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influence sur le cours du commerce de la région de l'ouest à l'océan sera grande et durable. Il a déjà détourné une grande portion du commerce qui, précédemment, prssait aux Etats-Unis par d’autres canaux, et ses recettes, la deuxième année seulement de son existence, ont été aussi considérables que celles du grand Chemin de Fer de l'Ouest du Massachusetts, après qu’il eut été pendant cinq ans en opération. Le coût de ces deux chemins a été à peu près le même. On doit aussi prendre en considération que le chemin américain, s'étendant de Boston à Albany, embrasse un district beaucoup plus avancé que la ligne Canadienne, en fait de population.
Trois cent-quatre-vingt-douze milles de cette ligne sont déjà ouverts; 292 milles de Portland à Montréal, et 100 milles de Québec à Richmond. Les entrepreneurs sont tenus de compléter 295 milles de plus, dans l'automne de la présente année, et 168 milles, l’année prochaine.
Lorsque ce chemin sera fini, il. présentera une ligne non interrompue de Portland au Michigan, et la distance par cette route est de cinquante milles moins longue que de New-York; elle a partout une jauge uniforme, et elle sera probablement de beaucoup la moins coûteuse,
Un autre chemin de fer projetté, qu’on peut proprement appeller une continuation du Grand Tronc, est sur le »oint d’être entrepris. Il commence au point où le dernier se termine, au fort Huron, traverse la presqu’ile septentrionale du Michigan, jusqu’à Grand Even, sur le lac Michigan : là il y a un bateau à vapeur qui va à Milwaukie, et de là un chemin de fer à la Prairie du Chien. De Portland à ce point, la distance n'est que de 400 lieues, et avec la magnifique communication par eau du St. Laurent et des lacs, il doit attirer par le Canada une grande portion de l’émigration aux Etats de l'Ouest,
En connextion avec ce chemin de fer est un ouvrage qui, pour la hardiesse du dessin et la difficulté de l'exécution, n’a peut-être pas son égal au monde, le pont tubulaire maintenant en voie de construction sur le St. Laurent, à Montréal. Il est jetté en travers d’un fleuve navigable de deux milles de largeur, à un point où son
cours est interrompu par des rapides, et où d'immenses masses de glace sont accumulées, chaque printems, et précipitées par l’impétuosité du courant. C’est une conception brillante à ajouter à celles de M. Robert Stevenson, le premier ingénieur du siècle, et lorsqu'il sera achevé, ce sera une des merveilles du monde. Le contrat pour ce pont est de £1,400,000.
Après celui du Grand Tronc, le chemin de fer le plus important du Canada est le chemin de fer du “ Grand Ouest.” Il court de Windsor, sur le côté Canadien de la rivière du Détroit, vis-à-vis de la ville de ce nom, jusqu’au sault de Niagara, où il est relié par un pont gigantesque de suspension, jetté sur la rivière de Niagara, deux milles plus bas que la chûte, avec le système de chemins de fer de l'Etat de New-York, qui court du lac Ontario jusqu’à l’eau de marée de la rivièr> d'Hudson. Il a sans parler de ses branches, environ 250 milles de longueur, et il a eu un succès presque sans exemple dans l’histoire des chemins de fer de l'Amérique. Pour le mois d’avril 1854, ses recettes ont été de £26,735. Pour le mois correspondant en 1855, ses recettes se sont élevées à £57,684, faisant une augmentation de près de 120 pour cent. Et pendant que cet énorme accroissement avait lieu dans son trafic, de grandes quantités de produits et de
marchandises s’accumulaient à ses extrémités, en attendant qu’il
pût les transporter. Passant par le véritable jardin du Haut- Canada, et reliant le grand chemin central du Michigan, et les chemins de New-York, qui se terminent à Niagara, son succès n’a jamais été douteux, et maintenant que les difficultés qui devaient nécessairement accompagner la mise en opération complète d’une entreprise de cette importance dans un pays nouveau, n'existent plus, sa prospérité future doit être encore plus grande que sa prospérité passée. En liaison avec ce chemin de fer, il doit y en avoir un autre de Hamilton à Toronto, qui sera ouvert l’année prochaine, et reliera, au dernier endroit, à une station commune aux trois, la ligne du Grand Tronc et le chemin de fer d’Ontario, Sincoe et Huron. Le dernier traverse la contrée qui s'étend de
Toronto au nord de la baie Georgienne, distance de 9G milles,
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© Fy a d’autres alimentateurs en grand nombre courant nord et sud dansle grand système artériel qui court de l'est à l’ouest dans toute. l'étendue de la province. En partant de l’est, il y a le chemin de fer de ‘“ Montréal et Bytown,” qui avec l'Outaouais, conduira aux marchées européens les produits d’un bassin de 80,000 milles carrés, abondant en forêts du plus beau bois de construction, avec des terres fertiles et de grandes richesses minérales. Ce chemin doit avoir 130 milles de longueur, et il y en a déjà une portion en opération.
À vingt-cinq milles à l’ouest de Montréal, le chemin de fer du Grand Tronc traverso l'Outaouais par un pont qui ne la cède en étendue et en splendeur qu’au pont Victoria; et immédiatement à l'ouest de ce pont, on a projetté une ligne allant de la Cité de l'Outaouais au lac Huron.
Cent-douze milles à l’ouest de Montréal, le chemin de Prescott et de l'Outaouais, long de 50 milles, est maintenant en opération.
Treize milles à l’ouest de ce dernier, le chemin de fer de Brockville et de l'Outaouais, long de 130 milles, tombe dans le Grand Tronc; et est maintenant en voie de construction.
Cent-quarante-milles à l’ouest de Brockville, à Cobourg, ville très importante sur le lac Ontario, le chemin de fer de Cobourg et Peterborough, maintenant en opération, développe les richesses de l’un des plus beaux districts de la province.
Sept milles à l’ouest de Cobourg, le chemin de fer de “ Port Hope” à ‘“ Lindsay,” long de 36 milles. et maintenant en progrès, ouvrira une contrée intérieure de grande valeur.
La ligne ta plus occidentale du Canada, ouverte au commerce, dans la direction du nord et du sud, est le chemin de fer de Buffalo, Brantford et Goderich, reliant Buffalo et l'Etat de New-York avec le lac Huron, à Goderich, par une ligne de 160 milles de longueur. Ce chemin, comparé à la route par eau du lac Erié et des rivières du Détroit et de Ste. Claire, épargne au moins 400 milles. A Stratford, trente lieues à l’ouest de Toronto, ce chemin traverse la ligne du Grand Tronc, et divise, à ce point, le commerce découlant des lacs Huron et Supérieur. Quatre-vingts milles de
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cette ligne sont déjà en opération, et il va en être ouvert sans délai quarante milles de plus.
Un chemin de fer très pittoresque et curieusement construit, appellé le chemin de fer “d’Erié et Ontario,” long de dix-sept milles, court le long de la rivière Niagara, de Chippewa à la ville de Niagara, faisant une descente d'environ 300 pieds dans une distance de quatre ou cinq milles.
De la ville de London à Port Stanley, sur le lac Erié, il y a maintenant en progrès un chemin de fer qui sera complété cette année,
Il est impossible de donner aucun détail des chemins de fer du “St. Laurent et du lac Champlain,” et de “ Montréal et New York,” qui sont depuis longtemps en opération, et de plusieurs autres, qui ont été sanctionnés par le gouvernement, et qui seront construits prochainement. Le montant déjà dépensé pour les chemins de fer mentionnés excède £11,000,000, sterling, ou 854,000,000, et à la fin de 1856, le Canada aura 2000 milies de chemins de fer, avec agrèts, ou appareils complets, qui auront coûté au moins £18,000,000, sterling.
Les chemins de fer du Canada sont construits sur les meilleurs principles du génie et de l’art, et Sir Cusack Roney les a déclarés égaux aux meilleurs chemins de fer d'Europe, et supérieurs à ceux qui se trouvent ailleurs sur le continent américain. Le coût moyen est d'environ £8000 sterling par mille. Sur toutes ces lignes, les ouvrages sont de la nature la plus solide et Ja plus durable, et le pont tubulaire jetté sur la Chaudière, à neuf milles de Québec, le premier de la sorte qui ait été érigé de ce côté-ci de l'Atlantique, a été décrit par un des premiers ingénieurs américains, comme étant “ d’une excellence à attirer l'attention des gens de l’art et des savans.”