PORCS
eux-mêmes les porcs. Une coopération basée sur une mutualité d'intérêts ne manquera point de s'établir bientôt entre les éleveurs et les « pork packers », dont le rôle consiste à acquérir les animaux sur pied, pour en opérer ensuite la distribution sous toutes les formes connues dans le commerce. Ces « packers » s'efforcent depuis longtemps de développer leur industrie au Canada, où ils ne réussiront finalement qu’en vertu de la puissante impulsion donnée à la laiterie et, partant, à la production des porcs. Nous constatons que cette production étant autrefois insuffisante, différentes maisons (!), dont les modestes débuts, datant d'une vingtaine d'années, avaient eu lieu dans l'Ontario, à Londres
“età Brantford, furent obligées d’ahandonner ce territoire
préféré afin de s'établir à Chicago; elles y sacrifient journellement, pour la plus grande prospérité de cette capitale de l'Illinois, vingt à cinquante mille victimes.
Attendons-nous maintenant à voir créer des entreprises du même genre sur les rivières Rouge et Assiniboine, comme en d’autres régions de l’Ouest canadien. L'une des questions les plus attrayantes à étudier sous le rapport financier est précisément celle de l’établissement de grandes porcheries dans le Manitoba et les territoires.
En Ontario, deux maisons se sont outillées pour pratiquer l’industrie des salaisons avec l'espoir d’être, dans les circonstances actuelles, plus heureuses que leurs devancières. Il s’agit de la « Canadian Packing Company », à Londres, et de MM. J.-R. Grant et C', à
() MM. Fowler frères; MM. Hately frères, à Chicago; MM. Morrell et Cie, Limited, Ottumwa.
Ingersoll. Ces derniers ont beaucoup contribué, avec MM. Bennett et C°, de Toronto, a étendre la vente des denrées canadiennes dans le Royaume-Uni. A « propos, nous notons un avis de MM. Gilcriest et (* à Liverpool, attestant que depuis 1892, la qualité des lards ei jambons provenant de la Fédération s’est beaucoup améliorée.
Des expériences d'alimentation intéressantes ont été faites à la ferme modèle d'Ottawa (!); maïs nous ne croyons pas devoir nous v arrêter, si ce n'est pour signaler les résultats remarquables obtenus au moven du froment affecté par la gelée. La question est des plus importantes pour les cultivateurs établis dans les sections du pays où, les semailles s'étant faites ta”divement, des froids précoces ou d’autres intempéries auraient pour effet d'endommager les récoltes. Les grains avariés ne pouvant plus être livrés au commerce, sauf à vil prix, n’en constituent pas moins une nourri ture qui, donnée aux porcs dans certaines conditions favorables, entraine chez eux une augmentation de poids variant de 15.013 kilogrammes à 25.789 kilogrammes par 100 kilogrammes. Il en résulte un bénéfice qui, rapporté aux 100 kilogrammes de blé, équivaut à 13 fr. 89° c., soit beaucoup plus que la vueur actuelle sur place du meilleur froment d'hiver.
De leur côté, les cultivateurs belges n’agiraient-ils pas sagement en utilisant leur blé pour l’élève de porcs à viande maigre, toujours préférés sur les marchés anglais aux animaux gras, nourris au maïs, que fournissent en si grande abondanre ies États-Unis ?
(1) Rapport du commissaire de l’industrie laitière, Ottawa, 1894, p. 45.
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