AUTRES TRAVAUX PUBLICS
côté, et le siége du Gouvernement permanent. La question est de savoir quelle sera la Cité privilégiée. Chacun prétend prouver que c’est la ville qu’il habite. On ne trouvera donc pas étonnant que nous disions que Québec doit être la Capitale, et que les raisons à l’appui de notre avancé sont tellement fortes que notre Cité devra recevoir les votes favorables des élus du peuple. (*)
(*) Depuis que ceci est écrit, l'Assemblée Législative a exprimé le désir de œontinuer le système d’alternation.
INSTITUTIONS FIN ANCIÈRES.
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Les institutions financières du Canada ont un caractère de respectabilité et une réputation de stabilité qu’elles méritent bien. Il est de fait que jamais les banques du Canada n’ont failli, et dans la crise de 1847 et dans celle qui se fait sentir depuis plusieurs mois, les banques canadiennes se sont maintenues, elles ont conservé leur crédit et la confiance du public. Elles ont dû seulement diminuer leurs escomptes, de crainte de se trouver elles-mêmes trop engagées avec les grands établissements commerciaux, dont la ruine aurait pu causer la leur. Leur bonne administration a été récompensée par le taux auquel leurs actions se sont vendues, même au plus fort de la crise commerciale qui faisait chanceler et même tomber des maisons qu’on croyait presqu’inébranlables. On a vu les actions de la Banque de l’Amérique Britannique se maintenir à 25, celles de la Banque de Montréal à 14 et 15, et celles de la Banque du Haut-Canada à 74 par cent de prime. Toutes se sont vendues au pair ou au-dessus du pair, ct elles ont donné un intérêt annuel variant de 6 à 7 par cent. Ce sont là des faits qui parlent hautement en faveur de nos institutions financières et nous exemptent d’en dire davantage.
Voici maintenant un tableau de nos banques, de leurs principaux lieux d’affaires et de leurs succursales :
1°. La Banque de Montréal, dont le siége principal est à Montréal, a 25 succursales, savoir: à Belleville, Bowmanville, Brantford, Brockville, Bytown, Cobourg, Cornwall, Goderich, Guelph, Hamilton, Kingston, London, Peterborough, Picton, Port Hope, Port Stanley, Prescott, Québec, Ste. Catherines, St. Thomas, Trois-Rivières, Toronto, Trenton, Whitby et Woodstock ;
2°. La Banque de l'Amérique Britannique du Nord, dont le siége est à Londres (Angleterre), possède 12 succursales, savoir : à Brantford, Bytown, Dundas, Hamilton, Kingston, London, Montréal,
Québec, Sault Ste. Marie, Sherbrooke, Trois-Rivières et Toronto;
3°. La Banque du Haut-Canada, dont le siége principal est à Toronto, a 24 succursales, savoir: à Barrie, Belleville, Berlin, Brockville, Bytown, Chatham, Chippawa, Cornwall, Elora, Goderich, Hamilton, Kingston, Lindsay, London, Montréal, Niagara, Port Hope, Québec, Sarnia, Southampton, Ste. Catherines, Stratford, Trois-Rivières et Windsor ;
4, La Banque de la Cité, dont le siége est à Montréal, possède G succursales, savoir : à Bowmanville, Holland-Landing, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et T'oronto ;
5°. La Banque Commerciale, dont le siége est à Hamilton, possède 15 succursales, savoir: à Barrie, Belleville, Brockville, Galt, Kingston, London, Montréal, Oshawa, Perth, Peterborough, Port Hope, Prescott, Sarnia, Ste. Catherines et Toronto ;
6°. La Banque de Québec, dont le siége principal est à Québec, a 4 su cursales, savoir : à Bytown, Nicolet, Trois-Rivières et Toronto;
7°. La Banque de Gore, dont le siége principal est à Hamilton, possède 7 succursales, savoir: Chatham, Galt, Guelph, London, Paris, Simcoe et Woodstock ;
8°. La Banque du Peuple, dont le siége principal est à Montréal, possède une succursale à Toronto ;
9°. La Banque du district de Niagara a son siége à Ste. Catherines ;
10°. La Banque de Molson (banque privée) a son siége à Montréal ;
11°. La Banque de Zimmerman (autre banque privée) a son siége à Niagara.
Ïl y avait en outre, l’an dernier, à Toronto une banque américaine,
” appelée “ Farmers’ Bank” qui a failli.
On peut juger des affaires que transigent ces Banques par l’état suivant du montant des droits prélevés sur l’émission des billets des banques canadiennes de 1841 à 1854 :
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Ainsi, de 1849 à 1853 inclusivement, l'émission des billets de banques n’a cessé de s’accroître, de telle sorte qu’en 1853 elle est devenue plus du double de ce qu’elle était en 1849. Cet accroissement indique assez l’augmentation correspondante dans le nombre et l’importance des affaires, pour que nous n’ayons pas besoin d'ajouter que les banques se sont vues dans la nécessité de demander au Parlement le pouvoir d'augmenter le montant de leur capital respectif, et que le Parlement, cédant à la nécessité, a dû accorder ce qu’on lui deman-
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