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peut-être trop sujet aux inondations, se trouve une wlonie islandaise, tandis que du côté opposé, près de h bouche de la rivière Winnipeg, est un village franco-
Sur sa rive occidentale, en un point
canadien. Tout en regrettant de ne pas pouvoir visiter ces établissements, nous avons poursuivi notre route jusqu’à un ancien « settlement » écossais qui porte le nom de son fondateur, lord Selkirk. Cette gglomération, datant de 1811, occupe une butte qui j'a jamais été atteinte par les inondations; là s'arrête k navigation de la rivière Rouge, interrompue en anont par les rapides de St. Andrews.
A Selkirk- West ("), nous avons pris le parti d’abandonner notre monture aux soins du guide et de rentrer dans la capitale par chemin de fer. En attendant l’heure du train, nous sommes allé. voir les environs; les cultures y paraissaient négligées. On nous montra notamment un champ portant encore une récolte, bien quil fût exploité depuis soixante-dix ans sans recevoir d'engrais. Durant le trajet de retour, l’obscurité nous enpèche d'examiner le pays; aussi bien traversonsnous toujours une même prairie, avec fermes groupées autour des stations intermédiaires de Lower Fort Garry, St. Andrews et Parkdale. :
Le lendemain, un engagement contracté pour le soir nous empêche de nous éloigner. Nous visitons un
| Cpark packing establishment », dont les installations
Sont aussi .perfectionnées, quoique sur une échelle
TA T où 2 kilomètres du côté de l’est, se trouve la gare de East-Selkirk, Sr la voie principale du « Canadian Pacific Railway », qui, de ce point,
pes brusquement dirigée vers Winnipeg, au sud,
plus modeste, que celles des abattoirs similaires de! “( Chicago. Nous allons aussi en voiture jusqu'à une! Pra ferme occupée par un M' Wishart, à 15 ou 20 kilo. Res mètres de la ville, Les récoltes sont belles, mais la! end semence parait avoir été distribuée avec trop de pro. br fusion. Toutefois, le propriétaire croit obtenir ainsi les! ep meilleurs résultats. M° Wishart, qui est depuis huit D ans dans le pays, vient déjà de doubler l’étendue de sa trai terre et compte bâtir sous peu une maison plus spa: Ve
cieuse, Il se félicite d'avoir acquis en si peu de temps@ à. une situation lui permettant d'assurer l’avenir de ses!
enfants. plu Portage-la-Prairie. — Les altitudes de Winnipeg et à pé de Portage-la-Prairie au-dessus du niveau de la mer, d'a sont respectivement de 213 et 244 mètres, tandis que and la distance entre les deux localités est de 90 kilomètres. dre. Ici, la prairie n’est donc pas aussi horizontale qu'elle les peti parait, mais s’élève en pente douce (soit 34 mètres pare kilomètre) vers l'ouest, enté La ville du « Portage », située sur l’Assiniboine, 14 une population de 4,200 âmes. C’est à la fois le centre
d'un district riche et l’un des principaux m:chés au froment manitobans. On y remarque des moulins à farine, d'immenses « élévateurs » pour céréales, une brasserie, une papeterie, une fabrique de biscuits, elc. Une ligne tributaire du « Canadian Pacific », amorce en cet endroit, est orientée vers le nord-ouest, dans là direction de Saint-Albert : c’est le « Manitoba & Norll Western Railway », dont le parcours actuel est dk 359 kilomètres, plus des embranchements sur Rapil City et Shell River. Les stations intermédiaires dif
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{ Canadian Pacific » entre Winnipeg et Portage-la- Prairie, sont : Bergen, Rosser, Meadows, Marquette, Reaburn, Poplar Point. C’est seulement à ce dernier endroit que prend fin la zone dont les spéculateurs terriens ont retardé le peuplement aux environs de la capitale provinciale.
De la plate-forme du « pullman », à l'arrière du train, nous constatons que le blé succède partout à l'herbe; il occupe des champs interminables, clôturés de ronces artiticieiles (") et bordés de routes d’une krgeur de 27 à 28 mètrés. Voici bien l’application la plus complète du système d'une culture unique; c’est à peine si de temps à autre nous distinguons une récolte d'avoine dans la masse jaune des épis mûrs. En maint endroit, la moisson a commencé, les gerbes sont dressées sur le chaume et forment une infinité de petites meules, parmi lesquelles des machines à battre sont déjà installées. A chaque point d’arrèt, nous entendons fonctionner les engrenages des appareils agricoles, tandis que les travailleurs font à leurs cheaux des appels retentissants. Des fermiers affairés, auxquels les ouvriers manquent en ce moment de grande activité, viennent faire des recrues parmi les voyageurs. Ils leur promettent 10 francs par jour, avec pension.
Nous sommes aux premiers jours de septembre.
Parti de Winnipeg à 10 h. 30 m. du inatin, nous arri-
Yons au Portage-la-Prairie vers 1 heure, de sorte que
nous avons le temps de faire une longue promenade dans les campagnes avant la tombée de la nuit.
() Trois fils sur poteaux espacés de 488.
Nous apprenons alors qu'afin de simplifier la maind'œuvre, les agriculteurs manitobans ne se bornent !
pas à battre le grain sur place; ils évitent même de Je
mettre en grandes meules. Une huitaine de charrettes 4 à deux chevaux circulent entre la machine qu'elles |
viennent alimenter et les tas épars des gerbes, Deux autres chevaux sont employés au trainage de la paille, amoncelée et enroulée d’une Jongue corde; cette
paille, riccumulée à quelque distance, est destinée à !
être brulée. Plus elle est courte, plus il est possible d'accélérer le travail de la machine ; aussi a-t-on fauché de manière à laisser beaucoup de chaume. A côté de ce que les Canadiens appellent le « moulin à battre » ou « threshing machine », sont quatre hommes, dont deux s'occupent du déchargement, tandis que les autres coupent les liens des gerbes et engagent celles-ci dans les rouages, activés par une locomobile de 8 chevaux de force, avec foyer propre à la consommation de
paille comme seul combustible. Le battage par entre. |
prise coûte de 57 à 71 centimes par hectolitre, suivant
que le fermier se charge ou non &e la nourriture des !
hommes d'équipe.
Nous n’insisterons pas sur la qualité du grain, décrit déjà dans une autre partie de cet ouvrage. Comme aspect, les blés sont moins blonds que chez nous; la paille acquiert des reflets de vieil or, sous la brunissure d’un soleil dont aucun vestige d'humidité ne tem-
père les rayons. C'est, en eïfet, de l’or qui se consune !
dans les feux de paille du moissonneur; il nous es impossible de ne pas reveni: ‘sur cette question, tant nous a-t-il païu surprenant de voir sacrifier ainsi un
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