les oiseaux migrateurs abondent d'une façon excejD-
Prince-Aj.bert ivue pii:c d^ lEvêché^
Prince-Albert, les bords de la Saskatchewan et la ligne du Canadian Northern, qui monte dans le nord-ouest, vers la Beaver River, sont actuellement des exemples de ces rapides progrès.
Prince-x\lbert. ville de 6,254 habitants en 191 1, €st située à peu près au centre de la province, sur la Saskatchewan du Nord. Bien que Regina, Moose Jaw et Saskatoon soient plus importantes, elle est peut-être la ville la plus intéressante à visiter, parce qu'elle se trouve à la limite de la grande forêt. Plus haut vers le nord sont les espaces encore imparfaitement explorés, couverts d'innombrables lacs, de marécages, dont un certain nombre sont tellement alcalins, que leur eau n'est utilisable ni pour l'homme ni pour les bestiaux. Le plus grand lac est le Reindeer, à l'extrémité nord est de
tionnelle sur les rivières et les lacs, qui se rencontrent à chaque pas.
L'élevage réussit bien; on comptait en 1909 429,766 chevaux en Saskatchewan, parmi lesquels les clydesdales et les percherons sont les plus nombreux. Le troupeau de moutons, qui était, la même année, de 152,601, devait être très surveillé et défendu contre les loups et les coyottes. On y comptait des troupeaux de 2,000 à 4,000 individus, où dominaient les mérinos.
De Regina à Medicine Hat, en Alberta, la prairie continue à s'élever insensiblement. Les deux villes les plus importantes sont Moose Jaw mâchoire d'orignal) et Swift Current (courant rapide) ; ce pays fait partie du bassin de la Saskatchewan du Sud, qui compte parmi les meilleurs
Le Canada Ii.i.ijstrk
hMTiUuifs ;'i l)lé. n.iiis les piuiics plus élcvres des Saiid llills ^eollines de sable), on trouve de beaux pâtura54'cs où l'élevai^e réussit à merveille.
l 11 p(Mi a\ant d'.irnxcr à Medu me ll.it, la \()ie sort de la Saskatrliewan |)iiur eiilr(M- dans la prn vince d'Alb'^rtii.
Alberta.
(îrafiiis /\7//r//.s' du siid. les b/cs précoces du nord, Afediciiic liât cl le f^a; naturel, les Mormons, (^algary. Hdmonlon. progrès rapides. IWlberta. ses téléphones, un habile spéculateur, nombreux centres de lanf(ue française, un boom prévu au petit lac des l:'sclai'es. l'élevai^e des chevaux, réserves d'Indiens, couises , la muraille des Rocheuses, Banjf. Louis Swift le Squatter.
L'iVlberia, la plus occidentale des provinces du Centre, a 1,200 kilomètres de longueur du nord au sud et 640 kilomètres de large. La crête des Montagnes Rocheuses la limite à l'ouest sur plus de la moitié de sa longueur et les cols de ces monta gnes laissent passer les vents de Chine, qui tempèrent les froids et donnent aux pentes orientales des Rocheuses ces pâturages excellents où prospèrent les grands ranchs d'élevages.
Outre les deux Saskatchewan, qui coulent vers l'est, r Alberta a deux grands cours d'eau : l'Athabasca, qui coule vers le nord, et la Peace River, qui vient de la Colombie Britannique; tous deux se jettent dans le lac Athabasca
L'Alberla du Sud est le |)ays des grands ranchs où |)aissent ttnite l'année d'immenses troujjcaux ; l'Albcrta du (Jenlre, i\u\ commence au Red Deer rivière du daim naige;, est plus favorable a la culture mi.xle avec ses grandes |)rairies coupées de Ijouquets de l)ois comme le serait un parc, les céréales y (h^nnciit de superbes récoltes; l'Alberta du Nord, qui comprend les bassins de l'Athabasca et de la rivière de la Paix, est beaucoup plus boisée. Depuis les résultats étonnants qui ont été obtenus avec certaines variétés hâtives de blé dur, ces terres du nord sont envahies i)ar le flot de l'immigration, favorisée ])ar la construction du Graïul Truiik et du Canadian Northern.
Medicinc liât est une \ilic de plus de 5,ckxj habitants qui grandit avec une exircme rapidité, comme Lethbridge et Mac Leod (10,000 et 2,000 habitants), villes situées sur l'embranchement méridional du C. P. R. Cette voie traverse les Rocheuses par le col du Nid du Corbeau, serpente dans les districts colombiens des Kootenay et pénètre sur l^lusieurs points aux Etats-Unis.
Medicine Hat est éclairée et chauffée au gaz naturel. A 40 milles à l'ouest de la ville, un colon qui creusait un puits en 1883 vit jaillir le gaz naturel qui prit feu accidentellement et brûla pendant plusieurs années. En 1891, un sondage entrepris pour chercher du charbon trouva le gaz à 220 mètres; enfin, en 1899, une troisième source de gaz fut rencontrée à la même profondeur.
La municipalité de Medicine Hat devint alors propriétaire du gaz par un vote de la population;
CALG.ARY en iScSj.
Lk Canada Ii.listri-;
elle creusa plusieurs puils cJunl un à 330 mètres qui reiKX)ntra le <^a/ dans le roc; ce i)uits donne plus de 1 million de pieds cul)es par 24 heures, à la i^ression de 43 atmosphères, qui n'a j)as varié depuis le début. Le gaz est du méthane qui ne contient pas d'oxyde de carbone, est très jieu toxique et n'a qu'une légère odeur de plantes marines. Il est distribué dans toutes les maisons à bas prix et l'on s'en sert pour élever l'eau.
dioualc ( ourt ]).ir Lotlibndge et Macleod vers le col du Xid du Corbeau et le sud de la Colombie.
C'est au sud de Lethbridge et de Macleod que les Mormons de Sait Lake City sont venus coloniser ])ar l'irrigation un district qu'ils ont rendu très prospère. On les y appela vers igcx), parce qu'ils sont réputés savoir excellemment installer les meilleurs systèmes d'irrigation; ils y ont formé plusieurs bourgs et ])etites villes comme Magrath