‹ Le Canada [microforme]Chapitre 7 sur 66 · CONFÉDÉRATION · texte numérisé non relu

CONFÉDÉRATION

Après 1764, la provines du Canada resta longtemps séparé du reste de l'Amérique Britannique du Nord. Avant la séparation des Colonies qui formèrent plus tard les Etats- Unis de l'Amérique du Nord, de l'Angleterre, plusieurs hommes d'Etat avaient plaidé en faveur de l'Union des Colonies, sous une forme de Confédération. Après avoir obtenu leur indépendance, la Nouvelle-Angleterre et les Etats du Sud s'étaient déjà fusionnés en une union fédérale, Cette idée s'était déjà présentée à beaucoup d’esprits restés fidèles aux principes monarchiques, comme le meilleur régime, pour des contrées d’une vaste étendue et dont la population était si éparse. Le colonel Morse délégué par le gouvernement anglais pour s'enquérir des meilleurs mesures à adopter, à raison du changement survenu, à la suite de la révolution américaine, conseillait, en 1783, l'union de toute l'Amérique Britannique du

b et de

: qu'il lative, n° charait de Jmblée e Conmbres Généroit de ‘emier Trois atréal, par: la it jusn eut ans le

emps \vant Itatshom- Jnies, leur

Sud idée AUX r des ait si glais n du cone du

Nord, ‘“ pour la Sauvegarde des derniers de l'Angleterre, sur le continent, IL du Canada, en deux parties, le l’Acte constitutionnel de 1841, mettre ce projet À exécution.

grande partie, par des Français, voulait le maintien des lois régissant les terres et propriétés, lois sous lesquelles ils avaient toujours vécu. D'un autre côté, lo Haut-Canada, composé largement de United Empire Loyulists et de population de langue anglaise, désirait Conserver les lois de la métropole, Le seul moyen de trancher la difficulté était de faire du Canada deux provinces, au Jieu d'une seule. Aiïnsi, pendant près d'un demi-siècle, les deux Provinces progressaient à leur guise, l’une à côté de l’autre, Avec le temps, la première for cellente pour les colonies, dans le cable, à raison de leur dév self-government, avec des voulait avoir

vestiges du pouvoir a division de la province Haut ct Bas-Canada, par ne permit pas cependant, de Le Bas-Canada peuplé, en

me de gouvernement, exur enfance, parut impratieloppement. On voulut avoir un pouvoirs plus étendus. Ce que l’on Surtout, c'était le gouvernement responsable, En d'autres termes, le peuple croyait que le Système anglais, dans toute sa plénitude, était ce qui lui convenait le mieux, et qu'il ébait mur, pour le self-jovernment dans toute la force du terme, L: Gouvernement impérial, sur le rapport de Lord Durham et l'opinion des têtes dirigeantes, en vint À la conclusion, que le temps d’effoctuer l'union des deux provinces était arrivé, L'acte d'union de 1840, en fut le résultat, et, en 1841, les deux provinces, séparées pendant 50 ans, furent réunie une seule, comme nous l'avons vu plus h mesures les plus importantes introduites ment, fut “l'acte Municipal] ” en ver comté, ville, village et cité, a dr propres affaires, et le pouvoir travaux publics et les dép Le développement de vit sa marche progressive, nouvelles difficultés à raisor tion du Haut-Canada, et de

sen aut, L'une des par le premier parletu duquel chaque township, oit à l'administration de ses de prélever des taxes, pour les enses de l'administration.

S provinces du Canada-Uni poursui- Mais cette évolution fit surgir de 1 de l'accroissement de là populala politique qu'on voulait suivre

dans les rapports commerciaux avec les Etats-Unis. Ces difficultés furent surmontées par la Confédération des quatre provinces suivantes : le Canada-Ouest, le Canada-Est, le Nouveau- Brunswick et la Nouvel'e-Ecosse, provinces pour lesquelles les principes du self-joverament n'avaient plus de secrets, et qui dans l'administration des affaires publiques, en savaient faire une sage explication,

L'entrainement politique des quatre provinces, pendant les soixante premières années, les avait forcément convaincu de la nécessité de l'union pour le plus grand bien et le développement des ressources du pays. En 1854, Lord Monk, alors gouverneur-général du Canada, eut une conférence avec les lieutenants-couverneurs des autres provinces, dont le résultat fut une convention à Québec de tous les délégués de chaque province. Cette convention avait pour but de formuler un plan d'unicn acceptable par les législatures du Nouveau-Brunswick, de lx Nouvelle-Ecosse et du, Canada. Le parlement de In Grande-Bretagne, notre suzeraine, ratifia “l’Acte d'Union de 1867," acte constitutionnel appliquable alors à quatre provinces seulement,

L'un des premiers actes en vue de donner plus d'expansion à la Confédération, fut d'acqué: ‘?, à prix d'argent, tous les droits de la Compagnie de la Baie d'Hudson, sur les territoires concédés par la Charte du Roi Charles IF, en 1670.

À la suite de cet achat, Manitoba fut constituée en province,en juillet 1870. La Colombie-Britannique,avec l'offre d’un gouvernement responsable et la construction du chemin de fer Pacifique Canadien, se joignit à la Confédération, en 1871. L'Ile du Prince Edouard en fit autant en 1873, et ce qui restait des Terres de Rupert fut divisé de 1876-1895, en districts, savoir: Keewatin, Assiniboine, Saskatchewan, Alberta, Athabaska, Mackenzie, Yukon, Ungava et Franklin.

Les moyens de developpeinent dont les quatre premières provinces confédérécs avaient fait l’heureuse expérience, furent immédiatement appliqués aux nouvelles venues dans la Confédération. Le Manitoba et la Colombie Anglaise placés

sur le même pied d'égalité que les provinces de l’est, furent

s diffi- ‘e pro- 1veaules les + qui t faire

int les de la ement UvVerieuteat fut proplan wick, de la on de rinces

nsion lroits con-

| prod’un Le fer stait ricts \tha-

ières ence, ns la lacés rent

immédiatement dotés du self-government pour les fins locales.

Les Territoires du Nord-Ouest furent gouvernés : Lo par le Lieutenant-Gouvorneur du Manitoba : 20 après cinq ans d'expérience, par un Lieutenant-Gouverneur et un Conseil Exécutif ; 30 par un Lieubenant-Gouverneur soil dont les membres sont en partie éligibles ; 4o par un Lieutenant-Gouverneur et quatre Conseillers choisis par ce dernier parmi les 22 membres de l’Assemblée Législative Conseil s'occupe des affaires de finances ete vant son bon plaisir.

aidé d’un Con-

; ce st révocable sui- Des légistes furent nommés par le Gouverneur en Conseil, pour éclairer son Excellence, sur les questions de droil; 50 par un Lieutenant-Gouverneur et l'Assemblée Lévislative, avec les mêmes pouvoirs conférés aux autres provinces, par l’Acte d'Union de 1867, sauf le droit d'effectuer des emprunts affectant le cré Ut des Territoires. L'Exécutif se compose da Licutenant-Gouverneur et de quatre membres nommés par son Excellence ; 60 par un Lieutenant-Gouverneur et un Conseil Exécutif, choisi par ce dernier parmi les représentants de l’Assemblée Législative : les membres ainsi choisis devant se faire élire par le peuple, pour obtenir la confirmation de leur nomination par la Couronne, Le dernier changement politique plaçant la Législature des Territoires du Norl-Ouest, presque sur le même pied d'égalité, que les autres Législatures fut effectué la création du premier gouvernement.

Territoires du Nord-Ouest obtinr émancipation, la jouissance du Æo responsable. Ces Territoires Parlement Fédéral,

27 ans après À cette époque les ent en même temps que leur me Rule et le Gouvernement ont été sans représentants au jusqu'en 1887, quand par un Acte du Parlement, ils eurent droit à deux sénateurs et sentants électifs.

D'une extrémité à l’autre du Canada, tout le teinps que dura l'enfantement du système Souvernemental actuel, l'idée mére eb suprème de tous a été d'être loyaux à la Couronne Britannique. Dans un discours prononcé à Paris, en noût 1897, Sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada, disait :

à quatre repré-

“ J'aime la France qui m'a donné le jour, j'aime l’Angleterre qui nous à donné la liberté” Sir George Etienne Cartier rendait la même pensée quand il se disait “un Anglais parlant le français.”

Page 1