‹ Le Canada [microforme]Chapitre 27 sur 116 · AU · texte numérisé non relu

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les' premiers explorateurs français dans le bassin du Saint-Laurent acquirent des sauvages algonquins et

hurons le goût de fumer ou de « petuner », selon leur &

expression constamment rappelée dans les relations des jésuites. Toutes les peuplades indiennes de la région se livraient plus ou moins à la culture du tabac; mais sur la baie de Georgie était établie une « nation » dite des « petuneux » (gens du tabac), qui, loin de subsister par la chasse, avait pour principale occupation k culture et le trafic du tabac, en échange duquel les tribus voisines ou alliées, agissant pour leur propre compte ou comme intermédiaires auprès d’autres tribus éloignées, donnaient pelleteries, blé d’Inde, etc., voire des produits européens obtenus des Français du Canada par les Hurons, et des colons néerlandais où anglais du New-York par les Iroquois.

Nul n’ignore quelle était, dans les conseils des sau vages, la grande importance du calumet de paix, dont chacun devait, sous peine d’offenser gravement, tirer à tour de rôle quelques bouffées.

L'ancien « habitant » a conservé un grand amour du tabac, dont il possède toujours un « carré » dans soi jardin, pour sa consommation personnelle. Souvent aussi le tabac devient pour lui l’objet d’une récolte dont le produit est destiné à la vente. Mais nous croyons que la production locale serait de beaucoup plus const dérable si la culture du tabac n’était point de celles qui exigent le plus de soins et, partant, de mair d'œuvre. Encore les opérations de séchage et autres pour la préparation de la feuille entrainent-elles des

difficultés dont peu de fermiers canadiens se sont ref

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