‹ Le Canada [microforme]Chapitre 37 sur 51 · PP EE · texte numérisé non relu

PP EE

berce profo Pourr devan larger partag vous ( geant d'arge entre < dans ] danger tant, e verges effrayar chenal :

en tour amphit} bornée foncé ; 1 kaléidos regards, ce que v Il est occupati pêcher 4 par les que vou sursaut peint co claire e Passages et en per la ville Q au fond moins dé

VIGATION «— ÉVITER LES DERNIER AN- ; CONSIDÉRÉ OUEST ET DU ERCIAUX DES EC LE CANAL AL DE L'ERIÉ \CITÉ FUTURE x DES Manx À VAPEUR r ET PASSAGE QuEBEC POUR gs DE NAVIGA- R LA ROUTE.— N MARCHÉ ET FFICULTES QUI : TEMPS LE ST.

au CANAL DE

s écluses sur d'œil sur ce mille milles ecteur là où s'avance d’a- Kingston et i soleil. ei, bs matins du x de ce qu’on bz près, pour be dessus, de int les arbres, branches sont ge très épais 18 continuez à aies, entre les formant des

berceaux naturels; et cependant 1 profondes, que les vaisseaux à es caux de ces baies sont si | sseaux à vapeur de gr ‘ pourraient pas grandes dimensi rs passer sous les branches entrelacées, Alors s’ sions . 1s une magnifi ti S Souvre S ue nappe d’ , largeur, avec une se ni d’eau, de plusieurs milles de partageant en dent t d nai has dans le lointain, la de x grandes ris ières. Mais en vous en ap s ecouvrez , , cs rocna pra aa que ce n’est qu'un groupe de petites is ns d'argrent-jetté es autant de parties, et paraissant ue de fl Jettés sans soin sur un grand tapis vert. V 8 entre dans l’un de ces brill: : | otre vaisseau TE A rillants passages, et vous sentez enfi ê a m AS “ £ 4 L : a multitude de voies ouvertes il doit y avoir be: 1 que danger; car votre rivière à moitié ombragée et all ns tant ñ La 4 vragee et allant e ant, en vient à se terminer brusquement à auatr " mb hé verges en avant de vous. Maïs comm a EL * | s e vous approcl effrayante v approchez avec s f 7. itesse des rochers menaçants qui sont devant s une chenal s ouvre soudainement à votre droite : vo | ; A ide en toutnant co NS ; Vous y étes pouss os mme le vent, et une seconde après, un man dt ; | phithéâtre de lacs s'ouvre devant vous. Cette e SE ornée de nouveau, selon toute apparen xpansion est nos: à volie proche ci nce, par un rivage vert— : de a Mass kaléidoscope, et voici que derit ar ee meut comme dans un 1CS î OU < regards. Et telle est, l'espace s. soi Pit îles s'offrent à vos £ ixante-dix mille ‘ i ce que vous atteigne : k | es, et jusqu’à | ns A eu les rapides, la scène par laquelle vous de mpos tme à | Z.

Re P ssl e, in à ceux que leurs habitudes et des pations privent du plaisir causé par une telle sci par les che Re ide poétiques, en passant | . sinucux des Aille Iles. Longtems même sn e vous les av hi + si ‘me apres ee es avez passés, VOUS vous sentez comme en a , Fes , veille en eint u milieu d’un rêve agréable. Votre mémoire coup s à. l’esvri | le vou die et * ve coup à l'esprit les groupes d’iles s’élévant de l'e , dite natd ho: | | db e Peau passages to ns 16i vous né pouver oublier les petités Baies e6 144 PO . tes b:

ss ji a ee ombragés et presque recouverts par les arbres ; : se pe nt au bruit, à la poussière, à la chaleur et au tracas de ù vous venez, ou de | us a , Sir elle où vous allez, vous regrettez moins des affai ur, de n'avoir pas vu plus de la nature, et affaires. Ce ne sont peut-être là que des rèves pe Ù

ne

ce sont des rèves agréables et utiles, car ils interrompent pour le moment la sombre monotonie d’un égoïsme qui absorbe tout, et ils jettent quelques rayons de lumière sur la poésie et la pureté de sentiment qui semble devoir mourir d’une réclusion perpétuelle, dans la noire prison de l’avarice moderne,

Les petits rapides, et les premiers où vous arrivez, sont les Galops, la Pointe Cardinal, et quelques autres. Les grands rapides sont ceux du Long-Sault, du Côteau, des Cèdres, des Cascades et de La Chine. Le premier de ces rapides est le plus magnifique; les plus hautes vagues s’y élèvent dans le chenal Perdu, ou du Nord. Le dernier est le plus étendu, le plus dangereux et le plus difficile à passer. La sensation sublime et le tressaillement qu’on éprouve en “ les sautant” sont beaucoup augmentés par le contraste : ordinairement, avant de les atteindre, à peine le moindre souffle de vent agite-t-il l'air; tout est calme et coi, et votre vaisseau descend le fleuve avec aussi peu de bruit et aussi lentement qu’il ferait un canal ordinaire: mais tout-à-coup une scène de grandeur sauvage s’offre à vos regards : les vagues sont élevées en écume et en brisans de mille formes par les sombres rochers contre lesquels elles sont poussées avec l’effrayante impétuosité de la rivière: des gouffres, des tournans d’eau, d’étroits passages embarrassés de roches et de cailloux, des flots agités comme par la tempête, toutes ces choses mêlent leurs sublimes terreurs dans un même rapide. En un instant vous êtes au milieu d'elles. Maintenant il faut passer avec la rapidité de l'éclair, à quelques verges de rochers qui, s'ils touchaient votre vaisseau, le inettraient en pièces, avant que le bruit du choc eût cessé de vibrer dans l'air. Et puis, il faut encore sauter en avant, avec la rapidité d’une fièche vers un îlot rocheux, que votre barque évite par un détour aussi rapide que le vol d’un oiseau. Puis du faite de grandes vagues, qui se précipitent au bas des rochers’ elle est jettée sur le faîte d’autres vagues, et ébranlée du choc, et

tremble jusqu’à la quille, et l’écume est lancée çà et là sur ses | À

ponts. Elle entre ensuite dans un chenal étroit, bordé de roches menaçantes, sur lesquelles se lancent des brisans écumeux, et cependant elle se lance dedans avec sa rapidité d’aigle, sans faire

cas d d’elle, autcu pyran pensé.

gloria sein cC£ appelle exprin le peu sublim, décrire On} bileté t treize a il n’est] seule vi, le St.

on peut été très journali salles e les plus villes d fleuve, à des ( Anglais “sauter soir, fais Le vaiss vis-à-vis tent les deux va jouissen par-dess leurs y rochers,

ent pour le be tout, et 1 la pureté perpétuelle,

ez, sont les Les grands Cèdres, des pides est le ent dans le 18 étendu, le ation sublime * gont beauavant de les il l'air; tout vec aussi peu dinaire: mais \ vos regards :

e mille formes poussées avec s, des tournans e cailloux, des s mèlent leurs stant vous ètes la rapidité de uchaient votre it du choc eût sauter en avant, , que votre barn oiseau. Puis bas des rochers, lée du choc, et à et là sur ses bordé de roches ns écumeux, et 'aigle, sans faire

Léa

cas des tournans et goufires sans nombre qu'elle a au-dessous d'elle. En avant est un vrai précipice de grandes eaux, et tout autcur s'élèvent haut dans l’air des brisans ressemblant à des pyramides. Où ira-t-elle, cette barque? Aussi prompte que la pensée, elle monte comme un oiseau le mur d’eau écumante, et la glorieuse et sublime science vous place, une seconde après, sur le sein calme d’une rivière coulant tranquillement. Voilà ce qu'on appelle “ sauter les rapides.” Mais il n’est pas de termes pour exprimer la crainte suudaine qui s'empare de tous les sens, dans le peu d’instans qu'on met à les passer. C’est une de ces épreuves sublimes qu’on ne peut jamais oublier, mais qu’on ne saurait décrire convenablement.

On peut regarder comme faisant le plus grand honneur à l'habileté nautique et à la prudence des Canadiens, le fait que depuis treize ans que des vaisseaux à vapeur naviguent dans les rapides, il n’est pas arrivé un accident sérieux, et qu’il n’a pas été perdu une seule vie. Depuis lors, le nombre des individus qui ont descendu le St. Laurent en vaisseaux, de ceux, en grande partie, comme on peut croire, qui voyageaient pour la santé ou pour le plaisir, a été très considérable. Depuis plusieurs années, deux lignes journalières de grands et superbes vaisseaux à vapeur, ayant des salles et des chambres d’apparat, qui n’en cèdent pas aux salons les plus splendides des meilleurs hôtels des principales cités et villes des Etats-Unis et du Canada, remontent et descendent le fleuve. L'une de ces lignes appartient à des Américains, l’autre à des Canadiens. Un des bateaux à vapeur, portant la malle Anglaise ou Royale, part de Prescott chaque matin, à temps pour “sauter les rapides” de jour, et arrive à Montréal à six heures du soir, faisant l’entière distance de 125 milles en neuf heures environ. Le vaisseau Américain, ou des Etats-Unis, laisse Ogdensburgh, vis-à-vis de Prescott, à la même heure, et les deux bateaux “sautent les rapides” de compagnie. Ordinairement, quand un des deux vaisseaux sort d’un rapide, l’autre y entre, et les passagers jouissent du double plaisir de sauter littéralement eux-mêmes par-dessus les rapides, et de voir un autre vaisseau voguant sur leurs vagues, et serpentant au milieu de leurs brisans et de leurs rochers.

Ces vaisseaux à vapeur sont, comme Île prouve l’absence d’accidens, au nombre de ceux du inonde qui sont les mieux conduits: la dextérité, la sang-froid et la présence d'esprit que montrent les capitaines et les pilotes, dans une navigation entourée de mille difficultés et de mille dangers, dans à peu près le même nombre de secondes, sont absolument au-dessus de tout éloge.

C’est afin que ces vaisseaux, et des centaines d’autres vaisseaux à vapeur et à voiles, qui nassent des lacs d'en haut à Montréal et à Québec, et mème dans le monde, car je vois qu’un navire du lac Erié est maintenant employé dans le commerce de l'Australie, pussent retourner aux lacs, que les canaux du St. Laurent et leurs magnifiques écluses ont été construits. Dès 1841, quand la population du Haut-Canada n’était que de 465,357 habitans, et celle du Canada-Uni de 1,114,857 seulement, et quand le revenu annu.l entier n’excédait pas £347,000, leur législature eut le courage d’approprier un demi million de livres, courant, pour ces ouvrages, Comme conséquence, il a été construit des écluses qui comptont parmi les plus belles et les plus grandes qu’il y ait au monde, et qui partagent l’admiration avec le magnifique fleuve qu’elles rendent utilisable pour les besoins de toute l'Amérique. Le passager qui remonte par les canaux n’est pas peu en peine de dire ce qu'il y a à admirer davantage, les ouvrages qui ont été le * fruit de l'esprit d'entreprise et de l’intelligence, ou le fleuve St. Laurent, Les chambres de ces écluses ont une longueur de deux cents pieds sur une largeur de quarante-cinq, et elles snnt si superbement et solidement construites, qu’elles dureront des siècles pour témoigner de l'esprit d'entreprise de la petite législa:ure qui les 2 conçues, et en a assuré l'achèvement. Le dernier anneau

de cette chaîne ou communication par canaux, car je puis aussi bien en parler dans cette connexion entre le golfe St. Laurent et la tète du lac Supérieur, est le canal de Welland, qui relie les lacs Erié et Ontario, et fait éviter la chûte de Niagara. Ses écluses ne sont pas tout-à-fait aussi grandes que celles des canaux du St. Laurent, mais elles sont également bien construites. Elles ont des chambres de cent cinquante pieds de long sur vingt-six et demi de large, et dans les unes et les autres, il peut y avoir une profondeur d’eau de neuf à dix pieds.

d’en com les g et le à le avec exchi les d vallé vaier qu'il rèt te les li

Le tions expéi les p d’un Il y nisse prév chem pour en o Des i presc qu’o popu dans sé de un fa réelld

justi comi tout

1bsence d’acux conduits:

montrent les rée de mille ème nombre res vaisseaux Montréal et ‘un navire du le l'Australie, urent et leurs 41, quand la

j habitans, et and le revenu slature eut Île ‘ant, pour ces des écluses qui qu'il y ait au onifique fleuve o l'Amérique.

eu en peine de qui ont été le su le fleuve St.

igueur de deux es sont si superont des siècles législature qui dernier anneau ar je puis aussi e St. Laurent et qui relie les lacs ra. Ses écluses ; canaux du St.

ites. Elles ont sur vingt-six et peut y avoir une

La contemplation de ces canaux, comme résultats de l'esprit d'entreprise et de l’habileté, porte naturellement à les envisager comme ouvrages d'utilité et de valeur publique augmentée, Si les gens qui occupent maintenant la grande vallée du St. Laurent et les plaines et penchans de montagnes qui sont situés de manière à leur donner accès à d’autres grandes voies de communication avec l'océan, moins commodément qu'avec ce fleuve, s’en servaient exclusivement, feraient-ils bien et agiraient-ils sagement? Ou si les dixaines de milliers d'Européens qui, tous les ans, cherchent cette vallée et ces plaines et penchans, dans la vue de les occuper, snivaient en remontant cette chaîne de navigation, feraient-ils ce qu’il y aurait de mieux pour eux? Ces questions sont d’un intérèt tout particulier, et j'y consacrerai tout l’espace que permettent les limites de cet essai, et les autres sujets qui y sont traités,

Les expériences de l'Amérique relativement aux communications publiques, prouvent, plus peut-être que ne le feraient les expériences de toute autre partie du monde, le fait que les routes les plus expéditives, les moins coûteuses, et les plus commodes, d’un grand centre d’affaires à un autre, seront adoptées finalement. Il y a à peine dans l’Union Américaine un seul Etat qui ne fournisse plus ou moins d'exemples du manque de sagacité et de prévoyance des législatures, en pourvoyant pour l'avenir. Des chemins de fer ont été projettés et construits, l’un après l’autre, pour des milliers d'individus, et avant qu'ils eussent été dix ans en opération, des millions auraient eu besoin de chemins de fer. Des intérêts locaux et l'ignorance locale ont été cause, qu’on a fait presque partout, tourner un chemin autour d’un endroit écarté, ou qu’on l’a dirigé inconvenablement vers un autre. Mais les flots de population, dirigés par une plus haute sagacité, se sont avancés dans la direction des terres fertiles et de la riche contrée, et ont laïssé de côté les petits chemins, pour être la honte de leurs auteurs, ou un fardeau pour la population. Cénéralement parlant, un ouvrage réellement grand, quelque chose que le progrès américain rendait justifiable, ou autorisait, quelque déprécié qu'il ait pu être,'au commencement, n’a pas manqué de réussir, à la fin. Tandis que tout ce qui pouvait être projetté et exécuté dans l'ombre par un

esprit d'entreprise plus hardi, ou avait pour but de mettre les intérêts et les affaires de mi!lions en passe de servir les desseins avares de milliers, n’a pas manqué d’être dénoncé, et finalement abandonné. Comme conséquence curieuse de ce fait, des hommes qui ont attaché leurs réputations à de grandes entreprises en Amérique, n’ont pas eu à attendre de la postérité qu'il leur fût rendu justice. Le progrès a dévancé le jugemerit de la vérité. De grandes nécessités publiques ont surgi pour venger leur génie, Leur renommée s’est identifiée avec le bien-être et le bonheur de leur génération.

Jugeant donc le St. Laurent comme grande route à l’océan, d’après la règle, que s’il peut être remplacé par des routes plus rapides, moins dispendieuses, et plus commodes, il ne peut pas réussir: s'il n’en vient pas à n'être plus employé, quelle est sa perspective future ?

La première chose qui frappe celui qui le contemple, c’est son adaptation, sous le rapport de l’immensité, aux vastes régions qu’il arsose. Tandis que les besoins du commerce de l’ouest et des portions de l'Amérique qu’on regarde universellement comme étant, à cause de leur position relativement à d’autres rivières et à ce fleuve, ses alimentateurs naturels, ont littéralement fait honte aux enir-prises faites pour leur avantage, sa grandeur et sa valeur vont enfin être découvertes par le contraste. Le canal de l’Erié, de très grande valeur comme ouvrage artificiel, et quia réussi au-delà de toute comparaison, « été rapetissé par le progrès. Le St. Laurent, au contraire, ne demande qu’un emploi énorme pour éprouver sa grandeur. Il est vraiment impossible de contempler ce fleuve, comparé au canal qui a été fait pour le rivaliser, sans être frappé de l’exiguité de l’un et de l’ampleur de l’autre.

Les vallées et les plaines arrosées par le St. Laurent, étant en grande partie dans les Etats-Unis, elles ont contribué principalement aux affaires du canal de l’Erié. Leurs fruits ont été littéralement attirés et détournés de leur chenal naturel pour servir à sa prospérité. Le St. Laurent, en autant que la politique américaine et de grandes restrictions sur le commerce ont pu l’affecter, a été sacrifié au canal de l’Erié, Le débouché de la nature avait à

ADS An Tnt

COST ECS TR

Le:

hi Des sd me a à

lutte rer le ce fave odie tem} il ne pas & but « les p:

de su hittér peu, bois soien L’em porta gran un P sante attire deve géné cana Pa d'en dem sont fanc il esi sera prog Mic l'Inc du

sive

mettre les

desseins nalement s hommes eprises en 1 leur fût la vérité.

eur génie, onheur de

à l'océan, outes plus e peut pas uelle est sa

e, c’est son égions qu’il uest et des ent comme rivières et it fait honte et sa valeur de l’Erié, de si au-delà de St. Laurent, éprouver sa r ce fleuve, , être frappé

nt, étant en é principalet été littéraur servir à Sa e américaine ffecter, a été ture avait à

Eve :2a €

Dh Dee Free 25 à

lutter contre des lois de navigation qui éloignaient de lui le comserce, Tous ces désavantages auxquels le fleuve était assujetti, le canal de l’Erié les convertissait en autant d’avantages en sa faveur. Cependant, les lois du progrès, qui ont fait disparaître les odieuses restrictions imposées à la navigation, ont amené, en même temps, l’irréussite du canal de l’'Érié. Non que comme entreprise il ne soit pas prospère, non que comme ouvrage local, il ne soit pas sans rival en fait de spéculation, mais parce que, pour le grand but de sa construction, savoir, celui de porter à l'océan les fruits et les productions de l’ouest et du nord-ouest, il a absolument manqué de succès, parce que le pi ;grès l'a complètement surchargé ; il est littéralement devenu malade par trop de prospérité, Et il importe peu, un individu, en un tel cas, étant la nation, à celui qui a du bois ou de la farine à envoyer à l'Est par ce canal, que ces effets soient arrêtés à raison d’inanition, ou à eause d’une indigestion. L’empèchement apporté à ses atfaires est pour lui la question importante. Et quand même le canal de l’Erié procurerait de plus grands profits que tout autre ouvrage au monde, cependant, sous un point de vue national, s’il ne fournissait pas des facilités suffisantes au commerce, ou l’arrètait dans son cours, il pourrait, en attirant à lui une besogne qu'il ne serait pas capable de faire, devenir le moyen de répandre au loin un mal, au lieu d’un bien général. Et que ce soit là, à peu près, la présente position du canal de l’Erié, c’est ce qui est admis universellement.

Pour obvier à ces difficultés, l'énergie a de nouveau entrepris d'en aggrardir les dimensions, afin de subvenir aux exhorbitantes demandes du progrès; mais à la vue des vastes régions qui lui sont communes avec le St. Laurent, et qui sont encore dans l’enfance de leur population et de leurs affaires, il n’est pas probable, il est loin d’être certain, que dans vingt ans, le canal de l'Erié ne sera pas de nouveau surchargé d’affaires, de nouveau rapetissé par le progrès. Quand les magnifiques espaces de terre compris dans le Michigan, l’Ouisconsin, les parties septentrionales de l'Ohio et de l'Indiana, l'Illinois, l’Towa, le Minnesota, et les parties de l’ouest et du nord-ouest de l'Etat de New-York, qui maintenant font exclusivement ou grandement usage du canal de l’Erié comme grande

route à l'océan, en viendront à être entièrement peuplés, et à avoir, au lieu de cinq ou six millions, au moins dix-huit ou vingt inillions d’habitans, quel simple canal, avec ses centaines d’écluses et ses centaines d’autres empèchemens, pourra suflire aux vastes et nombreux besoins de leur commerce? ira de pair avec leur splendide progrès? pourra satisfaire leur ardent désir de rapidité, de grandeur et de commodité commerciale? Le canal de l’Erié, quoiqu'aggrandi, ne sera-t-il pas un nouvel exemple à ajouter à ceux du progrès dévançant tout-d-fait l'entreprise, el de la prospérilé faisant honte aux calculs même du talent, que l'Amérique fournit en grand nombre.

J'ignore si l'esprit mercantile des Etats-Unis a passé le Rubicon des présents résultats pratiques au point d'envisager sous ce jour le commerce de l'Ouest et du Nord-Ouest; mais envisageant le St. Laurent, en l’associant avec les régions que je viens de nominer, et dort il est, de l’aveu de tous, le débouché naturel à l’océan, il est impossible de ne pas voir que la nature a proportiouné sa grandeur aux besoins des vastes territoires qu’il arrose, et qui y conduisent directement et naturellement. La nature semblerait avoir dit, par les expériences des quinze dernières années, “ Vous vous êtes efforcés de détourner de ma route les fruits de mes vallées er de mes plaines; maïs leur abondance a brisé sous elle tous les expédiens auxquels vous avez eu recours pour l'enlever, Vous pouvez apprendre de là quel sera le résultat, quand ces vallées et ces plaines seront entièrement occupées.”

On peut dire pourtant que le problème du succès des canaux du St. Laurent et de Welland, et nécessairement de l'usage aggrandi des mers intérieures qu’ils relient, est maintenant résolu. Le canal de Welland, le lien navigable de connexion entre les lacs Erié et Ontario, est peut-être, comme sa position l'indique, le canal le mieux situé du monde, et il devient l’un des plus profitables. C’est par ce canal que toutes les productions et tous les minéraux des possessions britanniques des bords des lacs Supérieur, Huron et Erié ont à passer pour se rendre à l'océan, C’est par ce canal que doivent aussi passer les produits, le bois de construction et les minéraux des grandes régions de Pouest et du nord-ouest déjà

EE PMR de PR M HE ou te a ed 7 AU onde ou date hr md mt

Page 1