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FRANCS

Miel.

Douane : Miel en rayons ou autrement, imitations ou adultérations

de miel, 3 cents la livre ou 0 fr. 349% c, le kilogramme,

Sous certains rapports, le Canada est le pays de l'abondance, Quand une fleur est de saison, elle foisonne en tous endroits qui lui sont favorables. A l'époque du trèfle blans, l'air en est embaumé jusque dans les villes. Les abeilles se grisent de ses sucs délicieux, qu’elles préfèrent à tous autres. Puis viennent les tilleuls, auxquels succède le blé noir ou sarrasin, L'agriculteur s'arrange de manière à empêcher le mélange des miels obtenus de chacune de ces sources différentes.

Suivant l'exemple de la plupart des représentants d'industries agricoles distinctes, les propriétaires de ruches dans l’Ontario, centre principal de production, ont constitué des cercles locaux relevant d’une association centrale pour toute la province, dite l’ « Ontario Bee Keepers Association ». Les publications faites sous les auspices de celle-ci () attestent combien elle étudie consciencieusement toutes les questions se rattachanr aux progrès réalisables en apiculture. Il est remarquable de constater à ce propos avec quelle unanimité les membres de l'Association s'élèvent contre la ‘nte de miels imparfaitement müûris, de miels au sucre et, d’une inanière s£uérale, contre tous procédés de falsification. Ceux-ci sont très justement réprouvés dans l’intérèt même du commerce, étant donnée leur tendance à restreindre la consommation.

() Vide: Report of the Ontario Bureau of Industries, en la salle de lecture du Musée commerciæ, à Bruxelles.

Mais si modernisée que soit au Canada la production du miel, son commerce ne laisse pas de marquer com. plètement d'organisation. Chacun vendant aux maisons de détail, les négociants en gros se refusent naturelle. ment à s'occuper d’une denrée sur laquelle aucun bénéfice n’est réalisable pour eux.

On conçoit que dans ces conditions, les expéditions vers l’étranger n'aient pas encore acquis d'importance, Mais il est à prévoir qu'elles se développeront rapidement, tout comme nous avons vu, dans le cas des œufs et des volailles, se créer en l’espace de deux ou trois années un courant d’exporiation vers la Grande Bretagne. La question paraît préoccuper vivement la « Ontario Bee Keepers’ Association », dont le viceprésident, M° R.-F. Holtermann (adresse : Brantford, Ontario), donnait récemment une conférence intéressante sur les mesures à prendre pour stimuier k vente du miel canadien en pays étrangers. Les négociants qui se réclameraient des bons offices de M Holtermann, en vue d'une expérience à tenter en Beigique dans cet ordre d'idées, trouveraient sans doute chez li un concours empressé. Le conférencier émettait l'avis qu’une offre de 6 cents la livre (soit O fr. 68% c. le kilogramme) pour un lot de miel de premier choix aurait chance d’être acceptée. Les frais d'expédition

jusqu’au port d'embarqueracnt (Montréal), l’assurant |

et le fret de mer, plus le droit d’entrée en Belgique (soit 10 ñancs les 100 kilogrammes), devraient ètre ajoutés au prix indiqué.

En ce qui concerne le marché anglais, M' Holtermann s’est exprimé comme suit : « Plusieurs petites

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consignations de miel canadien pour cette destinatio, ont rapporté 7 cents la livre net (soit 0 fr. 79% c. le kilogramme). Le miel au sarrasin s’y vend couramment à ce prix. :

« MM. C.-A. Sclater et C*, 19, Old Hall street, à Liverpool, Angleterre, désirent entrer en rapport avec des fournisseurs de miel canadien. MM. Cross et Blackwell (Limited), de Soho Square, à Londres, écrivent :

« Nous n’avons pas d'informations sur la valeur du miel canadien. Il y a forte demande en ce pays pour les miels purs provenant de France, Italie, Amérique du Sud et Antilles. Leur prix varie selon coloration et saveur de 28/ à 68/ par cwt, soit de 6 à 11/2 cem. la livre (0 fr. 68* c. à 1 fr. 30% c. le kilogramme)..……. MM. Wuzburg et C", 4, Fen-

church Building, E. C., à Londres, mentionnent des

consignations de miels provenant de Nouvelle- Télande, Australie, Chili et Californie, ce dernier

‘ étant le plus estimé à raison de son goût plus fin. Les

miels blancs et légèrement ambrés sont préférés à ceux de teinte plus foncée. Le mieux est d’expédier par caisse contenant deux récipients en fer-blanc de 96 Ibs chacun (25.401 kilogrammes), ce qui fcit un hundredweight net (0.508 quintal métrique). Les récipients doivent être hermétiquement soudés et protégés par des caisses solides, de manière à écarter tout danger de coulage. »

: + ER TRE, DEAR DU DA ou Das rmma.Macrrnnoss mu par D amarenmrrme

Exportation de miel canadien (1892-1893).

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