COS
Pr
Quant aux 76 vaisseaux construits en 1854 dans le port de Québec, ils appartenaient aux classes suivantes :
Bateaux-à-vapeur 8 jaugeant 518 tonneaux Barques ou goëlettes 25 ‘6 2,625 «6 Navires 43 «e 44,165 ‘6 Terminons ce chapitre par quelques rapprochements entre le commerce des Etats-Unis et le nôtre.
Les Etats-Unis ont fait durant les 10 dernières années des importations pour les montants suivants :
$108,435,035 117,254,564 121,691,797 146,545,638 154,998,928 147,857,439 178,138,318 216,224,932 212,613,282 267,978,647 Ces $267,978,647, représentant la valeur des importations des Etats-Unis en 1853, sont égales à <€66,994,661 15s. courant. Or, la population libre et esclave des Etats-Unis, en la même année, était de 25,811,147 habitants. D'où nous concluons que les importations de l’Union Américaine en 1853 ont été proportionnellement moindres que les nôtres, puisque le montant de celles des Etats-Unis ne donne que €2 11s. 114. courant, par chaque individu, tandis que le montant de nos importations donne £3 17s. 7d.,, courant, par chaque habitant du Canada.
Et si nous passons aux exportations des Etats-Unis, nous trouvons qu’elles ont été comme suit durant les dix mêmes dernières années : $111,206,046 114,646,606 113,488,516 156,648,622 154,032,131 145,755,820 151,898,720 218,388,011 209,641,625 230,452,250 Ce dernier montant étant égal à Æ57,613,062 10. courant, chaque habitant des Etats de l’Union Américaine se trouve à avoir
e Québec,
participé à ces exportations pour un montant de Æ2 4s. Sd, courant, tandis que durant la même année la proportion de chaque
fi habitant du Canada dans les exportations du pays a été de Æ2 128.
à 114. D'où nous concluons encore que, proportionnellement à la popu-
dde lation, le Canada a exporté en 1853 pour un plus fort montant que
à les Etats-Unis.
es impor Pour ce qui est des importations d'objets de manufacture anglaise, : le Canada et les Etats-Unis se trouvaient en 1851 dans la posi-
035 tion suivante :
; Importations de manufactures anglaises,
064 Canada CR EE Æ 2,475,643,
ne Din DIS s messes nes svarnees .… £23,461,999,
008 ce qui donne 26 schellings pour chaque habitant du Canada, et envi-
ae ron 16 pour chaque citoyen des Etats-Unis.
439 En somme, le commerce canadien est dans un état très florissant
San et a fait depuis quelques années des progrès étonnants. Les Etats-
. Unis le comprennent si bien qu’ils ne cessent de faire de prodigieux
Ni efforts pour l’attirer à eux, et annuler pour ainsi dire par des moyens
“ artificiels tous les avantages que la voie du St. Laurent offre tout na-
ons des turellement au commerce canadien et à celui d’un grand nombre dE Or, d'Etats de l’Union Américaine. C’est ce qui explique le fait qu’ils
RERES, ont dépensé plus de $150,000,000 pour construire des chemins de fer mporta- qui relient l’Atlantique aux grands lacs et au St. Laurent, et plus de lement $75,000,000 pour ouvrir des canaux qui puissent accaparer notre
ts-Unis commerce. M. Woodbury dit à ce sujet : “ La valeur de ces ouvrages dis que “ est plus grande que le coût de tout notre tonnage étranger, qui est
chaque “ aussi intéressé ou employé au même commerce. Quant aux cités |
“ dont la valeur de la propriété foncière dépend en grande partie de 4
One “ ce commerce, on peut à peine l’estimer, mais on ne risquerait rien à + 4 nées : “ dire que la prospérité réelle et une grande partie du revenu d’un QE 16 “ capital de plus de $500,000,000 dépendent matériellement de cette k 16 “ question et en dépendront encore davantage plus tard. Ce com- N 6 “ merce est en effet d’une importance vitale pour les intérêts des | 2 “ chemins de fer du Maine, du New Hampshire, du Vermont et de la 1 “ partie septentrionale de l'Etat de New-York, et d’une très grande 0 “ importance pour tous les chemins de fer des Etats de New-York, 0 ‘“ Pensylvanie et Ohio qui sont en communication avec les lacs.” 1 Devant des sacrifices aussi grands que ceux que font les Etats- | Unis, devant l'intérêt si considérable qu’ils ont à nous enlever le
commerce de l’ouest, nous serions condamnables de montrer si rant, peu d'énergie et d’esprit de conservation que de nous fier à la supéavoir riorité de la voie du St. Laurent et de demeurer inactifs et sans in-
quiétude sur l'avenir. Nous devons au contraire veiller partout et à toute heure à ce que l’Union Américaine n’accapare pas à son profit un commerce pour lequel la main de la Providence a construit une large voie, que des esprits superficiels peuvent croire faite uniquement pour l’usage de cette Province, mais que l’expérience d’autres temps et d’autres lieux nous dit être destinée à servir de débouché à une grande partie de l'Amérique septentrionale, comme le Danube sert de grande route à plusieurs empires et royaumes d'Europe. Les dimensions du St. Laurent sont trop gigantesques pour que ce grand fleuve soitexclusivement à l’usage d’une Province ou d’un Etat quelconque. Ce n’est pas en vain qu’il prend sa source au cœur même de l'Amérique ; ce n’est pas en vain qu’il semble avoir fait un suprême effort, par l’extension qu’il s’est donnée dans nos immenses mers intérieures, pour engager les populations occidentales de ce vaste continent à se servir de ses eaux. Il faut que les préjugés disparaissent et que la nature reprennent ses droits ; et alors nous verrons ce que nous ne faisons encore qu’entrevoir, c’est-à-dire les pavillons de toutes les contrées du globe flotter sur nos eaux, qui porteront à tous les pays au nord de l’Ohio les productions de l’Europe et des Indes, et en rapporteront en échange les céréales, les produits animaux, et les minérais de l'Amérique du nord.
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