acte d’imprévoyance et de faiblesse
Les Canadiens payèrent de suite chèrement l’attachement qu'ils avaient montré à leur mère-patrie. Jusqu'en 1774 ils furent soumis à un gouvernement militaire, qui ne fit ale place à un régime plus
doux que parce quo le mécontement des
‘’“avinces voisines faisait
craindre aux hommes d'état anglais que la contagion ne gagnât les rives du St. Laurent” On accorda donc à cette Province l'usage de ses anciennes lois et coutumes françaises, et une sorte de législature
dont les membres étaient à la nomination de la Couronne.
Un pareil régime ne pouvait néanmoins durer dans un pays qui avait pour voisins les treize nouveaux Etats-Unis avec leurs idées de
liberté et d'indépendance. L’Angleterre le comprit bien.
Aussi en
1791, sur la proposition du fameux Pitt, le Parlement Impérial divisa la Colonie en deux Provinces, à chacune desquelles il accorda une constitution. Celle du Bas-Canada garantissait aux Canadiens- Français leur nationalité, leurs lois et coutumes françaises, et la libre
pratique de la religion Catholique.
Celle de la Province supérieure