SYSTEME POSTAL
Ce n'est que depuis le mois d'Avril 1861 que Padmîuîsti^tîon des Postés en Canada a été transférée des autorités impériales au Gouvernement provincial. \
A cette époque là, il y avait dans toute la Provîncô stx cent un bureaux de postes, sept mille cinq cent quatre-vingt quinze milles de routes postales établies ; les malles parcouraient annuellement 2,487,000 milles, et le revenu brut du département des Postes avait été l'année précédente de c3é93,802 courant, en y comprenant c£10,000 eterling, montant de la perception des frais de port dés paquebots anglais.
Du moment que la Province fut ciargée de cèttb administration, le Parlement réduisît d'environ les deux tiers les frais de port sur les lettres, les fixant au taux uniforme de trois deniers par chaque^ once pour toute l'Amérique anglaise du nord. Il réduisit aussi de moitié les frais dé port et autres sur les lettres déposées aux bureaux des Oités et Villes et livrées par les facteurs.
Les frais de port sur les journaux envoyée aux Provinces de l'Amérique britannique du nord ou en venant, sur les journaux éii- Voyés aux Etats-Unis, et aussi sur les papiers d'échange des journalistes, ont été supprimés totalement pour ces derniers, et ont été remplacés pour les autres par la taxe ordinaire de 3 deniers par once. Enfin, les frais sur les lettres, circulaires, pamphlets, livi'es et autres piapierâ imprimés, ont été réduits.
On conviendra que c'était là une mesure hardie, puisque, là réduction étant égale à environ les deux tiers, le déficit pouvait se monter à <5e50,000 ou ôÈ6O,060. Mais l'expérience des Etats-Unis avait convaincu nos législateurs que cette réduction dans les frais de poste ferait prendre de l'extension aux correspondances et engagerait à faire de la poste un usage au moins double de celui que l'on en avait fait jusque-là. On ne Sô trompait pas.
Le 5 d'Avril 1852, c'est-à-dire un an après la mise, en opération du nouveau système, on constatait que les recettes brutes de Tannée' se