‹ Le Canada [microforme]Chapitre 29 sur 51 · UX · texte numérisé non relu

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considérable, et de la réputation de symétrie, de solidité et de vitesse qu'ont acquise les vaisseaux construits en Canada. En l’année 1858, il a été construit à Québec quarante-huit vaisseaux, collectivement du port de 49,000 tonneaux, et évalués à £500,000, faisant, en une année, une augmentation de vingt-deux vaisseaux et de £340,000 en valeur. Un grand nombre de ces vaisseaux étaient du port de 1000 à 1800 tonneaux, et quelques-uns d'eux ont fait des trajets remarquablement courts. Le Boomerang” a fait un des voyages les plus expéditifs qui aient jamais été faits par un vaisseau à voiles, en allant à l'Australie et en revenant, laissant en arrière le meilleur voilier Américain qu’il y eût alors sur l'océan. Le “ Shooting Star,” de 1520 tonneaux, et le & Arthur the Great” de 1600 tonneaux, construits par M. Lee, Canadien-Français, de Québec, sont au nombre des plus beaux navires qui soient maintenant au service de transpert de Sa Majesté : l'un d'eux, le “ Shooting Star,” a fait le plus court trajet dont il soit fait mention, de Plymouth à Ms'te. Plusieurs de ces vaisseaux ont été vendus sur le pied de £13 10s. par tonneau, et maloré la diminution d'activité dans ces affaires, les quilles de trente vaisseaux, du port de 800 à 2000 tonneaux, ont été posées l'hiver dernier. 1l serait impossible de donner ici un éiat de l’augmentation dans la construction des vaisseaux sur les eaux intérieures, En 1817 deux vaisseaux à vapeur furent construits sur le lac Ontario, et l’année suivante, il en fut lancé un sur le lac Erié. Présentement, des milliers de vaisseaux à vapeur et à voiles traversent les eaux des cinq grands lacs et le fleuve St. Laurent, et parmi les premiers, il y en a qui sont décorés dans un style et avec un goût qui leur donnent pleinement droit au nom de palais flottants.

Après un temps d’apathie et de mauvaise direction, ls manufactures de fer et de cuivre ont pris une meilleure position, Les forges de Marmora, dans le comté de Hastings, possédant des avantages singuliers, sont passées, comme on l'a déjà remarqué, aux mains d’une compagnie anglaise, riche en fonds, et avec toutes les améliorations désirables dans le mécanisme, La couche est exploitée facilement et le minerai est d’une excellente qualité,

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Les forges des Trois-Rivières, sur le St, Maurice, sont en opération depuis un grand nombre d’années, et à l'heure qu’il est, elles emploient 300 travailleurs. Le propriétaire a obtenu une médaille, comme prix, à la grande Exposition. Les exportations des articles de cette branche de l’industrie canadienne ont été jusqu'ici peu considérables. Le fer magnétique du lac Supérieur et d’ailleurs a été examiné récemment par des savans venus d’Angleterre, qui en parlent très favorablement, et l’on dit que la qualité générale du fer en barres ne le cède pas à celle du meilleur fer de

. Suède, par la ténacité et la ductilité. On a affirmé que le meil-

leur fer du lac Supérieur l'emporte sur tout fer connu quelconque, sa tenacité dernière ou finale étant de près de 90,000 Ibs. au pouce carré, tandis que celle du meilleur fer de Russie n’est que de 79,000 Ibs.

Si pourtant le Canada ne produit que peu de fer, au momen actuel, la consommation qu’il en fait est considérable. Il fabrique des locomotives de chemins de fer, du calibre le plus approuvé, et toutes les variétés d’ustensiles de fonte, des engins à vapeur pour aller sur la terre et sur l’eau, et les garnitures ou agrès de toutes les espèces de mécanisme. Ses pompes à incendies égalent celles de tout autre pays, et elles ont remporté le premier prix à la grande Exposition. Il fabrique des chars et wagons de chemins de fer ; et ses voitures de plaisir ne sont surpassées, quant à l'élégance du dessin, à la solidité et au fini, par aucune de celles qu’on voit dans quelque autre pays que ce soit. Il fait des ontils tranchants de toute variété, et il y en a beaucoup qui sont préférés par l’artisan et le bucheron à ceux de manufacture européenne. Il se fait dans la province une grande quantité de machines et d’instrumens aratoires, et le Haut-Canada est presque sans rival pour la fabrique des poëles de cuisine, et d'ornement ; même pour les caractères d’ims primerie, les planches stéréotypes, les instrumens de mathématiques et de chirurgie, les piano-fortés, et autres instrumens de musique, il peut concourir honorablement avec d’autres pays.

Le Canada a fait peu de progrès dans la fabrique du coton, mais il manufacture en grand des étoffes de laine et des étoffes mêlées, et d’une assez bonne qualité pour lui avoir mérité des prix aux expositions de New York et de Londres.

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Dans la fabrique des pelleteries, et autres articles pour lesquels son territoire du nord fournit des avantages particuliers, le Canada n’a pas de rival, et le beau grain de son bois propre à l’ébénisterie, et particulièrement de son noyer noir, l’a rendu fort de requise dernièrement dans les marchés Européens.

En omettant les manufactures moins importantes, il reste à dire un mot des moulins à farine et à scies de la province, qui fournissent aux premiers besoins du pionnier du désert, ct produisent les principaux articles d'exportation de la colonie. Le Canada possède peut-être les plus grands moulins à scies du monde, surtout parmi ceux qui se trouvent sur les rivières Outaouais et Saguenay. Les rapports du recensement de 1851, quoique très imparfaits, donnent 158 moulins mus par la vapeur, et 1473 moulins à eau, produisant 772,612,770 pieds de bois de sciage par année, outre 4,590,000 madriers. Ces rapports mentionnaïient 1153 moulins à farine, dont 45 étaient mus par la vapeur, employant un capital de plus de £1,000,000. Plusieurs comtés, pourtant, n'avaient pas envoyé de comptes-rendus, et la statistique qui a généralement trait à cette importante branche d'industrie et à l'argent qui y est employé, est très imparfaite dans les rapports publics, les seules sources de renseignemens où l'écrivain peut puiser.

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