LES CANAUX DU CANADA
Au moyen de cette somme si considérable, la Province a pu compléter ses canaux et leur donner les dimensions suivantes :
Canaux.
Sn3
Tirant d'eau des vaisseaux
qui les franchissent.
Canal dp WeUand qui unit la
Pieds.
Pieds.
Pieds.
Grande-Rivière et le lac Erié
au lac Ontario (sans la branche
alimentaire)
Canal de Williamsburg ....
Canal de Corn^all
Canal de Beauharnais ....
ni
Canal de Lachine \ . .
Par le moyen de ces canaux, on surmonte une chute d'eau qui, du lac Erié à Montréal, est de 534 pieds trois quarts, en outre de 17 pieds de chute pour lesquels il n'est pas besoin d'écluses. Si à ces deux montants nous ajoutons la différence de niveau depuis Montréal jusqu'à la marée aux Trois-Rivières, c'est-à-dire 12 pieds trois •quarts, nous aurons depuis le lac Erié jusqu'à la marée une chute totale de 564 pieds et demie.
Si maintenant nous comparons ces résultats avec ceux obtenus sur le canal Erié, nous avons :
Canal Erié.
Canaux Canadiens.
Longueur en milles ....
Nombre d'écluses ....
Chute d'eau (pieds)
Largeur au p at-fond (pieds) Profondeur (pieds) ....
de 60 à 100
Tirant d'eau des vaisseaux qui y
passent (pieds)
ôj
Longueur des vaisseaux (pieds)
H suffit de jeter un coup-d'œil sur ce tableau pour être convaincu des immenses avantages que présente la voie du St. Laurent sur celle de PErié. La différence en faveur des canaux canadiens est en effet comme suit : 295 milles et demie de canal, 33 écluses et 104 pieds et demie de chute d'eau, de moins que sur le canal Erie, sans compter que les vaisseaux qui fréquentent nos canaux peuvent porter des cargaisons beaucoup plus conaidérables que celles des vaisseaux du canal Erié. Mais tous ces avantages ne serviraient à rien si les résultats de tant de sacrifices ne répondaient pas à la grandeur de ceux-ci. Aussi, pouvons-nous publier sans crainte l'état suivant du revenu