CHASSE ET PÊCHE
Le Canada a longtemps passé pour le paradis des chasseurs, à raison de son gibier. Les règlements de chasse ne sont pas aussi sévères que dans le vieux monde, Jls ne se rapportent qu à la prohibition pendant la période “ close ” ou lépoque de la reproduction Le gibier est propriété commune, on a le dioit de chasse sans même posséder de fief. Le colon y trouve sa subsistance, le disciple de St. Hubert son plaisir, le chasseur et le trappeur leur wagnepain. Les animaux sauvages ou carnassiers, comme In panthère, l'ours et le loup, autrefois si ngmhreux, ont été refoulés vers les profondeurs de: grandes forêts septentrionales, ou se sont réfugiés sur le haut des chaînes de montagnes. Pour l'aventureux chasseur que n’effraient pas les sommets neigeux
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des Montagnes Rocheuses et les chaines du Selkirk, dans le Far West, nul doute qu'il abattrait encore de belles pièces et en abondance,
Les eaux du Canada fourmillent de gibier sauvage, le printemps et l'automne, lors de ses migrations, vers le sud où il passe l’hiver.
Quant à la gente poissonnière, nulle part uïlleurs, sur le côté américain de "Atlantique, ‘. pêche n’est comparable à celle des eaux du Dominion.
Pour donner un avant-gout au chasseur du plaisir qui l'attend, dans nos parages, esquissons les différents anir: sux de nos forêts, et les endroits de chasse les plus fameux.
En tête des animaux sauvages figurent : la panthère, le chat sauvage, le lynx ou loup cervier, le renard, le loup, l'ours, le bison, l’orignal, le wapite, le caribou, le chevreuil, le cerf, l'antilope, la chèvre des montagnes, le bœuf musqué, le mouton des montagnes, l'écureuil, la marmotte, le lièvre, le porc-épie, le lapin, le chat sauvage, le blaireau. Font partie des animaux à fourrure, la belette, l'he: ne, le rat musqué, la loutre, le castor, la martre, le putois, le carcajou, et sur les côtes maritimes, le phoque.
En fait de gibier à plumes, le Canada possède la perdrix, poule de prairies, bécasse, outarde, canard sauvage, oie sauvage, bécassine, caille, pleuvier, pigeon, cygnes, grues, héron, aiouette ; puis les oiseaux de proie suivants : aigles, éperviers, hiboux, corneilles et autres ; et toute la tribu des chouettes et chats-huants. Parmi la gente ailée, n'oublions pas les oiseaux chanteurs où renommés pour la rareté de leur plumage, ils sont légion pendant l'été, et l’ornithologiste enrichirait sa collection de spécimens rares et de toute beauté.
Les pêcheries par excellence, sont celles des baies et des hâvres du littoral où abondent le maquereau, la morue, le hareng, l'égrifin, le flétan (espèce de turbot monstre) la sardine, la truite de ner, l'alose, le siumon et l’anouille, La pêche des homards et des huîtres est aussi des plus fructueuse,
Les rivières tributaires de l'océan Atlantique et de l'océan Pacifique fourmillent d'excellents poissons, tels que
truite saumonée, poisson blanc, maskinongé, brochet, doré, perche, achigan, esturgeon ; et une variété infinie de poissons. Les montagnes sont sillonnées de ruisseaux peuplés de truites.
Les serpents fuient le Canada, à raison des longs froids d'hiver, à part les serpents à sonnettes, qui sont comparativement rares, il n'y a presque pas de serpents vènéneux. Les Jézards sont rares, par contre les grenouilles et leurs congé: nères abondent. Le menobronchus des grands lacs, espèce de lézard d’eau menu d’ouïes extérieures, et le siredon des lacs du Nord Ouest sont deux espèces rares de la famille des reptiles. Les sangsues infestent les cours d'eau du Nord-Ouest, au grand ennui des explorateurs et arpenteurs qui traversent les marécages et les mares à eau basse.
Pendant les chaleurs, pullulent une infinité d'insectes ; le papillon est de toute beauté et l’escarbot remarquable par la variété de ses nuances. Autrefois des nuées de sauterelles du Far West, semaient la terreur dans les districts où elles venaient s'abattre par milliards. $e sentant des aïles elles s'envolaient du fond du grand désert aride, sur les ailes du vent et semaient la dévastation partout, sur leur passage ; pareille plaie ne s’est pas répétée depuis nombre d'années.
Les maringouins vous tourmentent jusqu'à l'été. les enlroits marécageux sont leur empire. Une grosse mouche, ic “bull dog,” et une fourmi volante, sont très ennuyeuses pour le voyageur qui traverse les plaines de l'Ouest,
Nous faisons, faute d'espace, l'esquisse des principaux animaux ; ce pamphlet est publié à titre d'informations génévales 66 non, comme œuvre scientifique.
La panthère,le couguar de l'Amérique, ressemble beaucoup au puma de l'Amérique du Sud. C'était le lion d Amérique pour les premiers découvreurs du Nouveau Mor 'e; autrefois abondant, il a disparu, devant les pas de l’homme civihsé Il se montre rarement, c’est à la suite d’un jeûne focé, pendant un hiver excessif, qu'il sort pour chercher piture des jungles inextricables ou des déserts septentrionaux. C’est un redoutable animal ; attaqué il se refugic dans un arbre, prêt à s'élancer sur le chasseur et ses chiens.
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On retrouve à peine des traces du chat sauvage et du lynx, dans les anciennes provinces ; on les rencontre dans le Far West, sur les frontières de la rivière de la Paix.
Le renard rouge est de peu de valeur ; les renards noirs et argentés au contraire sont précieux. Ils sont tués ou pris au piège, sans merci; cependant plusieurs clubs de chasse bien organisés, dans le Dominion, tiennent à honneur, de conserver ses anciennes traditions, et, à l’aide de fox hounds continuent le bon vieux sport. Le chenii du Montreal Hunt est un légitime sujet d’orgueil, pour le sport, dans cette cité, et tout amateur est toujours sûr d'y trouver bon accucil.
Dans les vicilles provinces, les loups ne se montrent que sur les confins des établissements. Ils sont lâches, à moins quon ne les rencontre, en troupeaux nombreux, pendant lhiver. Le loup gris est un animal fort ct puissant, et surtout très rusé. On le relance dans les plaines du Nord Oucst près des saules touffus où blottis dans les hautes herbes des prairies, il habite surtout les forêts septentrionales en quête du cerf dont il est très friand.
Le loup des prairies ou coxotte est de petite taille ct poltron. Ce quadrupède infeste les prairies de l'ouest ; ces loups se montrent en groupes, sur le haut des coilines voisines, et viennent rôder autour des campements pendant Ja nuit,
La peau de cet animal ajoute au comfort du colon dans sa cabane ; c’est à la fois un tapis soyeux ct un joli trophée.
L'ours n'est pas rare dans plusieurs parties du Canada. Il n'est visible qu'aux chasseurs, car c’est un rôdeur nocturne. L'ours noir, le plus commun de son espece, est tout à fait inoftensif, il ne s'attaque à l'homme qu'après avoir été blessé Il se nourrit de baies, de larves d'insectes et de fourmis. Il saccage les champs d'avoine lorsqu'ils sont en maturité, et c'est alors que le cultivateur ou le chasseur le tue souvent sur place. La peau de l'ours est très recherchée, et la viande est souvent étalée pour la vente sur nos marchés pendant l'hiver.
Le grizzly, le redoutable monarque des Montagnes Rocheuses, fait ses sorties dans la plaine ; il est le plus féroce et le plus dangereux de son espèce. Doué d’une force
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