‹ Le Canada [microforme]Chapitre 20 sur 51 · A PO · texte numérisé non relu

A PO

Canada, l'augmentation dans les Etats-Unis, pendant dix ans, jusqu’à 1851, ayant été de 56 pour cent. tandis que pendant neuf ans, jusqu’à la même année, celle du Canada a été de 163 pour cent.

La production de l’avcine a augmenté de 133 pour cent en neuf ans, dans le Haut-Canada, et de 70 dans le Bas-Canada, contre 17 pour cent, durant le mème espace de temps, dans les Etats-Unis.

La quantité des animaux de différentes espèces est regardée avec raison comme un des traits les plus importants en agriculture et comme un point digne de l'attention de tout bon cultivateur. car sans les troupeaux il ne serait pas possible de conserver au sol ses propriétés fertilisantes, ce qu’il en coûte de peines et de dépenses pour obtenir du guano, du nitrate de soude et autres engrais arti. ficiels, étant à peu près au-dessus des moyens du fermier, dans un pays nouveau. En outre de ceci, les animaux de ferme sont une source de profit, en fournissant du beurre, du fromage, de la laine; et d’autres produits vendables,

En 1851, le Canada possédait 592,622 vaches laitières, c’est-à. dire deux par 64 individus, et 46,939 de plus que l'Etat de l'Ohio, qui avait, cette année-là, à peu près le mème nombre d’habitans Quant aux moutons, le Haut-Canada en avait dix, et le Bas-Canada . huit, par chaque centaine d’habitans, tandis que les Etats-Uuis n’en avaient que 74. En dix ans, l'augmentation de ces derniers animaux, dans les Etats-Unis, a été de 10 pour cent, et dans le poids de leur toison, de 32 pour cent. En Canada, dans le même espace de temps, l'augmentation, dans le nombre des animaux a été de 35 pour cent, et dans la laine, de 64, et la qualité de la laine canadienne a été déclarée, à la grande Exposition, à peu près égale aux plus beaux échantillons de celle d'Allemagne.

Le Canada possède un cheval par cinq habitans, et l'augmentation, en dix ans, a été de 50 pour cent. Le nombre des meilleures bêtes à cornes a augmenté de 64 pour cent en six ans, et le nombre

total des animaux, d’après le recensement de 1851, était de 4,249.814. Depuis cette époque, l'augmentation doit avoir été très considérable ; et l’importation des plus belles races européennes a mis le cultivateur canadien en état Ga concourir, pour les animaux soigneusement choisis, avec quelque partie du monde que ce soit.

D’après un sommaire des faits mis en lumière par les derniers recensemens du Canada et des Etats-Unis, pris à une u.inée de l’un à l’autre, il parait que le Canada surpasse l'Etat de l’Union le plus productif, en froment, pois, seigle, orge, avoine, blé, sarrasin, foin, chanvre, lin, houblon, sucre d'érable, et pommes de terre; l'Ohio surpassant grandement le Canada en beurre, fromage, graine de foin, laine, tabac, bœuf et porc; et si l’on ajoute le produit de la forêt, dont le Canada a exporté, en 1851, pour la valeur de plus d’un million et demi de livres, la richesse relative est grandement en faveur du Canada.

Déjà la population du Canada est plus d’un treizième de celle des Etats-Unis, et l'aire en milles carrés équivaut à un sixième, en n’y comprenant pas les territoires. Sa production de blé est un sixième de celle des Etats-Unis, et possédant la grande route du St Laurent à l’ouest, ses ressources offrent à l'énergie et à l'esprit d’entreprise un champ qui n’a pas son égal.

Comme pays exportateur de froment, le Canada a fait de grands progrès ; et lorsque les méthodes perfectionnées d'agriculture y seront adoptées plus généralement, et que ses fertiles territoires de l’ouest seront plus peuplés, ses exportations de grain et de farine seront immenses. Îl paraîtrait qu’au contraire, les Etats-Unis, durant les vingt dernières années, n’ont pas été en état, malgré même la tentation de prix de famine, d'augmenter leurs exportation; car pour 1831, leur exportation de blé et farine a été de 9,441,091minots, et la valeur de $10,461,715. En 1851, l'exporta. tion a été de 11,028,397 minots, et la valeur de $11,543,063, l’augmentation, en vingt ans, n'ayant été que de 1,587,306 minots.

En 1838, le Canada exporta 296,020 minots de froment, et en 1852, 5,496,718 minots, c’est-à-dire, dix-huit fois plus. Ses exportations en grains ont doublé quatre fois en quinze ans, ou plus d’une fois tous les quatre ans Elles équivalent maintenant à la moitié des exportations entières des Etats-Unis.

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