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qui ont pris une part active, dans les destinées du Canada. Ce fut Scemuel de Champlain dont les doubles qualités de marin et de soldat le rendaient éminemment propre à la tâche d'implanter le drapeau de la civilisation dans la Nouvelle-France:
En conséquence, en 1603, il fut chargé, de concert avec
Pontgravé, de cette lourde entreprise, et son premier voyage, qui consista en une cargaison de fourrures, eut lieu cette année là. Deux ans après cependant, il revint en Compagnie d’une plus nombreuse expédition, ayant à sa tête le Sieur de Monts, qui avait obtenu des lettres-patentes comme Vice-Roi de La Cadie ou Acadie, maintenant appelée la Nouvelle-Ecosse. Et la première colonie digne du nom, dans les limites du pays, (actuellement le Dominion du Canada), fut fondé là. et alors, (en 1605), par de Monts, à Port-Royal, (maintenant Annapolis Royal), dans la Nouvelle-Ecosse. Ce fut aussi là que fut semé, par la main d’un blane, le premier champ de blé qui fut jamais semé par la main de l’homme, au Canada, et ce fut un blé d'hiver, car Poutrincourt nous dit: “ qu'il poussa sous la neige.”
La petite colonie établie à cette endroit, après une existence incertaine de plusieurs années, fut finalement détruite par les Anglais sous Argall, la lutte ardente entre les nations française et anglaise, qui bouleversa le continent pendant cent cinquante ans, prit naissance à cet endroit et rendit, pendant sa durée, Port Royal fameux, comme l'endroit le plus éprouvé du continent par les assauts répétés qu'il eût à repousser. Port Royal a été pris cinq fois, par la force, par les Anglais, Argall en 1613, Kirk 1621, Sedgwick 1654, Phipps 1690 et Nicholson 1710. Il fut abandonné ou rendu quatre fois aux Français—par Argall en 1613, par le traité de St-Germain en 1632, par le traité de Bréda en 1667 et le traité de Ryswick en 1697. Les Anglais furent repoussés trois fois de Port Royal, sous Church en 1694 March en 1707, et Wainwright aussi en 1707. Les Français, À leur tour, ne réussirent pas plus dans leurs attaques avec les indiens, savoir : en juillet 1744, par l’abbé de Loutre et en septembre 1744, par Dudivier. Il fut pris, mis à sac et à sang et abandonné deux
LE GUIDE CANADIEN. Il
fois, par les pirates en 1690 et par les forces révolutionnaires des Etats-Unis en 1781.
Cet endroit peut être considéré, comme la pépinière modeste mais vigoureuse au début, d'où sont sorties les deux maîtresses branches des deux grandes races qui, après cent cinquante ans de batailles sanglantes autour de Port Royal, pour obtenir lu suprématie par l'art de la guerre, sont et ont été pendant un seiècle et un tiers, les co-propriétaires du
fanada, s’entendant pour rivaliser d'une manière plus noble dans l’art de la paix, avec la pensée commune de faire de leur pays d'adoption un exemple frappant de la prospérité qu’enfantent toujours la concorde et l'union bien cimentée.
Passant de l’Acadie au Canada, à proprement parler, nous trouvons Champlain en 1608, remontant encore le large St- Laurent, et le 3 juillet au pied du promontoire escarpé de Québec, jetant les fondations de l’une des plus fameuses cités du Nouveau-Canada. Les colons furent bientôt logés confortablement et les champs préparés pour la culture. Depuis lors, durant plusieurs années, l’histoire de Québec fut l’histoire du Canada, et les annales du temps sont remplis des récits pathétiques des efforts des colons pour surmonter les obstacles sans nombre, dans leur situation, et les dangers dont ils étaient sans cesse menacés par leurs ennemis, les sauvages.
Si les Français ont été si en butte à l’hostilité des Indiens, ils en portent eux-même une grande part de responsabilité. Nous avons vu comment Cartier eut à souffrir de sa conduite vis--vis Donacona ; à son tour, Champlain circonvenu par les circonstances, vu la nécessité de diviser los tributs sauvages, pour sa propre conservation, se fit un ennemi irréconciable de la nation la plus brave, les Iroquois, en s’unissant aux Algonquins, dans une attaque commune contre un de leurs forts, L'avantage momentané obtenu en cette circonstance, fut durement payé, par un siècle et demi de rapine, de pillage et de barbaries sans nom.
Le prince de Condé, l'amiral Montmorency et le duc de Vantadour furent tour à tour Vice-Rois du Canada, mais la valeur, la fidélité et le zèle de Champlain surent lui faire méri-
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ter la confiance de tous. Intrépide et infatigable, il explora les rivières Saint-Laurent et Ottawa, fit la guerre contre les indiens, visita de temps en temps la mère-patrie, dans l'intérêt de sa chère colonie, fortifia les défences de Québec; en un mot, il fut l’âme et le cœur, en même temps que la tête dirigeante de toute l’entreprise. Pendant qu'il était gouverneur de Québec, la petite bourgade eut à soutenir ie premier des six sièges que Québec eut à subir pendant son histoire mouvementée. Sir David Kirk en fit l'investissement, sur les ordres de la couronne d'Angleterre, et la place réduite à la famine se rendit honorablement, en 1629,
Mais la cessation des hostilités avant eu lieu, entre ies deux nations, avant la reddition de la place, par le traité de Saint-Germain sivné en 1632, tout le Canada, le Cap Breton et l'Acadie furent retrocédés aux français,
Trois ans plus tard, la carrière si bien r plain prit fin, et le Jour de Noël, l'âme de ce noble preu, dont le caractère ressemble plutôt aux chevaliers errants des légendes du moyen âge qu au soldat pratique du dix-septième siècle, s’envolait paisiblement en son château St-Louis, qu'il
avait lui-même construit sur le sommet de l’une des collines de Québec.
Champlain eut difficile de gouver fût son ég
emplie de Cham-
plusieurs successeurs, dans la position neur de la Nouvelle France, mais aucun ne al, jusqu'à l’arrivé de Frontenac en 1672, et la colonie progressa lentement, à peine cent européens grossissant le nombre laissé par Champlain, lors de sa mort, remontant à cinq ans auparavant, et quand, en 1663, la Compagnie des Cent ssociés, Compagnie qui promit plus qu’elle ne tint, prit fin, le total de la population de race étrangère ne dépassait pes en tout, deux mille âmes, La principale cause de ce peu d'augmentation, comparée
au progrès rapide, sous ce rapport, des colonies anglaises de la Virginie et de la Nouvelle-Angleterre, est due aux Jésuites qui, sous leur administration, s'occupaient beaucoup plus d'évangéliser les sauvages, que du soin de coloniser le pays. De 1632 à 1682 Les prêtres, de l'ordre des Jésuites
tes, des
Récollets et autres, traversaient le pays, sans se laisser arrêter par les forêts insurmontables, les terribles privations, les ennemis impitoyables, et l’immensitée des solitudes, poursuivant l'œuvre d'évangélisation partout où pouvait se trouver un être humain, partout où il y avait un: âme à sauver.
Les Recollets furent les premiers européens à traverser le désert qui sépare le Saint-Laurent de la baie de Fundy. Depuis les cinq années de leur arrivée, on trouve partout l'empreinte laissée, par leurs sandales, au Nepisignit et au Saint-Jean, au Cape-Sable et à Port-Royal. Quand Champlain fit son expédition au pays des Hurons, le Père LeCaron un Récollet, le précéda, dans son zèle et fut le premier à porter la croix aux tribus des grands lacs des Laurentides. Les Jésuites furent les pionniers de la civilisation aux confins de l'Ouest. Leurs rapports annuels contiennent une mine inépuisable d’informations sans prix, sur l’histoire du Canada primitif.
Les plus célèbres d’entr'eux sont : Le Père Hennepin, Lalemant, Jogues, Brebœuf, Chauminot, Marquette et Dablon, et plus d’un prêtre eut l'héroïsme de sacrifier sa vie plutôt que dévier de sa voie ou d'abandonner la mission qu’il croyait lui avoir été départie par la Providence.
Dans le printemps de 1642, les premières fondations de Montréal, la future métropole commerciale du Canada, furent posées par Maisonneuve, avec toute la pompe religieuse et le cérémonial possible de l’église, au milieu de ses peuplades prinitives, et ainsi la civilisation fit tranquillement son œuvre, en avant, dans le cœur du pays, disputant pas à pas le terrain aux féroces indiens.
En 1672, le Père Jésuite Albanel traversa tout le territoire, depuis le Saint-Laurent jusqu'au foul de 1 baie d'Hudson, et en prit formellement possession, au rom au roi de France. Les représentants du roi d'Angleterre | y avaient précédé. Plus tard la question de priorité de découverte fut vivement contesté de part et d'autre.
Souvent ce sont les circonstances qui font les hommes, et durant les années 1686-1697, Pierre LeMoyne, Sieur d'Tberville, à la tête d’une famille de quatorze enfants, dont trois furent
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tués au service de leur prince, et
dont quatre furent Gouverneurs de Forts ou de Provinces,
commença sa carrière remarquable en traversant tout le désert qui s'étend entre le Saint- Laurent et la baie d'Hudson,
Anglais. Après cette première avec tant de vigueur, qu’il livr
et enleva Moose Factory aux
victoire, il poussa sa campagne,
a plusieurs batailles sur terre et sur mer, l’une des dernières, la bataille de la baie d'Hudson, en 1697, étant regardée par les autorités militaires les plus coinpétentes en Angleterre et en France, comme la plus sanglante et la plus violente de toute la guerre. En 1697, lorsqu'il quitua la Grande Baie pour retourner en France, il pouvait Compter à son acquit, six Forts et sept Gouverneurs de la Compagnie de la baie d'Hudson qu'il avait capturés, sans compter ses exploits dans la Nouvelle-Angleterre, l'Acadie ct Terreneuve.
En 1672, la même année où le Père Albanel visita la baie d'Hudson, le comte de Frontenac fut nommé gouverneur, et après Champlain, il est, À tous égards, la physionomie la plus remarquable, parmi les premiers titulaires de cette charge. La plus grande gloire de son administration et l'un de ses traits les plus caractéristiques, c’est l'esprit découvertes poussées Jusqu'à l’extr plus remarquables étant, Mississipi et du Crer et Hennepin.
Les pertes infligées aux colonies par les sauvages, et surtout par les Iroquois, furent terribles durant cette époque, ct parfois l’on fut porté à croire que les sauvages réussiraient à chasser les “ faces pâles,” du pays. Ce fut alors, en 1688, que la guerre éclata, entre la France et l'Angleterre, amenant du même coup, les hostilités, entre les colonies françaises ct celles de la Nouvelle-Angleterre. La guerre dura pendant quelque
temps, avec des fortunes diverses de part et d'autre, jusqu'à ce que la paix fut conclue entre les deux nations, et par le traité de Ryswick (1697), chacun des belliwérants reprit tout ce qui lui appartenait antérieurement, par Frontenac mourut l'année suivante et De C
d'explorations et de ême hardiesse, l’une des sans Contredit, l'exploration du G Ouest sous Joliet, Marquette, LaSalle
droit de conquête, allières lui succéda.
Après quatre ans de paix, la guerre, au sujet de la succession au trône d'Espagne entraîna de nouveau, l'Angleterre et la France dans un sanglant conflit, auquel dûrent nécessairement prendre part les colonies, et jusqu’en 1713, depuis les bords de l’Acadie lavée par l'océan jusqu'aux forets vierges de l'ouest, Dieu sait, combien de scènes tragiques ensanglantèrent ce vaste théâtre, auquelles prirent part les Français, les Anglais et les Indiens rivalisant les uns les autres, dans la soif du sang,
Par le traité d'Utrecht (1713), tout l'Acadie, Terre-Neuve et la baie d'Hudson furent données à l'Angleterre, qui en a toujours gardé, depuis, la possession.
Durant la longue période de paix qui s'en suivit, la population du Canada, qui, d'après.le recensement du Canada, en 1721, nétait que de 25,600, augmenta sensiblement, et le développement du pays fit des progrès considérables La culture du sol fut, cependant, grandement négligée, pour le commerce plus séduisant des fourrures, qui offre tant d’attraits à l'aventureux “voyageur” et “au coureur des bois,” qui ne peut pas même expliquer complètement l’'énormité des profits réalisés. En endossant le costume des peaux rouges, ils adoptent aussi les habitudes de leur vie sociale, vivant dans leurs wigwams, mariant leurs filles, et élevant une progéniture d'enfants bruns, d'où descendent les métis dont nous trouvons tant de représentants dans les provinces de l’ouest,
ën 1744, ln guerre, au sujet de la succession au trône d'Autriche, entraîna une fois encore les colonies dans une séries d'hostilités, qui furent surtout remarquables, par ln prise jusque-là considérée impossible de la forteresse de Louisbourg, au Cape-Breton, par les anglais, sous Pepperele (1745), et la première apparition sur la scène de Georwe Washington, “le père de sa patrie" qui était alors un officier de grande réputation dans les colonies anglaises. Le traité d'Aix-La Chapelle (1748), mit fin aux hostilités mais cet armistice fut considéré pur les deux nations, que comme un temps d'armistice, pour mieux se préparer à la grande lutte qui devait décider de ln Pi 38688101 du continent,
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Province du Manitoba
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En 1754, le conflit attendu commença par une attaque, entre un petit corps de troupe, sous le commandement de Washington et une poignée de soldats français commandée par Jumonville au Fort Duquesne, Washington prit l'initiabive, et, comme dit Bancroft, en donnant l’ordre de faire “ feu,” “il mit le monde en feu” Alors commença cette guerre mémorable qui, du sein des forêts de l'Amérique en flammes, lançait ses étincelles sur les royaumes d'Europe et jusque sur l'Empire étoutfant du Grand Mogol. Cette guerre rendue glorieuse par la mort de Wolfe et Montcalm, les victoires de Frédérick et les exploits de Clive ; cette guerre qui décida des destinées de l'Amérique et fut le premier chainon de la chaine des événements qui amena la révolution américaine avec toutes ses vastes et incaleulable conséquences,
Nous ne suivrons pas les diverses péripéties de ce grand conflit, suivant que le flux de cette guerre monte et redescend sur les plaines, le cours des rivières, ou à travers les forêts de la Nouvelle-France, la Nouvelle-Angleterre ct le Sud ct l'Ouest. Cette Suerre est connue, dans l’histoire, sous le non de Guerre de Sept Ans, et dura de 1755 à 1763, et se termina par le traité de Paris qui fut signé, en cette dernière année,
Cette longue guerre fut fertile, en exploits et en sièges mémorables, et plusieurs commandants se firent un nom
immortel, par la grandeur de leur faits-d'armes, Mais, dépassant toutes
Montcalm, qui semblent, par leur éclat, occuper tout le premier pan du tableau et rejeter tout le reste dans l'ombre. Telle est
CS 1iG8
Neuve passa sous la domination anglaise. Ceci nous amène à notre troisième période, savoir :
sème période.—Conquéte et possession permanente par les Anglais.
Nousavons déjà parlé de la conquête du Canada, à la fin de la période précédente, nous allons maintenant jeter un coup d'œil sur l’histoire du Canada, sous la domination anglaise,
À. De Celles, bibliothécaire françuis à In bibliothèque du Parlement, en établissant une comparaison entre les Français de France et ceux du Canada, dit : “ D'abord, nous, (Canadiensfrançais), nous avons le gouvernement responsable, dans sa plénitude, De même que notre gouvernement fédéral et notre administration provinciale sont l'expression du vox populi, dans toute la force du mot, de même le conseil de comté, un Corps autonome créé par la franchise électorale, fonctionne sur le plus petit théâtre des affaires locales. Mais, ce n'est pas tout; la municipalité de paroisse et de village, qui aussi doit son existence au suffrage populaire, est le point de départ de tout le système et met la machine en mouvement, Les conseils de comté, de paroisse et de village ne sont que des miniatures du pouvoir central.”
M. Benjamin Sulte, dit: “ La conquête à aboli l'argent de papier de l’ancien régime et n substitué les paiements en argent; elle à permis aux habitants, qui formaient les neufdixième de la population à cette époque, d'acheter là où ils voulaient, et e> qu'ils voulaient, au lieu d'être obligés de se pourvoir au magasin de ln Compagnie où du gouvernement : la conquête à aussi donné plus d'expansion au commerce et aboli le monopole arbitraire, et préparé les voies, pour ces mesures législatives, qui plus tard, ont accordé le gouvernement responsable et les écoles aux sujets français de la Grande Bretagne.”
Le journalisme fut introduit au Canada, un an après la signature du traité de Paris, c'est-à-dire, en 1764, et la première publication au Canada, fut le prospectus de la Gazette de Québec, un papier-nouvelles, dont la suspension ne date que depuis dix ans passés,
s amène Bien qu'il y cût, nécessairement, beaucoup de friction entre “ les nouveaux sujets,” comme on appelait les Français, et les colons anglais, autrement dit, #] par
es vieux sujets,” cependant, age du général Murray et de à merveille, et Je pays entra
sous le gouvernement modéré et si
. Sir Guy Carleton, tout progressa
À dans une nouvelle ère de prospérité ; l'augmentation de la URE : population et les ressources du pays fut rapide, aise, : En l'an 1774, le Parlement anglais passa ce qu'on est conii e. 4 venu (d'appeler “l'acte de Québec.” Cet acte recula les limites se : de la province, depuis le Labrador an Mississippi, et depuis adiens- : l'Ohio, jusqu'au bord de la baie d'Hudson ; donna aux catho- Fans . À liques les droits que leur garantissait la capitulation de Montsal si réal, sans perdre leurs droits civils; et accorda le droit de du dime au clergé, sans que les protestants fussent obligés d'y conseil de tribuer ; il rétablit les anciennes lois civiles et confirma l'usage e, Fons des lois criminelles anglaises ; il établit un conseil législatif de ais, ” ‘ 17 membres au moins et de 23 au plus, ces derniers tenant leur Es pe nomination de la Couronne, et Composé en grande partie de Dit de { personnes de race anglaise.
ne : Cet acte ne donna pas de satisfaction, non sculement à is la minorité anglaise au Canada, qui considérait que ses
droits avaient été impitoyablement sacrifiés, mais aussi aux gent de . colons américains, qui se plaignaient amérement du don fait nis en é au Canada de tout le territoire au nord et à l'ouest de la re rivière Ohio, pour lequel ils avaient si longtemps et en maintes où ils circonstances combattu, Nonobstant tous ces protôts et s de se : appels, l'acte, qui naturellement donnait tant de satisfaction à ent ; la la population française, continua d'être en force, dans ja t aboli province, pendant dix-sept ans.
ns Les colons eurent alors à traverser une autre période de 16 ss guerres, —sanoglantes mais décisives—et cette fois, avec leurs e Bre- |
propres concitoyens, de l'autre voté de la après Ja passation de “ l'acte de Qué
rès la Sécession qui couvaient de
frontivre, L'année, bec,” les vieux brandons de
puis longtemps sous les cendres, dans “ Ne E . ’ . . , \ . he à pre ; les colonies américaines, éclatèrent, Le 19 avril 1775, les tazette ‘
minute men,” de Concorde et Lexington, “tirèrent le premier
coup de feu qui retentit autour du monde” et ln guerre de
te que
l'indépendance commença, dans laquelle l'Angleterre perdit plusieurs de ses colonies américaines. Les Américains commencent par sempurer de Ticonderaogn et Crown Point, sur le lac Champlain, qui leur ouvrent la porte du Canada. Les forts de St-Jean et de Chambly ont le même sort, et le 12 novembre, Montréal succombe. Mais bientôt succédèrent les revers ; enflés de leurs premières victoires, les américains tentèrent de s'emparer de Québec, mais deux fois ils essUyerent de sanglantes défaites. Le 4 juillet 1776, les colonies révoltés déclarèrent leur indépendance, et le 19 octobre 1781, la guerre se termina avec la défaite de Cornwallis, à Yorktown, Virginie.
Par les termes du traité de paix signé à Versailles, le 3 septembre 1783, le Canada perdit toute la magnifique récion qui s'étend entre le Mississipi et l'Ohio, et fut séparé de la nouvelle nation connue sous le nom “des Etats-Unis d'Amérique,” par les grands lnes, le St-Laurent, le 49 parallèle de latitude nord, et les Hauteurs-des-Terres séparant les caux qui se jettent dans l Atlantique de celles qui se déchargent dans le St-Laurent et la rivière Ste-Croix.
Pendant toute cette guerre de sécession, un grand nombre de colons américains, étaient réstés loyaux à la mère- patrie, A la fin de la guerre, il constatèrent, avec chagrin, qu'ils ne pourraient pas vivre en paix, dans les limites du territoire des Etats-Unis. Il trouvèrent leurs propriétés confisquées, leurs familles ostracisées et leur vie était même en danger, Dans ce moment critique le Parlement anglais vint à leur secours.
Une somme de plus de trois millions de livres sterling fut votée en faveur de ces loyaux anglo-américains, comme ils étaient ticrs de s'appeler eux-mêmes, des vaisseaux de transport furent équipés, pour les conduire au Canada, et tous les arrangements possibles furent faits, pour leur assurer un domicile, dans les Provinecs-Maritimes et dans Ontario. On compte que pas moins de 25,000 personnes, furent ainsi forcées à se réfugier dans les colonies anglaises, où ils aidèrent pour une large part, au progrès et à ln colonisation du pays.
A cette époque, (1784), la province actuelle d'Ontario,
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était à peu près un désert, I de 2,009 européens répartis des places fortifiées du
# population entière était de moins principalement, dans les environs St-Laurent, le Niagara, et la rivière Ste-Clair, D'un autre Côté, là population de ln Province de Québec, tait d'environ 120,000. Dans le but d'encourager le développement de cette partie de l'ouest du pays, le gouvernement, anglais offrit de généreuses concessions de terre à ceux qui voudraient s'y établir, avec en plus du grain de semence, deg animaux cb des instruments d'agriculture ;
avec de pareils encouragements, le désert fut
bientôt transformé en ferme luxuriantes, en établissements prospères et e abondants,
n champs de blé
En 1786, Lord Dorchester (connu déjà sous le nom de Sir Guy Carleton) devint gouverneur général de l'Amérique Bri-
tannique du Nord. Las colons canadiens demandèrent alors
les mêmes droits constitutionnels que les Provinees-Maritimes, ces dernières jouisssant d'une organisation à part datant de 1784-85, en vertu d'uno charte constitutionnelle particulière. On acquiesca à cette demande, en édietant l'acte d'habeas corpris et le procès par juré, dans les causes civiles. Mais les Canadiens ne furent PAS encore satisfaits, et voulurent avoir le gouvernement représentatif, et une plus larve mesure de libertés constitutionnelles. En conséquence l'acte constitutionnel de 1791, fut passé, par le Parlement anglais. L'acte impérial sépara le Pays, en deux provinces ; le Haut-Canada cble Bas-Canada. Il établit une chambre é province, ainsi qu'un Conseil Législatif, devaient être nommés par la Couronne nommé par la Couronne et seule, La Chambre d'Assemil avait le pouvoir de prélever
lective dans chaque dont les membres et un gouverneur aussi Qui n'était responsable qu'à elle lée était élue, Pour quatre ans, et
un revenu pour les chemins, ponts, écoles et autres besoins d'utilité publique,
qui devint bientôt insuportable obstruction, ce fut le ( d'officiers salarie
Un corps politique au peuple, à raison de son onseil Exécutif. Il était composé 5 de la Couronne et de Juges, qui étaient les ts du gouverneur, sans être responsable de leurs actes, ni à ce dernicr, ni à l'Assemblée Législative,
aviseurs secre
Générale-
1h Be:
di:
DE ere
ment, ils étaicnt membres du Conseil Législatif et contrôlaient virtuellement la législation, par leur influence prédominante quoiqu'irresponsable,
La nouvelle constitution, comme Fox l'avait prédit, fonetionna mal, dès le début, Le Conseil Législatif et plus spécialement celui de l'Exécutif devinrent l'objet des convoitises populaires, et les questions de l’Église et de l'Etat divisèrent bientôt le peuple en factions et engendrèrent les haines politiques les plus violentes.
La première Assemblée Législative du Bas-Canada siécea À Québec, en 1791, quand la population de la ville était de 7,000 habitants, et celle du Haut-Canada siévea, pour la première fois, à Newark, aujourd’hui Niagara, en 1792, qui demeura le siège du parlement jusqu’en 1797, puis à Vork, (aujourd'hui Toronto), cité fondée par le Gouverneur Général Simcoe, deux ans auparavant.
Le commerce et la population du pays progressèrent rapidement, et les ressources du Canada prirent un vif essor. Le flot de l'émigration grossit sensiblement, les troubles de 98 en Irlande, surtout, engagèrent un grand nombre de hardis pionniers, à venir s'établir, dans les forêts vierges du Canada,
Avec la prospérité et l'augmentation de la population du pays, les inconvénients d'un gouvernement pratiquement irresponsable commencèrent à se faire sentir. Le Conseil de l’'Exécutif, composé du gouverneur et de cinq membres de son choix, révocables suivant son bon plaisir, finit par controler toute l'administration de la colonie,
En 1812-14, la jeune nation alliée eut à traverser une rude épreuve, à la suite de la déclaration de guerre des Etats-Unis, contre la Grande-Bretagne, à raison d'abord de ses sympathies pour la France, et des froissements qui existaient entre les deux gouvernements. Le Canada tout naturellement fut le point de mire des Etats-Unis, pour leur première attaque. Les forces des deux pays étaient loin d'être égales. Le Canada n'était nullement préparé à la guerre. Il possédait à peine 6,000 hommes de troupes, pour défendre 1,500 milles de frontière. Le chiffre total de sa population s'élevait à moins de
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1égea À : 7,000 emière oura le ird'hui , deux
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300,000, tandis que celle des Etats-Unis était de 8 millions. Nonobstant cette Gisproportion écrasante, les Canadiens se rallièrent, comme un seul homme, sous la banni vernement, et se battirent, avec tant de br deux années que dura ce conflit, qu'à la tin des hostilités ils avaient lc dessus, et, de nos Jours l’on exalte les victoires de Queenstown Heights et de Chateauguay, avec le même triotisme que celui des Anglais pour Pa:
çais pour Austerlitz La paix rétablie rendit toute leur acuité intestines, qu'avait fait taire, pour un te devoir de dé‘endre la patrie en danger. Dans le Haut ct le Bas-Canada, le peuple commença à se rebeller, contre potence du Conseil de l'E branches de la Léoist tous les jours.
ère de leur gouavoure, pendant les
pa- ] \ wüeberg, ou des Fran-
aux dissentions mps, le patriotique
l'ornnivécutif, et la rupture, entre les deux abure finit par s’accentuer d'avantage Des conflits s'élevèrent aussi, entre les de provinces, au sujet de réclamations relativement au revenu et pour d'autres griefs, ct pour remédier à cet état de choses on proposa l'union des deux provinçes dès l'année 1822, mais ce projet fut abandonné, à raison de l'opposition unanime manifestée par la population française du Bas-Canada, Louis J. Papineau dans le Bas-Canadn et William Lyon Mackenzie, dans le Haut-Canada, vinrent de l'avant, comme les champions des droits populaires, et furent bientôt à la tête Ge la rébe ouverte. La lutte pour obtenir le Gouver se continua sans merci ni trève jusqu'en 1840, alors que ie parlement anglais s'inspirant des raisons, données dans le fameux rapport de Lord Durham, Canada, se décida, pour l'union des deux provinces, eb recon-
nut, dans la nouvelle Constitution, le principe du gouvernemené responsable, Des résolutions, à cet effet, furent pass sées par les Légis]
Atures Provinciales, en faveur de l'adoption de ce régime, et un acte en conséquence fut voté par le Parlement impérial en 1840, et vint en force le 6 février IST, À cette date, les deux provinces du Haut et du Bas-Canada, furent Pacifiquement unies, sous une même administration, ct le self-government fut fermement établi, et à partir de ce
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sur l’état des esprits au
temps là, l'on donna au pays, le nom de Canada-Est et de Canada-Ouest,
L'Acte de l'Union portait, entr'autres dispositions : qu'il y aurait un Conseil Législatif et une Assemblée Législative, et que le nombre des représentants serait le même, pour chaune des deux provinces, que le Conseil se composerait de vingt membres, à vie, nommés par la Couronne, l'Assemblée de quatre-vingt-quatre membres, élus par le peuple. Le Conseil de l'Exécutif ou le Cabinet se composait de huit membres responsables à la Législature, présidé par le Gouverneur Générai nommé par la Couronne. Les députés eurent le droit de contrôler le revenu publie. La première session du premier psrlement-uni fut ouverte à Kingston, le 13 juin 1841. Trois ans après, le siège du gouvernement fut transporté à Montréal, et lors de la destructien des bâtisses du parlement, par la populace, en 1849, Toronto devint le siège du parlement jusqu'en 1865, puis Québec, pendant quelques années ; l'on eut dit d’une Législature ambulante siéceant, tour à tour, dans le Canada-Ouest, puis dans le Canada- Est.