MATIÈRES TEXTILES VÉGÉTALES
de nos compatriotes ont-il adressé au Canada des commandes d’essai qui, malheureusement, sont restées
linexécutées, soit que la saison ne fût pas favorable,
soit pour d’autres causes incidentelles.
Nous ne pouvons qu’engager les intéressés à pour-
suivre l'étude de la question. Elle fait l'objet des lrenseignements transcrits ci-dessous, avec le nom et
l'adresse du cultivateur ou de l'industriel qui eut l’obli-
geance de nous ïes fournir.
MM. J.-J. Livingston, à Baden, Ontario. « Il existe
« dans la province une petite filature de lin, mais ses « propriétaires cultivent eux-mêmes la matière pre-
mière qui leur est nécessaire, soit une centaine de
L« tonnes par année. Je ne pourrais pas citer tcus les
« usages auxquels nos lins sont affectés, maïs je sais
qu'ils sont employés en grande quantité aux Étatsk Unis par les fabricants de ficelles, On compte dans
« la province plusieurs atelier: pour le teillage du lin.
Bt Les frais de premier établissement se sont probable- « ment élevés, pour chacun de ces ateliers, à une E moyenne de 3,600 francs. Les taxes et contributions «auxquels üs sont soumis varient entre 180 et
« 618 francs, suivant que le siège en est à la ville ou à { la campagne. Le personnel comprend en hiver de 20
Bt à Jo ouvriers par atelier. Quant à moi, je vends toute
(ma production, s’élevant à un millier de tonnes par ï an. Nous importons chaque saison, des Pays Bas, ( une grande quantité de graines à semer. »
| Indépendamment de son exploitation dans l'Ontario, M’ Livingston possède à Morden, Manitoba, une grande erme et ure huilerie, utilisant 725 hectolitres de graines
par jour et produisant 150 tonnes de tourteaux par MM. Carr semaine (!).
M' À Forrester, à Mitchell, Ontario, « emploie « vingt-cinq ouvriers durant l’hiver, sa production en « lin teillé s’élevant à 100 tonnes par an L'outillage des « ateliers provient d’un établissement situé à Baden « Ontario ». M° Forrester se montre très désireux d'opérer des ventes en Belgique.
MM. Schweitzer, fils et C°, à Crediton, Ontario, possèdent deux ateliers de teillage, dont ils évaluent k production annuelle à 128,750 francs.
M' D. A. Forrester, propriétaire des Clinton Flu Mills, à Clinton, Ontario, constate que dans cette sec tion de la province, il existe de quarante à cinquante ateliers de teillage. produisant chacun de 50 à 60 tonnes par an. Leur outillage est de fabrication locale.
Un seul établissement canadien, celui de MM. Perine et C®, à Doon, fabrique certaines espèces de ficelle avec du lin.
M° W. Livingstone, autre négociant en lin, graine de lin et étoupe, à Milverton, Ontario, classe la fibre ei deux catégories dites « full-dressed » (lin parfaitement teillé) et « half-dressed » (lin imparfaitement teillé). croit que le meilleur lin canadien est affecté, dans les États-Unis, à la fabrication de fils pour cordonnerie et de ficelles fines.
M' Livingstone emploie 70 ouvriers durant la récolte et la période du rouissage; en hiver, une trentaint d'ouvriers.
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