‹ Le Canada [microforme]Chapitre 91 sur 116 · RATES T · texte numérisé non relu

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devenu menaçant. On nous montra un chaume sur sol précédemment vierge, où le rendement de froment avait atteint 42.% hectolitres par hectare.

Plus loin, est une demi-section appartenant au père des cultivateurs cités en avant-dernier lieu. Dans son potager, protégé par des plants d’érables, se trouvent dés groseilliers, framboisiers et ronces, de la rhubarbe, des carottes, des tournesols de 2 mètres à 2"50, dont la graine sert à nourrir la volaille.

Autres fermes vues dans le district de Regina: M' Brown, 283 1/2 hectares, à environ 20 kilomètres À de la ville; sol d'argile et sable sur 12 mètres de profondeur; 182 hectares en froment; rendement: en 1891, 45% hectolitres par hectare; en 1892, sans nouveau labour, 26.% hectolitres; au mois de juillet 1893, un rendement apparent de 26.%* hectolitres fut réduit à 11.9 hectolitres par suite d’un vent sec et surchaufié; c'était la troisième récolte obtenue en labourant uné seule fois.

M° Neff, chef du département local des finances, possède 971 1/4 hectares, dont près de 405 en culture, Le blé n’est semé que sur jachère d'été, soit 202 1} hectares chaque année. Deux hommes, avec charruesi quatre chevaux, labourent 60.’ hectares en dix-huitjours, moyennant une dépense de 15 fr. 50 c. par journée, tous frais compris. Récolte moyenne, 22.% hectolitres par hectare. M’ Neff s'occupe d'agriculture depuis dx ans; durant cette période, la gelée n’a détruit qu'une seule fois la récolte (25 août 1885), les semailles ayal probablement été trop tardives. Elles devraient tou: jours être terminées au 1” mai. Le sol fût-il recou-

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chaume sur sol rert de 30 centimètres de neige, trois jours de soleil ent de froment Sufisent pour la fondre et mettre la terre en état de re, recevoir le blé. En 1891, le chaume a été brûlé sur artenant au père 54.” hectares, et du 12 au 14 mai, quatre semoirs disr lieu. Dans son Sribuèrent la grrine de froment sans qu'il y eût eu de | les, se trouvent hbour ou de hersage : le rendement de 22.# hectolitres , de la rhubarbe, Bar hectare fut vendu à raison de 11 fr. 34 c. par hecres à 2°50, dont Œulitre. Trois hommes sont régulièrement employés sur cette ferme,

ct de Regina: À Avant de quitter la ville, nous prenons note des prix n 20 kilomètres Æ ie quelques produits et denrées de première nécessité, mètres de pro- M svoir :

ement: en 1891, 2, sans nouveau Fans, #4 séHmes et menton, 56 centimes en moyenne le kilogramme juillet 1893, il A pied ; yAuge débitée, 1 fr. je C.; veau, nr 1 fr. 13 c.; porc sur : pied, 53 centimes ; carcasses, 73 centimes; salé et fumé, provenant de res fut réduit à Hamilton (Ontario), 1 fr.36c. à 1fr.82e. Farine, 18 centimes le kilogramme; c et surchauf; sucre blanc granulé, 91 centimes le !1logramme; thé (on en boit trois fois 1 labourant uné par jour dans ce pays), 5 fr. 51 c.; fromage, 1 fr. 15 c. le kilogramme: riz, 80 centimes le kilogramme; levain (se conservant bien), 1 fr. 25 c. les trois paques suffisant à faire 25.40 kilogrammes de pain ; cacao, 5 fr. 73 c. le al des finances, kilogramme ; bière (ale), 52 centimes le verre; bottines à lacets, 7 fr. 50 c. 405 en culture, h paire ; bottes avectiges atteignant sous le genou, 15 francs (vu l’absence té, soit 202 18 d pierres dans la prairie, les cious de talon et de semelle sont inutiles); pantalons, 7 fr. 50c.; jaquettes, 6 fr. 25 c.; costumes d’hiver avec paletots à ia en peau, 100 francs ; galoches, 7 fr. 50 c.; mitaines de laine et mitaines en dix-huitjours, à à cuir à porter par-dessus ces dernières, 6 fr. 25 c.; bonnets de fourc. par journée, À rue, 5 francs.

22.5 hectolitres ture depuis dir Prince-Albert. — Pour atteindre cette nouvelle des-

a détruit qu’une nation, située à 386 kilomètres au nord-nord-ouest de semailles ayant Regina, nous prenons un train du «Qu’Appelle, Longlake & Saskatchewan Railway » (embranchement du R(Canadian Pacific Raïlway »). Le pays intermé-

avec charrues à

s devraient tou:

sol fût-il recou-

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diaire contient de nombreux petits lacs, d'excellents pàtnrages, des abris naturels, des terres aux riches fenaisons.

Nous traversons bientôt la Qu'Appelle, dont la vallée, presque parallèle au chemin de fer transcontinental à partir du village de même nom, ne s'incline décidé. ment vers le nord-ouest qu’au septentrion de la Màchoire de l’Orignal. La ligne tributaire que nous empruntons suit une direction identique pour pénétrer f au centre d’un district placé entre la rivière déjà citée et le « Lac de la dernière montagne ». A Saskatoon, nous franchissons la branche sud du Saskatchewan, pour remonter ensuite, entre les deux bras du fleuve, jus. qu’à Prince-Albert. Nous regrettons de ne pas pouvoir mieux décrire toute cette attrayante région, entrevue seulement à travers les glaces d’un « pullman ». Mais le « Far West » canadien étant si vaste, il ne peut être question d'en explorer, au cours de deux ou trois voyages comme ceux que nous y a ons faits à la fin de l'été et durant l’automne, toutes les parties ouvertes à la colonisation et plus ou moins habitées. Déjà nous avons à craindre que, même en pratiquant de larges coupures dans jes notes prises sur place, soit par nous même, soit par les voyageurs cités au commencement de ce chapitre, il nous aura été impossible d’éviter des redites désagréables pour le lecteur.

Prince-Albert est un joli bourg de 1,500 habitants, dont beaucoup de métis; leurs demeures sont dispersées sur la rive méridionale du bras nord du Saskt tchewan, à 38 1/2 kilomètres de l’endroit où se ré nissent les deux branches du fleuve. Celui-ci a um

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4,500 habitants, tres sont dispernord du Saskidroit où se rétr Celui-ci a un

hkrgeur de 275 à 365 mètres; quand les eaux en sont hautes, il est accessible, jusqu’à près de 200 kilomètres en amont, à la navigation de bateaux à vapeur du type mississipien, En aval, ceux-ci peuvent, sans rencontrer d'obstacles, gagner le lac Winnipeg. On espère que ces hcilités de communication, indispensables à la prospété de districts aussi éloignés, pourront être accrues bientôt, grâce au prolongement du « Manitoba & North- Western Railway ». Cependant, les colons n'ont pas attendu les voies ferrées pour s'établir dans cette partie privilégiée du pays, qu’ils occupent depuis dix-sept

Lans. Longtemps avant, Prince-Albert était déjà le siège

d'une mission. On y compte aujourd’hui deux écoles ‘ficielles, une école catholique, un couvent, un sémimire pour jeunes gens de race indienne. L'hôtel de ile, l'éclairage électrique, plusieurs grands magasins, deux minoteries, une briqueterie, trois scieries imporhntes, attestent les progrès réalisés dans l’ordre matétiel. Il y a aussi une prison spacieuse, offrant cette parlicularité d’être sans détenus. Signalons, à ce propos, que, durant sept ans d’exercice, le juge local, dont la circonscription s’étend sur un très large territoire, eut seulement à statuer sur un seul cas d’homicide et un nombre restreint de délits.

Sur une distance de 24 kilomètres vers le sud, nous ‘ons pu visiter plusieurs fermes prospères, notamment celle de M° T. Mc Kay, membre de l'assemblée législative des Territoires. Né au Canada, il a parcouru le Nord-Ouest dans les divers sens pour rapporter de ses voyages la conviction que le pays de Prince-Albert est le plus favorable entre tous aux nouveaux établis-

sements agricoles. La terre de M° Mc Kay compren 364 1/4 hectares, dont près de 121 1/2 en froment ef le restant en cultures variées, jachère ou prairie, [4 récolte de blé qu'il venait de mettre en meules éti excellente comme qualité et rendement. Chez ses voi sins, les moissons paraissaient aussi fort belles, mai se trouvaient parfois entachées de niel, par suite de négligence dans. le choix et la préparation de |} semence. M’ Mc Kay possède une quantité de bons che vaux et un troupeau de vigoureux bestiaux. L’habit tion est construite en béton, fabriqué avec de la chaux obtenue sur la propriété même. À côté de celle-ci est une colline connue sous le nom de « Red Deer Hill», d’où la vue se porte sur un large panorama qu’encadre partiellement la ligne lointaine, sombre et tortueuse, d grand fleuve. Dans une atmosphère dont la clarté incomparable ferait le désespoir du paysagiste, tous le éléments qu'il recherche sont harmonieusement con fondus : maisons champêtres, lacs et ruisseaux, prai ries constellées de fleurs agrestes, hauteurs sous boi d’essences diverses, creux où les animaux de ferme apparaissent dans uu fouillis d'herbes et de plantes bizarres.

Les noms de ces beaux sites sont barbares. Au cours d’une excursion de longue haleine commencée le ler demain, nous avons franchi le bras méridional dif fleuve au nord de Puckalin et de la « réserve » Cha kastapasin, pour passer au couchant de Brancepeth el aboutir à la rivière des Carottes! La traversée à celle-ci se fait dans un « cable ferry », c’est-à-dire ul bac amarré à une poulie mobile placée sur un cäbk

MANITOBA ET TERRIMOIRES. 399

mdu entre les deux rives. La proue étant inclinée en mont, le courant frappe obliquement l'embarcation, ue cette poussée fait avancer d'un bout à l'autre du üble.

Le district limité par les deux branches du Saskakhewan est entièrement acquis par des colons, le hemin de fer où des spéculateurs auxquels des fermes euverit être achetées dans des conditions raisonnables, les terres où nous pénétrons, encore peu habitées,sont jour la plupart à concéder par « homesteads » aux immigrants. Nous sommes dans un véritable parc où les hsquets de peupliers et d’épinettes succèdent aux randes éclaircies gazonnées. Le sol est fertile sans be trop lourd; il existe de l'eau en abondance. Bref, hrégion est exceptionnellement favorable pour tous ks genres de culture, l'élevage et la laiterie. Mais ces onclusions sont formulées par un temps superbe; loublions pas de prévenir les frileux qu’un hiver très ire est proche. Déjà la nuit dernière, comme nous anpions sous la tente, il a fallu activer le feu, afin de combattre le froid, devenu fort vif dès le coucher lu soleil. Vers le milieu ou la fin de ce mois de eptembre, on doit toujours prévoir ici plusieurs journées de basse température et quelques gelées nocrnes, Un été de la Saint-Martin, l’« Indian summer », lient plus tard; c’est une saison délicieuse, ainsi que ous le faisons observer dans notre étude climatérique le la Fédération.

Près du camp est la ferme d’un nommé Harper, hétis très intelligent, possédant un quart de section lont 28 1/4 hectares sont en culture. Ses avoines noires

: Kay compren /2 en froment ef e ou prairie, | en meules étai nt. Chez ses voi fort belles, mais iel, par suite de ‘éparation de k itité de bons che stiaux. L’habita avec de la chaux té de celle-ci es Red Deer Hill», rama qu’encadré e et tortueuse, d > dont la clarté ysagiste, tous les nieusement con ruisseaux, prai uteurs sous boi imaux de ferme es et de plantes

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400 ; COLON'SATION.

sont parmi les plus belles que nous ayons vues à Canada ; leur rendement atteint sans doute 53 à 54 hec tolitre; par hectare. Durant le trajet de retour, now apercevons à diverses reprises du bétail d'’asse4 méchante race, mais dont l’aspect accuse le caractèré plantrreux des pacages; les animaux trouvent d'ail ieurs dans les taillis une abondance de luzerne et dé pois sauvages. Sur les fermes riveraines du Saskatchel wan, chacun s’occupait avec ardeur des moissous

Presaue toute habitation a son potager, bien four de légumes; on nous montra notamment trois pomme

de terre « Early Rose » pesant ensemble 4.% koi

grammes. Plus loin, notre attention fut appelée suruf champ de navets si bien venus que nous doutions ei avoir vu ailleurs qui leur fussent comparables. ‘

Il est regrettable d’avoir à quitter Prince-Albert et refaire d’une seule traite le voyage entre certe localité et Regina. Nous eussions voulu voir sur le bras sud à fleuve le district du « Lac aux Canards » qui, parait: vaut celui que nous laissons derrière nous. Dans I même voisinage, Batoche, principal théâtre de l’insur rection que Riel a fomentée parmiles métis, et Carlton sur la branche nord du Saskatchewan, sont Jes centré offrant un réel intérêt. Mais le temps nous presse ; nou changeons de train Gans la canitale des Territoires bien décidé à donner raison au garde qui, faisant des stations intermédiaires, nous crie : « All aboaï for Calgary ! »

De Regina à Calgary. — Au moins la marche à l’express nous laisse-t-elle le loisir d’annoter au suj de cette zone de la prairie quelques impressions qu

IS AYONS vues à doute 53 à 54 hec et de retour, nous lu bétail d'asse ceuse le caractère ux trouvent d'ail | > de luzerne et dé mes du Saskatchel ur des moissüus tager, bien fourn nent trois pomme semble 45% kilo :

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ks entretiens et des lectures sont ensuite venues Enplifier ou confirmer.

La Grand'Coulée, Pense, Belle Plaine, Pasqua : de w dernier point part l’embranchement déjà c'té sur fstevan et la frontière internationale à Portal, point de jpction avec la ligne de Sault-Sainte-Marie par Saint- Paul et Minneapolis; cette voie est très fréquentée sur aller de l'Illinois, du Michigan, du Wisconsin, des deux Dakotas jusqu’au littoral Pacifique. Nous faisons arrêt ensuite dans une gare de section, offrant par «nséquent une certaine importance pour l'exploitation du chemin de fer ; elle porte le nom baroque de Moose kw cu Mâchoire de l'Orignal, abrégé de la traduction nous doutions eduivante d’une désignation indienne de la localité, nparables. Aoir : « La-crique-où-l’'homme-blanc-raccommoda-la- Prince-Albert et charrette-avec-l'os-maxillaire-d’un-orignal ». Le vilntre certe locali@fhge, situé à une altitude de 26 mètres au-dessus du sur le bras sud dihiveau de la mer, compte 600 habitanis ; c’est un mards » qui, paraitilfcié de campagne; marquant à peu près la limite actuelle re nous. Dans lite la colonisation agricole dans la prairie directement théâtre de l’insu@tibutaire du « Canadian Pacific Railway ». Plus loin, s métis, et CarltoBrelui-ci continue à gravir l’une des faibles rämpes entre 1, sont Jes centres gradins inférieurs et supérieurs de la plaine cennous presse ; nou trale ; il contourne le bassin d’une série de lacs fermés, e des Terriioirs@ls «Old Wives Takes», grandes pièces d’eau alcaline, rde qui, faisant Sins « décharge » ou écoulement. Suivent sept stations ie : « AI aboarBuans caractère particulier; à la huitième, Morse, nous percevons un nouveau lac, très salin, parait-il; puis le ns la marche dt Rush-Lake », dont les eaux douces sont recherchées ’annoter au sujnar des bandes innombrables de cygnes, canards, oies impressions quiet pélicans. Les terres riveraines dépendent de la

deuxième des fermes que la « Canadian Agricult ral C »,äéjà citée, a établies sur divers points du terrii toire. Leur contenance respective de 4,047 hectares ci moyenne représente au total 42,495 hectares, dont | | société espère avoir mis bientôt les deux cinquième en culture; elle a importé une quantité d’ani maux reproducteurs de races réputées pures. Nouêk approchons précisément de Swift-Current, où la mêmêl association se livre à l’élevage en grand des moutons dès l'arrêt du train, nous distinguons des bâtimen fort bien construits qui sont affectés à l’entreprise. Où accuse pour cette localité, laquelle est à une altitud de 732 mètres, une population de 300 âmes.

La nature que nous contemplons depuis notre dépa de Regina n’est pas faite pour plaire à tout le monde Ure herbe assez courte et roussie par le soleil recouvri un sol peu ou point accidenté. Mais son uniformit même, devenue impressionnante par le silence pro fond d’une solitude sains bornes visibles, ne manqué pas de grandeur. Des « cayotes » circulent comme de ombres entre les montieules où veillent d'innombrables « chiens de prairie », apparemment figés dans uné même pause. À côté de ces étran es manifestations d& vie animale, il y a les traces encore indélébiles d’une espèce disparue : les sentes formées par les sabots des buffles errants, les trous que ceux-ci creusaient coups de corne et où s’amassait une boue dans laquelle on croit voir l'empreinte de leur corps. Le sifflet rauqu@ de la locomotive retentit Ingubrement dans l’immenstà plaine sans écho, tardis que nous approchons des bâtiments mornes établis aux points désignés comnt

nadian AgricutMrant-postes de la civilisation en ce désert. Pénétrés s points du terfiits influences du milieu, nous éprouvous presque du 1,047 hectares : kplaisir à là vue soudaine de ce qui paraît être une hectares, dont fiiaine de montagnes enveloppées de vapeurs : il ne deux cinquièmdMgit, en réalité, que de collines, les «Gypress Hills », quantité d’antiont le chemin de fer longe la base. Des fermes de la ées pures. Nous tanadian Agricultural C° » sont établies au « Lac aux rent, où la mémérrues », au « Lac aux Mouettes » et à Kincorth, l’une 1d des moutons Mtant particulièrement réservée à l'élevage du bétail. s des bâtiment son côté, la Société du « Canadian Pacific » exploite, , l’entreprise. Ofilorres et en d’autres localités, des champs d'expist à une altitui@iences destinés à démontrer la valeur agricole de la | Âmes. ion. Lacs, étangs, mares, vasques, aux eaux puis notre dépaiiiches ou séléniteuses, bouquets d'arbres, terres pas- \ tout le mondiales se succèdent jusqu’à Maple Creek; il s'y trouve le soleil recouvrét grands enclos pour le groupement des animaux dess son uniformitéhés aux difiérents marchés. À Dunmore, la « Cana- * le silence proMian Agricultural C° » possède une ferme où elle réussit bles, ne manqué (ombiner la pratique de cultures variées avec une lent comme delouuction chevaline et bovine. De cette dernière locat d’innombrableMité part un chemin de fer dont la voie est construite à figés dans une Bible écartement, sans doute dans le dessein d’empêanifestations déMtier que cette ligne soit utilisée pour le ‘rafic internandélébiles d'undftonal; prolongée par delà Coutts, sur la frontière poliar les sabots desliique, jusqu'à Great Falls, Montana, elle a pour rôle ci creusaient 1écial de distribuer dans les États américains du voiue dans laquelle Mnage, comme dans les Territoires et le Manitoba, Le sifflet rauqueiis quantités considérables de combustible qui reprédans l’immensetntent l’extraction des houillères de Lethbridge. approchons dei La station suivante du « Canadian Pacific Railway » désignés commelitst Medecine-Hat, où nous traversons le bras sud du

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Saskatchewan sur un pont en acier. Population, 1,000 âmes environ; gare de section, atelier du chemin de fer; il existe plusieurs mines de charbon à proximité du village; en fait, les riches terrains houil. lers ne manquent pas dans l’Assiniboine et surtout dans l’Alberta, où les affleurements de veines puissantes sont nombreux. Enfin, le chemin de fer atteint la troisième et dernière marche du grand escalier qui sépare la vallée de la rivière Rouge. des monts Rocheux; à Stair, nouvelle ferme de la « Canadian Agricultural C »; à Langevin, un moteur au ga naturel actionne la pompe d'alimentation des réservoirs locaux de la ligne transcontinentale. Crowfoot, sur la limite entre les deux territoires, emprnnte son nom à un chef célèbre des « Pieds noirs »; ce vieillard, mort il y a trois ou quatre ans, était bien le plus beau type d’Indien que nous ayons rencontré. Sa tribu occupe une « réserve » dont nous longeons & l’extrémité septentrionale jusque par delà Namaka ; au nord de cette localité s’étend l’une des meilleures fermes de la « Canadian Agricultural C° », possédant | un grand troupeau de bétail Hereford, de belles juments poulinières et d’autres animaux de choix. Au couchant de Gleichen, gare de section à une altitude de 884 mètres, nous apercevons les premiers massifs des Rocheuses, dont les pics neigeux découpent la ligne azurée de l’horizon

Calgary. — Sous le rapport administratif, Calgary est une cité, quoique sa population n’excédât point 3,876 habitants à l'époque du dernier recensement. Elle occupe, à une altitude de 1,270 mètres, une silu#

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on pittoresque parmi des ondulations où serpente la

racieuse rivière de l'Arc. Grâce à sa position au cœur ilune zone de grand élevage et à la proximité des

districts miniers de la montagne, le marché de Calgary est ie plus important de toute la région comprise entre Winnipeg et Vancouver. Lors de la première visita que nous y fimes en 1886, le juge de la circonscripton, l'honorable M° Rouleau, se faisait construire dans h prairie vierge, à près de 1 kilomètre de la ville, une maison en pierre de taille; il nous assura que, loin de rster isolée, sa nouvelle habitation serait bientôt le

Beootre d’un beau quartier urbain. Cette prédiction s’est

exactement réalisée, ainsi que nous eûmes l’occasion

de le constater dès l’année 1891, en repassant par la

bcclité.

Des scieries importantes ont été installées, à Calgary, pour débiter les troncs amenés par flottage sur la rivière de l’Arc. Des voies ferrées perpendiculaires au (Canadian Pacific Railway » facilitent les communicaions avec le fort Mc Leod, au sud, et avec Edmunüton, vers le nord.

Dans les environs immédiats de la ville, il existe peu le colons. Aussi bien est-ce seulement dans les vallées bien arrosées qu'ils verraient prospérer leurs établis-

Rsements; nous sommes dans un district sujet à des

sécheresses prolongées, mais essentiellement favoble aux « ranches » ; ceux-ci ne disparaitront devant lenvahissement des cultures que par le fait d’irrigaons empruntant les eaux jaillissant des Rocheuses. II &rait facile dé s'étendre longuement sur les incidents

émouvants des heureuses journées que nous avons

passées dans les domaines des grands éleveurs de | Steppe canadienne. Librement nous y circulions pa grandes chevauchées, en respirant à pleins poumons l'air exhilarant de ces plateaux élevés. Nous assistions aux manœuvres savantes et aux opérations multiples caractérisant le « rounding up » ou rassemblemen périodique des troupeaux; nous chassions le loup der rière une meute endiablée, nous visitions les campe ments des sauvages, témoins intéressés de scènes répondant aussi bien à leurs instincts. Mais now avons résumé ailleurs (!) tous ceux de nos souvenir offrant quelque valeur pour l’étude matérielle de k question des « ranches ». Bornons-nous maintenant à extraire de nos notes l’exposé de faits concernant par ticulièrement l’immigration.

Sur la route de Mc Leod, nous trouvons quelques fermiers à Midnapore, près de la « Fish Creek ». Lu d’eux a l’obligeance de nous remettre un état des tem pératures qu’il a relevées depuis son arrivée dans | localité; cet état correspond assez exactement aux données de source officielle figurant en annexe (. Nous franchissons successivement d’autres criques et rivières, dont les bords sont parfois occupés : la « Pine Creek », la « Sheep River », la « Tongueflag Creek », la rivière « Highwood », la crique aux Moustiques et la « Old Man River », sur laquelle se trouve le Fort Mc Leod et le village de ce nom. Beaucoup plus loi, dans la direction du sud-ouest, nous traversons des

(t) Elevage, page 140.

(?) Annexes, page 433.

réserves » pour bandes d’Indiens « peigan » et blood »; enfin, nous atteignons le territoire concédé |y a sept ou huit ans à une colonie de Mormons venus k l'Utah après avoir promis de respecter la loi canaienne qui, naturellement, proscrit la polygamie. Cette wlonie, Cardston, compte aujourd’hui 600 membres, vi une centaine de familles, plus des célibataires ; acun de ses membres possède de 16 à 28 hectares nviron, Sur un domaine collectif de 2,023 1/2 hectares, jh sait que les Mormons sont parvenus à fertiliser aux fats-Unis, surtout au moyen d'irrigations, une terre récédemment vouée à une aridité complète. Dans le us actuel, ils usent des mêmes procédés afin de faire tuctifier leurs cultures de froment, de légumes et de hurrages. Le blé a donné, dans ces conditions, un ndement moyen de 17.% hectolitres par hectare; le bin, 1,122 à 4,487 kilogrammes par hectare. Les gens ie Cardstou groupent leurs habitations de manière à brmer un village; ils préfèrent vivre ainsi que dans ks maisons éparpillées sur la grande étendue occupée ur les différentes fermes. Ils ont du bétail de la plumrt des races : Holstein, courtes cornes, Jersey et levon. Les bœufs de cette dernière variété rapprten', sur pied, de 45 à 57 centimes le kilogramme ; kw carcasse dépouillée pèse environ 363 1/4 kiloammes. Les porcs de 73 à 80 kilogrammes valent lfr. 2 ce. le kilogramme; les œufs, 1 fr. 55 c, la douane; le beurre, 2 fr. 83 c. le kilogramme. Il existe ans la colonie un total de 400 vaches laitières; la pro: lction de fromage atteignit 23,962 kilogrammes in 1892 et, l’année suivante, 17,252 Kilogrammes,

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y circulions pa : pleins poumon s. Nous assistions rations multiples 1 rassemblemen sions le loup der tions les campe essés de scènes ncts. Mais nous de nos souvenirs matérielle de 4 ous maintenant À , Concernant par

ouvons quelques h Creek ». Lu un état des tem arrivée dans là exactement aux en annexe ().

utres criques el upés : la « Pinei vueflag Creek », Moustiques et la ouve le Fort Me coup plus loin, traversons des

vendus en gros à raison de 1 fr, 14 c. le kilogramme Les Mormons ont aussi 6,000 moutons, mérinos d4 France ou d’Espagne, croisés de Cotswold ou dl Shropshire. Ils ne sont confinés dans les bergeries que durant les nuits froides et aux époques où la neigl recouvre le sol; on les nourrit alors de foin. Leur poi est en moyenne de 23 kKilogrammes ; leur viande vau ordinairement 1 fr. 14 c., mais aujourd’hui 79 0 91 centimes le kilogramme; les toisons pèsent envirol 2,7 kilogrammes.

Vers le nord de Calgary, la prairie ne varie d’aspe qu'à partir de Olds, colonie d’émigrants du Nebraska nous pénétrons alors dans une région contenant de bouquets de peupliers, entrecoupée par des ruisseau limpides, baignant des prairies aux foins luxuriants cette région, devenue plus accidentée par delà Rel Deer, s'étend jusqu’à Edmundton:; elle rappelle beaucouj dans son ensemble le beau pays de Prince-Albert. On] pratique sagement des cultures mixtes en même temp que l’élève du bétail; quant à la vente de la production le désavantage résultant du grand éloignement d& marchés de l’Est et de l’Europe se trouve compens! dans une certaine mesure nar la consommation locak — qu’accroit l’arrivée constante de nouveaux colo — ainsi que par l’accessibilité des villes canadiennes il américaines du littoral Pacifique.

Red-Deer, joli village sur une rivière de même noi possède des églises et des écoles; nous y avons vis une exposition annuelle d'agriculture où étaient mail festes les résultats remarquables obtenus depuis lo verture toute récente du « Calgary & Edmundton Ra

c. le kilogramme

tons, mérinos (|

Cotswold ou & s les bergeries qu ques où la neigé de foin. Leur poitk ; leur viande var ujourd’hui 79 0 ons pèseut enviroi

ay ». Le bétail courtes cornes ne laissait rien à isirer ; il y avait aussi des Polled-Angus et des Heremd moins satisfaisants comme types de leur race spective; mais tous les animaux bien en chair, au oil luisant, accusaient une grande vigueur et un parfait ht de saïté. Les échantillons de blé et d’orge étaient xellents; quant aux avoines, nous n’en avons pas ncontré de meilleures au: Canada; elles pesaient 3% kilogrammes par hectolitre. Il y avait encore de e ne varie d'aspect Faux légumes et notamment plusieurs variétés de ants du NebraskiBrets, de raves et betteraves, de pommes de terre, sion contenant derottes, citrouilles, oignons, choux, radis, des par des ruissean@rhages indigènes et étrangers, etc. foins luxuriantsS Parmi les fermiers rencontrés dans le district, citons tée par delà Re@ibord M° A. Trimble (34, 37, 27), venu de l'Onta- > rappelle beaucoufé deux ans auparavant avec ses deux fils et établi sur Prince-Albert. On\i 1/4 hectares, soit trois « homesteads » réunis. es en même tempnme il disposait d’un certain capital, M' Trimble fut e de la productionmême d'acquérir immédiatement des animaux et de éloignement débccuper de laiterie sur une assez grande échelle. Son trouve compensiupeau comprend 120 têtes, dont 47 vaches laitières. nsommation loc@Buque vache donne durant sept mois de l’année une » nouveaux ColoMoyenne de 2.7 kilogrammes de beurre par semaine. les canadiennes0@® beurre, de qualité supérieure, est l’objet d’une mande locale excédant sa production ; il se vend à s prix variant de 2 fr. 28 c. en été à 3 fr. 40 c. le kiloimme en hiver. Le porc rapporte facilement 1 fr. 6. le Kilogramme ; le mouton, 1 fr. 2 c, à 1 fr. 140. kilogramme. M J. Gaetz (22, 928, 27) possède près de 1 1/2 hectares, dont 16 à 17 hectares sont cultivés,

bre de même noi ous y avons VIsi e où étaient mail tenus depuis lol Edmundton Ri

20 têtes de bétail, 12 chevaux, plus quelques mouto et porcs. Le rendement de sa dernière récolte d’avoi atteint 44. à 53.% hectolitres l’hectare. Les vaches s le point de vêler valent de 180 à 206 francs la tête, No avons trouvé un autre fermier, M Smith, laboura une belle terre noire, très riche; arrivé de la Nouvel Écosse, presque sans capital, il a obtenu gratuiteme 129 1/2 hectares, ou deux « homesteads » réunis; ( plus, M' Smith possède 25 têtes de bétail; le beur qu’il fabrique rapporte 2 fr. 75 c. par kilogramme, frère occupe tout à côté une ferme de même con nance ; tous deux paraissent être heureux ei pleit d'espoir quant à l'issue de leur entreprise.

M' Beaity a émigré des États-Unis et s’est établi sat avoir de connaissances pratiques en Agriculture; semble, néanmoins, être en bonne voie de succà Nous avons vu sur son exploitation 60 tètes de bét qui sont nourries à la paille d'avoine durant la sais froide. Beaucoup d’autres colons dans le distri viennent, comme le précédent, de la république sine. À ce propos, nous avons eu communication d'ul statistique de source privée d’où il résulte qu'en 1 les immigrants américains au Canada étaient plus n0! breux que ceux d’origine anglaise.

Des Islandais, remarquables par leur activité et le frugalité, sont également établis dans la vallée de la Re Deer. Avant de quitter cette localité, nous notons ( les sociétés du « Canadian Pacific Railway » et du ( gary & Edmundton Railway », comme aussi la «Sask chewan Land & Homestead C°», ont beaucoup de te à vendre dans le voisinage même de la voie fer

MANITOBA ET TERRITOIRES, ait

«djudication publique de quelques-unes de ces terres fait annoncée, au moment même de notre séjour dans , district, avec mise à prix de 44 fr. 53 c. l’hectare. Je son côté, le gouvernement est en état de concéder le nombreux « homesteads » dans un rayon de 6 à 1 kilomètres de la station. Le bois et le charbon sont bondants; ce dernier est livré dans le village moyenant 41 fr. 34 c. les mille kilogrammes.

Quelques jeunes Belges de bonne famille se sont wcupés d'élevage à Wetaskiwin. L'entreprise ne paraît int avoir été assez importante pour permettre aux htéressés de vivre en « gentlemen farmers »; d’un utre cÔté, ils n'étaient peut-être pas tous désireux de emander l’existence à un travail manuel, Quoi qu’il en wit, les uns ont abandonné l’exploitation commencée, hndis que les autres ont voulu la Continuer. Nous n’enlndons pas analyser les causes de ces déterminations aopposées, que nous croyons étrangères à notre étude sur la valeur agricole et pastorale du pays.

Edmundion.— Ge bourg, que 322 kilomètres séparent le Calgary, est situé à une altitude de 661 mètres au-dessus du niveau cle la mer sur chacune des rives du Saskatchewan. Dans le quartier nord sont les magasins de la Société de la Mer de Hudson et les bâtiments publics ; le quartier sud, datant de trois ans, est le point lrmina] du chemin de fer. Aucun pont n'ayant encore ité construit à cet endroit, les transports entre les deux Eimundton s'effectuent au moyen d’un « cable ferry », semblable à celui que nous avons décrit dans nos notes relatives au district de Prince-Albert, Comme dans le cas de Winnipeg et d’autres localités de l'Ouest, les terres

quelques mouto re récolte d'avoir re. Les vaches s francs Ja tête. No " Smith, Jlaboura rivé de la Nouvel] btenu gratuiteme teads » réunis; ( e bétail: le beun ir kilogramme, $ e de même cont heureux ei pleil eprise.

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des spéculateurs dont les prétentions ont écarté jusqu'ié les colons. Néanmoins, beaucoup d’'emplaceinent excellents pour la création de fermes demeurent disp

nibles à une distance raisonnabie de la station moye

nant des prix variant de 64 à 127 francs l’hectare, D plus, des « homesteads » sont à concéder sur le domain de la Couronne, dans un rayon de 13 à 32 kilomètre de Ja voie ferrée. Il suffira d’ailleurs de prolonger celle.

pour ouvrir à l'immigration une vaste région plu septentrionale, mais également fertile; c’est la conti nuation de la zone privilégiée, dans laquelle nou sommes entré à partir de Olds et de Red-Deer. L climat s’y distingue de celui de l'Alberta méridional pa une précipitation plus grande sous forme de pluie 0 de neige et par l’absence relative de vents violents cette partie du territoire est donc préférable sous lé rapport de la production des céréales,

En commençant sur la rive sud la série de no excursions parmi les fermes, nous avons rencontré i 2 1/2 kilomètres de la gare ur premier colon, M' Rober Mc Kermon, établi depuis quinze ans, après avûl accompli en chariot à bœufs le trajet de 4,600 ki’ mètres qui nous séparent de Winnipeg. Durant :01 séjour dans le district d'Edmundton, il n’a vu que deux hivers sans neige. Celle-ci recouvre ordinairemen le sol sur une profondeur moyenne de 0"229; elle com mence à tomber vers le 1” décembre, pour disparaitre entièrement avant le milieu d'avril. La gelée se fa sentir dès le 1” novembre. Les chevaux et le bétall

ation sont resté é accaparées pe

ivernent en plein air, mais quand la saison est rigouuse, on les nourrit de foin, En 1892, le rendement les avcines noires fut de 86.* hectolitres par hectare ; les ont été vendues au printemps moyennant 5 fr. {6 c. l'huctolitre, tandis qu'immédiatement après la moisson, le prix n’en excédait pas 3 fr. 44.c. l’hectoire, leur poids etant de 56.” kilogrammes par hectoire. L'orge a donné 43.!! hectolitres par hectare. Les lens de gerbes reviennent à G fr, 17 c. par hectare de récolte. Chez M' Mc Kermon, nous avons vu tracer en krre nouvelle “es sillons de 11 centimètres avec une ‘harrue attelée de trois chevaux; on se contente de ce seul labour, suivi d’un travail au rouleau garni d’angles anchants pour couper les mottes gazonnées. Nous ons trouvé les récoltes fort belles, sans en excepter des avoines et des orges succédant aux mêmes cultures pursuivies sans interruption pendant quatre et huit années respectivement. La phléole de première et de deuxième saison avait 1"37 de hauteur.

La consommation de lait à Edmundton est déjà consitérable. Le kilogramme de beurre s’y vend à raison de 2 fr. 52 c. en été et de 3 fr. 42 c. en hiver. La croissance des choux-navets, rutabagas, betteraves t de 1,600 kK'Æhurragères est partout luxuriante. La maladie des eg. Durant :01jommes de terre reste inconnue. Les fruits sauvages, n’a vu que deu tels que framboises, sont abondants ; on les utilise pour

ordinairemen@S tire des confitures. M’ Mackenzie, auquel nous devons "229; elle conne partie des renseignements qui précèdent, nous pour disparait exprime une pleine confiance en l'avenir de la région; La gelée se fili nous montra des avoines de belle venue; son habitaaux et le bétail tion et ses bâtiments de ferme ne laissent rien à désirer quant au confort.

écarté jusqu'id d'emplace:nent lemeurent disp a station moyear cs l’hectare, 2r sur le domain à 32 kilomètre prolonger celle aste région plu *; c'est la conti S laquelle nou e Red-Deer, [4 a méridional pa ‘me de pluie 0 vents violents éférable sous lé

la série de no ons rencontré i colon, M' Robert ns, après avol

M' David Holmes, propriétaire de 129 1/2 hectare environ, accuse en ce qui concerne les avoines ul rendement moyen de 71.% hectolitres par hectare! Quoique très élevé, ce chiffre ne nous a point part exagéré, au moins pour l’année de notre visite, ei égard à l’état des chaumes et même des petites meules celles-ci n'étaient point encore toutes rentrées, 14 moisson ayant été tardive. La récolte précédente déduction faite des quantités ayant servi durant l’hivellé à uourrir le nombreux bétail de M' Holmes, a été ven due au taux de 7 fr. 8 c. l’hectolitre. L'exploitant d’uné autre ferme de même contenance, mais dont uné

trentaine d’hectares seulement sont cultivés, tandis quel.

le restant est en pacages, a vendu l’an dernier pour 3,600 francs de bétail; l'intéressé, dépourvu del capital en s’établissant onze ans auparavant, évalue] aujourd'hui ses possessions à plus de 50,000 francs. Dans ie district de « Clover-Bar », à quelques kilo

mètres en aval d'Edmundton, toujours sur la riveÿ sud, nous avons inspecté la ferme (14, 53, 20) où M: Carscaden, originaire de l'Ontario, est établi depuis onze ans. il n’avait alors que peu ou point d'argent, mais sa propriété est évaluée aujourd'hui à 51,500 fr à Comme animaux, nous avons vu chez lui 4 chevaux, i9 têtes de bétail, 18 à 20 porcs et une grande quantité de volaille. Tl donne les indications suivantes quant aux rendements moyens de ses champs de céréales, savoir : froment, 26.%* à 31.% hectolitres par hectare; avoine, 53.® à 62% hectolitres par hectare; orge, 35.% hectolitres. En 1892, la moisson d’avoine at eignit, & paraît-il, jusqu’à 80.% hectolitres par hectare, Les prix

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xquels la dernière récolte avait été vendue s’éleaient à 9 fr. 20 c. l’hectolitre pour le froment et à 3fr. 54 c. pour l’avoine. À 27 kilomètres au nord-est

WEdmundton-sud, nous arrivons à la « Beaver Hill

farm », créée en 1883: son propriétaire, M Walker, venu d'Europe avec 250 francs en poche et domicilié

A d'abord dans l'Ontario, ne s’est décidé à quitter cette

yrovince qu'avec l'espoir bien fondé de mieux assurer lk sort de sa nombreuse famille en s’établissant dans l'Alberta, Il obtint à titre personnel et au nom de chaun Ge ses deux fils un total d'environ 1941/4 hectares, représentant treis « homesteads ». L'état des chaumes

Ltteste que les récoltes ont été bonnes : rendement du

blé, 6.% hectolitres; de l’avoine, 35.%* hectolitres par hectare. La phléole des prés est bien venue : nous

L'oyons, broutant avidement le :egain, des bœufs de L trois ans, valant 232 francs la tête, Il y a sur la ferme

10 têtes de bétail croisé courtes cornes, 18 chevaux, 30 porcs. Un bon ouvrier agricole recoit un salaire

annuel de 1,236 francs plus la pension. Beaucoup de

bonnes terres sont à concéder du côté des « Beaver Hills » et du lac de ce nom. Tout à côté se trouve le fori Saskatchewan, poste important de la Société de la Mer de Hudson, où nous traversons je fleuve afin den remonter le cours sur la rive opposée jusqu'à

: Edmundton-nord.On nous montre des affleurements de

houille par veines de 60 centimétres à 6 mètres. De »mbreux orpailleurs sont occupés parmi les bancs de sable et de gravier; quand les eaux sont basses, le gain journalier de ces gens varie de 10 à 25 francs. Il est probable que l’exploitation des alluvions du fleuve par

des moyens moins primitifs serait très fructueuse, Nous avons vu peu de colons durant le trajet de retour. [.e pays ne cesse pas d’appartenir à la catégorie des «park lands », expression dont nous :vons! précisé la portée en déciivant les environs de: Prince- Albert. À Edmundton-nord, nous rencontrons beaucoup d'agriculteurs réunis à l'occasion d'une exposition] régionale. Tous vantent les ressources de leur district, | Citons, parmi les plus enthe 1stes, M Hugh Mackay, f de Caithness, Écosse, établi depuis douze ans; il n’avait, | en arrivant, que 350 francs, ce qui ne l’empêche nas

d'être confortablement installé aujourd’hui sur une

bonne ferme.

Au nord-ouest d’'Edmundton, à une douzaine de kilomètres de distance, se trouve la jolie bourgade de Saïnt-Albert, sur la rivière des Esturgeons. Une hauteur dominant le village est occupée par le palais de l'évêché catholique et un cov:nt des sœurs de charité, avec chapelle centrale. Lo :: ‘lation est composée surtout de Franco-Canadiens * de métis. Ici à encore, nous avons visité un grand nombre de fermes, bien pourvues d'animaux. L'une, comprenant plus de 324 hectares, appartient à M° Gagnon, qui nous dit avoir débuté, il y a dix-huit ans, comme simple ouvrier agricole. Ses possessions actuelles sont évaluées à 77,250 francs. M° Gagnon a vend récerament une terre de 25 hectares, moyennant 95 fr. 44 ce. l’hectare. Il a 30 têtes de bétail, 18 moutons, 49 porcs. Rendements obtenus en dernier lieu : blé, 21.5 hectolitres: avoine, 40.# hectolitres; orge, 35.% hectolitres par hectare, Dans la cour, une locomobilie était en acti-

rès fructueuse.

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nir à la catégo.

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trons beaucoup # une exposition!

de leur district.

* Hugh Mackay, | ans ; il n’avait, |

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de métis. Icik

ibre de fermes, renant plus de , qui nous dit omme simple elles sont évaid récerament 5 fr. 44 c. l’hecons, 40 porcs.

blé, 21.5 hecto- 5.% hectolitres lie était en acti-

Mhapitre :

Bité pour battre les moissons. Un voisin, M' Maloney,

rrivé de l'Ontario en 1880, a presque 245 hectares, jont 40 1/2 sont cultivés; 20 chevaux, 80 têtes de bétail Polled-Angus et 50 porcs. Derniers rendements es céréales : blé, 26.%* hectolitres; avoine, 67.%; orge, 4,9 hectolitres.

Par le « Calgary & Edmundton Railway » nous rejoimons la ligne transcontinentale, afin de continuer notre voyage vers l'océan Pacifique. Au moment de fanchir l’imposante barrière naturelle qui sépare les erritoires de la Colombie britannique, il nous reste à xprimer le vœu d’avoir fait à nos notes des emprunts suffisants pour appuyer les considérations générales là formulées, tout en facilitant aux immigrants une première étude de la question posée au début de ce € Où s'établir dans l’iramensité de l'Ouest anadien®? »

Terres disponibles pour la colonisation.

Terres de la Couronne et lerres concédées.

L'État canadien possède de grandes étendues de terres disbnibles pour la colonisation agricole ou miniére. Elles sont Bounues sous la désignation de « Crown Lands » ou « Terres AR: la Couronne ».

Dans le Manitoba, les territoires, ainsi que dans une zone 26.572? kilomètres traversant la Ce'ombie britannique sur k parcours du « Canadian Pacific Railway » (1), ces terres Mt administrées par le gouvernement fédéral d'Ottawa. Dans le restant du Carada, la gestion des domaines natiomaux appartient au gouvernement de la province où ils se trouvent.

Terres fédérales.

Au Manitoba et dans les territoires, les arpenteurs ont sublivisé le pays en carrés dits « townships » ou cantons, ayant Rimilles (9.656 kil.) de côté. Ces carrés contiennent chacun 5 sections de 1 mille (1.609 kil.) de côté, soit d’une superficie le 640 acres ou 258 hectares 98 ares et 94 centiares. Les sec-

1) Cette zone occupe 20 milles (32,186kil. ) sur chacun des côtés de la Wie ét sur le parcours entier du chemin de fer dans la Colombie britanque, Elle est connue sous la désignation de « Railway belt of British Columbia » où « Ceinture du chemin de fer dans la Colombie britantique ».

tions sont, à leur tour, partagées en quatre parties égales où quarts de section occupant chacun 160 acres ou 64 hectares | 74 ares et 74 centiares.

Le plan suivant indique un « township », ses sections et quarts de section, ainsi que le mode uniforme de numéroter celles-ci, le n° 1 occupant toujours le coin SE.

Plan de township

(6 milles carrés ou 9 k. 656 carrés)

Section

de la C'B. de H.

de la C'°B, de H.

Avis. — Les divisions indiquées par de grosses lignes au plan soi celles qui, sur le terrain, sont indiquées par des bornes.

Aux termes des « Dominion Land Regulations », toute sections portant un numéro pair, à l'exception des section n® 8 et 26, des sections déjà occupées, des sections réservée pour la production du bois destiné à l'usage des colons et de

parties égales ou 5 ou 64 hectares

>», ses sections et me de numéroter & E.

Section

es écoles.

es lignes au plan son

ornes.

egulations », touiéi eption des sectiom

we des colons et des

4 sections réservée

sections autrement employées ou réservées, demeurent disponibles pour la création de « homesteads » (1).

1. Tout chef de famille ou tout individu du sexe fort âgé d'au moins dix-huit ans peut requérir, auprés de l'asont local des terres fédérales, l'enregistrement d’un «homestead » contenant un quart de section (160 acres ou 24 hectares 74 ares et T4centiares) de terres agricoles cadastrées. L'enregistrement & fait moyennant le payement simultané d’un droit de 10 dollys ou piastres (51'fr. 50 c.).

Comme sanction à l'enregistrement, l'intéressé devra, dans les six mois à compter de 1: date de l'enregistrement, résider de fait sur le « homestead » qu’il aura choisi, tout en se livrant avec une diligence ordinaire à la mise en culture d’une partie de cette ferme de colonisation. Ceperdant, si l'enregistrement à lie. après le 31 août, l'occupation n’est de rigueur qu’au {* juin suivant. Suit une période de trois ans à dater de l'entrée en jouissance, au cours de laquelle :’intéressé se doit à h ferme, qu’il est tenu d'occuper et de cultiver durant six

Muois au moins par an. Mais si l'intéressé tient à recevoir ses

litres de propriété avant l'expiration de la période de trois anées prescrite par la loi; il lui est loisible d'acheter la frme au prix du tarif officiel en vigueur à la date de l’enreistrement du « homestead », et ce moyennant d'établir qu'il 1demeuré sur le bien durant au moins douze mois à dater de entrée en jovissance et qu’il a mis en culture une étendue

Binimum de 30 acres (12 hectares 14 ares 1 centiare).

2. Indépendamment de l'enregistrement de la ferme de polonisation, l'intéressé peut, sur l'approbation du ministre de intérieur, acquérir un quart de section disponible et touchant son « homestead », moyennant le tarif du gouvernement, bit aujourd’hui 3 dollars par acre (38 fr. 17 c. l’hectare) ayables comme suit : un quart au comptant et le solde en ois annuités avec intérêts au taux légal de 6 p. c.

(| Par homestead, il faut entendre, dans le cas actuel, une terre de hectares 74 ares et 74 centiares, soit l'emplacement d’une « ferme de onisation ».

ET ENTER PE eetenmerene gr es

3. Le gouvernement n'avance pas d'argent aux colons mais, dans le but de favoriser les entreprises de colonisation faites de bonne foi, il autorise les intéressés à grever d'une hypothéque le « homestead » qu'ils viennent d'enregistrer. Cette hypothéque ne peut pas être souscrite pour une somme excédant 600 piastres (3,190 francs) avec intérêts au taux maximum de 8 p. c. l’an. Il est d'ailleurs indispensable que le principe de l’avance, à faire par un particulier ou une société s'occupant sérieusement de la colonisation du pays, ait été approuvé par le ministre de l’intérieur, auquel doivent être soumis ensuite les comptes, certifiés par l'inspecteur local et par le débiteur lui-même, établissant :omment l'argent a été employé au mieux üe ses intérêts. Si l’hypothèque devait pré: céder l'avance, la premiére ne serait opérante que jusqu concurrence de la somme que l’on aurait réellement dépensé pour le bien du colon : le fait serait à prouver à la satisfac: tion du gouvernement.

L'avance peut s'appliquer au payement des frais de voyage du colon, du droit pour l'enregistrement de son « homestead», à la dépense concernant son entretien et celui de sa famille, à la construction et à l’assurance de bâtiments sur sa ferme colonisation, aux premiers Jabours, à l'acquisition de che vaux, bétail, meubles, matériel agricole, grain pour ens mencer, etc.

Pour la plus grande protection du colon, il est prévu quel première échéance du chef d'intérêts sur l'emprunt ne peil pas être antérieure au 1* novembre, ni se présenter ava l'expiration de deux ans aprés l'établissement du colon si le « homestead ». Quant au remboursement du capital, il n'& exigible qu’aprés quatre années au moins d'occupation.

4. Les sections portant des numéros impairs sont actuell ment réservées dans le but d’être concédées à titre de subve tion en nature pour favoriser la construction de chemins fer de colonisation dans le Manitoba et les Territoires. Cell règle est sujette aux exceptions que sanctionnerait le minisi de l’intérieur.

rgent aux Colons; ses de colonisation sés à grever d'une nent d'enregistrer.

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| 5. Les payements se rapportant aux terres domaniales wuvent être opérés en espèces ou au moyen de bons émis à œtte fin par le département de l'intérieur.

6. L'occupant d'une ferme de colonisation qui serait lépourvue de bois peut, moyennant de payer une taxe de bureau s'élevant à 0.25 dollar (1 fr. 29 c.), obtenir de l'agent brestier de la Couronne un permis l’autorisant à couper sans autre redevance les quantités suivantes de bois : 30 cordes 108.720 stères) de bois sec (1 corde — 3.624 stères), 1,800 pieds linéaires (553.62 mètres) de bois de construction, 2,000 barres de clôture en peuplier et 400 perches de toiture.

Tout colon peut obtenir, moyennant de payer la même lhxe de bureau, le droit de coupe du bois brûlé ou tombé d’un diamètre n’excédant pas 7 pouces (178 millimètres) et destiné ison usage personnel comme combustible ou comme bois de lôture.

L'occupant d’une ferme de colonisation où le bois ferait défaut peut, si la Couronne possède dans le voisinage des krres boisées, en acquérir un lot n'excédant nas 20 acres ou hectares 9 ares 34 centiares, au prix üe 5 dollars par acre ou 62 fr. 39 c. l’hectare, payement au comptant.

7. Des licences ou droits de coupe sur les terres domahiales, cadastrées ou non, sont accordées, après adjudication, au plus häut soumissionnaire.

8. Le prix par hectare des terres contenant de la houille st comme suit : terres à lignite ou charbon bitumineux, j fr. 50 c.; terres à anthracite, 103 francs. Ces terres peuvent tre vendues de gré à gré ou aux enchères publiques.

Si deux ou plusieurs personnes se présentent pour l’acquisiion d'une n'ême terre, la vente peut s'opérer par adjudication streinte à ces personnes, ou par adjudication générale, ou ème aux enchères publiques, moyennant une mise à prix onforme au tarif applicable dans le cas des terres contenant e la houille.

2 9. Les terres du Manitoba, des Territoires et de la « ceinre » du chemin de fer en Colombie britannique, peuvent être

WA

données à bail comme pacages, chacun des baux étant limité comme durée à 21 ans et comme étendue à 40,470 hectares,

Le locataire assume l'obligation de placer sur le aomaine loué, durant chacune des trois premières années de location, un tiers au moins du nombre total de têtes de bétail qu'il est tenu d'entretenir sur ce domaine, soit une tête de bétail par 8 hectares 9 ares et 40 centiares. Cette proportion doit alors être maintenue durant toute la durée du bail. Après avoir lâché le nombre voulu de têtes de bétail, il est loisible au locataire d'acquérir, sur le domaine donné à bail, une terre pour l'établissement d'une habitation et d’une ferme ou « corral » (enceinte). Sauf stipulation contraire du bail v relatif, toute partie d'un domaine en pâturages dont la l9cation aurait été autorisée postérieurement au 12 janvier 1886, peut être convertie en « homestead » ou acquise du gouvernement moyennant le prix établi pour la classe des terres similaires ; en ce cas, le bail devient nul et non avenu quant aux terres ainsi enregistrées comme fermes de colonisation ou vendues.

10. Chacun peut explorer les terres de la Couronne inoccupées qui n'auraient point été l’objet d'une réserve particulière formulée par le gouvernement. Il est loisible au public d'y pratiquer des recherches, même souterraines, en vue de solliciter ensuite ia con:ession des dépôts minéralogiques ou miniers qui auraient té découverts. Mais aucune concession ne doit précéder la découverte de la veine, poche ou gisement du minéral ou du métal dans les limites du lot à concéder.

Aprés la découverte, l'intéressé peut obtenir une concession minière moyennant : 1° d'indiquer sur place les limites du lot à demander, suivant les réglements sur la matière; 2° de faire, dans les soixante jours, à l'agent des terres fédérales dans le district, une déclaration en la forme prescrite aux rêglements miniers, et 3 de payer simultanément une taxe de 5 dollars (25 fr. 75 c.), en vertu de laquelle le requérant

y baux étant limité 40,470 hectares,

er sur le aomaine nnées de location, ; de bétail qu’il est tête de bétail par oportion doit alors

bail. Aprés avoir , il est loisible au jé à bail, une terre d’une ferme ou ntraire du bail v rages dont la l9cau 12 janvier 1886, cquise du gouvera classe des terres t non avenu quant es de colonisation

a Couronne inote réserve particuloisible au public terraines, en vue ts minéralogiques Mais aucune cone la veine, poche les limites du lot

nir une concession ace les limites du * la matière; 2° de ss terres fédérales rme prescrite aux anément une taxe uelle le requérant

put alors entrer en jouissance et exploiter sa concession uurant un an.

En tout temps avant l'expiration de cinq années à dater de l'enregistrement de la concession, l'intéressé acquiert des tres définitifs à la propriété de celle-ci moyeunant : 4° de déposer chez l'agent local la preuve documentaire ou autre

Au'une somme de 500 dollars (2,575 francs) a été dépensée

pour l'exploitation proprement dite de la concession, et 2° de remettre en payement de celle-ci audit agent une somme de dollars par acre (63 fr. 62 c. l'hectare) plus 50 dollars ou #7 fr. 50 c. pour couvrir les frais d’arpentage.

11. Dans la « ceinture » du chemin de fer en Colombie britannique, la juridiction sur la surface des terres appartient au gouvernement fédéral, tandis que le gouvernement de la province conserve le droit d’administrer le sous-sol au point de vue minéralogique et minier (!)}. Pour faire disparaître

Lles inconvénients de cette situation qui, au Canada, est anor-

male, les deux gouvernements conclurent l’arrangerent suivant (?) :

Le gouvernement fédéral ne disposera des terres minières à l'exception des terrains houillers) qu’en faisant en sorte de ls laisser soumises à la législation minière provinciale.

Toutes les terres contenant des minéraux (excepté les terrains houillers et les terres réservées aux Indiens) offertes en vente par le gouvernement fédéral pourront être acquises par le gouvernement provincial au taux de 5 dollars par acre (63 fr. 62 c. l’hectare).

Tous les minéraux et minerais, y compris l'or et l’argent, dans les terres réservées aux Indiens, sont placés sous l’admi-

Buistration du département des affaires indiennes.

L'arrangement peut être dénoncé en tout temps par l’une où l'autre des parties contractantes.

(Décision du comité judiciaire du Conseil privé en date du 3 avril 1889. () Arrangement ratifié par une ordonnance du gouverneur général en Conseil datée le 28 février 1890.

AMAEXES.

Domaine provincial d'Ontario.

Tout chef de famille, homme ou femme, ayant des enfants âgés de moins de 18 ans, peut obtenir gratuitement 200 acres (80 hectares 93 ares 42 centiares) de terres. Tout individu d sexe fort âgé de plus de 18 ans, célibataire, ou tout homme marié n'ayant puint d'enfants en dessous de 18 ans demeurant sous son toit, peut obtenir gratuitement 100 acres (40 hectares 46 ares 71 centiares) de terres.

Les terres en question, généralement en forêts, sont situées dans le nord et le nord-ouest de la province.

Le titulaire d'une telle concession a la faculté d’acquéri 100 acres (40 hectares 46 ares 71 centiares) de plus moyen@ nant 0.50 dollar l'acre(6 6 c. l’hectare) au comptant.

Les obligations du co.… sont les suivantes : défricher d emblaver 15 acres (6 hectares 47 ares 47 centiares) su chaque concession avant l'expiration de la premiére période de cinq années; durant chacune de celles-ci, le défrichemenf doit porter sur 2 acres (80 ares 93 centiares) au moins; con struire une maison convenable d’au moins 16 pieds sur 20 de plan (4"877 x 6"096); avoir feu et lumière, c'est-à-dire demeurer sur la terre, durant au moins six mois de chaque année.

Dans le district de Rainy River, à l’ouest du lac Supérieur, se composant de terres boisées, bien arrosées par de nom breux cours d’eau, des octrois gratuits de 160 acres (64 hec tares 74 ares 74 centiares) sont faits à tout chef de famille, homme ou femme, avec enfant âgé de moins de 18 an demeurant sous son toit.

Le célibataire ou l'homme marié qui n’a point charg d'enfant ne dépassant pas la limite d'âge déjà citée reçol 120 acres (48 hectares 56 ares 5 centiares). Le titulaire d'u concession semblable peut devenir acquéreur d’un lot suppl mentaire de 80 acres (32 hectares 3: ares 37 centiares moyennant de payer en quatre annuités une somme établie al taux de 1 dollar par acre (12 fr. 72 c. l’hectare).

Dans le district en question, les conditions à remplir par le colon sont identiques aux précédentes, hormis qu'un séjour de trois ans seulement est de rigueur.

Lomaine provincial de Québec.

s, Tout individu d re, ou tout homme e 18 ans demeurant acres (40 hectares

Environ 2,913,840 hectares de terres sont aujourd'hui arpen- j "0 tées et cadastrées pour la vente par le gouvernement de À: 11! Québec. là l Ces terres sont situées notamment dans la région du lac 11e Saint-Jean; dans les vallées des rivières Saguenay, Saint- Maurice et Ottawa (rive gauche); dans les cantons de l'est; sur le cours inférieur du Saint-Laurent, le lac Témiscamingue et la péninsule de l‘aspé.

Les terres sont acquises du gouverzement ans les conuitions suivantes, savoir : Prix, 0.20 à 0.60 dollar l’acre (2 fr. 54 c. à7 fr. 63 c. l’hectare); payement, un cinquième au jour de la vente ét le restant en quatre annuités, avec intérêts à raison de 6 p. c.

L'’acquéreur est tenu d'entrer en jouissance dans les six mois à compter du jour de la vente et d'occuper la terre dans les deux années. Il doit : 1° défricher et emblaver, dans les quatre ans, un dixième de la propriété, soit 10 acres (4 hectares 4 ares 67 centiares) par 100 acres (40 hectares 46 ares st du lac Supérieur 71 centiares); 2 const: uire une habitation d'au moins 16 pieds rosées par de n0!% sur 20 pieds (4"877 sur 6096). Les titres de propriété sont > 160 acres (64 he émis gratuitement.

ut chef de famille,

moins de 18 an

forêts, sont situées ce.

faculté d'acquéri es) de plus moyer ) au comptant. antes : défricher el 41 centiares) su a première période -ci, le défrichement es) au moins; con s 16 pieds sur 20 de imière, c'est-à-dire six mois de chaque

Domaine provincial de Nouvelle-Écosse.

En Nouvelle-Écosse, il existe une étendue d'environ 607,000 hectares de terres non concédées, dont la plupart sont stériles et tout à fait impropres à la culture.

Presque toutes les meilleures terres y sont ou vendues ou concédées. Le prix des terres de la Couronne est de 40 dollars par 400 acres (soit 5 fr. 9 c. l’hectare en lots de 40 hectares 46 ares 71 centiares).

i n'a point charg e déjà citée recçoil . Letitulaire d'un eur d’un lot suppl ares 37 centiares 1e somme établie al tare).

Les concessions de terres aux anciens colons dans cette province ne comportaient pas de limitations systématiques quant aux minéraux. Dans certains cas, l'or, l'argent et les pierres précieuses étaient seuls réservés; dans d’autres, il était prévu que l'or, l'argent, le fer, le-cuivre, le plomb, etc., constitue. raient une source de revenus pour la Couronne.

En exécution de ces dispositiozs, les droits miniers en vigueur sont comme suit :

Sur le produit brut en or obtenu par amalgame ou autrement dans l'établissement d’un exploitant possédant comme tel une patente, un droit minier de 2 p. c.;

Sur la houille, 0.10 à 0.125 dollar par tonne de 2,240 Ihs (0 fr. 506 à 0 fr. 633 par tonne métrique) de houille vendue ou extraite de l£ mine;

Sur le cuivre, 0.04 dollar par dollar (0 fr. 206 par do fr. 15 c.);

Sur le plomb, 0.02 dollar par dollar (0 fr. 103 par o fr. 15 c.),

Sur le fer, 0.05 dollar par tonne de 2,240 1bs (0 fr. 254 par tonne métrique) de minerai;

Sur l’étain et les pierres précieuses, 5 p. c. de leur valeur.

I, « Act de Settlement » ou loi de colonisation abandonne à l'occupant tous gypses, calcaires, terres réfractaires, barytes, manganéses, antimoines, etc., et tous minéraux réservés, s'ils n'ont été l’objet d’aucune provision au texte du premier acte de concession.

Domaine provincial du Nouveau-Brunswick.

Les évaluations locales portent à 2,832,900 hectares la superficie des terres disponibles dans le Nouveau-Brunswick. Elles peuvent être obtenues, pour la colonisation proprement dite, dans les conditions suivantes :

1. Concessions de 100 acres (40 hectares 46 ares 71 centiares) à des colons âgés de plus de 18 ans, à charge pour eux d'améliorer la terre, jusqu'à concurrence de 20 dollars

ons dans cette proystématiques quant gent et les pierres tres, il était prévu b, etc., constitue.

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TUNSWIÎCR.

2,900 hectares la uveau-Brunswick.

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s 46 ares 71 cen- |

à charge pour eux #2 de 20 dollars

(103 francs) dans les trois mois; de construire une maison de 16 x 24 pieds (4877 x 7»315) et de cultiver 2 acres (80 ares, 93 centiares) durant la première année; de demeurer continuellement sur la concession durant trois ans et d’y emblaver pendant ce temps un total de 10 acres (4 hectares 4 ares 67 centiares).

2. 100 acres (40 hectares 46 ares 71 centiares) sont données ätout colon de pius de 18 ans, à charge pour lui de payer 20 dollars (103 francs) au comptant, ou de fournir par son travail sur les routes publiques l'équivalent d'une somme de 10 dollars (51 fr. 50 c.) pendant trois années. Dans les deux ans, il doit aussi s'être construit une maison de 4877 x 7315 etavoir défriché 80 ares 93 centiares. Habitation continuelle durant trois ans et mise en culture d’au moins 4 hectares {ares 67 centiares dans le même délai.

3. Chacun peut faire requête en vue d’acquérir un maximum de 200 acres (80 hectares 93 ares 42 centiares) sans conditions. Les terres aliénées de cette manière sont jugées en vente publique avec une mise à prix de 1 dollar par acre (12 fr. 73 c.) l’hectare. Payement au comptant et frais d'arpentage à charge de l’acheteur.

Terres provinciales de Colombie britannique.

Tout individu, chef de famille, veuve ou célibataire âgé de 18 ans au moins, sujet britannique ou disposé à le devenir, peut prendre. possession de terres de la Couronne jusqu’à concurrence de 160 acres (64 hectares 74 ares 74 centiares) à l'ouest des Cascade Mountains et de 322 acres (129 hectares

119 ares 47 centiares) à l’est de celles-ci. En attendant l'obten-

tion des titres définitifs de propriété, que l’on acquiert moyennant d'y pratiquer des améliorations pour une valeur de 2.50 dollars par acre (31 fr. 92 c. l'hectare), il est nécessaire de demeurer d’une manière continue sur l'emplacement choisi, sauf les absences autorisées par la loi; elles sont de deux mois par an de plein droit, plus quatre mois sur requête

suffisamment motivée, présentée au commissaire en chef,

Des terres boisées ou à foin peuvent être louées du gouvernement. D’autres terres sont données à bail pour différents usages par le lieutenant-gouverneur sur l’avis du conseil des ministres. Le loyer des terres boisées s'élève à 0.10 dollar pa acre (1 fr. 27 c. l’heciare), plus 0.50 dollar par 1,000 pieds (8 fr. 43 c. les 1,000 mêtres) sur tous troncs d'arbres abattus,

Terres provinciales de lle du Prince Édouard.

Il existe dans cette province une superficie d'environ 45,000 acres (18,211 hectares 50 ares) de terres en forêts, de moyenne valeur, dont le prix moyen est de 1 dollar pa acre (12 fr. 73 c. l’hectare).

Le payement, dans le cas de colons, peut être effectué en dix ans, par annuités, avec intérêt au taux de 5 p. c.

Terres concédées.

Nous entendons par là celles des terres ouvertes à la colonisation qui ont été acquises par des sociétés de commerce, de chemin de fer ou d'émigration.

Domaine du « Canadian Pacific Railway ». — Il consiste des sections portant des numéros impairs, sur le parcours de la voie principale et de ses embranchements, ainsi que dans les districts des rivières Saskatchewan, Battle et Red Deer.

Dans le Manitoba, l’acre se vend en moyenne de 3 à 6 dol lars (38 fr. 19 c. à 76 fr. 38 c. l’hectare); dans l’Assiniboine, il vaut de 3 à 4 dollars (38 fr. 19 c. à 50 fr. 92 c. l’hectare) À l’est du troisième méridien et 3 dollars (38 fr. 19 c. l’hectare) à l’ouest de celui-ci, où sont comprises la plupart des belles terres du district de Calgary.

Dans les régions des rivières Saskatchewan, Battle et Rel Deer, l’acre vaut 3 dollars (38 fr. 19 c. l’hectare).

Le titre définitif de propriété n'est acquis qu’apré payement; mais celui-ci peut se faire dans les conditions

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