‹ Le Canada [microforme]Chapitre 32 sur 51 · ÉDUCATION ET PROGRÈS MORAL · texte numérisé non relu

ÉDUCATION ET PROGRÈS MORAL

Après avoir montré l’avancement rapide du Canada en popula- 4 tion, en richesses, et dans tous les différents arts qui contribuent aux jouissances matérielles de l’homme, il semble à propos de con-

sidérei le ton temps se son élevés véran Le sociau naissa le mo tion n établi tout ç La maire consé cause datio:

terre et mc de pe sujet, Cana norni (4 ] “ plu ‘ me (3 de 6 Jat:

« c'es “ pre “ écc # avi ‘ 8or ‘* sor # ter

’environ £2

ment que le ns instruits, encombrent riés n'ayant : les moyens ve douteuse à tout motif, ‘dant un sol Lux leurs, un cllience, et ct la diffugrand nomvreté, quand l'abondance

L vapeur de fait allusion À fait sentir rs de chames vaisseaux x de seconde asse, pour 7

vaisseaux à }, £4 à £5 Galway et £3 10s.; de

\ en populacontribuent pos de con-

sidérer s’il a fait un égal progrès dans sa condition morale et dans le ton général de son état social. Il peut se vanter qu'en même temps que ses richesses se sont accumulées, et que ses jouissances se sont multipliées, il s'est acquitté fidèlement des devoirs plus élevés qui lui étaient imposés, ceux d'avancer avec un soin persévérant les intérêts de la religion et de l'éducation.

Le Canada s’est montré pleinement convaincu des avantages sociaux qu'une nation peut tirer de la diffusion générale des connaissances ; et il n’est pas dans la province un seul enfant qui n’ait le moyen de recevoir une bonne éducation combinée avec l’instruction morale. Dans le fait, le système d'enseignement maintenant établi en Canada, surpasse de beaucoup dans ses détails étendus, tout ce qu’il y a en ce genre dans la Grande-Bretagne.

La manière dont cette grande question de l’enseignement primaire a été traitée est bien digne d’attention, non-seulement en conséquence des résultats produits dans la colonie, mais encore à cause de l'intérêt général qu’elle comporte. On a trouvé la gradation du système scholaire supérieure aux établissemens d’Angleterre et d’Ecosse, l'expérience ayant prouvé que les écoles normales et modèles étaient des plus avantageuses. Parlant de la manière de penser et de l’unanimité des habitans du Haut-Canada sur le sujet, le Révérend Dr. Ryerson, surintendant des écoles du Haut- Canada, dit, à l’occasion de la pose de ia prenière pierre des écoles normale et modèle :

“Il y a quatre circonstances qui nous portent à concevoir les “ plus belles espérances à l’ége.rd de notre futur système d’enseigne- “ ment: la première est l'absence entière reconnue de tout esprit “ de parti dans les affaires d'école de notre pays, depuis la légis- “ Jature provinciale jusqu’à la plus petite municipalité ; la seconde, “ c'est que notre législature a dévancé toutss les autres, et a été la “ première, du côté de l’ouest de l'océan Atlantique, à établir des “ écoles normales, et à aider les instituteurs à se prévaloir de leurs “ avantages ; la troisième est que Les habitans du Iaut-Canada se “ sont taxés volontairement pour payer les instituteurs, et pour une “ somme plus considérable, à proportion de leur nombre, et ont “ tenu, terme moyen, leurs écoles ouvertes pendant plus de mois

“ que les citoyens du grand Etat voisin de New York ; la quatrième “ c'est que tous les livres nécéssaires et convenables ont été “ introduits dans nos écoles et reçus comme par acclamation, et # que les facilités pour fournir nos écoles de livros, cartes, et appa- “ reils nécessaires, seront bientôt en avant de celles de tout autre 46 pays.”

En 1842, le nombre des écoles élémentaires du Haut-Canada était de 1721, et ces écoles étaient fréquentées par 65,978 enfans ; en 1853, le nombre des écoles était de 3127, et celui des écoliers de 194,736. Il y a maintenant dans le Haut-Canada, outre ces écoles, 8 collèges, 79 écoles secondaires de comté, 174 écoles privées, et 3 écoles normales et modèles, formant un total de 3391 établissemens d'éducation en opération dans le Haut-Canada, et de 203,986 écoliers.

Une comparaison soignée du système scholaire du Haut-Canada avec celui des Etats adjacents de l’Union Américaine, pour ce qui regarde le nombre des écoles et celui des enfans qui les fréquentent, et les sommes payées pour leur maintien, fait voir que l'avantage est incontestablement du côté de la colonie. L'Ohio, avec une population beaucoup plus considérable que celle du Canada Occidental, et deux fois le nombre de ses écoles, avait moins des deux tiers des écoliers qui les fréquentaient, en 1850, et payait £11,706 de moins pour leur soutien. L’Illinois, avec une population plus nombreuse d'un quart, avait, en 1848, 271 écoles de moins, et en 1850, il'n’avait qu’un tiers des écoliers, et 742 écoles de moins. Dans l'Etat de New York, aussi, il est de fait que la somme dépensée pour l'éducation est trois fois et un quart moindre que celle qui est dépensée pour le mème objet dans le Haut-Canada, eu égard à la population.

Ces faits servent à montrer le progrès rapide qui a été fit dans le Haut-Canada dans l'établissement d'institutions pour l'instruction du peuple, Le système d'écoles communes où élémentaires de cette province, qui a si grandement contribué à ces résultats, coupe chaque township habité en petites divisions ressemblant aux cases d’un échiquier, Ces divisions sont désignées par les mots “ sections scholaires,” et ont, l’une portant l’autre, une superficie de cinq milles

carrés, sa dire généra Les géogra et mir nécess:

tions, | ouvert plus gr de pias somme Dan plus él bonne otdinai honora plus él Un Haut-( Toront nent d somme ment distric mesur' pour | par le somm( à leu Da comm sont 9 religie pout d'avoi

quatrième s ont été mation, et s, et appa- ) tout autre

aut-Canada 78 enfans ; les écoliers , Nutre ces écoles prial de 3391 nada, et de

aut-Canada

our ce qui réquentent,

l'avantage >, avec une nada Oceins des deux it £11,706 lation plus 1oins, et en

de moins.

ane dépene que celle Canada, eu

té fat dans instruction entaires de iltats, coupe t aux cases ts “ sections cinq milles

carrés, chacune ayant sa corporation’ élective de syndics pour sa direction, avec une bibliothèque de livres choisis, pour l'usage général de l’école et des habitans.

Les maisons d'école sont en général bien fournies de cartes géographiques, de bons livres classiques, d'échantillons géologiques et minéralogiques, d'appareils philosophiques, et autres choses nécessaires ou convenables à l’enseignement. Dans quelques sections, les écoles sont franches ou gratuites, c’est-à-dire qu’elles sont couvertes à tous les enfans de cinq à seize ans, gratis ; mais dans le plus grand nombre, chaque écolier paie un honoraire d’un quart de piastre, ou d’un schelin sterling, par mois, et c’est la plus forte somme que la loi permet d'exiger.

Dans ces écoles, qui sont rarement à plus d’une demi-lieue des plus éloïgnés des ha! '*ans du canton, les enfans reçoivent une bonne et utile éducation anglaise, suffisante pour toutes les affaires ordinaires de la vie. Dans quelques sections, néanmoïns, où les honoraires mentionnés ci-dessus sont payés, on enseigne des branches plus élevées, et l'on emploie des maîtres savants et de talent.

Une grande partie des maîtres des écoles élémentaires du Haut-Canada sont instruits et exercés aux écoles normales de Toronto, et les fonds pour le paiement de leurs salaires proviennent de deux sources : —premièrement, la législature approprie une somme prise sur le revenu général, et cette somme est exactement proportionnée à celle que le comté, qui est un agrégat de districts scholaires, peut lever pour la même fin,—la législature mesurant ainsi sa libéralité sur ce que font les habitans eux-mêmes pour l'éducation de leurs enfans. Il est suppléé à ce qui manque par le quart de piastre d’honoraire dont il a été parlé, et par toute somme additionnelle que les habitans de chaque section peuvent, à leurs assemblées annuelles, s'obliger de fournir ou requérir,

Dans la plupart des écoles du Haut-Canada, on fait lire la bible comme livre de classe. Les livres de la Série Nationale d'Irlande sont généralement en usage, et il n’y est donné aucune instruction religieuse d’une dénomination caractéristique ou distinetive, si l'on peut ainsi s'exprimer. La législature a permis aux catholiques d'avoir des écoles séparées, privilége qui n’a été exercé que rare-

ment dans les districts ruraux, quoiqu’il l'ait été assez souvent dans les villes et les grands villages.

D’après les lois existantes, l'enfant du plus pauvre journalier, qui se distingue comme concurrent heureux pour être adinis gratis à une école élémentaire, a l'avantage de fréquenter une des écoles secondaires, (ou de grammaire,) de comté. ei, il lui est encore ouvert une autre entrée franche dans les plus hauts établissemens d'éducation du pays, si sa diligence et ses talens lui donnent droit à cette distinction. Ainsi la législature a dressé une échelle scholaire par laquelle l'enfant de l'habitant Le plus humble peut s'élever au plus haut degré de l’éminence scholastique, et avoir, en même temps, pour concurrens les enfans des habitans les plus riches et les plus respectables de son voisinage.

Comme preuve du grand zèle qui règne généralement dans le Haut-Canada pour l'instruction des masses, je puis mentionner que les habitans se sont imposé volontairement, en une seule année, une cotisation de plus de dix inille livres, courant, pour des bibliothèqnes d'écoles, acte qui fait honneur à leur intelligence, et qui prouve en mème temps qu'ils savent faire servir leur grande prospérité à des fins rhilanthropiques et généreuses.

La somme donnée par le gouvernement pour l'éducation dans le Haut-Canada, en 1853, a été de £55,512, et duns le Bas-Canada, de £45,823, faisant un total de £101,335. Le montant entier qui a pu ètre appliqué à l'éducation cette année dans le Haut-Canada, a été de £199,674, et dans le Bas-Canada de £68,896, la somme collective levée dars la province Supérieure n’allant pas à moins de £130,039, et le montant total levé pour l'éducation, donnant £23,593 de plus qu’en toute année précédente.

Dans le Bas-Canada, il y a 1556 maisons d'école, 2852 écoles en opération, et 108,284 écoliers, la province entière possédant 5479 écoles, fréquentées par 308,020 étudians et élèves.

Les universités et colléges du Haut-Canada sont conduits sur le principe anglais, et les chaires des différents départemens sont remplies par des professeurs tirés des universités de Cambridge et d'Oxford, du Collége de la Trinité de Dublin, et du continent.

Lesséminaires de Québec et de Montréal sont richement dotées, et

TT

les octr de terr celles € ellemet produis

1l y religie une édi dans c sans di:

monies

Le »r écolier (y con obtenu le pied tionné recens(

Le consid fluencs comm que CH cier cé toutes dévou

To zèle, Q tiques épou remp qu'on

buyent dans

trnalier, qui nis gratis à

des écoles i cst encore hblissemens nnent droit chelle schoeut s'élever , en même riches et les

ent dans le tionner que > année, une bliothèqnes i prouve en périté à des

tion dans le Bas-Canada, nt entier qui aut-Canada, 6, la somme s à moins ue on, donnant

2352 écoles e possédant "es,

nduits sur le temens sont

ambridge et ontinent.

ent dotés, et

les octrois faits au premier consistent en plus de mille milles carrés de terre, avec des propriétés d’une valeur immense dans la ville; celles de Montréal seules excèdent dix mille livres, courant, annuellement, et les biens des jésuites, quoique grandement réduits, produisent encore un revenu très considérable.

11 y a, dans le Bas-Canada, un grand nombre de couvens de religieusesrichement dotés, où les jeunes personnes dusexereçoivent une éducation soignée, et il est digne de remarque qu'on admet dans ces maisons des élèves de toute religion et de toute natior, sans distinction, ni partialité, et sans les obliger à assister aux cérémonies religieuses qui ne sont pas d'accord avec leur croyance,

Le recensement de la Grande-Bretagne porte le nombre des écoliers qui fréquentent les écoles de jour publiques et privées (y compris ceux qui fréquentent des écoles dont il n’a pu être obtenu de comptes-rendus, mais qui ont été mises en moyenne sur le pied de celles qui ont fait des rapports) à 2,144,377, ou proportionnément à la population, à environ un sur huit et demi. Le recensement du Canada en donne un sur six et quatre-cinquièmes,

Page 1