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AUTRES TRAVAUX PUBLICS

Le Canada ne s'est pas borné à améliorer la navigation du St. Laurent pour en faii-e la voie la plus sure, la plus rapide et la plus économique pour le Canada et pour tous les pays occidentaux au nord de TOhio. Il a eu soin de faciliter la navigation de certains autres grands fleuves ou rivières, tels que TOutaouais, le St. Maurice, la rivière Trent, etc., pour permettre au commerce et à Tindustrie du pays de se développer et aux terres incultes d'être défrichées et colonisées. La Province a été bien récompensée de ses sacrifices par rélan donné à l'exploitation du bois, à l'établissement des manufactures, à l'immigration étrangère, et à l'ouverture des terres vagues. Ces différents travaux ont coûté jusqu'à 1853 les sommes suivantes :

Améliorations faites sur l'Outaouais 06181,452

" " sur la Eivière Trent, etc 115,706

Glissoires, etc., sur le St. Maurice. . . .' 36,440

Auxquels il faut ajouter :

Phares 106,241

Pont à Bytown 18,412

Havre de " Port Stanley" 26,125

Edifices publics jusqu'au 1er Janvier 1854) 170,653

Chemins (jusqu'à 1854) 135,237

Ponts (jusqu'à 1854) 58,884

Autres dépenses pour phares, quais, abris, etc 216,63a

Ce qui fait un total de «£1,065,780.

La Province aura bientôt en outre à accorder une nouvelle somme d'un million ou d'un million et demie de piastres pour la construction d'un Palais Législatif et d'édifices pour les Bureaux Publics dans la Capitale qu'elle se choisira. Le système actuel, qui consiste à faire de Québec et de Toronto le siège alternatif du Gouvernement durant quatre années consécutives, ne paraît pas rencontrer l'approbation publique. En sorte qu'en toute probabilité la Législature décidera pendant sa prochaine session que le système d'altemation doit être mis de

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côté, et le siège du Gouvernement permanent. La question est de savoir quelle sera la Oité privilégiée. Chacun prétend prouver que c'est la ville qu'il habite. On ne trouvera donc pas étonnant que nous disions que Québec doit"iêtre la Capitale, et que les raisons à l'appui de notre avancé sont tellement fortes que notre Cité devra recevoir les votes favorables des élus du peuple. (•)•

(*) Depuis que ceci est écrit, rAesenibLée Législative a exprimé le désir de continuer le système d'alternatioD.

— «^Si^%4^«v«'^

INSTITUTIONS FINANCIÈRES

Les institutions financières du Canada ont un caractère de respectabilité et une réputation de stabilité qu'elles méritent bien. Il est de fait que jamais les banques du Canada n'ont failli, et dans la crise de 1847 et dans celle qui se fait sentir depuis plusieurs mois, les banques canadiennes se sont maintenues, elles ont conservé leur crédit et la confiance du public. Elles ont dû seulement diminuer leurs escomptes, de crainte de se trouver elles-mêmes trop engagées avec les grands établissements commerciaux, dont la ruine aurait pu causer la leur. Leur bonne administration a été récompensée par le taux auquel leurs actions se sont vendues,, même au plus fort de la criae commerciale qui faisait chanceler et même tomber des maisons qu'on croyait presqu'inébranlables. On a vu les actions de la Banque de l'Amérique Britannique se maintenir à 25, celles de la Banque de Mpntréal à 14 et 15, et celles de la Banque du Haut-Canada à 7J par cent de prime. Toutes se sont vendues au pair ou au-dessus du pair, et elles ont donné un intérêt annuel variant de 6 à 7 par cent. Ce sont là des faits qui parlent hautement en faveur de nos institutions financières et nous exemptent d'en dire davantage.

Voici maintenant un tableau de nos banques, de leurs principaux lieux d'affaires et de leurs succursales :

V. La Banque de Montréal, dont le siège principal est à Montréal, a 25 succursales, savoir: à Belleville, Bowmanville, Brantford, Brockville, Bytown, Cobourg, Com>vall, Goderich, Guelph, Hamilton, Kingston, London, Peterborough, Picton, Port Hope, Port Stanley, Prescott, Québec, Ste. Catherines, St. Thomas, Troîs-Rivières, Toronto, Trent.on,.Whitby et Woodstock;

2*. La Banque de l'Amérique Britannique du Nord, dont le siège est h Londres (Angleterre), possède 12 succursales, savoir : à Brantford, Bytown, Dundas, Hamîlton, Kingston, London, Montréal, Québec, Sault Ste. Marie, Sherbrooke, Trois-Rivières et Toronto;

INSTITUTIONS FINANCIERES

3*. La Banque du Haut-Canada, dont le siège principal est à Toronto, a 24 succursales, savoir: à Barrie, Belleville, Berlin, Brockville, Bytown, Chàtham, Chippawa, Comwall, Elora, Goderich, Hamilton, Kingston, Lindsay, London, Montréal, Niagara, Port Hope, Québec, Samia, Southampton, Ste. Catherines, Stratford, Trois-Rivières et Windsor -,

4'. La Banque de la Cité, dont le siège est à Montréal, possède 6 succursales, savoir : à Bowmanville, Holland-Landing, Québec, Sherbrooke, Trois-J,ivières et Toronto;

5". La Banque Commerciale, dont le siège est à Hamilton, possède 15 succursales, savoir: à Barrie, Belleville, Brockville, Galt, Kingston, London, Montréal, Oshawa, Perth, Peterborough, Port Hope, Prescott, Samia, Ste. Catherines et Toronto ;

6''. La Banque de Québec, dont le si^e principal est à Québec, a 4 succursales, savoir : à Bytown, Nicolet, Trois-Rivières et Toronto ;

T, La Bainque de Gore, dont le siège principal est à Hamilton, possède 7 succursales, savoir : Chatham, Galt, Guelph, London, Paris, Simcoe et Woodstock ;

8®. La Banque du Peuple, dont le siège principal est à Montréal, possède une succursale à Toronto ;

9**. La Banque du district de Niagara a son siège à Ste. Catherines;

10°. La Banque de Molson (banque privée) a son siège à Montréal ;

11°. La Banque de Zimmerman (autre banque privée) a son siège à Niagara.

Il y avait en outre. Tan dernier, à Toronto une banque américainey

appelée " Farmers' Bank'' qui a failli.

On peut juger des affaires que transigent ces Banques par Tétat

suivant du montant des droits prélevés sur rémission des billets des

banques canadiennes de 1841 à 1854 :

Ainsi, de 1849 à 1853 inclusivement, l'émission des billets de banques n*a cessé de s'accroître, de telle sorte qu'en 1853 elle est devenue plus du double de ce qu'elle était en 1849. Cet accroissement indique assez l'augmentation correspondante dans le nombre et l'im- .portance des affaires, pour que nous n'ayons pas besoin d'ajouter que les banques se sont vues dans la nécessité de demander au Parlement le pouvoir d'augmenter le montant de leur capital respectif, et que le Parlement, cédant à la nécessité, a dû accorder ce qu'on lui deman«

INSTITUTIONS FINANCIÈRES

dait. C'est un nouveau capital d'environ 062,000,000 que les banques pourront en temps opportun mettre à la disposition du commerce, qui ne manquera pas plus de s'en prévaloir, que les habitants des townships de Test ne manqueront d'encourager la nouvelle banque que l'oiji doit établir bientôt au milieu d'eux.

L'état suivant, indiquant le montant des billets escomptés mensuellement à la seule Banque du Haut-Canada, fera mieux apprécier, que tout ce que nous pourrions dire, la nécessité qui existait d'augmenter le capital des banques :

Au SI janvier 1853 ....

Au 31 janvier 1854 ....

Au 28 février "

Au 28 février «

Au 31 mars " ....

Au 31 mars "

Au 30 avril

Au 30 avril «

Au 31 mai " ....

Au 31 mai ♦*

Au 30 juin "

Au 30 juin "

Au 31 juillet «

Au 31 juillet "

Au 31 août «

Au 31 août «

Au 30 sept.

Au 30 sept.

Au 31 octobre "

Au 23 octobre «

Au 81 nov. "

Au 31 décembre «

Montant total des billets es-

comptés dans les 10 pre-

Montant total des billets es-

miers mois de 1854 ....

comptés en 1853 . . . .

Nos banques donnent annuellement à leurs actionnaires de 6 à 7 par cent, sans compter des dividendes périodiques plus ou moins considérables, selon les profits qu'elles ont faits au delà du montant de leurs dépenses d'administration et du dividende annuel.

Il nous serait facile de donner ici un état des affaires de nos banques pour l'an dernier ; mais comme nous désirons rapprocher Tétat de nos banques de celui des institutions financières de l'OMo que nous avons déjà pris ailleurs pour terme de comparaison, nous devons choisir Tétat de nos banques au 31 mai 1851, date la plus rapprochée de celle de l'état le plus récent que nous avons des banques de l'Ohio.

CANADA

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