‹ Le Canada [microforme]Chapitre 90 sur 116 · RER PRE VE TELE ER RER ENT EE · texte numérisé non relu

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tares de blé lui avaient donné cette année20.%hectolitres par hectare. En résumé, le bon aspect des chaumes et les témoignages que nous-avons recueillis nous font envisager favorablement le district dans son ensemble: la présence d’une assez grande quantité de bétail y exerce d’ailleurs un excellenteffet sur la culture, notamment en ce qui concerne l’utilisation de la paille et la famure des terres.

Virden, Whitewood, Grenfell. -- Par delà Brandon, | le «Canadian Pacific Railway » s’écarie de l’Assiniboine 4 et traverse une prairie aux nombreuses ondulations, ff où sont déjà disséminés des villages, comme Virden, Aux environs de cette localité, la terre étant relative. : ment légère, la sécheresse est plus ou moins à redouter; par contre, les récoltes sont hâtives et des gelées pré coces ne viennent point les affecter. Arrivé à 4.5 kilomètre de Fleming, nous sortons du Manitoba pour pénétrer dans le territoire voisin. Sans nous arrêter davantage à Moosomin, où descendent les voyageurs en destination de Fort-Ellice, vers le nord, et du district de « Moose Mountain » au sud-ouest, nous passons Whitewood : c’est le siège d’une petite colonie française, groupéc autour de certains établissements d’agriculture et d'élevage dirigés avec succès, pensons-nous, par des jeunes gens de bonne maison, bien connus à Paris. À Broadview, village de 600 âmes, nous sommes à 594 mètres d'altitude, entre un joli lac et une grande « réserve » indienne. Elle est occupée par des Cris el des Odjibeways, au nombre de 640; étant industrieux, & ils gagnent assez pour vivre, ind“pendamment de 4 petite rente personnelle que leur fait l’État en vertu des

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traités. Cette communauté a 210 1/2 hectares en culture, 600 têtes de bétail et 30 porcs; 24 faucheuses, 8 moissonneuses et gerbeuses, 25 camions; deux chars à bancs et dix «buckboards» ou «planches» (). Le bénéfice total de cette «réserve» s’est élevé l’année dernière à 25,750 francs, soit plus de 40 francs par habitant, homme, femme ou enfant. On cite un sauvage qui vient de payer 2,060 francs pour une paire de bons chevaux. Tel autre a récolté 327 hectolitres, un troisième 290 hectolitres de froment cette année.

Notre visite à la « réserve » nous avait obligé d’abandonner le train; aussi bien sommes-nous au centre d'un district qui mérite notre attention. De Broadview, la prairie continue à s'élever graduellement dans la direction de l’ouest. À Grenfell, nous passons la nuit, avec l’intention d'aller voir différentes fermes k Icrndemain.Celle du colonel Lake comprend 2 1/2 sections, dont une partie fut acquise à raison de 31 fr. 81 c. lhectare, tandis que le restant a coûté deux fois autant il y a déjà dix ans. Rendements obtenus en 1893 : froment, 16." hectolitres par hectare sur 40 1/2 hectares; avoine, 20 .% hectolitres par hectare ; orge, 29.% hectolitres par hectare. M° O.-P. Skrine possède près de 810 hectares, dont 81 en culture et les autres en pâturages, une belle bande de chevaux, un nombreux bétail, l'exploitation voisine de M° R. Skrine occupe une char-

| mante situation, avec vue sur un lac, des hauteurs,

l'église; contenance, presque 518 hectares, dont 93 en

() Voiture légère à quatre roues et sans caisse ; les sièges reposent directement sur une planche flexible de même largeur que les essicux auxquels cette planche est assujettie.

froment et avoine. Les chevaux sont plus que satisfai. sants ; les moutons sont de pure race Shropshire. Nous avons trouvé ensuite deux jeunes gens qui cultivaient une ferme pour une tierce personne moyennant de remettre à celle-ci la moitié de la production. Ce système n’est pas à recommander dans un pays où chacun peut devenir propriétaire. Un colon, installé depuis 189 sur un quart de section, nous dit être plus heureux, sous tous les rapports, qu’en Angleterre, sa patrie, M" Richardson nous fait voir une ferme de 1 1/2 sec. tion, qu’il loue à un autre fermier aidé de son fils. Ceux-ci avaient recueilli, sur 95 hectares de fromeit, 29,5 hectolitres par hectare; sur 56 1/2 hectares d'avoine, 44.® hectolitres par hectare; sur 20 1/4 hectares d'orge, 35.% hectolitres par hectare. Le blé valait alors 5 fr. 95 c. par hectolitre et, selon M Richardson, le prix de revient d’une récolte de 17.% hectolitres par hectare, livraison sur wagon au chemin de fer, s'élève à 4 fr. 95 c. par hectolitre, le bénéfice étant dès lors de 1 franc par hectolitre. M' Skilliter a 340 hectares en foin, dunes et prairie naturelle; il pratique l'élevage du bétail de pure race; ses troupeaux sont composés de grands animaux bien en chair; tel veau de huit mois, évalué à 412 francs, ne connaissait ni l’étable, ni soins particuliers, ni nourriture autre que les herbes du pré. Plus loin, le fils d’un « clergyman » a 113 1/3 hectares, dont il a mis 60 à 61 hectares en culture depuis 1891; ce jeune homme s’occupe surtout de l’élevage des che- “vaux. Suit une autre ferme exploitée de compte à demi, nous y trouvons : 97 hectares en herbe at foin, 93 het: tares de blé, donnant 22.% hectolitres par hectare, €

plus que satisfaihropshire. Nous S qui cultivaient e moyennant de ction. Ce système s Où chacun peut lé depuis 189% e plus heureux, terre, sa patrie, ae de 1 1/2 sec idé de son fils.

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ÿd hectares d'avoine et d'orge, avec rendements respctifs de 26.% et 35. hectolitres par hectare; il y a sur cette ferme 40 têtes de bétail, 10 chevaux, 40 porcs. le métayer, originaire du Westmoreland, mais ancien wriculteur dans l’est du Canada, préfère le climat du Manitoba à celui de l'Ontario et croit pouvoir gagner davantage dans la première que dans la seconde de es provinces. L'année dernière, il a ensemencé 8 1/2 hectares d'avoine sur avoine, sans labour, à lexception d'une bande étroite en plein centre du ‘hamp, où il avait fait passer la charrue à titre d’expérence; d’après lui, la récolte sur cette parcelle aurait donné de 6. à 8. hectolitres par hectare de moins que

Si h récolte sur chaume. Ce résultat, s’il est réel, ne se

renouvellera sans doute pas souvent.

Indian- Head. — Après avoir quitté Grenfell, nous

Buons fait une étape de 55 kilomètres, en passant par des

marchés de campagne tels que Wolseley et Sintaluta, notre objectif étant Indian-Head, où se trouve la ferme d'expériences des Territoires. Considérant qu’en toute bgique un établissement de ce genre doit occuper un site représentant avec exactitude le caractère général du pays, les agronomes officiels ont choisi dans le cas lactuel une terre de prairie, dépourvue de futaie ou

Muilis (19° section, 18° comté, 12° rang O). Il s’agit

notamment de démontrer jusqu’à quel point les récoltes peuvent être protégées par des plantations tborescentes. Le programme réalisé sur la ferme H'ndian-Head n’est d’ailleurs pas différent de celui que fnous avons vu appliquer à Brandon. M' A. Mackay, | directeur de l'établissement, fait le rapport suivant sur

En

FE É ge ET =

382 COLONISATIOï.

les circonstances qui ont entouré la production agriÿ cole des territoires en 1892, savoir :

“ Saison meilleure que la précédente. Bien que la croissance se trouv légèrement retardée au début, les progrès de la végétation, accélérés me les pluies de juin, furent dès lors exceptionnellement rapides. La moiss a été favorisée par un temps magnifique, aucune gelée re vint nuire au récoltes sur pied, sauf peut-être dans le cas de quelques avoines tardivx lesquelles furent légèrement endommagées. La qualité du grain était bell partout, mais le rendement en avait été affecté par les froids du printemps Dans certains districts, et notamment à la ferme d'expériences, les qu tités obtenues par hectare ont été moyennes, »

Le « red fife » semé le 15 avril 1892 avait germé le 18 mai; l'épi, fo le 25 juillet, est arrivé à maturité le 7 septembre, soit 145 jours après] semailles: hauteur, 1"]118; poids, 78.%8 kilogrammes par hertolitre; rai dement, 24.5! hectolitres par hectare,

La même variété de blé, semée le 20 mai, avait germé le 31 mai; l'épi formé le 25 juillet, était mûr le 7 septembre, soit 110 jours après le semailles ; hauteur, 1"118; poids, 77.4 kilogrammes par hectolitre; ret dement, 23.55 hectolitres par hectare.

Des recherches ont été faites pour découvrir, parm les herbes fourragères d'Europe, celles qui, dans k région d’Indian-Head, résistent le mieux aux froik rigoureux de l'hiver et à la sécheresse souvent pr longée de l'été : il y a lieu de citer, à ce propos, k Bromus inermus, dont les récoltes ont été superbà durant plusieurs années.

Indian-Head compte 400 habitants; son altitude & de 610 mètres. Le sol se compose d'une forte argll jaune foncé, avec des couches variables d’humus pli ou moins mélangé de sable. De grands établissemenë agricoles existent dans ce voisinage. L'un, autrefk exploité par une société, est connu sous le nom tf « Bell Farm »; ses champs de froment étaient, suivi

production age expression chère aux Américains, « les plus vastes + ù monde ». On y fit l’essai de charrues à vapeur mi, toutefois, ne fonctionnèrent pas d’une manière tisfaisante. L'entreprise ayant été liquidée, le major kll, l'un de ses promoteurs, acquit une partie de \ propriété, dont une autre section, comprenant 11204 hectares, appartient aujourd’hui à la « Canada operative Colonization C° ». Cette section est offerte n vente aux colons, depuis le mois de mai 1893, par os évalués à 127 fr. 25 c. par hectare et davantage; mis, en attendant qu’il en soit ainsi disposé, de randes quantités de blé y sont produites.

Nous relevons aux annales de la société un nouvel xemple des difficultés entourant les œuvres de colohisation basées sur l'intervention pécuniaire de l’État ù de tiers. L’un des principaux actionnaires, lord Brassey, avait envoyé à ses frais du Royaume-Uni WT émigrants qui devaient travailler sur la ferme lndian-Heaa durant une période de quinze mois, à l'expiration de laquelle ils demeuraient libres de s’étalir pour compte personnel, en se faisant concéder un ‘homestead » par la Couronne. Ces gens, dont nous ne tonnaissons pas les griefs, en arrivèrent à rompre leur ontrat avant la fin de l’année, sur les incitations d’un nécontent, un charpentier ; sa propagande était facilitée par le fait que tous ses compagnons demeuraient à proximité les uns des autres. Le major Bell a peut-être résolu les difficultés touchant à la main-d'œuvre en snployant un assez grand nombre d’Indiens dont les dix-huit « tepees » avoisinent son habitation.

En parcourant le district, nous ne tardèmes pas à

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nous convaincre de sa richesse. Ses terres à blé vale celles des autres points favorisés du pays. Sous le raj port du mode de culture, nous faisons quelques obse vations qui, sans être nouvelles, offrent un intéré local. L'usage est de faire deux récoltes successive de céréales sur un même terrain, saus labour inte médiaire. Après la première récolte, les chaume très longs, soit de 50 centimètres, retiennent bien! neige et empêchent ainsi la dénudation du sol par! vent d'uiver; ces chaumes “tant brûlés au printemps leurs cendres forment un excellent lit pour la graine Les deux tiers d’une ferme se trouvant mis ainsie rapport, l’autre tiers reste ordinairement en jachè d'été. C’est dans de telles conditions qu’un homme se parvient à faire produire constamment une cinqual taine d'hectares, sauf à se faire aider durant la moi son. En 1893, les récoltes aux environs d’Indian-Hea étaient peut-être les plus belles que nous eussioi vues, leur rendement moyen ne devant pas être inf rieur aux chiffres suivants : froment, 26. hectolitré par hectare; orge, 35.% hectolitres par hectare avoine, 44.® hectolitres par hectare, les poids respe tifs étant 74.%, 59.5 et 42 .kilogrammes par hectolitre Nous avons fait une enquête, suivant notre usag parmi les quelques fermiers de l'endroit. M° W: Herrop est propriétaire de 194 1/4 hectares, dont Il en culture et le restant en pâturages, de 15 cheval 7 têtes de bétail et 17 porcs, d’une batteuse mécaniq avec moteur; il est arrivé de l'Ontario en 1882, 1 disposant alors que de 200 francs; il a travaillé comité ouvrier agricole jusqu’en 1888, époque de son établis

indienne où il est question des appels de cert:f manitou aquatique. Qu’Appelle-village est à une altitud | de 625 mètres, compte 950 habitants, centralise le trafl

d’une section privilégiée des territoires canadiens,

À 30 kilomètres en amont, un ancien fortin de | Compaguie de la Baie de Hudson, le fort Qu’Appelle, et environné d’une seconde agglomération de 300 âme occupant le voisinage des « Fishing Lakes », quat unités principales dans le chagelet de pièces d’eau quê contient la vallée. Ici, elle atteint une largeur de 1,60 à 2,400 mètres, les heuteurs d'une centaine de mètre qui la dominent, inclinées à un angle de 45°, mais d'u pourtour très sinueux, étant ombragées de peurs

Le district entre le fort et le chemin de fer transcon tinental appartient en grande partie à celui-ci, ahsè qu'à la « Ontario & Qu’Appelle Land C° ». Leu terres sont offertes en vente à raison de 38 fr. 17c l’hectare. Il est question aussi de morceler une gran propriété de 5,666 hectares, connue sous le nom x Edgeley Farm » (19, 15, 16) et appartenant à MM. Sykes frères, de Stockport (Angleterre). Elle es mise à prix aux taux de 63 fr. 63 c. à 101 fr. 834 l’hectare, avec facilités de payement, savoir : un ties en deniers comptants et le solde par annuités. Cell ferme a pour gérant M° W.-C. Cameron, de Lochbroon Ross-shire (Écosse); elle est exploitée sur 607 he tares. Le froment y donne un rendement moytl de 17.% hectolitres par hectare; sa culture, y comp la graine et le camionnage, coûte 89 fr. 8 c. par h& tare, ce qui revient à 4 fr. 95 c par hectolitre. M' Ge meron nous a montré 50 têtes de bétail d’assez bon

ippels de certi@hce; nourri à l'herbe en été et à la paille d'avoine er: » est à une altitudi iver, il rapporte, à 2 1/2 ans, de 129 à 190 francs. centralise letraf@ous avons aperçu aussi une vingtaine de jeunes cheres Canadiens, Maux, valant 773 francs après le dressage. Les salaires c'en fortin de lèvent à 77 fr. 25 c. ou à 118 fr. 45 c. par mois, rt Qu’Appelle, eduivant que les engagements sont cüntractés pour l’intion de 300 imdMralité ou les sept douzièmes de l'année. ; Lakes », quat@ Le cas intéressant d’un colon de la localité nous > pièces d’eau quiimouve qu'elle a des ressources suffisantes pour come largeur de 1 ,60enser les insuccès dus à l’inexpérience. Ainsi, M' John entaine de mètré H Fraser, Torontonais, ouvrier mécanicien, s'établit ici de 45°, mais d'u y a douze ans. La prernière préoccupation de cet artiées de peu. 1er fait agriculteur fut de produire du blé; mais, bien n de fer transconntendu, ses effcrts demeurèrent infructueux. Après e à celui-ci, ainsi complet épuisement de son maigre capitai, M° Fraser and C° », Levi recourir à son ancien métier pour gagner un peu n de 38 fr. 17 cSlagent, dont il s’empressa de disposer pour acquérir rceler une grand bétail. Un troupeau d’une centaine d'animaux, sous le nom dez disparates sous le rapport de l’âge et de la race, t appartenant dit ainsi réuni pour hiverner en plein air sur le oleterre). Elle es@t homestead » de l'intéressé; toutefois, celui-ci s'y . à 101 fr. 83 crit fort mal, attendu qu’au printemps trois bêtes seusavoir : un tieSSlkment restaient en vie. Loin de se désespérer, M° Frar annuités. Cetier sut profiter d’une expérience si chèrement payée; à, de LochbroomBussi est-il maintenant propriétaire d’une maison e sur 607 heÆitontoriable en bonne maçonnerie et de 195 beaux ndement moyaBhectires, dont 71 sont en excellent rapport. lture, y comp Au fort Qu’Appelle, nous avons remarqué trois fr. 8 c. par hèülises, des établissements d'éducation, une maison iectolitre. M CGStommunale, un moulin à farine exploité par MM. Joyail d'assez boner et Elkinglon, un: magasin de la Société de la Mer

de Hudson. Sur les bords du lac voisin est une école professionnelle de'jeunes Indiens des deux sexes; leurs parents occupent de vastes « réserves » sur la rive sud de ia Qu’Appelle. Dans cette région, des milliers d’hec tares, au sol noir sur argile, propres à la culture d froment et au « mixed farming », sont disponibles pou la création de « homesteads ». Les gelées hors de sai son sont rares ; la sécheresse d’été, souvent trop pro longée au centre du continent, est moins à craindre qu'ailleurs, le pays étant bien irrigué; le débit des puits paraît être suffisant à une faible profondeur; il existe des creux marécageux aux foins abondants et des han | teurs où une terre relativement légère favorise la mat rité rapide du grain. Mais ici, comme partout, lesh colons disposant d’un peu d’argent doivent préférer les fermes voisines du chemin de fer aux concessions gratuites, mais plus ‘loignées. Faisons remarquer, à cel propos, qu'un embranchement s’amorçant à Wolseley est projeté pour mettre le fort Qu’Appelle en communication avec le « Canadian Pacific Railway ». | Regina. — Le train est bondé de futurs passagers du paquebot Empress of India, qui charge à Vancouver pour les escales du Japon et de la Chine. Sur ui parcours de quelques kilomètres à l'ouest de Qu’Appelk, nous voyons encore des arbres, mais à Mac Lean not pénétrons dans la vaste plaine de Regina, limitée all couchant par le prolongement septentrional du grand « coteau » du Missouri, les « Dirt Hills ». Leur silhouette bleu sombre apparaît bientôt comme celle} d'un littoral escarpé, entrevu par delà l'immens étendue des herbes, dont l’onduleuse masse s’inclinté

tse redresse sous le vent. Mais la majesté du lieu est lestinée à disparaître par l'invasion de l'éternel froment, toissant sur l’épaisse couche du fameux humus noir, wec touie la luxuriance compatible evec la séche- Besse d'un climat essentiellement continental. Déjà, but près de Balgonie se trouve une première ferme lées hors de sailie la « Canadian Agricultural Company », où la prosouvent trop proMiuction de blé atteignit 14,500 hectolitres en +891. noins à craindre La capitaie des territoires de l'Ouest est située à le débit des puiti2866 kilomètres de Montréal et à 575 kilomètres de ndeur ; il existe} Élinnipeg: altitude, 670 mètres; population, 2,200 dants et des hanMibitants. Regina doit sans doute à sa position assez favorise la matuentrale d’être devenue la résidence du lieutenantme partout, leuuverneur, le siège du conseil exécutif des territoires ivent préférer lelissiniboine, Alberta, Saskatchewan et Alhabaska, aux concessionsMinsi que le cantonnement principal du corps de police remarquer, à ce Bnontée. Sous le rapport économique, cette ville de gant à Wolseley@utation administrative ne pourra acquérir une certaine pelle en commuinportance que comme suite au peuplement de ses ilway ». Brisions tributaires du nord et du sud. La première est urs passagers dufSujourd'hui traversée par une voie ferrée; mais dans ge à Vancouver seconde, il n’est encore question que d’un embranà Chine. Sur siiithement se ‘attachant au réseau du « Northern Paciet de Qu’Appelie} ic»; c'est un projet dont la société concessionnaire à Mac Lean nowloudra peut-être retarde” l'exécution pour des motifs bgina, limitée ai@lordre financier.

rional du granlf Après avoir fait quelques visites officielles, vu les t Hills ». Lenternes, admiré des légumes d’une grosseur démesuot comme celle dans le potager de l’hôtel du gouvernement, il nous delà l'immense} ‘lait loisible de quitter la capitale avec la satisfaction

masse s’inclioe@il y avoir rernpli tous nos devoirs.

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Mais désireux de consacrer la journée du lendemain! à l'exploration des campagnes voisines, nous allons loger dans une auberge proprette, aux volets verts tranchant sur des murs blancs. Elle est tenue par un personnage dont la présence en pleine prairie cana dienne mérite d’être signalée, même dans un livre sur la colonisation agricole du pays. Bref, notre hôte n'était ni plus ni moins qu’un ancien maître d’hôtel] de M" Christine Neiïlson, la célèbre chanteuse ]1 avai perdu ses économies, sans doute considérables, e participant aux spéculations qui précédèrent l’ouver ture du chemin de fer à Winnipeg : inde immigratior à Regina. L'identité du singulier colon nous fut révélée à la suite d’un diner fin qu'il nous servit : des plats savants, agrémentés de truffes et de crêtes de coq! Depuis le commencement de notre long voyage, nous étions condamné, en fait de cuisine, à un régime sauvage, sauf dans les wagons-restaurants du « Canadian Pacific Railway », lesquels étaient autrefois l’objet de réclames amusantes : How high we live! said the Prin to the Duke, how very, very high!! in a Canadian Pacijid Dining-Car !

Dans le cas actuel, notre surprise éclipsa même k plaisir de faire aussi bonne chère. Aussi avons nos réclamé des explications, à la suite desquelles le brar homme nous exprima respectueusement sa joie d’avol découÿert en nous un « sujet » capable de bien appré cier les hors-d'œuvre de son art. « Aucun de mà « clients, excepté peut-être le colonel X..., nous ditil « ne fait la distinction entre un bauiilon et une saut « liée. Il n’y a que ma femme; mais je dois avi

ée du lendemaïMf, abusé de ses facultés admiratives, attendu qu’elle 1es, nous allons, est affligée d’une gastrite. »

ux volets versh puisque nous sommes dans le centre politique des st tenue par WÉrerritoires, complétons, à la suite d’un entretien avec ne prairie Can }r Haultain et d’autres membres du cabinet local, nos dans un livre suyenscignements sur quelques questions d'ordre social. ref, notre ht Les écoles sont gratuites. L'assemblée législative maître d'hôtel SE purvoit dans la proportion de 70 p. c. au fonds de anteuse Îl aval} istruction réparti comme suit : aux écoles fréquensonsidérables, eiiss par six à dix élèves en moyenne, 2,150 francs; sédèrent louve x écoles dont la population est supérieure, 25 francs inde immigration 1 nous fut révélée servit : des plat e crêtes de coq:

ng voyage, nous à un résime sal its du « Canadian itrefois l’objet de el said the Prin Canadian Pacili

de plus par élève, à compter du dixième exclusivement; à titre d'allocations supplémentaires, 92 fr. 50 c. par élève des classes supérieures au troisième degré, H125 francs par instituteur nanti d’un certificat de deuxième ordre et 250 francs par instituteur nanti d'un certificat de premier ordre. Sur la demande des mrents, les élèves sont dispensés de recevoir l’enseimement religieux, celui-ci ne peut être donné que durant la dernière demi-heure de la journée. Les autres dispositions principales sont analogues à celles que nous avons rapportées d’après nos notes sur le Manitba. Mais là s’agite la question des écoles confessionnelles, actuellement l’objet de négociations entre les autorités fédérales et provinciales.

C’est bien au quartier général de la police montée qu'il convient d'interroger sur les sujets se rapportant à la sûreté publique. La criminalité est très rare dans l'Ouest canadien, où la sécurité est certainement plus rande que dans nos villes. Les malfaiteurs ne pariennent pas d’ailleurs à se soustraire aux recherches

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des cavaliers disséminés dans toutes les parties d'un territoire dont la population, relativement clairsemée, est en quelque sorte connue personnellement des vété. rans du corps occupant le district. Quant aux Indiens, se chiffrant au total par une trentaine de mille, ils sont absolument soumis; on les a distribués par bandes séparées dans des « réserves » comme celles que nous & avons précédemment citées. Quelques-uns s'occupent de culture moyennant salaire ou pour compte personne] ; leurs enfants sont évangélisés et éduqués dans des écoles où ils apprennent notamment des travaux manuels se rattachant à la pratique des métiers les plus utiles dans la région et à l’agriculture.

Partons maintenant à cheval, d’abord vers le nordest. Le sol est composé d’un mélange d’humus et de glaise lourde, terriblement collante en temps de pluie ou au dégel. Aussi ne doit-il pas être facile de travailler les terres. Mais celles-ci paraissent devenir plus légères à mesure que nous nous éloignons. Quoi qu’il en soit, les cultures sont rares ; on nous assure que, comme à Winnipeg, la propriété est aux mains de spéculateurs qui attendent pour s’en défaire l’accroissement de « valeur actuelle de 38 fr. 17 c. à 50 fr. 91 c. l’hectare.

Après avoir chevauché pendant deux ou trois heures, nous trouvons quelques colons allemands etautrichiens, apparemment heureux ; ils occupent des maisonnettes blanchies à la chaux. A Hednesford (37 kilomètres de Regina), il existe des taillis suffisants pour servir d'abi au bétail. Nous causons avec la femme d’un nomnk Barton, venu du Staffordshire; cette personne, assise al seuil d’une habitation en maçonnerie de pierre, nou

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déclare qu’elle préfère le séjour du Canada à celui de l'Angleterre; cependant, son mari avait eu récemment le malheur de perdre une récolte entière dans un feu de prairie, dont les ravages s'étaient étendus sur un parcours d’une centaine de kilomètres.

Nous sommes allé le lendemain à « Buck Lake », OÙ nous avons découvert un mécontent, l’un des seuls que nons ayons rencontrés. C’est un fermier dont les plaintes nous semblent avoir peu de fondement ; arrivé depuis dix ans de l'Ontario, il a 2 1/4 sections, une récolte d'environ 4,800 hectolitres de grain, une installation confortable. Dans le voisinage, deux frères exploitent chacun leur quart de section depuis cinq ans Ils possèdent 40 tètes de bétail ; les bœufs vendus cette année rapportèrent 257 fr. 50 c. sur pied. Ils ont aussi 160 moutons, presque tous des Cotswold, qui leur ont valu la plupart des prix à l’exposition locale d’agricultue. Les moutons d’un an et dix mois, mis sur le marché en avril dernier, ont trouvé preneur à 56 fr. 65 c. k tête. Quant aux toisons, du poids moyen de 5.“ kilogrammes, elles ont été livrées en suint au taux de 1fr. 4 c. le kilogramme. Cette saison, le froment a donné 31.# hectolitres par hectare et l’avoine 49.“ hectoitres par hectare. Sur une autre exploitation, occupée aussi depuis cinq ans, nous vimes des chevaux d’excellente race, de beau bétail et une truie Chester, tapie avec sa nombreuse progéniture sous une meule de paille. Le fermier conduisait une charrue attelée de deux superbes juments pie; il labourait sur le pourtour de la propriété afin d’opposer une large bande de terre fraichement retournée à la marche d’un feu de prairie,

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