DISCOURS DU VICE-AMIRAL THOMASSET
la! Cow FE Mesdames, Messieurs,
e de la : PS Vous connaissez le programme de notre conférence : jé n’en parlerais pas a si ce n’était pour fairé ressortir à quel point, il est d’actualité, L; Le Canada! qui de nous, en prononçant ce nom, ne se sent profondément ve ému? Le Canada ! c’est l'œuvre française par excellence; c’est la plus belle Chambre colonie que nous ayons fondée ; et disons-le hautement, nos compatriotes ne sont pas les coupables, si en débarquant sur les rives du Saint-Laurent, nous re. de Ta éprouvons l’emer regret de fouler du ‘pied un sol anglais. né 3 1 Nos colons ? mais, ils ont lutté jusqu’à la mort, pour conserver à la couï roane de France, son plus riche joyau. La couronne es a laissés mourir sans de l'AvC- autre préoccupation.
Le Canada! c’est la réponse à faire à cette ineptie : « Les Français sont - incapables de coloniser ».
Que M. Fabre, qui représente si bien en France, cette noble contrée, do me permette d'évoquer devant vous un souvenir de ma campagne au ne Canada, en 1874. C'était la première fois depuis le traité de Paris, qu'un
ports pavillon amiral français flottait devant Québec. L’accueil officiel fut symdt | pathique à l’excès: Anglais et Français nous reçurent à bras ouverts ; mais j'ai l’habitude de prendre les choses officielles pour ce qu’elles valent, je ne m'y arrête donc pas. Huit jours après notre arrivée, c'était un dimanche. De
nr dix lieues à la ronde, les familles françaises, issues de nos premiers colons, stre des avaient déserté leurs fermes, tous se disant : Allons à Québec voir les gens
L de chez nous. Nos bâtiments furent littéralement pris d'assaut, à tel point préfet: que le commandant en chef qui avait reçu ce jour-là les autorités et quelques ours ;
amis, eut toutes les peines du monde à rentrer dans ses appartements envahis par la foule. Ces braves campagnards s'étaient dit : Allons voir les gens de chez nous; ils se regardaient effectivement comme chez eux. Plus d’un parmi nous a éprouvé une bien douce émotion en voyant par quelles chaînes solides l’amonr de la mère-patrie était resté ancré dans le cœur des Canadiens Français. Comme le disait un écrivain : le Canada est resté français, r avis à par la langue, par l'esprit, et surtout par le cœur.
Û M. Marbeau nous parlera de la politique russe dans le Turkestan et l’Afganistan, Quel sujet mérite plus nos préoccupations !
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ehaque | D'un côté, un grand empire solidement établi, défendu par un peuple qui de: a l'habitude de soutenir vigoureusement ses intérêts : de l’autre côté, une a Société onné par |
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nativn puissante par le rombre, qui a besoin d’expansion, qui marchera jusqu’à cette limite où la lutte est inévitable. La France ne peut se désintéresser de cet avenir gros d'évènements. Le devoir de la Société est de les étudier sous peine de manquer à sa mission.
Mais, Mesdames et Messieurs, avant de commencer catte conférence, la Société des Etudes Coloniales et Maritimes a une détte sacrée à payer, à ceux qui viennent de porter si haut notre drapeau dans l'extrême Orient. Elle veut joindre ses acclamations à la sympathique manifestation du Sénat et de la Chambre. Vous le savez, laSociété a toujours patronné l'expédition, ne se
laissant guider par aucun intérêt, par aucun sentiment politique : elle n’est .
le foyer que du sentiment national. Et, qui porte au cœur l'amour de la France, qui ne pense pas seulement au présent, mais à l’avenir de la Patrie, ne peut que se réjouir, en sachant, que grâce à l’intelligente bravoure, au dévouement de nos chefs, soldats et marins, un grand empire colonial verra flotter nos couleurs que le monde entier, malgré tout et quoi qu’on en dise, est habitué à respecter, qu'il respectera toujours, ayons-en le ferme espoir, ayons-en la solide conviction.