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INDIENS EN COSTUME DE CÉBÉMONIE

sieurs familles et parfois tout le clan. Les totems des Haïda sont les plus hauts, les plus originaux et les mieux travaillés. On en voit à Kwalkiut, à Albert-Bay (île de Vancouver) et à Nootka. Les mêmes totems servent de reconnaissance à des affiliations et sociétés secrètes entre clans parfois très éloignés les uns des autres, qui se réunissent à certaines époques pour des foilaches ou fêtes avec danses et festins. Les armes sont l'arc en bois et os et le harpon de source esquimaude. Tandis que les Indiens de l'intérieur façonnent en canots l'écorce du bouleau, comme tous les Indiens du Dominion, ceux des côtes de la Colombie Britannique creusent les magnifiques troncs d'arbre de la région côtière. Ces derniers ne vivent que de la mer.

ToTE-M INDIEN A Albekt-Ua^ (i.c dc \'anci)uver)

Les Indiens de l'inlérieur vivent de chasse et de pêche. En été, ils habitent des villages en bois, à proximité d'un bon passage de saumons. Ils prennent ce poisson au printemps, quand il remonte pour frayer, et en emplissent des caches. En automne, la tribu, munie de tentes, se lance sur les hauts plateaux à la recherche des caribous et des bêtes à fourrures qui lui donnent la nourriture et le vêtement. La neige lui rend la marche et l'approche du gibier plus faciles, elle fait du pemmican et des provisions, puis elle revient au village à temps pour la pêche du saumon.

Aujourd'hui, les Indiens ont été presque partout

cantonnés dans des réserves de toutes dimensions ([u'on a fixées autant (|uc possible là où étaient leurs villages. On en coiii])te près de deux (ents en Colombie Britannique.

Le cap Scott, extrémité nord-ouest de l'Ile de \'ancou\er, se termine par plusieurs petites îles escarpées qui forment à 60 kilomètres en mer comme un second cap ; les détroits de Discovery et de Tohnsione donnent accès dans la grande baie qui a conservé le nom d'entrée de la Reine-Charlotte. Là, le Pacifique baigne la côte Colombienne.

Les îles de la Reine-Charlotte commencent à 200 kilomètres au nord du cap Scott; elles continuent la chaîne des îles jusqu'à l'entrée de Dixon e^ jusqu'au canal de Portiand, frontière maritime de la province. Vis-à-vis l'entrée de Dixon, le fleuve Skeena apporte au Pacifique toutes les eaux des monts Babine. C'est là, à Prince-Rupert, que le Grand Trunk transcontinental a fixé son point terminus.

Avant la fin de l'année 19 14. on [)ourra venir d'Edmonton par le col de la Tête-Jaune juscju'à Prince-Rupert, en traversant les solitudes presque inconnues de la haute vallée du Fraser et de la haute Skeena. Plusieurs grandes lignes de chemins de fer se construiront bientôt pour faire communiquer avec les ports du Pacifique le bassin de la Rivière de la Paix et peut-être, plus tard, les déserts actuels de la rivière aux Liards. Ce sera l'œuvre des générations futures.

xAu commencement de ce vingi:ième siè'.lc qui semble devoir justifier la prédiction de sir \\'. Laurier d'être le siècle du Canada, la colonisation et la civilisation sous toutes leurs formes marchent, dans ce grand pays, avec une rapidité qui déconcerte l'observateur. Nous avons cherché à donner une idée d'ensemble basée sur des documents exacts. Pendant les deux années que nous avons consacrées à notre travail, les faits ont marché et, sur plusieurs points, notre récit est déjà dépassé; nous espérons toutefois que notre livre sera utile aux nombreux Français qu'intéresse le Canada et leur servira de point de départ pour des études plus fouillées.

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