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D Nous regretterions de médire du « broncho » qui, dans son milieu, est parfait. Toutefuis, au point de vue Lcommercial, c’est une non-valeur. Il offre le désavanbtage d’être de petite taille et d'avoir J2 pied plutôt trop plat, ses ascendants depuis plusieurs siècles n'ayant des Ro qu'un turf élastique. Ensuite, le caractère du 2( broncho » est franchement détestable ; toujours morne, comme regrettant sa hberté perdue, il est sujet net à de brusques effarouchements qui le rendent impropre ur Bi un cervice de ville. Nous ignorons jusqu’à quel point ces mauvaises dispositions sont dues au mode de dres-
sage brutal et sommaire employé par les « cow-boys », Touteft La seule expérience qu’il nous a été donné de faire dans | cier quel cet ordre d'idées avait pour objet un animal de cing MM ils’agit. ans, dont nous ne connaissons pas les antécédents, Il | Nous & n'était plus guère ombrageux au bout de six mois, mais entraine € tous les bons traitements du monde n’ont pas eu raison 5 | ressés fin de son abattement. Aussi notre antipathie pour un | Mais, s. cheval manquant ainsi de gaieté nous a-t-elle empèché temps, ni de nous intéresser davantage à son éducation. types recl Modifier le « broncho » par voie de sélection et de d’ailleurs croisement, c’est l’œuvre de plusieurs années. Il est à suite de le remarquer que les premiers « ranches » canadiens Unis, mai: datent seulement de 1881, époque où la construction tions dans du « Canadian Pacific Railway » fut résolument pour. L'élevag suivie; c’est quatre ans plus tard, après l'inauguration dien par l’ du chemin de fer transcontinental, qu’il y eut contact sistante de entre le monde civilisé et la région où se pratique le avantages grand élevage libre. En la visitant alors, nous avons remarquer remarqué qu’indépendainment des bandes nombreuses M “sont pa de juments et de poulains errant sur la prairie, les DB du pays L principaux exploitants possédaient déjà des étalons D d’excellent de différentes races pour lesquels des écuries avaient mais durar été construites dans le voisinage du « corral » et des D épaisse po
habitations du personnel. Plus tard, c’est-à-dire vers la fin de 1891, un second voyage nous a permis de constater une amélioration dans la population chevaline des « ranches »; on y distinguait beaucoup de beaux poulains demi-sang, dont le seul défaut était peut-être de laisser encore à désirer sous le rapport de la taille;
de plus, de nombreuses juments avaient été acquises
dans l'Est ou importées d'Europe.
réussit ent laquelle il nous d’ajot récolier de meules en rés des an disette, doi
Colo:nbie
Toutefois, le moment n’est pas encore venu d'apprécier quel avenir financier est réservé à l'industrie dont
| jls'agit.
Nous savons qu'avant de donner des fruits, elle entraine des sacrifices devant lesquels beaucoup d’intéressés finissent par se rebuter.
Mais, sauf exceptions, les « ranches » n’ont eu ni le temps, ni l’occasion de s'affirmer par la production des types recherchés sur les marchés L'état de ceux-ci est d'ailleurs resté très défavorable, non seulemer.t par suite de la surélévation des droits à l’entrée aux États- Unis, mais aussi à cause de très importantes restrictions dans l'emploi de plusieurs catégories de chevaux.
L'élevage en plein air est favorisé dans l’Ouest canadien par l’absence de toute humidité excessive et persistante de l’atmosphère. Indépendamment des autres avantages de cette situation climatérique, il est à remarquer que les succulentes graminées de la prairie ne sont pas sujettes à se corrompre quand le clair soleil du pays les a mûries; elles subsistent alors à l’état d'excellent foin. D'ordinaire, il tombe peu de neige; mais durant les années exceptionnelles où elle est assez
| épaisse pour empêcher le bétail de brouter, le cheval
réussit encore à se nourrir, grâce à la facilité avec laquelle il dégage le sol en le grattant du sabot Hâtonsnous d'ajouter que tout « rancher » prudent est tenu de récolier de grandes quantités de foin sauvage; les meules en sont protégées contre les appétits prématurés des animaux par des clôtures qui, dans le cas de disette, doivent être jetées bas.
Colo:nbie britannique. — Pays de « general farming »
dont le climat, sur le littoral, est tempéré et humide, L'usage usuel du mot « ranche », dans tout le « West) américain, le fait appliquer, dans certains districts de la province, tels que ceux de Chillicoten, d’Okanagan, etc., à des élablissements qui sont plutôt d'impor. tantes fermes que des centres de grand élevage.
Rien de particulier à signaler en ce qui concerne là population chevaline, laquelle est originaire des territoires occidentaux des États-Unis et du Canada.
| diens avaie | qu'un déba | communes.
| testations q | Uni, surtou particulière | Iln’'en d Limportés, é :sont restés 4 Itingués par lexemplaire.
| Ces chevar lavaient été 4 déjà cités. M les agents d fermiers des procéder d’u liaires civils, avant : embar | Dans ces c.
iser l’acquis:
à deux cents 200 francs, li
Nous avons précédemment émis l'opinion que le Canada pourrait fournir à la Belgique des chevaux de guerre; mais le type ardennais étant employé chez nous dans l'artillerie, notre proposition ne s’applique qu'aux remontes de cavalerie (!).
La Grande-Bretagne, à laquelle nous demandons la plupart des chevaux de ce genre, eut elle-même l’idée d’en acquérir pour son armée dans les provinces nordaméricaines. L'étude de la question fut confiée à MM. le colonel Ravenhill, de l'artillerie, le colonel G. Phillips, des « Royal Horse Guards » et Thomas Matthews, médecin vétérinaire de 1" classe au même régiment de cavalerie. Les résultats des expériences
faites dans le sens proposé ont été satisfaisants, comme Pour l’exéc l’atteste un intéressant rapport du chef de cette com. issurer des mission (?). ille, Québec)
Mais à peine quelques centaines de chevaux cana- sûr, et de M'.
l'inspection v
En supposa ès résultats e3 Yantageux de
(t) À moins que la tendance ne s’accuse de remplacer l’ardennais par un cheval allant plus vite.
(?) Le colonel Ravenhill, R. A., devenu général-major, est décédé le 17 février 1895.
ke ?
| diens avaient-ils été achetés pour le « War office », qu'un débat fut soulevé à ce propos en Chambre des communes. Il était provoqué par les véhémentes pro- |testations que formulaient les éleveurs du Royaume- | Uni, surtout les Irlandais que la crise agricole aurait particulièrement éprouvés ?
| [n'en demeure pas moins acquis que les animaux importés, étant mis en observation dans la cavalerie, sont restés sans reproches au service; ils se sont dis- / tingués par leur grande énergie s’alliant à une docilité lexemplaire.
| Ces chevaux, provenant pour la plupart de l'Ontario, avaient été achetés sur place par les officiers anglais ldéjà cités. Mais, afin d'éviter que le fait de traiter avec les agents d’un gouvernement n’encourage chez les fermiers des prétentions exagérées, le mieux serait de procéder d’une manière discrète, par voie d’intermédiaires civils, sous réserve de l'inspection vétérinaire avant iembarqueiment.
Dans ces conditions, nous n’hésiterions pas à préconiser l'acquisition dans l'Ontario, à titre d'essai, de cent à deux cents têtes, valant, selon la taille, de 700 à 2600 francs, livraison à Montréal. Pour l’exécution d’un tel projet, il serait désirable de Fssurer des bons offices de M' E. F. Stockwell (Danlille, Québec), dont le coup d’œil est remarquablement ir, et de M° le D' Mc Eachran, chef du service fédéral l'inspection vétérinaire.
En supposant que cette première tentative ait donné es résultats excellents que nous en attendrions, il serait antageux de conclure un contrat à long terme, en
vue de la livraison annuelle d’un nombre déterminé de têtes. Pendant les six premières années, le vendeur aurait à rechercher dans tout le pays des chevaux répondant aux exigences de la remonte; mais il pour. rait élever lui-même des demi-sang à fournir par k suite. Si. parmi les individus offerts annuellement, quelques-uns étaient refusés, l'intéressé en disposerait sur le marché public. Nous avons des raisons de croire que des agronomes distingués, et notamment MM. W. GC. Edwards, de Rockland, Ontario, et Green. shields, de Danville, Québec, se prêteraient volontiers à une combinaison de ce genre. Elle offrirait l’avan. tage de procurer à bon compte des montures impec cables aux troupiers belges; d’un autre côté, l’impres sion produite au Canada, par un tel acte de notre initiative, serait excellente.
De Montréal à Anvers, les frais de transport, y com pris l’assurance sur la vie du cheval, contre les aci: dents et, les périls ordinaires de la mer, atteindraient probablement de 30 à 40 dollars (154 fr. 50 c.i
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206 francs\, taux que nous avons vu fréquemmeit ‘AY Ov appliquer en destination des ports du Royaume-Uni. RNA à Pour faciliter davantage l’examen de la question, nous reproduisons ci-dessous quelques renseignerient 5 d'ordre statistique recueillis dans le rapport de l’ « Or FS tario Bureau of Industries ». 5
D’après ce rapport, les chevaux sont plus nombrei dans les comtés du Lac Ontario que dans tout ault Nous avo groupe; mais c’est le district de West-Midland qu Municipalités occupe le premier rang quant au nombre des anim Ghovaux dan non dressés. le prix des ay
ad re] < > | el Le)
Population chevaline de l'Ontario.
(Nombre de têtes par groupes de comtés et dans la province entière.)
CGL'ST9 | FCO F | SE)'Sr | OGS‘ FFE | FCS'TET | cc‘ rar |GCS'2c |UCL‘99 CLG'F8 ROME, 969609 |FIS'9 | FOS'€r | GCG'SFE | FLS'OFF | FF9'68F |L69'CC ISFS SL |GES F6 | © * * ‘* ‘ 0681 écr's19 | 808 | 9CL'rr | OQL'‘OSF | OFL‘EFE | GLS'S6F | FOF‘9G |LGE'CL &ëL'96| * ” "© 687 Fr8‘889 | 9r0'6 | Soc'sr | Frr'e8r | Ser‘ar} | ces‘cer |a8c‘6c LEP pL |C66 96 | * * * * * 268} L8F'cs9 |OP6"6 | FrS'Lr | FCC‘OSF | EFO‘FT | L6S'CEF |C90"09 |9GS‘EL | F60 96 | * 5 ” 868F : xneJ0I, 188088 | 5292 €OF'9r | 690‘LE | 90e» |ceo‘rr |0L3'67 |961°C& LLS'2€ M0 Te SR 610‘ HIS | 2958 | SSF'Sr | g1e‘ce | 168‘Fr | ceg'er |66r'8r |e8r ra ISLL'O6 | * © ” * 668} : S2SS9Ip uou sorornod je surepnogq 98607 | 88S'} 838'L L6C'8r |98C'28 | LOS‘2z 10966 [06687 [SF9‘FF| * * * * * 2687 €gc'00F | SO9'F |G68'9 |poc'or |YyLL‘OZ | egc'oa |CSE'6 |8697F |68F'ET ©? ? 6687 : sodorurmod squoumf$ g99‘ace | 66S'F EI" ra CyL'99 |6L‘9L |6r0‘69 |8S6"06 |TS8‘9€ |£OG ‘6 | * * ‘* * * 2687 gig'ece | SLFS | L6L'CS | Fe 89 | 81c‘6L | Géc'aL |FLa'2 |90'8E [FSF'aS | * * * * * £68r : [I8AUA} 0P xneaoy") e w > ce £ Hits li | 3e | |:
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Nous avons sous les yeux un relevé indiquant, par
tés et par groupes de comtés, la valeur des
chevaux dans l’ le prix des an
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, ainsi que
Ontario durant l’année 1893
dus durant la même période.
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Sans entrer dans le détail des localités, nous croyons devoir nous borner à transcrire des chiffres moyens s'appliquant à la province entière, savoir :
VALEUR