Diminution totale Fa
Le pays s'est mis énergiquement à l'œuvre pour remédier à cet état de chose, et pour arriver à ce but, il a entrepris le développement de l'industrie du fer en encourageant la manufacture du fer en gueuse, le gouvernement accordant une prime à cet effet. Et ce point capital a 6t6 si bien mis en pratique que, au lieu d'avoir seulement la proportion de 36
pour cent sur la consommation totale du fer en gueuse manufacturé au Canada, comme en 1884, cette proportion était de 63 pour cent de la consommation totale en 1898.
En même temps, nous sommes à compléter les travaux d'installation d'usines d'acier importantes et avantageusement situées, près de l'ancien site de Louisbourg au Cap Breton. C'est là le premier pas pour rencontrer les exigences de ls nouvelle industrie, qui a rendu inutile nos forêts pour la construction des navires.
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BANQUES, Erc.
Après avoir traité des agents distributeurs de notre commerce, nous abordons maintenant la Gaestion des auxiliaires dans le service de transport,
Ils consistent dans la disponibilité des ressources pour la transaction des affaires sur un pied sûr, prompt et économique, À savoir: lag banques, télégraphes, té
léphones, bureaux de poste, assurances maritimes, etc,
Pour l'expédition des transactions commerciales intérieures et extérieures du Pays, nous comptons, au Canada,
trente-sept banques avec un Capital payé de $62,571,920, En outre, le fond de réserve des banques s'élève À plus de 27 millions de piastres, Le système des banques au Canada consiste en bureaux principaux avec succursales,
Ainsi les banques principales ont 630 succursales réparties par tout le pays ; 306 dans Ontario, 117 dans Québec, 69 dans la Nouvelle-Ecosse, 47 dans la Colombie Britannique, 6 dans l'Ile du Prince Edouard, et 20 dans les Territoires du Nord- Ouest. La banque de Montréal avec son bureau principal à Montréal, possède 46 succursales, 24 dans Ontario, 4 dans Québec, autant à la Nouvelle-Ecosse, 1 au Manitoba, 8 dans la Colombie Britannique et 3 dans les Territoires du Nord- Ouest.
Ces succursales sont en constante c ’nmmunication avec le bureau principal, de sorte que le gérant général est au courant de l’étut du commerce dans tous les centres du pays,
L'or et les billets de In Puissance sont la base de notre système financier.
Les différents actes des banques exigent que le gouvernement fédéral qui a le contrôle des banques et des espèces en argent, en vertu de l'acte fondamental de l’Union, garde, 1°, 15 pour cent de $20,000,000 en or; 2°, 10 pour cent additionnel, en or ou sûretés de la Puissance, garanties par le &ouvernement impérial; 3°, et la balance en obligations non
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garanties de la Puissance; 4°, tout excédent audessus de 829 000,000 devant entièrement être couvert en or.
Avee ces garanties en sa possession, le gouvernement canadien peut émettre des billets de la Puissances, rachetables à certaines places, et toute banque est tenue.de garder comme fonds de réserve un certain montant de ces billets. Elles doivent de plus garder en réserve, un certain montant en or.
Dans ces conditions les banques peuvent émettre des billets, mais d'aucune dénomination moindre que $5.00 eb n'excédant pas le chiffre de son capital intégral versé.
Pour garantir les porteurs des billets, chaque banque est tenue de verser entre les mains du ministre des finances, une somme égale à 5 pour cent du chiffre moyen de ses billets en circulation. Les sommes ainsi versées forment un fonds de réserve, pour garantir les porteurs de billets qui sont encore protégés par une clause de l'Acte ‘es banques qui pourvoit à ce que, dans le cas des banques insolvables, les billets portent intérêt à 6 pour cent par année, de la date de la suspension jusqu’à avis public du remboursement. Le gouvernement à le monopole pour l'émission des billets de $1, $2 et $4.
Le montant de la moyenne des billets de toute dénomination en circulation, en 1898, était: billets du Dominion, &23,230,000 ; billets de banque, #37,874,000. Pour couvrir le montant des billets de la Puissance en circulation, le gouvernement avait en garantie les effets suivants: en espèces, 813,244,347, en obligations garanties et non garanties, $19,- 196,667, en tout 832,441,000; tandis que les banques possédaient en espèces $9,283,000 et 815,214,500 en billets du Dominion, en tout $24,497,500.
Ainsi, à la bâse du système est ln somme de $22,527,000 en or, avec une somme additionnelle d'obligations garanties et non garanties d'une valeur égale à $19,200,000. La moyenne de l'émission totale des billets est d'environ $61,100,000 et le fonds de réserve en or et en obligations garanties et non garanties est en moyenne de 57 millions de dollars.
La moyenne du passif à l'actif des banques en général,
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LE GUIDEÉ CANADIEN. 143
est demeurée en pratique, la même; environ 71 pour cent durant une période de dix ans,
Le public se serb des banques pour faire ss dépôts et pour obtenir de l’escompte. L'escompte représentant le mon: tant de l'argent disponible, en tout temps, pour les opérations commerciales du jour, est un thermomôtre presque infailliblo de l’activité des affaires. Pendant chacun des mois de l’annéo 1898, la moyenne quotidienne de l'escompte s'est élevée à
223,806,000 Tel était le chiftre de l'escompte nécessité par les besoins du commerce. La moyenne, en 1868, n'était que de 852,300.,000.
Durant la même période les dépôts ont été de 833,653,000 en 1868, contre #236,161,063 en 1898,
Les billets des banques et du Dominion en circulation ont augmenté de $12 102,000 en 1868, à #61,200,000 ex 1898,
En sus du montant de leur Capital payé, les banques ont augmenté leurs fonds de réserve, qui consiste en un surplus en cuisse, mais non payé en dividendes. En verbu d'un amendemnent à l'Acte des Banques adopté, en 1883, et les obligeant à faire rapport sur ces fonds de réserve, il appert, en 1887, que le montant provenant de cette source s'élevait à $17,883,- 000 contre $27,627,000 en 1898. Le montant de capital en banques du Canada est réellement au-delà de $90,000,000.
D'après les bureaux de liquidutions le montant des affaires des banques a été considérable. En 1890, Montréal occupait le douzième rang parmi les villes de ce continent, aujourd'hui d'après le rapport des bureaux de liquidation elle cecupe Île neuvième rang,
Le système fonctionne bien, en ce que nos banques sont toujours prêtes à fournir les fonds nécessaires au temps des récoltes, fonds qu’elles sont toujours bien aise de reprendre une fois les moissons finies,
Outre les facilités accordées par les banques, il fallait
encore donner au public des moyens pratiques pour la trans-
mission de l'argent, Le gouvernement a encore compris cette nécessité eb a doté le public d’un système
de mandats poste et d'enregistrement de lettres facilitant l'expédition des affaires,
Le nombre total des lettres enregistrées aux bureaux de poste en 1899, a été de 3,675,000, contre 704,700 en 1868, une augmentation de cinq fois par tête sur toute la population. En 1869, le nombre des mandats-poste est de 550, et le montant du chiffre d’affaires de $3,664,468, provenant des mandats-poste du Canada, moins $100,800. En 1899, le totul des mandats était de $14,476,997, dont $12,001,224 du Canada et $2,466,773 de l'étranger payables au Canada.
Le montant des déboursés sur les mandats d'argent locaux, est de 3 centins, pour les mandats d’un dollar à 52.50; ce taux augmentant graduellement jusqu’à 40 centins pour les mandats de $90 à $100.
Les banques et les compagnies de messageries émanent aussi des mandats d'argent, payables en Canada et dans les autres pays, le taux exigé par ces derniers est de 3 centins par 83.00, ce chitfre variant jusqu’à 30 centins pour les mandats de $75 à 100.
Nombreux sont donc les moyens de transmissions monétaires, à la portée de la bonrse populaire, comme à celle du
capitaliste.