MATIÈRES TEXTILES VÉGÉTALES. KI
grammes), n'a point exporté de coton vers le Saint: Laurent.
Mais le Canada a reçu, durant la période fiscale
2 1502-1893, des déchets de coton (2,222,948 kilogram-
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| mes) provenant des États-Unis, de Grande-Bretagne et, pour une faible partie, de France. Un agent attentif k établi à Montréal pourrait nous y ménager l’occasion Lde participer à ce commerce, notamment dans les circonstances où une cargaison en destination du | Canada serait à compléter moyennant un fret réduit. Tout pays est susceptible d’avoir parfois à recher: cher au dehors une marchandise dont lui même devient fournisseur dans des moments d’abondance. C'est
bainsi que les déchets de coton sont, entre les provinces M canadiennes et la république voisine, l’objet d'échanges
réciproques, comme ils le sont entre la Belgique et L'Allemagne, l'Angleterre ou ja France. L'exportation de ces déchets de producticn anglo-américaine vers les États-Unis atteignait en 1892-1893 un total de 777,971 bkilogrammes.
| Les filatures établies sur le territoire de l’Union, mais à proximité de la frontière et des ports du Canada, Lont emprunté cette voie pour l’expédition d’une petite
Squantité de déchets vers l'Allemagne; mais, à raison de
Ha distance séparant les mêmes ports des régions où se icultive le coton, son exportation sur l’Europe, en transit par la Fédération, est toujours impraticable.
Lin.
Douane : Fibres et étoupes de lin, entrée libre (art. 582 du tarif).
À l'importation, la statistique ne mentionne qu'une
faible quantité d'étoupes de lin, soit 1,157 kilogrammes,
évalués à 977 francs, provenant de Grande-Bretagne et à
des États-Unis.
Au Canada, le travail du lin n’est pratiqué qu'excep tionnellement, surtout par des fermiers qui produisent, filent et tissent la fibre en une manière d’étoffe gros. sière à leur usage personnel. Il n'y a donc pas lieu de rechercher à l’étranger du lin pour nos manufactures, Pac contre, la production de cette plante industrielle s'étant quelque peu répandue dans les provinces
d'Ontario, de Québec et Ce Manitoba, pour la fabrik
cation domestique et l’obtention de la graine destinée aux huileries, le lin devint l’objet d’une certaine axportation dirigée principalement vers les États-Uni et,dans de rares occasions, vers la Grande-Bretagne.
Cette exportation, effectuée entièrement des pro vinces d'Ontario et de Québec, n’a pas excédé en 1892 4893 le total de 15,814 kilogrammes, valant 639,022 fr
Le commerce du lin n’est d’ailleurs pas organisé a Canada, aucune maison établie dans les ports de mer,
comme Québec ou Montréal, ne s’occupant couranr|
ment de ce produit. Mais s’il était démontré que celui-ci peut devenir l'objet de relations régulières avet l'extérieur, les intermédiaires ne feraient pas défait pour le recueillir dans les campagnes et le présente! sur les marchés.
Quelques échantillons de lin teillé canadien, exposés au musée commercial de l’État, à Bruxelles, ne suppor: tent pas désavantageusement la comparaison que dé négociants belges en ont faite avec certains autres li étrangers, bien connus de nos filateurs. Aussi, plusieur
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