‹ Le Canada [microforme]Chapitre 63 sur 116 · COMMERCE GÉNÉRAL. COMMERCE SPÉCIAL · texte numérisé non relu

COMMERCE GÉNÉRAL. COMMERCE SPÉCIAL

MINATIONE EE RTE TT ee PE ra Rte ne M mn ARE Quantités. Valeur. Quantité. Valeur.

Pièces. Francs. Pièces. Francs.

| Allemagne. . . . 1,045,020 11,051 1,015,020 74,051 Angleterre. . . . | 274,736,607 | 19,231,563 28,070,266 | 1,964,919 | Franc, . . . . 44,065,568 3,084,590 30,811,895 | 2,156,833 } Pays-Bas . . . . 2,239,476 156,764 934,594 65,422 Autres pays + : . 233,720 16,360 211,020 14,771 Totaux. . . | 322,290,391 | 22,560,328 | 261,247,596 | 4,272,996

De l'examen de ce tableau, il résulte que le tiers seulement de l’importation totale est consommé en

| Belgique. La valeur de l'exportation de provenance | locale ne représente que le cinquième environ de celle | de l'exportation générale.

Il est à remarquer que les œufs donnent lieu chez

| nous à des échanges importants avec le Royaume-Uni, | où le Canada expédie depuis quelques années des quan- } tités considérables du même produit alimentaire.

Nous en concluons qu’en principe, celui-ci pourrait

R devenir l’objet de relations fréquentes entre le Canada | et la Belgique, dont nous venons d’énumérer les nom- | breuses sources étrangères d’approvisionnement. Reste

à savoir si des obstacles imprévus se rapportant à la

qualité, au prix, au mode d'emballage des œufs cana- | diens ou à d’autres causes encore, ne s’opposeraient

pas au développement de ces relations.

Î est donc intéressant de fournir des éléments pour l'étude de la question.

Cest le comté de Waterloo, province d’Ontario, qui

s’est tout d’abord fait distinguer comme centre du commerce des œufs au Canada, De là furent faites, il y a environ trente ans, les premières tentatives d’exportation; elles avaient pour objectif le marché américain, | A mesure que la culture du grain devint moins rému nératrice dans l'Ontario, les fermiers y reconnurent la ; nécessité de ne négliger aucune source de revenu. Is s’appliquèrent à perfectionner tous les genres d'élevage et notamment à exploiter leurs poulaillers dans les conditions les plus économiques. Toutes les belles races connues sont bien représentées dans la province, ainsi que l’attestent ses succès en la section des volailles

à l’exposition colombienne. La « Poultry Association Of Ontario», subsidiée par le gouvernement provincial, compte parmi ses membres les principaux agriculteurs du pays; elle se réunit périodiquement en vue d'un échange mutuel d'observations sur toutes matières se rapportant à l’'aviculture., Les procès-verbaux très intéressants de ses séances sont publiés annuellement au recueil de l’ « Ontario Bureau of Industries », dont les intéressés belges pourraient prendre connaissance à la salle de lecture du Musée commercial, à Bruxelles.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur la statistique con: cernant l’exportation des œufs canadiens pour conslater combien’ elle fut affectée par la mise en vigueur du tarif Mac Kinley. En manière de compensation, les exportations vers le Royaume-Uni se sont aussitôt développées dans une très large mesure. Ce dernier | résultat est dû à la vigilance des autorités et notanr | ment aux efforts du haut commissaire du Canada à Londres, lequel fit preuve d’un zèle infatigable dans la

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recherche de relations nouvelles, destinées à dédommager l’agriculteur canadien des pertes sensibles que lui eût occasionné la fermeture du marché américain.

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