FR FR
ital and Labor al de l'Etat, à
Les ouvriers agricoles travaillent ordinairement dix heures par jour.
Précisons bien que les émigrants, s’ils réunissent les conditions voulues, ne sont pas assurés de trouver toujours et partout de l'occupation dans les conditions rappelées ci-dessus. Des circonstances locales, la saisan, l’état des récoltes exercent nécessairement leur influence sur l'offre et la demande s'appliquant à la main-d'œuvre. C’est surtout durant l’hiver qu'il peut devenir difficile de se placer. Ajoutons que pour apprécier exactement la situation, tant pour ce qui est de k condition de l’ouvrier qu’en ce qui concerne l’économie dans la production agricole, il est indispensable de tenir compte du prix des denrées, animaux, effets d'habiliement, du matériel, des outils, etc., sur les difrents marchés du pays (1.
Comme suite aux informations intéressant les fer-
| miers et ouvriers agricoles, il convient de signaler que
dans le voisinage des agglomérations, les horticulteurs et exploitants de jardins potagers ont grande chance
d'être accueillis avec empressement. Deux jardiniers
belges, dont l’un habite Saint-Hyacinthe (Québec), tandis que l’autre est établi aux environs d'Ottawa (Ontario),
| ont réussi à se créer une situation qui, dans le cas du
premier, doit se rapprocher déjà d’une honnète aisance. Quant au second, arrivé presque sans ressources dans le pays, il a fait des économies sur son salaire de iournier, pour devenir ensuite acquéreur, moyennant des
1 Voir les bulletins des marchés dans la presse canadienne, notamment
} cœux publiés par le Monetary Times, de Toronto, qui peut être consulté
dans la salle de lecture du Musée commercial.
facilités de payement, d’une petite terre qu’il a su libé. rer de toutes charges en cinq ou six années d’occupa-
tion; tout en élevant une nombreuse famille, Ces !
excellents compatriotes sont Flamands; inutile d'ajouter qu'ils ont été ménagers et travailleurs comme tous les bons cultivateurs de cette origine.
III. — Première exploration dans le Manitoba et les territoires : Winnipeg, Silver-Heights, Stony-Mountain, Stonewall, lac Winnipeg, Selkirk, Portage-la-Prairie, Westbourne, Gladstone, Neepawa, Minnedosa, Birtle, Beulah, Binscarth, Russell, Asessippi, Saltcoats, Yorkton, Carberry.
Comment choisir sa résidence future dans l’immensité
de l'Ouest canadien? Pourquoi préférer tel point du territoire à tel autre? Telles sont les questions qui se posent à l’émigrant agricole, déjà résolu à laisser loin derrière lui les fermes anciennes et nouvelles, les terres forestières de la région orientale.
Les agents du gouvernement fédéral, auxquels les nouveaux débarqués ne s'adressent jamais en van pour demander aide et protection, pourront faciliter leur orientation dans le Manitoba, l’Assiniboine, le Saskatchewan ou l'Alberta.
Mais, dans le cas actuel, les préférences de chacun À
doivent dépendre de ses goûts, aptitudes et ressources, de son état de célibataire ou, s’il a une famille, de la composition de celle-ci. Dès lors, le système idéal de colonisation serait celui qui permettrait à l'intéressé de séjourner quelque temps dans la contrée, afin de s'initier d’abord aux circonstances locales de tout genre affectant l’agriculture ; puis, d'entreprendre un voyage
La su libéd'ocCupamille, Ces tile d’ajouomme tous
res : Winnipeg, ipeg, Selkirk,
nnedosa, Birtle, 4
n, Carberry.
l'immensité !
el point du ions qui se laisser loin uvelles, les
uxquels les is en vain ont faciliter iniboine, le
& de chacun
ressources, mille, de la me idéal de h l'intéressé rée, afin de e tout genre e un voyage
d'exploration, à la, suite’ duquel il élirait domicile en connaissance de cause.
Ce système n’est réalisable que d'initiative privée, notamment par un futur colon qui commencerait à travailler pour compte d'autrui, sans vouloir immédiatement s'établir. En supposant qu'il eût charge d’âmes, il pourrait laisser les siens au pays natal durant la période d'orientation, ou les mettre en sûreté au lieu de son premier séjour, tandis qu’il rechercherait une demeure définitive. Toutes ces combinaisons sont pratiques pour qui a de la volonté et de l’esprit de suite. Mais nous reconnaissons qu’elles sont entourées, sauf dans le cas de l’homme seul, de très grandes difficultés pour les émigrants dépourvus de tout capital.
Au demeurant, nous sommes d'avis que si les autorités publiques ne peuvent pas accorder des libres parcours ou indemnités de voyage à chaque colon solément, elles pourraient, sans inconvénient, étendre ces avantages au représentant d’un groupe de cultivaleurs étrangers, présentant de bonnes références et prenant l'engagement de venir s'établir en un endroit à choisir par leur délégué. En fait, la mesure que nous indiquons a été excédée par le ministère de l'intérieur à Ottiwa, dont le chef, l'honorable T. M. Daly, et le sous-chef, M' Burgess, s'occupent avec un intelligent dévouement de tout ce qui concerne l’émigration. À plusieurs reprises, sir Charles Tupper, haut commisaire à Londres, fut autorisé à inviter, sans autre condition que celle d’avoir à faire rapport sur leurs impres-
| Sons, des fermiers du Royaume-Uni à parcourir la
Fédération aux frais du trésor. Peut-on imaginer un
mode de propagande plus équitable envers les futurs colons? II eut pour résultat immédiat de faire voir Je jour à de nombreuses publications signées par des agronomes compétents et consciencieux (1). Elles nous
ont servi à compléter notre travail, mais seulement !
dans la mesure où notre connaissance personnelle du
pays nous a permis de reconnaitre l'exactitude des | appréciations émises ou des faits avancés. Jusqu'ici, les | correspondances intéressantes de M’ George Kaiser | et de M' L. Hacault, lui-même devenu un agriculteur | manitoban, sont les seules sources de renseignements | recueillis par des Belges sur la valeur productive du À
grand Ouest canadien, Nous dirons à notre tour ce que nous savons sur le même sujet, ce que nous avons observé, ce que d’autres étrangers, dans des conditions nous paraissant plausibles, affirment avoir constaté.
Mais nous n’assumerons pas la tâche délicate de guider 4 nos compatriotes, de leur servir de mentor dans une entreprise d’émigration dont dépendrait leur avenir. C’est pourquoi nous laissons à notre récit sa forme primitive ; au lieu d’un exposé, méthodiquement clas-
(1) Rapports de MM. Reuben Shelton, The Grange Farm, Ruddington,
Nottingham; Booth Waddington, Bolehill Farm, Wingerworth, Chester. |
field, Derbyshire; John Cook, Birch Hill, Neen Sollars, Clcobury Mortimer, Shropshire; Joseph Smith, 2, Mowbray Terrace, Saverby, Thik, Yorshire ; J. T. Franklin, Handley, near Towcester, Northamptonshire; R. H. Faulks, Langham, Oakham, Rutland: C. E. Wright, Brinkhill, près Spillsby, Lincolnshire; W. Weeks, Cleverton, Chippenham, Wilts; A. J. Davies, Upper Hollings, Pensax, Tenbury, Worcestershire ; T. Pitt Oburnford, Cullumpton, Devon : John Steven, Purroch Farm, Hurlford, Ayrshire ; Alex. Fraser, Balloch of Culloden, Inverness; Jerome J. Gin, Peppardstown, Fethard, Clonmel: Robert Wallace, F. L. S , F.R S.E, professeur d’ Agricuienre et d'économie rurale à l'Université d'Édimbourg,
gmo ( Cp « bi (AY (QE Cp (B { Sa D state SOin:
s les futurs
aire voir Je es par des . Elles nous seulement sonnelle du ctitude des asqu'ici, les rge Kaiser agriculteur
seignements { Jductive du 1
tre tour ce Nous avons s conditions ir constaté, te de guider r dans une eur avenir.
it sa forme ement clas-
, Ruddington, worth, Chester:
Clcobury Moraverby, Thirsk, rthamptonshire; ight, Brinkhill, penham, Wilis:
brshire :; T. Pitt, arm, Hurliord, erome J. Gin, S,F.R SE, 6 d'Édimbourg.
sé de manière à accentuer certaines conclusions, nous publions de modestes notes de voyages.
Winnipeg. — Depuis notre départ d'Ottawa, par le «Canadian Pacific Railway », nous avons roulé deux jours et trois nuits pour faire 2,098 kilomètres. Nous ne sommes sorti d’un superbe wagon:-lits que pour arpenter les abords des ‘gares et pénétrer dans le wagonrestaurant. En traversant le train, nous avons examiné les voitures occupées par les émigrants ordinaires. Ceux-ci sont installés dans de véritables « pullman » dépourvus de luxe, mais non de confort. Les sièges et couchettes, en bois vernis, sont à claires-voies; comme en mer, chacun est censé se munir de literie; la ‘cuisine est pratique, les lavoirs suffisants.
Les émigrants sont gais ou ils sont tristes; qu’importe, sinon pour l'heure présente? Bien peu savent sils ont bien ou mal fait de quitter la terre natale. Dans lh prairi: immense, chacun de ces humbles compagmons de voyage pourra choisir sa parcelle.
(Prenez la fertile, mais si elle n’est point arrosée «par un cours d’eau potable, assurez-vous que de « bons puits pourront être creusés. N'oubliez pas qu’il «vous faudra du bois pour vous chauffer, du foin (naturel pour nourrir vos animaux. Dans le désir de ( posséder un coin de terre privilégié, n'allez pas trop « vous écarter des sources de secours et du marché. ( Bref, soyez avisés et difficiles maintenant, afin d’être { Satisfaits plus tard. ».
Dès l'entrée en gare de Winnipeg, nous avons consaté que les immigrants étaient l’objet des meilleurs soins de la part des agents de la société du chemin du
ET JA TP le JÉPRORREE MORE
PA NT nr T2 Cr
fer, comme de ceux du gouvernement, M°H.-H, Smith, commissaire des terres de la Couronne (chargé du ser.
vice dans le Manitoba et les territoires), que nous !
avions eu l'avantage de rencontrer dans le cabinet de M' Burgess, à Ottawa, eut l’obligeance de nous faire visiter les « Immigration Buildings », locaux sen. blables à ceux que l'administration a ouverts aux émi. grants dans les villes de Halifax, Québec, Montréal, etc. Le logement, les salles de bains, les poëles de cuisine y sont mis gratuitem"nt à la disposition des nouveaux arrivés. Ils peuvent aussi obtenir dans l'établissement
les informations qui leur sont nécessaires, notamment !
quant aux offres et aux demandes d'emploi. Celles-ci sont consignées dans un registre, où nous constatons
que les premières excèdent les secondes, tout en À
s'appliquant aux femmes comme aux hommes. On nous assure que les gages pour domestiques mâles sont de 9 francs à 11 fr. 59 c. par jour sans pension, et de 128 fr. 75 c. par mois avec pension. Lors de notre visite, tous les intéressés qui avaient été inscrits la veille comme sollicitant un engagement, se trouvaient déjà placés, dans les conditions que nous venons de rappeler.
Au sortir de l’hôtel des émigrants, nous allons trouver le nôtre; c’est un très grand édifice, construit en 1891 à l’initiative d’une société de chemin de fer américaine, Notre premier soin, après nous être installés, est de nous faire rappeler l’histoire de la vil, comme d’en étudier le plan.
En 1734, les voyageurs canadiens construisirent un fortin sur une pointe comprise entre la rivière Rouge
[.-H, Smith.
rgé du ser. 1 ), Que nous
cabinet de
nous faire )CAUX Sert rts aux émiontréal, ete, s de cuisine S Houveaux ablissement notamment oi. Celles-ci constatons es, tout en ommes. On ques miles ns pension, on. Lors de été inscrits t, se trouous venons
allons troue, construit emin de fer s être instalde la ville,
uisirent un rière Rouge
ot l'Assiniboine, à une altitude de 213 mètres au-dessus du niveau de la mer, Ce fut, par la suite, l’emplacement de divers postes de commerce, et, sous la désimation de Fort-Garry, le siège principal des opérations de la Compagnie de la baie de Hudson. Le monopole de celle-ci ayant pris fin en 1860, l’agglomération qui s'était formée autour du plus important de ses compbirs recut le nom actuel de Winnipeg. Elle se développa rapidement, comme chef-lieu d'une nouvelle province, dont la fertilité avait été reconnue dès son entrée dans la Confédération. Mais à mesure que sachevaient les divers tronçons du chemin de fer transcontinental qui devait relier Winnipeg aux deux océans, les terrains y furent l’objet d’une spéculation efrénée, naturellement suivie d'une réaction désastreuse pour la trop ambitieuse cité, déjà qualifiée «Reine de l’Ouest ». Celle-ci eut donc une jeunesse orageuse, entraînant une crise dont elle se relevait à peine lors du premier séjour que nous y fimes en 1886.
La prospérité revint avec une situation apurée, la capitale du Manitoba étant devenue une station importante du « Canadian Pacific Railway » et le point de rayonnement d’une série de ses lignes secondaires, pénétrant dans la riche région avoisinante (). Vers le sud, deux embranchements que séparent la rivière Rouge, dont ils suivent la vallée, aboutissent à Emerson et Gretna, sur la frontière des États-Unis, points de jonction avec le réseau américain. Vers le sud-ouest, deux autres voies, prolongées jusqu’à Souris et Napinka (distantes respectivement de 241 et 356 kilomètres),
{!) Voir la carte en annexe.
LA
reliées, d'une part, à un embranchement entre Brandon, à
sur la grande artère transcontinentale, et Estevan, # d'autre part, au grand tronçon du Sault-Sainte-Marie, crus Vers le nord, il y a communication avec Selkirk, et ëno vers le nord-ouest avec Stony-Mountain et Stonewall, ! aça Enfin, :e chemin de fer de la mer de Hudson, dont a Sr première section, encore inexploitée, est achevée {4 trop jusqu’à Shoal-Lake (65° kilomètre), se trouve amorcé 4 1 deg au « Canädian Pacific Railway » à Winnipeg. Ajoutors ee L v
que la navigation est très active sur les rivières etles 4 lacs de la coutrée. ligis
On sait qu’en Amérique les vilies surgissent en gros quelque sorte de terre au gré des porentats disposant À cui de l’orientation et de l'exploitation des chemins de fer, @ rie Tel fut le cas de Winnipeg, dont la population à été À: successivement de 215 habitants en 1870, de 2,000 orgat en 1874, de 7,985 en 1880, de 20,238 en 1886 et de éloig 25,000 en 1890. Mais l’agglomération comprenà en pelle plus 5,000 âmes occupaut, sur la rive droite de la tres r'vière Rouge, la municipalité de Saint-Boniface, siège SN no de l’archevèché du Manitoba et des territoires. Dur
Tout naturellement, la capitale de cette région de L la 506 prairies est établie sur un plan d’une horizontalité absolue. Les rues spacieuses, les principales avenues, lougues de 5 kilomètres sur une largeur de 40 mètres, Si, sont naturellement tracées au cordeau et en échiquier: | Not elles se trouv"nt bordécs par des constructions, géné- fRiir ralement en pierre ou en brique, dont quelques-unes sont remarquables. L’éclairage se fait à l'électricité, Wurrq laquelle met aussi en mouvement les voitures des ny tramways. Il faut reconnaitre ge la ville est dépourvue déco
Erie, € tion F
MANITOBA ET TERRITOIRES. 293 e Brandon, @ decaractère, sauf l’aspect indéfinissable résultant de son Estevan, À sxtrème modernité. Partout on sent la chaux, les ions nte-Marie, Æ us des pierres neuves, les couleurs criardes des Selkirk, et D normes enseignes qui sont perpendiculaires aux Stonewall. @ cades, offensent cruellement la vue; il y a trop de on, dont ia | L huttes tapies entre les édifices, trop d’espaces vides, * achevée 4 trop de trottoirs où le bois le plus grossier alterne avec ve amOrcé À de grandes dalles en ciment, trop de trous boueux äans 3. Ajoutors fe à voie carrossable.
ières etles À A noter, parmi les princivaux bâtiments, le palais M ksishtif, l'hôtel de ville, la poste, les magasins de rgissent en gros et détail de la Compagnie de la baie de Hudson. s disposant À Celie.i <e livre à une importation considérable de tous nins de fer. Æ articles de vêtement, de toilette, d'équipement, ainsi lation à été ue d'approvisionnements; grâce à son excellente
), de 2,000 À organisation, à ses postes dans les régions les plus 1886 et de À thignées, elle continue à faire un grand commerce de mprend en Sa pelléeries; elle possède encore 2 1/2 millions d’heclroite de la lres de terrains ; elle exploite, à Winnipeg même, une face, Siège D ninoterie alimentée par les fermiers et fournissant de res. a Erine à consommer par le nombreux personnel de région de k société. Une autre minoterie, appartenant à M' Ogilorizontalité % vie, est admirablement outillée en vue d’une produc-
es avenues, ion pouvant s'élever à 1,800 sacs de farine par journée 40 mètres, Mie 94 heures.
schiquie; À Nous avons encore à citer, parmi les établissements
tions, géné- 4 elques-unes l'électricité, oitures des t dépourvue
Élléressants de la localité, des dépôts nombreux de
iachines et appareils agricoles de tout genre. Eu
gard à la cherté relative du travail manuel dans le
APAYS, les fabricants canadiens ont dû s'ingénier à
fécouvrir les moyens de lui substituer autant que pos-
‘ relle, la herse avec deux séries de douze disques tra atte
sible le travail mécanique. Au premier rang des indus. triels qui se sont distingués dans cet ordre d'idées, Æ « convient de signaler les fondateurs de la société Massey. na Harris, dont le siège principal est à Toronto. En 1803, di elle a occupé de 1,200 à 1,500 ouvriers; ses ventes. de ont compris 11,900 à 12,000 gerbeuses, 8,000 24 pa 10,000 faucheuses, plus des quantités correspondantes @ fi
de locomobiles, machines à battre, charrues, râteaux, | bre herses, véhicules divers, etc. Tous ces appareils sont@ pos à la fois plus perfectionnés et moins coûteux que@ (De ceux en usage chez nous. Aussi les fermiers beloes@ eûn pourraient-ils utilement étudier le catalogue illustré ton que la société en question s’empresserait sans doute@ con de mettre à leur disposition, comme suite à une com
demande formulée directement par lettre. Nous avor remarqué particulièrement le « sulky plough », charruelSR mè à double ou triple soc, munie de roues ainsi que d'une d'étr siè ;e pour le laboureur; elle est surtout employée dansé vent les terres vierges de la prairie. Mais pour remettre en
culture une jachère, envahie par les mauvaises herbes il est préférable d'employer ‘a charrue ordinaire, à 5048 en p d'acier trempé pénétrant à une profondeur de O0"3814 reus Dans le cas des labours superficiels en prairie nat pas:
chants, très rapprochés les uns des autres et disposiiS pea sur un même axe, parait être recommandable. Elle eh de pl également munie d’un siège pour l'opérateur; CS À anssi le cas du « shoe drill », du « steel frame cultive du : tor » et autres appareils à distribuer et à recourir envi semence. Ja ga
Silver-Heiuhts. — Dans les environs de Winnipé
x des indus- | nous avons fait plusieurs excursions dont la première e d'idées, i eut pour objectif la ferme de Silver-Heights, appartejété Massev. M nant à sir Donald Smith, administrateur de la « Canao. En 1803, dian Pacific Railway C° », gouverneur de la Compagnie
ses ventes de la baie de Hudson, etc. Cette ferme est accessible s, 8,000 à par une voie ferrée spéciale, mais nous avons préféré fire le trajet en voiture, afin de mieux voir les nombreuses exploitations bordant la route. Elles se composent surtout de jardins potagers. Dans l’un de ceux-ci (Deer Lodge, propriétaire M° Chadwick), que nous eùmes l’occasion de parcourir, nous avons vu des tomates, concombres, etc., croissant en plein air, comme c’est le cas partout ailleurs au Canada. Un petit compartiment de 8 mètres carrés avait produit 36 décalitres de tomates; dans un autre compartiment de mème grandeur, un baril de concombres venaient | d'être cueillis. Au début de la saison, ceux-ci ont pu être vendus moyennant 51 centimes la pièce; au moment È denotre visite, leur prix était de 2 fr. 58 c. la douzaine. Arrivé à destination, nous avons trouvé des champs en plein rapport et une belle habitation, qui, maïheureusement, a été incenû.ée depuis. Nous avouons ne pas avoir bien examiné les cultures de l'endroit, notre à altention ayant été puissamment sollicitée par un troupeau de bétail écossais sans cornes paissant en société £ de plusieurs bisons domestiqués.
j À l'époque de notre prernier voyage, le directeur du pénitencier de la province de Manitoba possédait environ 80 têtes des mêmes animaux. Nous avons eu k satisfaction de les voir dans le voisinage de l’établissement, foulant le sol de la prairie jadis fréquentée par
‘espondantes 168, râteaux, | ppareils sont coûteux que miers belges} ogue illustré it sans doute suite à une . Nous avons gh », charrue insi que d'un mployée dan r remeltre € aises herbes dinaire, à 800 ur de O"38l prairie nalié disques tran es et dispos dable. Elle e8 érateur; Ce frame culliva x recourir là
de Winnipes
troupe ambulante de Buffalo-Bill ou de l’un de ses
émules. Les survivants se trouvent peut-être dans le { parc célèbre du Yellow-Stone, ou sur une « ranche » ! où, prétend-on, l’élève des bisons serait pratiquée ! commercialement. Une telle entreprise devrait être ! lucrative, eu égard à l’excellence de la chair et à ki | grande valeur de la peau (300 à 350 francs) du bétail | autochtone de la steppe nord-américaine. Selon nous, !
les chasseurs ne sont pas uniquement responsables de
sa disparition, que, d’ailleurs, les autorités n’ont rien ! ? 2 3
fait pour empêcher. Peut-être y voyaient-elles le moyen assuré d'amener à résipiscence les sauvages, auxquels
le bison était indisper sable en tant qu’ils ne voulussent &
point vivre sous la dépendance du blanc ou se livrer à la culture. Il est vrai que, toujours imprévoyants, les Indiens ont beaucoup contribué au massacre, notamment par la construction de palissades en forme d'en-
tonnoir, aboutissant à quelque précipice où les mar |
heureuses victimes, affolées par les hordes de cavaliers
des quantités innombrables de leurs congénères, / L'État fédéral aurait volontiers fait l'acquisition, pour | | le parc national de Banff, de ces représentants d'une 4 race presque disparue. Mais, par un malentendu, Je ! vendeur n'eut pas connaissance en temps utile des | intentions du gouvernement : les bisons furent cédés A à un Américain qui les expédia aussitôt vers les @ États-Unis. Plusieurs furent tués en cours de Voyage par suite d’un accident de chemin de fer; quant aux ! autres, nous ignorons quel a été leur sort, tout en ! espérant bien ne pas les revoir à la remorque de la 1
lancés à leur poursuite, trouvaient la mort par cen- |
tair | lon déc titi sur | de tion rele atta des | inte jonc alte dis part gra fabr Crâr tibie envi gré save | régi de | doit nièr d'au Cons Buff
E bi
Sl
>Ongénères,
sition, pour 4
tants d’une
entendu, le !
s utile des
irent cédés À )t vers les de voyage % : quant aux À rt, tout en |
Jrque de la ’un de ses
ètre dans le # « ranche » { t pratiquée !
levrait être hair et à la
s) du bétail !
Selon nous, À onsables de À
n'ont rien es le moyen s, auxquels
vouiussent #
se livrer à royants, les re, notamforme d'en- Dù les maide cavaliers
rt par cel: |
taines. De leur côté, les chasseurs civilisés, munis de longues vues pour découvrir au loin les troupeaux, les décimaient ensuite sans merci avec des armes à répéition, Mais l’extinction du bison doit être attribuée surtout au fait que l’animal, essentiellement nomade de sa nature, a été dérangé dans les grandes migrations qu'il entreprenait suivant les saisons et l’état relatif des pâturages Que le bison ait succombé aux attaques artificieuses des sauvages et aux instincts destructeurs des blancs, ou aux privations et aux intempéries, toujours est-il que nous avons vu ses 08 jonchant presque partout la plaine, en quantités attestant et son ancienne abondance et sa brusque disparition. Ces restes, qui blanchissaient au soleil parmi la verdure et les. fleurs, ont été ramassés en grande partie par les sauvages, pour compte des fabriques de noir animal : des pyramides bizarres de crânes surmontés de leurs cornes, des mètres cubes de üibias, fémurs, côtes et vertèbres sont alignés aux environs des gares pour être transportés vers l'Est, au gré de la société du chemin de fer. La question dé voir s’il n'existe plus de bisons, même dans des régions peu connues, comme les vallées des rivières de la Paix et des Liards, a été très controversée : elle doit être résolue affirmativement à la suite des dernières explorations faites par le savant D' Dawson et d'autres agents du gouvernement fédéral. Ils ont constaté la présence de quelques troupeaux de « Wood Bufaloes », variété distincte, plus grande de taille que le bison des prairies.
Stony-Mountain. — À vant d’être entrainés à faire une
digression relative au sort de cet intéressant animal, ous citions le pénitencier fédéral de Manitoba, situé à 15 ou 20 kilomètres de Winnipeg, sur une colline qui, | dans ce pays plat, est pompeusement désignée « Stony- Mountain ». Grâce à l'isolement de la prison, à sa posi- ‘tion relativement élevée au milieu d’une plaine n’offrant | aucun abri, toute tentative d'évasion serait prompte ment découverte. Les détenus peuvent donc ètre employés sans inconvénient dans l'exploitation d’une ! ferme occupant une section (presque 259 hectares), 4 dont le produit suffira bientôt à leur entretien. Tel est du moins l'espoir du directeur actuel, le lieutenant colonel jrvine, agronome enthousiaste. Les rendements ! par hectare qu’il a obtenus, en 1895, ont été de 31 hectolitres quant au froment et de 45 à 54 hectolitres en ce qui concerne l’avoine.
Pour arriver au pénitencier, nous n'avons traversé que des terres en prairie naturelle, abstraction faite de | quelques établissements isolés. Durant la période de spéculation exagérée à laquelle il est fait allusion plus haut, la propriété du sol aux environs de Winnipeg à été accaparée par des capitalistes qui hésitèrent long-| temps à la revendre dans les conditions ordinaires, Îl en résulte que les colons ne se sont pas établis dans le district faisant ceinture autour de la capitale provir- | ciale. Le fait n’est point de nature à faire bonne impression aux étrangers; cependant l’absence de culture qu'ils ont à constater n’est due ni à un manque de fertilité, ni à d’autres causes naturelles. Le sol se compos} d’une couche noire de terre végétale sur fond argileux; il est partout recouvert d’une herbe très drue, dont les
sant animal, | toba, situé à colline qui, | née « Stony- )n, à SA posiine n'offrant it prompte:
nc ètre emtation d’une !
9 hectares), tien. Tel est e lieutenant.
rendements ont été de 4 hectolitres
ons traversé tion faite de \ période de allusion plus | Winnipeg à itèrent longrdinaires, Îl ablis dans le itale provin- { )nne impres- > de culture nque de fer:
| se compost nd argileux; rue, dont les
gns venus de la ville faisaient la fenaison au moment de notre passage. Leur travail devait être pleinement rémunéré par le produit de la vente du foin sur le marché voisin, bien qu’une légère redevance fût à payer au propriétaire du bien fauché.
Nous croyons qu'aujourd'hui, dans un rayon de 3 kilomètres aux alentours de Winnipeg, d'excellentes krres arables pourraient être acquises moyennant 90 à 255 frarces l’hectare, Vu leur situation exceptionnelement avantageuse, elles se recommandent à l'attention de l’immigrant peu soucieux de s'éloigner des grands centres ei disposant d’un capital suffisant.
Stonewall, lac Winnipeg, Selkirk. — Stony-Mountain est sur le parcours d’un chemin de fer entre Winnipeg et Stonewall, localité située à 35 kilomètres du cheflieu provincial. Nous avons fait le trajet à cheval, afin de mieux juger du pays : une plaine herbeuse et basse, où des travaux de drainage seraient peut-être désirables, s’étendait à perte de vue devant nous. Comme manifestations de vie civilisée à Stonewall, nous notons l'existence d’un journal hebdomadaire, d’un moulin à farine, d’un marché, de magasins, parmi lesquels un dépôt de machines agricoles de la société Massey- Harris, déjà citée. Son agent local voulut bien nous communiquer les prix de quelques-uns de ses appareils livrés sur place, savoir : camion de ferme, 350 francs: faucheuse « Brantford. », 262 fr. 50 c ; faucheuse (Buckeye », 295 francs ; râteau mécanique, 137 fr. 50c.; gerbeuse « Massey-Harris » avec accessoires, 700 francs ; cultivateur ou semoir (3"048), 550 francs; charrues à
roues « Sulky », c’est-à-dire avec siège pour le laboureur, 250 francs; charrue simple, 87 fr. 50 c. Après avoir pris ces renseignements, nous sommes allé voir une ferme d'environ 65 hectares qu’exploite person. nellement M° Jackson, président de l'assemblée Jégis.
lative du Manitoba. Comme celle-ci se réunit en hiver, À
alors que toutes les opérations agricoles sont suspen-
dues, M° Jackson peut consacrer l’été aux travaux de 1 sa ferme. Son personnel se compose d’un homme
engagé à l’année, d’un gamin travaillant trois mois au printemps durant les semaïlles et d’un second homme
employé durant deux mois pour la moisson, Parmi les À
meules de froment de M'Jacksou, nous avons remarqué
une machine à battre, avec moteur auquel la paille À servait de combustible. Les rendements par hectare 1 étaient estimés à 27 ou 30 1/2 hectolitres quant au bk !
et à 36 hectolitres en ce qui concerne les avoines, Les champs paraissaient cultivés avec grand soin; ils
subissent sept ou huit hersages (avant et après l’ense- 1 mencement) auxquels succèdent le travail au rouleau. ! Le propriétaire estime que chacun des hersages a pour 4
effet d'augmenter la production jusqu'à concurrence d’une dizaine de décalitres par hectare. Quoi qu'il en soit, la terre sur cette ferme nous a paru relativement inférieure à d’autres terres moins bien exploitées que nous avons vues par la suite et dont le rendement n’excédait pas 18 à 20 hectolitres par hectare.
Après avoir franchi une trentaine de kilomètres vers l'est, nons avons dû renoncer, faute de temps, à exécuter un projet que nous avions formé de camper sur place pour gagner, dès le lendemain, l'extrémité sud du
lac peu col là D can visif roul port aggl l'a | h n ao At don dans du t cultu notat qu'il d'en, emp nous auto Garr
Le