L'AGRICULTURE ET SON PROGRÉS—COMPARÉE À CELLE DES ÉTATS-UNIS
Le Canada, et particulièrement la province occidentale, est et a été essentiellement un pays agricole. Agissant d’après une politique qu’il n’est pas nécessaire d'expliquer, non plus que d’en discuter ici le mérite, l'Angleterre a toujours désiré faire du Canada, et à D
na ain $ Lt f À 1% it î
vrai dire, de toutes ses colonies de l'Amérique du Nord, un marché pour ses manufactures. La conséquence en a été que l'énergie du Canada s’est dirigée principalement vers l’agriculture. Il est vrai qu’il a des minéraux précieux, mais ce n’est que depuis peu que l'attention s’y est dirigée, et qu’il a été employé des capitaux à leur exploitation. Quelle qu’ait été la prospérité dont le peuple canadien a joui, c'est emphatiquement au sol et à l’usage qu'il en a fait, ainsi qu’au bois qu'il a trouvé dessus, qu'il la doit. Suivre la charrue c’est donc suivre ce qui a conduit à ka richesse du Canada. Compter ses meules de grain, c’est dire ce qu’il a à montrer pour son travail. La statistique qui marque sa production annuelle, ce sont les pierres milliaires qu’il y a sur son chemin vers la prospérité; et si le lecteur a quelque goût pour des greniers pleins, de riches moissons sur pied, des basses-cours pleines de tout ce qu’il y a de nécessaire, et de beaux animaux, car ils ne sont pas moins beaux pour être domestiques et utiles, je l’inviterais à faire une courte excursion sur l’agréable chemin qui conduit à la prospérité canadienne.
La valeur de toutes les productions végétales du Canada, en 1851, a été estimée à Æ£9,200,000, les grains étant évalués à £5,630,000, et les autres produits à £3,570,000. La récolte de froment de cette année, dans le Haut-Canada, a été de 12,682,550 minots, ou près de 134 minots pour chaque habitant, tandis que celle des Etats-Unis, la même année, n’a donné que 44 minots à chaque habitant.
Ce serait excéder les limites d’un essai que de décrire le grand
accroissement des productions végétales du Canada. Le progrès
des Etats Américains, sans exemple, peut-être, dans l’histoire du monde, fournit, par contraste, les meilleures preuves de l’avancement agricole du Canada. L’Ohio, le meilleur de ces Etats pour des fins agricoles, et où la terre est tenue, en moyenne, au double du prix de celles de toute l’Union, produit, quoique le froment y soit cultivé à peu près acre par acre, un septième de moins en quantité que le Haut-Canada, y ayant un minot et demi de moïns pour chaque habitant.
Fee OS Ne TE
à Re
HE RQ ee. < F A DRE mL EE hat
Dans | tous les E dans le n de blé-d’ Canada, jusqu’à 1 ans, jusqi cent.
La pro ans, dans pour cen
La qu:
avec raisc et comm:
car sans |] ses propri pour obte ficiels, ét:
pays nou source de et d’autre
En 18.
dire deux qui avait, Quant au huit, par n’en avaic animaux, poids de ] espace de a été de:
laine can:
égale aux
Le Car tation, en bêtes à cd
ord, un marque l'énergie ture. Il est e depuis peu des capitaux nt le peuple sage qu'il en loit. Suivre
richesse du qu’il a à monà production \ chemin vers des greniers eines de tout s ne sont pas erais à faire ; à la prospé-
Canada, er nt évalués à a récolte de 12,682,550 t, tandis que 44 minots à
ire le grand Le progrès l’histoire du de l’avancees Etats pour Le, au double o froment y le moins en mi de moins
RE SPA ETES Lee da ÿ ER A a Lt ee
SUR LE CANADA. 43 Dans les dix dernières années, la production du froment dans tous les Etats-Unis a augmenté de 48 pour cent, et celle du Canada,
dans le même espace de temps, de 400 pour cent. Même en fait
de blé-d’Inde, la comparaison avec les Etats-Unis est en faveur du
RTE