INSTITUTIONS LITTÉRAIRES OU SCIENTIFIQUES
" devra contenir les meilleures publicatiens politiques, littéraires et " scientifiques dô la Province et de Téti'anger ; 2°. de former une bibli- « otbèque, d'en procurer Tusage à ses membres, et de recueillir tous '* les documents qui ont rapport à Thistoire du pays, ainsi que tous " objets d'histoire naturelle qu'il lui sera possible de se procurer ; "3**. d'offrir à ses membres l'avantage d'une discussion hebdomadaire ** et au public une série de lectures; 4*. d'opérer la réunion des " jeunes Canadiens, de les porter à l'amour et à la culture de la " Science et de l'histoire, et de les préi)arer aux luttes plus sérieuses " de l'âge mûr ; 5°. de promouvoir par toutes les voles honorables et " légitimes les intéréîs du pays en général et de cette ville en parti- ** culier ; 6**. enfin de pratiquer ce que la confraternité et l'honneur " national prescrivent aux enfants d'une même patrie."
Le nombre des membres de Y Institut Canadien àQ Québec est d'environ 350 et le nombre de volumes dans la bibliothèque s'élève à 3,000. Ces ouvrages sont en très grande partie importés directement de Paris, l'institut consacrant chaque année une somme aussi forte que lui permettent ses ressources pécuniaires à l'acquisition de nouveaux ouvrages. En 1853, il a employé à cette fin une somme de ^100.
L'Institut Canadien deHontréal compte près de 650 membres et possède une bibliothèque d'environ 2,500 volumes.
Il existe aussi à Québec un " Institut Catholique" pour la population canadienne-française, et un autre pour les Catholiques qui ..parlent la langue anglaise. Ces institutions possèdent des bibliothèques assez considérables et comptent chacun un grand nombre de membres. Québec possède en outre la " Chambre de lecture de St. Rochy le Club Canadien^ V Association de la Bibliothèque de Québec, et la Société Littéraire et Historique de Québec,'* Cette dernière association existe depuis longtemps et est une des institutions les plus renommées du pays. Elle publie de temps à autres des documents relatifs à l'histoire du Canada, et qui seront plus tard d'une grande utilité aux historiens du pays. Elle possède en outre une bibliothèque et un musée. Le Club Canadien n'a que deux années d'existence, mais compte un très grand nombre de membres ; il a été fondé dans le but d'exercer les jeunes gens à l'usage de la parole.
A Montréal, l'Institut National est une société de date assez récente ; il semble avoir le même but que l'autre institut de la même ville. Seulement les membres qui en font partie sont d'une opinion politique différente de celle de l'Institut Canadien de Montréal; néanmoins cette distinction tend, dit-on, à disparaître. Il existe en outre à Montréal une " Société -d'Histoire Naturelle," qui compte beaucoup
INSTITUTIONS ÙTTéHAIBES OU SCIENTIFIQUES. 14^
de membres, possède une bibliothèque et un musée mirifiques» et donne durant l'hiver une série de lectures auxquelles le public est admis gratuitement.
Ge nom de ** lectures " nous rappelle un fait que nous avons omis plus haut. Les différentes associations littéraires du Bas-Canada* donnent au public, durant le cours de chaque hiver, plusieurs lectures sur des sujets plus ou moins pratiques, et les personnes qui ne sont pas membres de ces institutions sont admises à ces soirées littéraires moyennant une modique contribution et souvent gratuitement. Ces lectures sont populaires et ont déjà produit beaucoup de bien.
L'Institut Canadien n'existe pas uniquement dans le Bas-Canada. Il s'est implanté aussi au cœur du Haut-Canada, et celui de Toronto est bien propre h, faire honneur à ces utiles institutions.
D'un autre côté les artisans, témoins des efforts faits sur tous les points du pays par les professions libérales et le commerce, n'ont pas voulu rester inactifs, et ont fondé dans les principales villes de la Province des instituts appelés " Instituts des Artisans^ C'est dans ces institutions qu'ils vont se perfectionner dans la connaissance des arts, et faire en leur particulier et à loisir des études que leurs moyens pécuniaires ou ceux de leurs parents ne leur ont pas permis de faire plus tôt. Ces instituts sont au nombre d'environ trente, et possèdent généralement une chambre de lecture et une bibliothèque.
Nous ne devons pas non plus omettre de mentionner l'Institut Catholique de Toronto, qui joue dans le Haut-Canada un grand rôle. Il s'occupe de tout ce qui intéresse les catholiques, et parait être dans un état très-prospère.
Ajoutons que la plupart de ces institutions littéraires ou scientifiques et de celles dont nous parlerons bientôt reçoivent des allocations de la Province, au moyen desquelles elles se soutiennent et progressent.
Le Canada possède outre ces institutions littéraires : 1°. des écoles de médecine; 2°. des associations d'instituteurs ; 3**. des sociétés d'agriculture ; 4**. des observatoires ; 5®. une école nautique.
Les écoles de médecine sont pour l'instruction des aspirants à la pratique de la médecine ; celle de Québec a été remplacée l'an dernier par la faculté de médecine de l'Université-Laval.
Les associations d'instituteurs ont été fondées par les instituteurs ' eux-mêmes, pour se protéger, améliorer leur sort et s'instruire.
Les sociétés d'agriculture veillent aux progrès que fait l'agriculture dans l'arrondissement pour lequel chacune d'elles est étabh'e ; elles accordent des prix à des expositions annuelles qu'elles déterminent, les fonds étant fournis par les membres et par la Province.
146 INSTITUTIONS LITtâSAIHBS OU SCIENTIFIQUES.
Elles dépendent du département de ragrioulture qnî est, comme Ton sait, présidé par un ministre.
L'observatoire, que Québec possède, a été placé dans la citadelle ; il y en a un second à Toronto. Tous deux sont maintenus aux frais de la Province.
Québec possède de plus une Ecole Nautique pour ceux qui se destinent à la marine. C'est une institution de fratche date, fondée et maintenue par la Province.
-^8^^ri^«à4*V»—