Le Canada [microforme]
Notre progranme. — Appellations du pays. — Immensité de son territoire. — Ses climats.
Ce livre a pour but principal de mettre en évidence Mes intérêts matériels et sociaux communs à la Bel- R bique et aux possessions britanniques du continent Mhord-américain, il contient le résultat d'observations
aites dans ces dernières sur l’agriculture, l'élevage, ’exploitation forestière et la colonisation, envisagés omme production, commerce et immigration.
S'écarter de ce programme déjà chargé, eût été en Btténuer la portée pratique. Nous n'avons donc décrit u’incidemment les traits physiques de la contrée; jous ne nous sommes pas arrêté à sa faune ni à sa Bonformation géologique; son état politique et légistif ne sont l’objet que d'explications indispensables à intelligibilité du texte, notamment quant au fisc et aux Biens-fonds.
| La première division de l’ouvrage s’applique à tous roduits agricoles connus sur les marchés canadiens, ue ces produits aient une origine locale ou une origine rangère. Les indications de poids et mesures, quelle que bit leur source, ont été rapportées sous notre res- Donsabilité au système métrique.
nordiste tr mt tte
CANADA
Les valeurs citées aux textes primitifs en monnaie canadienne sont ici données en monnaie belge; c'est en attribuant au « dollar » ou « piastre » une valeur moyenne et réalisable de 5 fr. 15 c. que nous avons opéré les réductions nécessaires.
Un exposé des poids et mesures et du système monétaire en usage au Canada, ainsi qu’un état du poids légal des céréales et légumes par unité de capacité,
figurent aux annexes, avec d’autres éléments d’informa- &
tion que nous mentionnerons en traitant des matières auxquelles ils se rapportent.
Sauf stipulation expresse, les statistiques commer- |
ciales reproduites au cours de cette étude ont été puisées aux sources suivantes :
Pour la Belgique : Tableau général du commerce avec les pays étrangers pendant l’année 1893, publié par le
ministre des finances;
Pour le Canada ‘: Tables of Trade and navigation of the Dominion of Canada, 1° juillet 4892 au 30 juin 1893.
Nous avons fait aussi de nombreux emprunts au Statistical Year-Book of Canada, remarquable annuaire publié sous la direction de M. George Johnson, chef du service de statistique au département de l’agriculture, à Ottawa. En temps et lieu, nous citerons les
autres livres que nous avons eu lJ’avantage de con-}
sulter spécialement.
Le nora du pays que nous avons à étudier, « Dominion of Canada », se trouve consacré par la loi constitutionnelle (”); il est intraduisible en français. Aux textes
(1) L’ « Acte de l’Amérique britannique du Nord » adopté par la légis-
. lature impériale, le 10 février 1867.
officiels sance d résoudr de « Fé « Canadi bassin d à l'unité éléments
Le Ca l'Amériq d'une. pa ment tro frontière physique
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(5) L'Alaska ur une somm (4 Une part entrée dans la ations à Ottax () Pour la « orraphie unix (‘). Chiffres à
l'intérieur, ( B93.
naie officiels dans notre langue figure la désignation « Puisc'est sance du Canada », que nous n'avons jamais pu nous eur Bssoudre à employer. Nous lui préférons l'appellation VOS Die « Fédération canadienne » ou simplement le mot « Canada » (), attribué naguère aux colonies dans le tème Dassin du Saint-Laurent (?); il s'applique par extension poidS D l'unité politique dont elles sont les principaux cité, sléments.
TM Le Canada comprend la moitié septentrionale de ières l'Amérique du Nord, à l’exclusion de l'Alaska () et Bd'une partie du Labrador (". Son territoire, que baiimer- nent trois océans, est séparé des États-Unis par une it EE ntière conventionnelle, tracée sans égard aux traits physiques de la contrée (). Il comprend 8,554,369 e AVEC iomètres carrés ou 8,917,468 kilomètres carrés ar le ec les eaux intérieures (*). Pour bien concevoir l’imensité d’une telle surface, il convient de procéder of the omparativement : elle représente environ le quin- 1895. ième de la superficie des terres du globe, estimée ts au uaire
() Dérivé du mot algonquin « kannatha », signifiant village, que k chef Macques Cartier aurait attribué à tout le pays. (Bref récit de la navigation ricul- aite en 1536-37 par le capitaine Jacques Cartier.)
() Le haut et le bas Canada (1791), unis en 1841, sous la désignation de hs 1eS BBrovince du Canada.
con- È (5) L'Alaska, jadis Aliaska, cédé par la Russie aux États-U nis, en 1867, ur une somme d’environ 37 millions de francs. (4) Une partie du Labrador dépend de la colonie de Terreneuve, dont entrée dans la Fédération canadienne est actuellement un objet de nég'oations à Ottawa.
() Pour la description détaillée de cette frontière, voir la Nouvelle orraphie universelle, t, XV, par Élisée Reclus. (), Chiffres du service d'arpentage, section topographique (département l'intérieur, Ottawa), reproduits au Statistical Year-Book of Canada, B95.
Domistituextes
légis-
CANADA
à 130,500,000 kilomètres carrés (); le tiers de l’éten due attribuée à tout l'empire britannique, sans les protectorats et les sphères d'influence (?).
C'est à peine si l'Europe est plus grande de 497,741 kilomètres carrés environ ; l'Union américaine est plus petite par 1,082,572 kilomètres carrés (°).
Les divisions politiques de la Fédération canadienne sont indiquées, avec leurs aires respectives, au tableau suivant :
Sous
en Zonm l'Atlantit tagnes
chaine n des Roc distinctes démarcal septentri
Une te
PROVINCES ET DISTRICTS. | TERRE, | EAU, | TOTAL. influence re n'abritan Kilomètres Kilomètres Kilomètres | carrés. carrés, carrés, vents trof Ontario PR UE EE TN 566,697 6,063 572,760 CR LE ere CE NL à 586,950 3.612 590,562 ne pas tr Nouvelle-Écosse, . . . . . 53,019 129 53,148 les : Nouveau-Brunswick . ,. . . 72,498 258 72,756 es zones Menitoba, . ,. RCE 165,200 25,516 190,806 nant tant Colombie Britannique ER ER C7 2,580 730,914 lant tan Ile du Prince Édouard. , . . 5,150 # 5,160 quents gi District de Keewatin . . . . 688,260 38,700 726,960 ? Id. d'Alberta . . , . . 271,816 1,522 273,138 « surouû » Id. d’Assiniboine . , . ,. 228,418 2,582 231,000 Id. d’Athabaska . . . . 266,514 3,096 269,610 rançaise, Id. de Saskatchewan . . . 260,817 15,080 275,897 | | Territoire du Nord-Ouest . ,. . | 2,217,768 119,712 2,337,480 De l'aut | Territoire situé à l’est de Keewa- F' tin et au sud de la baie d'Hudson. 501,294 6,450 507,744 sec, le « c Territoire à l'est de la baie d'Hud- Dee son. 908,934 14,706 923,640 Sur la côte {l Iles dans l'océan Arctique et dans franchi: | la baie d'Hudson . 174,000 k 774,000 Miranchit le:
Grands lacs et fleuve Saint-Laurent à l’ouest du 66e degré de longitude, non compris dans les estimations précédentes. , . . » 122,292 122,292
Total, . .| 8,554,369 | 363,098 8,947,467
pour pénét fond et l’he Au cent
le Labrador e de ,
Celle des Etats îles) serait de
(4) Du Fief, Cours de géographie physique.
(?) The Imperial Institute Year-Book, 1894.
(5) The Statistical Year-Book of Canada, 1893, D'après Élisée Roclus, la superficie du Canada, y compris Terreneuve,
sten- Sous le rapport topographique, le Canada es. partagé
pro- Men zones plutôt :ongitudinales : terres voisines de l'Atlantique, bassin du Saint-Laurent avec les mon- ù
> de Mtagnes riveraines de mème nom, plaine centrale, À
saine chaine mère et escarpements auxiliaires du système des Rocheuses, littoral du grand Océan. Ces régions
enne distinctes se déroulent du nord au sud, leurs lignes de
bleau Maémarcation étant prolongées sur toute l'Amérique septentrionale.
LES MOE Une telle configuration du sol ne doit pas être sans
AL. influence sur les climats, aucune saillie transversale — n’abritant le pays, soit des vents poïaires, soit des me vents tropicaux. Mais, en cette matière, il importe de 12,760
ne pas trop généraliser les observations. Ainsi, dans les zones orientales, les alizés et contre-alizés inclinant tantôt vers le nord, tantôt vers le midi, sont fréquents, sinon dominants; ce sont les . nordà » et « surouû » des loups de mer et campagaards d’origine rançaise.
De l'autre côté du continent, un souffle chaud et sec, le « chinook », contribue à attiédir l’atmosphère sur la côte, s’engouffre dans les cols des montagnes,
30,806 30,944 5,160 DE, 960 [3,138 h1,000 j9,640 5,897 7,480
3,640 1.000 franchit les plateaux, suit les méandres des torrents
pour pénétrer enfin jusque dans la steppe, où la neige fond et l'herbe reverdit sous cette haleine vivifiante. Au centre, vers le Manitoba, il ne semble pas que
Nle Labrador et les îles polaires au sud du détroit de Barrow, est de. 4 5 Cie ea autre 6,808908 kilomètres carrés, Celle des États-Unis (sans l'Alaska et les les) serait dd. 4 un". ,:7,,898,000 id.
neuve; Différence. . . 463,503 kilomètres carrés.
£ , rm mnt then a tindiianntnluinnenncitier péter on dmnipmnenimnnt mé mmtrnmtenerarnaiis $ Te ae —— — = ï =
10 CANADA
les vents soient persistants, plutôt dans une orieniction que dans une autre.
Parmi les agents raturels affectant la température de la contrée, il faut encore mentionner les courants océaniques. À ce point de vue aussi, l’ouest est privilégié, grâce au kouro-sivo, dont les eaux relativement chaudes enveloppent le littoral de la Colombie britannique. Les avis sont très partagés quant au rôle du « Gulf stream ». Selon quelques savants, il n’adoucirait aucunement le climat du continent nord-américain, son cours prenant le large dans la direction du nordouest pour se perdre en j’immensité du plein Océan.
L'auteur de cette théorie, le D' W.-B. Carpenter, et
l’un de ses défenseurs, le général Greely, « chief signal officer » au service des États-Unis, ajouten. que, par contre, il faut attacher une importance capitale à l’effet de la dépression barométrique très caractérisée et presque permanente dans le voisinage de l'Islande. Ce serait la source d’un vaste système cirecuiataire de courants aériens où se trouvent englobés les vents dominants du sud-ouest, qui sont des facteurs essentiels dans l’amélioration du climat des îles Britanniques, Mais l’opinion généralement répandue à l'égard du « Gulf stream » est que, vers le milieu de l’Atlantique, il se ramifie de manière à frôler la côte occidentale du
Groenland et à contourner l'Islande. Sans en décrire |
davantage le cours supposé, nous constatons qu'avant de pénétrer dans la mer de Baffin, son premier tronçon se replie sur lui-même et semble projeter vers l’ouest
des artères qui. pour être séparées de la Nouvelle-k
Écosse par les flots glacés soitant du détroit de Davis,
ne sont de la r« sants, ( Ottawa en 1578 ont pu « cimet Lepu | quences existants n'eussen bien ren par rapp Entre
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INTRODUCTION. il
ne sont peut-être pas sans influence sur la température de la région. Comme exemple de leurs effats bienfaisants, des publications officielles du gouvernement à Ottawa citent le fait avéré que des poneys, débarqués en 1578 par le marquis de la Rocñe sur l’île de Sable, ont pu se perpétuer parmi les dunes désolées de ce « cimetière de l’Océan » balayé des ouragans.
Le public est plutôt prédisposé à s’exagérer les conséquences climatériques de la latitade ; aussi, les préjugés
Lexistants, relativement à la température du Canada, n’eussent-ils jamais pu s’accréditer si l’opinion se fût bien rendu compte de la rosition privilégiée de ce pays
par rapport à l'équateur. Entre le détroit Juan de Fuca et le lac des Bois, sur
jun parcours d'environ 2,000 kilomètres, la frontière
sud suit le 49° parallèle, jequel traverse notre continent aux environs de Paris, Vienne, Odessa. La ville de Brandon, située parmi les vastes champs de blé du Manitoba, et Winnipeg, capitale de cette province, sont respectivement à 49°51 et 49°53 lat. N.
Le point le plus méridional de la Fédération est dans l'Ontario, à l’extrémité de la riche presqu'ile placée entre la baie de Georgie et le lac Huron, d’une part, et les lacs Érié et Ontario, de l'autre. Cette presqu’ile atteint à peu près le 42° parallèle, soit une latitude rapprochée de celle de Barcelone, de Rome, d’Andrinople, de Tiflis.
Vers l’Atlantique, abstraction faite de l’enclave américaine du Maine, la frontière sud du Canada correspond à peu près avec le 45° parallèle, passant au miai de Grenoble, Venise, Tri2ste, Galatz et quelque peu au
CANADA
nord de Sébastopol. Montréal est à 45°30 lat. N., position analogue à celle de Turin; Québec est à 46°48 lat. N.
La limite septentrionale de la colonisation actuelle dans l’Ouest doit être recherchée entre les 53° et 54° parallèles, sur le cours supérieur de la rivière Saskatchewan, région remarquablement fertile, dont le cheïlieu est Edmundton (53°22 lat. N.). Or, le 53° paraïlèle coupe l'Irlande à Dublin, l’Angleterre, à Liverpool;
l'Allemagne, à Hambourg; la Russie, entre Moscou et À
Kursk. Dans la province de Québec, les défrichements agricoles ne sont pas encore pratiqués au delà du 48° parallèle.
En résumé, l'influence tempérante du voisinage Gcéanique est très sensible sur le littoral du Pacifique, inais elle se manifeste beaucoup moins sur les districts maritimes de l'Est. Dans la vaste région intermédiaire,
que les vents soufflent du nord ou du midi, l’ardeur du À soleil ne laisse pas d'atteindre toute l'intensité qui est À
possible sous unc latitude aussi avantagée. Le climet est essentiellement continental, c’est-à-dire que la pureté d'une atmosphère relativement dépourvue d'humidité favorise tous les phénomènes de radiation. Les écarts entre !es températures extrèmes, aussi bien diurnes que mensuelles etannuelles,sontconsidérables. k Durant l'été, la fraicheur des nuits repose des fortes chaleurs de la journée, tandis que la végétation se recouvre d’une rosée bienfaisante. En hiver, les rayons solaires que réfléchit sous le ciel bleu une nappe éblouissante de neige, atténuent les effets de la bise glacée.
Les saisons intermédiaires sont peu marquées,
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} mais après la chute des feuilles, l’ « indian summer », sorte d’ «été de la Saint-Martin », recule encore
l'époque des grands froids.
Afin d'établir des rapprochements entre les tempé- | ratures des provinces canadienzes et celles de certains pays d'Europe ou d'Asie, nous avons recouru aux cartes météorologiques du D° Hann (), lequel fait | autorité en la matière.
| Examinons d’abord quelques lignes isothermiques
L annuelles. Celle de 0° pénètre en Colombie britannique
[près de la frontière d’Alaska, par 60° latitude nord, fait ceinture autour de la région de la Saskatchewan, coupe, en son milieu, le lac Win ‘g et suit à peu près le 50° parallèle de latitude pour g: ner l’Atlantique. L Elle contourne le cap Nord, tr:*erse longitudinalement la péninsule -Scandinave jusqu’à Haparanda, passe à Archangel, Tobolsk, Tomsk, Irkoutsk.
Winnipeg est sur l’isotherme de 2°; Montréal sur
Ecelui de 6°.
L’isotherme de 4°, apparaissant à Québec, se repré-
Isente à Moscou et quelque peu au nord de Saint- Pétersbourg.
Victo, ia, capitale de la Colombie britannique, est en
Mcontact avec l’isotherme de 10°, comme Chicago, New-
York, Londres, Vienne, Odessa, Pékin.
& La courbe de 8° se développe sur le territoire canadien, entre le 53° parallèle de latitude nord et le
243", qu’elle atteint au sud de Winnipeg, pour toucher
(1) Atlas der Meteorologie (Berghmans’ Physihalischer Atlas) de JuLius PERTHES, Gotha.
tee AE
CANADA
ensuite Chicago, ainsi que la frontière séparant le Danemark de l’Empire allemand.
L'’isotherme de 6° décrit d’assez capricieux méandres, depuis le grand Océan, à la hauteur de Sitka, jusque sur le littoral de l'Atlantique, par le nord de Halifax ; il s'aperçoit, sur la carte d'Europe, au sud de Christiania.
Mais les observations basées uniquement sur les températures moyennes de l’année sont loin d’être concluantes.
[Imaginons donc que nous sommes en janvier, c’està-dire au cœur de la saison des froidures. Le grand pays de Canada est censé dormir dans son armure étincelante de glace, sous les sapins géants de son cimier sombre.
Ce n’est peut-être pas sans occasionner une certaine surprise que nous appellerons l'attention sur la situation suivante :
Victoria se trouve sur le même isotherme mensuel que Saint-Louis, Baltimore, Gênes, Trieste, Constantinople. Halifax, à l'extrémité opposée du continent, est traversé par l’isotherme de — 4°, comme Chicago, Kænigsberg, Stockholm et le district immédiatement au nord d'Odessa.
L'isotherme de — 10° prend accès en Colombie britannique par 30° latitude nord, pour descendre ensuite rapidement jusqu’au 54° parallèle et se diriger vers le sud, dans la steppe canadienne, jusqu’à Saint-
Paul (États-Unis), puis Montréal. Il se représente en |
Scandinavie, traverse l’intérieur de cette péninsule de haut en bas et passe à Saint-Pétersbourg.
Fina supérié fort Winnif de la Si en janv Quan rassée € sous la déchirée hâtives.
semble 4 vrir auss comme Lries, au | variées, Écuerites les lis ti, colibris, | viennent leurs ch ment des | voici juil] A Win deaux. le mensuel Moscou, La lign Victoria, L:
Écosse et !
se dirige,
t le Finalement, l’isothrrme de — 18° franchit le bassin
M supérieur du Yukon, passe sucessivement au midi du res, fort Liard, dans les environs d'Edmundton et à que M Winnipeg. Les températures de ces régions, du midi fax ; de la Sibérie et du nord de la Mongolie, sont identiques aris- en janvier.
Quand la terre fertile du Canada s’est enfin débarles rassée de l’étreinte inexorable de l’hiver, l'herbe renaît ’ôtre sous la neige fondante dont la nappe blanche, bientôt
déchirée, laisse entrevoir la couleur tendre des pousses est- hâtives. Dans un brusque réveil, la nature généreuse
rand Î semble accumuler ses pouvoirs fécondants pour recoumure B vrir aussitôt le sol d’un décor estival. Alors surgissent » son Eh comme par ernchantement, dans les sous-bois et prai-
ries, aux lisières du chemin, les vioiettes aux teintes: taine Ü variées, les orchidées de terre froide, les reines-marsitua- | guerites et, de mois en mois, les iris, les tournesols, les lis tigrés et autres fleurs sauvages à foison. Des |colibris, au dos d’émeraude et à gorge de rubis, y | viennent butiner. D’autres oiseaux remplissent l'air de leurs chants. Les récoltes müûrissantes, le susurrement des insectes nous annoncent bientôt le plein été : voici juillet.
A Winnipeg, Saint-Paul, Québec, New-York, Bordeaux. le thermomètre marque 20°. Le même isotherme mensuel passe entre Paris et Vienne, au sud de Moscou, à Omsk, Tomsk, Irkoutsk et Vladivostock.
La ligne isothère de 14° traverse l’ile Vancouver, à Victoria, la mer de Hudson à York-Factory, la Nouvelle- Écosse et Terre-Neuve; elle suit le littoral scandinave et se dirige, par Archangel, vers le midi de la Sibérie. :
CANADA
Dans l'Alberta, l’isotherme de 48° coïncide à peu près avec le 54° parallèle de latitude.
Les indications figurant aux annexes de cet ouvrage permettront aux intéressés d’étudier la question d’une manière plus détaillée. Mais les données qui précèdent suffisent à justifier les conclusions suivantes, savoir :
4° La Colombie britannique jouit d’un climat tempéré, abstraction faite de certaines brusques oscillations du thermomètre parmi les cols et les plateaux du système des Rocheuses;
2° Le restant de la contrée, en ses parties habitées et ouvertes à la colonisation, comprend des districts où l'été est semblable à celui de l’Europe centrale, tandis que, dans d’autres districts, il offre plus d’analogie avec la même saison au midi du vieux continent;
3° En aucun point de la Fédération, toujours dans les limites probables de son peuplement, l'hiver n’est assez rigoureux pour nuire, soit à la santé humaine, soit à la pratique fructueuse des entreprises crdinaires d'agriculture et d'élevage.
Ajoutons que l’absence d'humidité empêche la froidure d’être pénétrante et la chaleur de devenir oppressive. Aussi, la population est-elle partout de belle taille, vigoureuse et énergique. La même observation s'applique aux différentes races d'animaux domestiques, dont la vitalité ést remarquable.
Après avoir décrit l'été et l'hiver, il importe d’en faire
connaitre la durée relative. Ces deux saisons con- |
cordent assez exactement avec les périodes durant lesquelles la navigation est déclarée ouverte ou fermée. Les courts intervalles de transition, correspondant au
printe ratifs d des bo rition d de les €
Ouvertu et des
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j rentes pa
que la pr«
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Le fait s enregistré
près printemps et à l'automne, sont utilisés pour les préparatifs dans les ports et le placement ou le déplacement rage des bouées, celles-ci devant être atterries avant l’appa-
l’une rition des premiers glaçons, qui ne manqueraient pas dent de les emporter.
Où : Ouverture et fermeture de la navigation du Saint-Laurent tem- et des ports lacustres durant les années 1870 à 1893. cillaix du MONTRÉAL. TORONTO, ANNÉES.
itées ' Fermeture. Ouverture. Fermeture. Ouverture. tricts 1870-71. . 18 décembre. 8 avril. 24 décembre. 11 mars. trale, 1874-72. . | 4er — dermai, | A — 12 avril. : 1872-73. . 8 — 25 avril. 10 — 14 — l’ana- D 1913.74. . | 26 novembre. 25 — 26 novembre. 16 mars. t: 1874-75. . 13 décembre. 3 mai. 18 décembre. 16 avril. nent; 1875-16, . 29 novembre. 27 avril. 30 novembre, 11 — dans 1876-77. . 10 décembre. 17 — 18 décembre. 25 mars. 1877-78. . | 2 janvier 1878. 30 mars. 1419 — 9 — n’est 1878-79, . | 23 décembre. 24 avril. 26 — 25 — 1879-80. . | 49 — 17 — 149 — 19 février.
aine 1880-81. . Dr 21 — 22 novembre. 16 avril. s 1881-82. . | 2 janvier 1882. 11 — 2 janvier 1882. 13 février. aires 1882-83. . 9 décembre. 217 — 9 décembre. 44 avril. L 1883-84, . | 46 — 22 — 21 — 8 — 1884-85. . 148 — 5 mai. 149 — 25 — 3 1885-86. . T — 24 avril. 8 janvier 1886. | 20 mars. froi- 1886-87. . 4 — 4er mai. 4 décembre. 12 avril. 1887-88. . | 23 — 29 avril 24 — 11 — PTeS- D 1888.89. . | 44 — 144 — + 20 — 15 mars. belle 1889-90. . | 29 — 44 — 4er mars 1890. 145 — e 1890-94. . | 3 — 14 — 28 décembre. | 20 -— ation 1891-92, ..| 17 — 143 — 5 janvier 1892. 31 — 1892-93. . 30 novembre. 24 — 22 décembre, 7 avril. mes-
Des observations faites personnellement dans difféfaire @ rentes parties du Canada nous ont permis de constater con- à que la précipitation, sous forme de neige ou de pluie, y trant Rest presque partout suffisante.
ée. Le fait sembie d'ailleurs être prouvé par les résultats t au BB enregistrés aux nombreuses stations du service météo-
18 CANADA
rologique. Un extrait des bulletins qu'il publie à ce propos est reproduit en annexe. Pour faciliter les déductions pratiques à tirer du document, nous rappellerons que la chute annuelle d’eau nécessaire à la croissance des plantes nourricières doit atteindre environ 50 centimètres. Dans la plaine médiane où la précipitation est le moins considérable, elle est surtout représentée par les averses tombées durant l'été, saison où elles sont le plus utiles au succès des cultures. Cependant, l'immense steppe centrale n’est pas sans comprendre quelques régions caractérisées par une trop grande sécheresse. Elles sont signalées par M. Élisée Reclus (!)}, notamment au sud de l’Assiniboine et du Qu’appelle, du côté de la frontière des États-Unis. Nous avons parcouru d’autres districts arides, s'étendant de la crique de la Machoire de l’Orignal vers l’ouest et sous le grand arc tracé par la vallée de la rivière « Red Deer ». Mais ce pays, aujourd’hui désert, pourra être irrigué au moyen de canalisations alimentées par les torrents issus des Rocheuses, ou par les cours d’eau prenant naissance dans les « Cypress Hills ».
Il nous reste à faire remarquer que l'atmosphère, admirablement pure au centre et même dans l’est, est souvent chargée de vapeurs et de brumes en Colombie britannique, où les pluies sont souvent copieuses. Cette grande humidité, particulière aux climats chauds et tempérés, fait que dans la province transrocheuse, le sol, les pierres, les bois morts ou vifs sont tapissés de mousses veloutées, aux teintes multiples et étranges;
() Nouvelle géographie universelle, t, XV.
de bella
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Canada,
tourmen
In'exerce
truction.
des our les bassi ral de
jusqu’au côtière n grandes t
de belles fougères croissent même sur les branches des
4 arbres séculaires, qu'ellés enveloppent comme de pel- dentelles.
Oie- En terminant cette étude sur la climatologie du iron Canada, nous avons à faire remarquer que les grandes cipi- tourmentes cycloniques, si fréquentes aux Etats-Unis, pré- in’exercent pas au Canada leur terrible pouvoir de desa où MRtruction. Sur le continent nord-américain, la trajectoire pen- des ouragans « tornados » ou « blizzards » embrasse om- Mes bassins du Mississipi et de l'Ohio, ainsi que le littotrop ral de l'Atlantique et les régions intermédiaires, lisée jusqu'aux environs de New-York. Plus au nord, la zone
st du côtière n’est que rarement incluse dans le cercle des grandes tempêtes giratoires.
Douane
Pour bi anadé dar onviert
(f) Li Report O diquées en « b:
fus notre TESpo
Production. — Commerce.
Froment.
Douane : $ 0.15 par bushel ou minot, soit fr. 2,13 l’hectolitre ou fr. 2.83 les 100 kilogrammes.
Pour bien apprécier le rôle présent et futur du anad& dans le commerce international des céréales, il onviert d'examiner d’abord quelle est la situation inérale de ce commerce au double point de vue de pprovisionnement et de la consommation.
Quant au premier point, nous reproduisons ciessous un tableau où sont évaluées les récoltes de
oment dans le monde entier durant trois années, avoir () :
(!} « Report of the United States Bureau of Agriculture », les quantités diquées en « bushels » où « minots », au texte original, étant remplacées jus notre responsabilité par leurs équivalents en hectolitres.
États-Unis
Canada :
Ontario Manitoba, Autres divisions.
Totaux Canada,
Mexique ,.
Totaux Amérique du Nord,
Argentine Chili Uruguay .
Totaux Amérique du Sud.
Autriche .
Hongrie . AE Croatie et Slavonie .
Bosnie et Herzégovine .
Belgique , éd Bulgarie .
Danemark
France
Allemagne Grande-Bretagne Irlande $ Grèce.
Italie .
Pays-Bas.
Portugal .
Roumanie
Russie
Pologne .
Caucase .
Serbie
Espagne .
Suède,
Norvège .
Suisse FA Turquie d'Europe Chypre 4
Totaux Europe.
Hectolitres,
Hectolitres
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CÉRÉALES, 23 3 PAYS. | 1891 | 1892 | 1898 EST # tres. Hectolitres, Hectolitres, Heetolitren, En, : 93,311,904| 75,113,640| 97,046,696 Turquie d'Asie . 17,841,500! 17,811,509| 16,357,500 Perse, 7,499,005| 6,767,154| 6,906,500 BJapon. 6,643,689 5,720,399 5,452,500 99,219 | NEA re EnNE dde cameener sata MuurueEs aura mea tar 16,416 Totaux Asie, 125,266,098! 105,412,693| 125,733,196 54,000 Te Le M de PA Ce Ve IN Se L0RR MA Algérie . . . 9,517,884| 7,051,536| 6,906,500 129.635 MRColonie du Cap . 743,724 1,022,525| 1,459,089 00 RÉ rypte 4,049,390| 2,999,602| 3,635,000 en, QU 1,547,056| 1,454,000 908,150 on “, ° nano ete al Ésaene.ss pcs puma) Rouges ses qe d Ds Totaux Afrique. 15,858,051| 12,527,663| 12,909,339 O8 CE Lclle-Galles du Sud. 1,326,411| 1,440,914| 2,477,079 a Victoria . HN 4,633,988| 4,972,316| 5,385,252 628,02 ED Australie méridionale . 3,416,596| 2,339,486| 3,356,740 979,200 Id: occidentale 169,027 107,596 155,941 069,70 rrasmanie. . , 233,130 340,963 370,406 ———— M ouvelle-Zélande 2,080,674| 3,728,783| 3,045,403 671,5) EMQueensland , 15,608 142,495 168,300 9 100 Totaux Australasie, 11,935,9741 13,072,553| 14,982,021 ie Ë | Récapitulation par continents :
727,000 MAmérique du Nord . 248,816,113| 208,696,618| 162,658,616 36125082 Id: du Sud . 18,175,000| 18,644,642| 29,677,594 793,053 EEurope 439,333,370| 511,420,145| 521,137,591 847,500 MAsie . 125,266,098| 105,394,644| 125,733,196 001,019 MMAfrique . 15,858,051| 12,527,664| 12,909,339 528,39 MMA ustralasie . 11.936.976! 13,072,550| 14,962,023 465,800 ME PEER RL A NU RATER AT A LIL ANA Nos 4 605,591 Totaux généraux 859,385,608| 869,756,263| 867,078,359
362,700 509,132 999,250 817,500 660,238 864,159 834,87 810,000 181,000 126,100 456,100 445,400 US, 750 24,000 27,000
| Il résulte de ce tableau que les principaux pays producteurs de froment sont la Russie, les États-Unis, ‘Inde, la Hongrie, la République Argentine, la Roumaie, l'Australie, la Bulgarie et le Canada.
En ce qui concerne leurs excédents disponibles pour ‘exportation, nous croyons devoir nous borner à rappeler les conclusions formulées à la suite d’un examen Lonsciencieux des circonstances entourant l’agriculture Hans chacune de ces contrées, En Russie, il faut s'attendre au maintien du chiffre
24 AGRICUZTURE.
ia polit
est pre faciie p C'est d’
# L n'offran
actuel jusque dans un aenir éloigné. Aux États Unis, la production excède la consommation par 54,525,000 hectolitres.
Les prix ne sont pas encore assez avilis pour provoquer une réduction de ce surplus par l'introduction dans l'ouest américain de nouvelles cultures destinées MM ni de ve à :emplacer le blé. L'empire de l'Inde doit rester le AS Monopa fournisseur annuel d'au moins 10,905,000 hectolitres H'anmnd pour l'extérieur. L'intervention probable de l’Australie “ jusqu'à est estimée à 3,635,000 hectolitres. Aucune diminution [R ments ne semble probable dans le cas de la Hongrie et des dire: le États danubiens. : Qu
La République Argentine, dont la concurrence n’est Ecout maniteste que depuis 1884, expédiait, en 4893, plus dei ‘ de 188 14,540,000 hectolitres. Dans la mesure où cette pro-RR ‘ /? cult
gression jaraît devoir persister, la quantité disponible “ de tou atteindrait bientôt 21,810,000 hectolitres. En ce quil ‘ trielle, concerne le Canada, nous aurons à faire connaitre les] ‘ défense résultats d’une étude spéciale, d’où nous auguronsi “ à que l'augmentation des approvisionnements de bielle ‘ ©" péri dans cette contrée sera lente durant quelques années, ‘ finance mais très considérable par la suite. Bref, 1
Tel est l’état de la production, pour autant qu’il soit il re peu possible de l’analyser plus ou moins exactement. LaÏ 4uSsi ine statistique, s’appliquant à une sphère d'observation reproduc aussi vaste, conduit à des appréciations erronées sou-Î toutes ch vent, discutahles toujours. Muis elles sont ici confir- ficielleme mées dans leur ensemble par des faits avérés. Partout, rable. Le nous assistons à la prise de possession des territoireskss bataille o inoccupés; les terres sauvages sont envahies par la () Discou
colonisation, stimulée par la nécessité, accélérée park députés.
la politique. La première production des pays neufs
Unis s 000 MD est presque toujours Je blé, sa culture relativement faciie pouvant se pratiquer sous la plupart des latitudes.
C’est d’ailleurs une denrée de grande consommation,
0 SE n'offrant aucune difficulté de conservation, de transport, inées MR ni de vente. Aussi l'empressement des pays neufs à er le M monopoliser sa fourniture se heurte-t-il au refus de tres l’abandonner chez les pays anciens : ne va-t-on pas tralie W jusqu'à prétendre que la question touche aux fondeon M ments même de leurs institutions sociales? On semble
dire : le blé national, c’est la richesse; le blé étranger,
tt des D A c'est la pension alimentaire !
west Écoutons plutôt M. Jules Méline () : « Les députés lus de : « de 1885 et de 1887 ont pensé — à juste raison — que » pro-Bi ‘ la culture du blé était, en quelque sorte, la racine onible BR ‘ de tout en France, de la production agricole et induse qui E« trielle, de nos finances et de l’organisation de notre re les ii ‘ défense nationale elle-même. Ils ont considéré que, urons BR ‘ lorsque la culture du L'é était en péril, tout était aussi e pieli ( en péril avec elle, le bien-être des travailleurs, nos nées, Ê& ‘ finances et la force même de notre armée... »
Bref, le monde entier veut cultiver du blé; toutefois, il soitM il ne peut échapper à une loi universelie de sélection, t. Lai aussi inexorable en matière économique que dans la reproduction des espèces. Les terres vierges, libres de
ation
S sou-li toutes charges, supplanteront les terres épusées, arti-
onfir-Bi ficiellement fécondées et grevées d’une rente considé-
Mont rable. Les marchés internationaux sont les champs de ?
boires fbauille où se poursuit la lutté aboutissant au fameux
bar la
(1) Discours prononcé en séance du 14 février 1894 à la Chambre des e park députés.
« survival of the fittest ». Cette lutte ne peut qu'être rendue plus intense par les moyens factices opposés à son issue logique. Ainsi, la protection qui fait hausser les prix dans la 7ore où elle s’impose, tend à les avilir au dehors, par son effet restrictif sur la consommation générale.
Mais avant d'analyser davantage les causes de la dépréciation des blés, il nous paraît intéressant de faire constater que la baisse suit son cours avec la régularité d’une marée descendante :
Prix moyen du blé (roux d'hiver américain) aux 100 kilogrammes.
ANNÉES. LONDRES, | NEw-Yonk. ANVERS (1).
Fr. C Fr. C, Fr. C 1871 . 32 71 24 T5 28 50 1872 . 32 71 27 TE 35 25 1873 . 33 64 24 74 34 87 s LUE ANNE EP 31 85 26 79 35 81 AMI CT RS MNT 25 90 21 15 27 00 AA AC int toile 26 46 23 43 28 00 LS AR OT TO EN Ci 32 71 21 92 33 00 1878 . 26 63 25 14 20 12 1879 . 25 14 20 32 26 81 1880 . 25 49 23 43 21 40 1881 . 24 26 20 99 27 62 1882 . 25 90 22 31 29 93 1883 . 23 82 21 15 25 50 1884 . 20 80 20 32 22 75 1885 . 18 68 16 25 19 68 1586 . 17 76 16 45 19 53 1887 . 18 68 16 81 19 87 1868 . 18 13 16 06 18 77 1889 . 17 01 16 81 19 80 1890 . 18 15 15 69 19 97 LT PSN EE 21 71 17 55 22 83 LH NP EE SES 17 38 19 45 19 64 RS RATE RE NES 15 12 17 21 15 72 At ob die ” ’ 13 13
(t) En ce qui concerne Anvers, nous devons les indications de prix à l’obligeance de M. P. Roels, président, et de M. H. Peeters, greffier de la Chambre de commerce,
de 13 fr.
Ne p chande suivant l'export cotes Ss viennent Aide plus ( | Aussi, tinué à 0 De 15 fr.
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113 fr. 99 c.
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