CE
Qiiéhee.,.
Trois-Rivières
St. Hyacinthe
Montréal;
Kingsîton ...........
Toronto
En 1790, il y avait en Canada six communautés religieuses de femmes, savoir : l'Hôtel-Dieu, THôpâtal^Général et les Ursulines à 'Québec ; et THôpital-général, la Congréga1»)n et les Sœurs GWses à Montréal. Dans les couvents de Québec se trouvaient 90 religieuses, et dans ceux de Montréal il y en avait 108.
Il ne nous a pas été possible de connaître le nombre actuel de religieuses dans chacun des nombreux établissements qu'elles ont Bcms leurs soins. Mais nous nous sommes procuré quelques statistiques qui pourront intéresser les philanthropes.
Les Sœurs de Charité de Québec, le 17 décembre dernier, étaient au nombre de 26, dont 17 Sœurs professes, 4 novices et 5 postu-
30 CULTES
lantes. Du 22 août 1849 au 17 décembre 1854, elles ont reçu dans leur maison 500 orphelins, dont 54 y demeurent actuellement. Leurs classes sont fréquentées par 445 élèves. Du 22 août 1849 au 17 décembre dernier, ces bonnes Sœurs ont visité 1,726 personnes malades, leur ont fait 9,388 visites, et ont soigné 1,044 plaies.
Cet utile établissement a été fondé en 1849 par*Sa Grâ<îe TArchevêque actuel de Québec, qui, par ses immenses sacrifices pécuniaires et les contributions généreuses des citoyens et du clergé, était parvenu à construire un magnifique édifice dont les Sœurs devaient prendre possession à la fin de Tannée dernière. Malheureusement rétablissement a été entièrement détruit par un désastreux incendie, et rédifice a dû être recommencé à neuf au moyen du montant reçu des bureaux d'assurance. Il ne sera probablement pas logeable avant une année.
L'Hôtel-Dieu de Québec renfermait, au 1er janvier dernier, 43 religieuse^professes, 2 novices et 3 postulantes, formant un total de 48 religieuses. Dans Tannée 1854, elles ont reçu 710 malades, dont 53 sont morts. Au 1er janvier dernier, il y avait dans cet hôpital 62 lits et autant de malades. Le nombre de lits que possède THôtel- Dieu ne peut pas suffire aux demandes constantes que reçoivent les religieuses de la part des malades nécessiteux.
L'Hôpital-Général de Québec renfermait, au mois de décembre dernier, 57 religieuses professes, 3 novices et 3 postulantes ; en tout, 63 religieuses. Ces bonnes Sœurs se dévouent au soulagement des misères humaines et à Tinstruction des jeunes filles. A la fin de Tan dernier, elles avaient 93 élèves pensionnaires. Elles soignaient en outre 76 infirmes, dont 56 femmes et 20 hommes.
Dans THôtel-Dieu de Montréal, de 1844 à 1853, on a admis 17,886 personnes des deux sexes, dont 17,103 ont été guéries et 783 sont mortes.
A THôpital St. Patrice de Montréal les admissions en seize mois ont été de 1,218 malades, dont 1,145 ont été guéris et 73 sont morts.
Les Asyles du Bon-Pasteur, fondés à Québec et à Montréal et destinés à retirer du vice de malheureuses filles qui sont tombées dans la dégradation, font paisiblement, mais sûrement, un bien immense.
Mais à quoi bon nous étendre davantage sur les services rendus continuellement par ces établissements de charité 1 Personne ne les ignore et tous reconnaissent qu'ils sont un bienfait pour le pays.
Passons donc à des considérations plus générales comprenant les différents cultes pratiqués dans la province.
Depuis l'occupation du Canada par les Anglais, le culte protestant s'est introduit dans le pays au moyen de l'immigration, et les autori-
CULTES
tés Impériales et Provinciales ont, tour à tour et à maintes reprises, déclaré qu'en Canada la loi protège également tous les cultes. C'est en vertu d# ce principe que Pon a vu le Parlement Provincial maintenir pour les Catholiques le paiement de la dîme au clergé catholique, ce qui d'ailleurs n'est que conforme aux stipulations et aux traités. D'un autre côté, le Gouvernement anglais, profitant du jour où il gouvernait le Canada sans la coopération du peuple de la Province, avait mis à part le septième de toutes les terres publiques du Haut et du Bas-Canada, et le revenu de ce septième devait servir au soutien d'un clergé protestant. Ce fut là l'origine d'une lutte de 30 ans parmi les protestants des différentes sectes, dont les uns prétendaient avoir autant de droits à leur part de ce revenu que les Anglicans eux-mêmes, et dont les autres demandaient que la Province entrât en possession du tout. La question vient enfin d'être définitivement réglée, et ce sont les municipalités qui, après la mort des titulaires actuels, profiteront de ce septième des terres publiques.
Le nombre des sectes protestantes en Canada est très-grand, les principales dénominations étant les Anglicans, les Presbytériens, les Méthodistes, les Congrégationalistes, les Baptistes, les Quacres, les Universalistes, les Unitériens, les Lut^riens et les Chrétiens de la Bible. Il y a aussi des Juifs.
Le personnel du ministère religieux de toutes les dénominations protestantes du Canada, en 1851, était comme suit :
HAUT-CANADA
BAS-OANADA.
TOTAL
Evéques angUcaos
Ministres "
Ministres presbytériens et presbytériens-unis .... .... ....
Ministres méthodistes, wesleyens, etc.
Ministres consrrésrationalistes . . . .
Ministres de la conférence chrétienne, " des chrétiens de la bible. . . .
" bantistes
Nombre total d'Evêques et Ministres de toutes sectes protestantes ....
En ajoutant ce nombre à celui des Archevêque, Evéques et Prêtres catholiaues .... •... ....
Nous avons un total d'Ecclésiastiques catholiaues et Drot estants de ... .
Les Evêques anglicans ont leurs sièges, Tun à Québec, l'autre à Montréal, et le troisième à Toronto. Il est question d'un nouveau siège protestant qui serait érigé à Kingston, comme Ton parle aussi de la création de deux nouveaux Evêchés catholiques en Canada.
B2 OULTB&
Ce iapp»}ohem«it toat^Mîait acddeniel entre les noiiTeaax tàégm épiecopaux, dont il est maintenant question, nous rappelle nn autre rapprodiement bien plus remarquable; xî'est au suj^ de» écoles se» parées. Oette cause, que les Oat^liques du Haut et du £as*Canaâa soutiennent de toutes leurs forces, pajraît avoir rencontré Tapproba* tion et l'appui des Anglicans. Ils se sont joints aux Catholiques, Tan dernier, pour engage la L^îsMure à mettre sous ce rapport les Haut-Canadiens sur le même pied que les Bas-Canadiens. A cette occasion nous citerons ici im fait digne de remarque. C'est que, dans la Législature Bas-Canadienne, avant la réunion des Provinces, et alors que les Catàoliques formaient la très-grande majorité de la représentation populaire, le droit d'av(^ des écoles sépurées de ceUes des Catholiques fut accordé aux Protestants. La législation Bas* Canadienne n'a pas changé dq^uis ; mais celle du Haut-Canada, qui semblerait accorder le même droit aux Catholiques Haut-Canadiens, est interprétée de telle manière que dans la pratique, s'ils ont des écoles séparées, on ne leur accorde pas l'allocation ^ovinciale à laqi3elle Us prétendent. Cette unîcm temporaire et faite dans un but i^é* cial, entre les Catholiques et les Anglicans, fera rendre justice à ceux qui dans le Haut-Canada réclament des écoles séparées.
En fait d'institutions de charité, les Protestants ont plusieurs hôpitaux déservis par des laïcs et visités paj* des Minisk^s protestants. Ils ont aussi des hôpitaux spéciaux pour les femmes ; ils les appellent des ** Lying-in'Hospitals.**
Ils ont, à Montréal, l'Hôpital-Général anglais qui a été convenablement doté par deux riches particuliers et aussi par la Province. Cet Hôpital est visité par des Ministres protestants «t aussi par un Prêtre catholique lorsqu'il s'y trouve des Catholiques. Durant les onze années comprises entre le 1er Jfai 1843 et le 1er Mai 1854, cet hôpital a reçu 12,G0i malades de l'un ou l'autre sexe, dont 11,7€7 ont été guéris et 834 sont morts. Si V(m compare ce résultat avec celui obtenu à l'Hôtel-Dieu et à l'Hôpital St. Patrice de la même ville, on trouve que, dans Jes établissements confiés aux Ëeligieuses, le nombre des morts est au nombre des malades comme 4J est à 100^ tandis que dans l'hôpital laïc la proportion est comme (>§ est\à 100.
Ce résultat s'explique probablem^t par le fait que les Religieuses sont t^ues en conscience et par profession de soulager leurs semblables et de veiller sur eux avec la même sollicitude qu'une mère veille sur son enfant. Les laïcs au contraire sont salariés et leur déplacement est souvent nuisible aux malades, sans compter que l'absence de secours religieux dans bien des cas contribue à priver les malades de cette tranquillité d'esprit qui leur serait un 8oulagemej:ikt.
oui/rm.
Vmci matatenaat xxn t&bteaii oompaj?é de la popalatien par rdSgioiis du Haut et du Bas-Ganada pour Tannée 1851 s
aSLIGIOK&
BAS-OANADA.
HAUT-OAMADA,
TOTAL
Eglise Catholique
Eglise d'Angleterre
Eglise d'Ecosae ....»
Eglise Presbytérienne Hbre
Aigres Pred^liérieiis
Méthodistes WeeU^jeu^ •^.•* ..v
Episeopauz •
Autres Méthodiste»
Baptiste*
Luiiériaos ^ ,..
CongrégationalisteB ,
Quacres .^ «
Chrétiens de la BibU
Eghse Chrétienne ^
Seoonds-Adventistes
Protestants ....,
Disciples ...^ ^
Juifs •
Ménonites et Tunken ,
<8^dO
UniyersaliiteB , ......
FoitérieuB ....,
Mormons ■ ••.»..
Croyance non-connue
Croyance non-indiquée dans les seeen-
- /sements ...... ...•••
Toutes autres croyanoas « ••....
Population totale
184226fi
Far ce tableau, la population catholique du Bas-Canada ne parais pas aussi considérable qu'elle eût dû Têtre, parce que pendant quelques années, c'est-à-dîre de 1845 à 1850, une partie de la jeunesse canadienne, ne trouvant pas dans la Province un travail assez rémunératif pour Ty retenir, s'egt mise à émigrer aux !Êtats voisins, où le prix dn travail était momentanément plus élevé qu'en Canada. Cette énd* gration qui, selon des hommes bien en état de se prononce en pareîlte matière, a été teHe que nous comptons aux États environ lôQ,00ê Canadiens-Français, à enfin heureusement cessé, grâce aux nombreux travaux publics que le gouvernement a fait exécuter dans la Prm vince, et grâce ausd aux efforts intelligents du clergé catholique qui a arboré l'étendard de la colonisation» en. disant h ceux qui n'avalenl pas de travail : ** Emigrez, mais- émigrez* d'une partie à railtre in votre pays." Parmi les noflibreux prêtres qui ont montré en cette occasion un dévouement et un patriotisme au-dessus de tout éloge
CULTES
nous devons citer le Eévérend M. Mailloux, le Révérend M. N. F. Hébert, et le Révérend Père O'Reîlly qui depuis s'est fait Jésuite. Au reste, prenons le résultat tel que le donne le dénombrement officiel, et comparons les recensements (par religions) de chaque section de la Province. Ce sera le moyen de connaître les progrès faits par les Catholiques et ceux faits par les Protestants de toutes dénominations.
Tableau comparé des recensements (par religions) du Haut-Canada.
En 9 ans.
Eglise Catholique
aug. 114.61 f 100.'
Eglise d' Angleterre ....
Eglise d'£co8»e
dim. 88.82 "
Presbytériens libres ....
Autres Presbytériens ....
Méthodistes W esley ens ....
Méthodistes Episcopaux ....
Nouvelle Connexion ....
Autres Méthodistes ....
aug. 600 «
Baptistes
Luthériens
Chrétiens de la Bible ! ! . .
Chrétiens.
Ménonites et Tunkers ....
TJniversalistes
Croyance inconnue. ... . . , .
Croyance non-indiquée ....
Autres croyances . . . • ....
Tableau comparé des recensements (par religions) du Bas-Canada.
En 7 ans.
Eglise Catholique
aug. 80.42 !>- 100.
Eglise d'Angleterre
i;glise d'Ecosse
dim. 86 "
M éthodistes Wesleyens
Méthodistes Episcopaux
NouYelle Connexion
Autres Méthodistes
aug. 816 <<
Presbytériens
Protestants
Congrégationalistes .... ...
Baptistes
Luthériens ....
Quacres .... .... .... ....
Ménonites et Tunkers
Juifs
Autres croyances ...,
.CULTBS. Bê
Ces tableaux nous font voir qu'en 7 ans les Catholiques du Bas- Canada ont augmenté d'un peu plus de 30 par 100» tandis que dans le Haut-Canada ils se sont accrus en 9 ans de plus de 114 par 100. Cette disproportion dans Taugmentation s'explique aisément, lorsque nous nous rappelons que l'accroissement dans le Bas-Canada est dû presque exclusivement à celui que produisent les naissances, et que l'augmentation de la population du Haut-Canada est produite en grande partie par l'immigration. Or, en la seule année 1852, le Haut-Canada a reçu par le fleuve plus de 18,000 immigrés qui se sont établis sur son territoire. Un pareil contingent annuel, dont une grande partie est catholique, donnerait donc facilement en neuf ans une nouvelle population catholique de 60 à 80,000 âmes, et ce serait ainsi se tromper que de croire que le Catholicisme fît moins de progrès dans le Bas-Canada que dans la partie supérieure de la Province. Il faut en effet tenir compte de l'immigration étrangère, et ne pas oublier l'émigration bas-canadienne de 1845 à 1850; c'est le seul moyen d'établir une comparaison juste et aussi la proportion dans laquelle a eu lieu notre accroissement total par rapport à celui d'autres pays.
Les Anglicans paraissent à peu près stationnaires dans le Bas-Canada, tandis que dans l'autre section de la Province, ils se sont presque doublés en 9 ans. Ce qu'ils ont perdu dans le Canada oriental parait avoir été au profit de la plupart des sectes méthodistes et des Presbytériens, dont l'accroissement considérable représente évidemment celui que n'a pas fait l'Anglicanisme.
Les Presbytériens et Méthodistes de presque toutes dénominations paraissent aussi avoir beaucoup accru leur nombre. Ce résultat est dû pour le Bas-Canada à la cause que nous venons d'indiquer, et pour le Haut-Canada il trouve sa justification dans l'immigration qui, quoique catholique pour une grande partie, ne laisse pas que de -fournir encore un fort contingent aux sectes protestantes. La même remarque peut s'appliquer aux Baptistes et Luthériens. D'un autre côté, l'Eglise d'Ecosse et les Méthodistes Wesleyens ont subi dans le Bas-Canada des pertes immenses, qui y ont réduit les membres, de l'EgUse d'Ecosse de 26,702 à 4,047 et les Wesleyens de 13,790 à 5,799. L'Eglise d'Ecosse a fait aussi dans le Haut-Canada des pertes qui se montent à 38 par cent, tandis que les Wesleyens paraissent avoir recueilli son héritage ou du moins s'être accrus autant que l'Eglise d'Ecosse a perdu d'adhérents.
Après ce dénombrement religieux, il est intéressant d'avoir un tableau du nombre d'églises ou chapelles consacrées à chaque culte. Les statistiques les plus récentes sur ce sujet sont aussi de 1851. Nous les donnons ici telles que nous les fournissent les documents ofELciels :
covn».
Kombre d*églises ^tiboUques KombM d'églises «ogUeiuiâ»
Nombre d'églises presbytériejmes
Kombre d'égHses méthodistes (libres et
autres) . ****
ISTombre d'églises congrégationalist^ .
Kombre d'églises baptistes ....
Kombre d'églises quacres ...« Kombre d'églises uniYersalistes Kombre d'égHses unitériemiee Kombre de svniigogaes joiTee Kombre d'églises luthériemies . . . , Kombre d'égHses chrétieimeA de la bible Kombre d'autres églises
Kombre total d'églises et chapelles. • .
HAXrr CANADA.
àll
BA9-0ANADA.
Ce qaî fait qne le nombre d'habitants pour chaque église on cbar pelle est comme suit :
HAUT-OAKABA.
TQTAX..
ChttboliqueB ....
AnglioaDs •••.
Presbytériens
Méthodistes ....
OoQgrégatioiialiates
Baptistes ....
Quacres ....
Umtériens ....
Juifs
l^thérient
Ohrétieus de la Bible
réunis . . • .
Tons les «fâtea i
Les Gatholiqne8*KomaiBs ayant Pavantage d'avoir plnsienrs offices publics le dimanche» spéeialement dans les Villes et autres grands ^centres de populatioui on s'explique facilement comment la pc^latien catholique n'a pas hesoîn d'un aussi grand nombre d'alises ou char pelles que les Pr^tesiantsi
£n g6iéral, on peut dire de la population du Ganada, que c'est um peuple religieux. Le culte y est maintenu dans un état oonrenable ; le clergé y a le nécessaire et souvent davantage. ILe» oravres pieuses et 4e charité y sont oicouragées» et fi ne se passe pas de semaines sans ^e, dans nos tSDcs, on ne vienne nms demander une scMiscription m. ftumône pour une é^ise que l'en veut eimstruire ou aehever aux Stata^Unis ou ailiean. Les Protestants» pour leur part, soutiennent
CULTHS*
syec zMe des bôpitanz soas la direciioD. de laies, des sociétés de bienfaisance pour le soulagement des veuves et des orphelins^ pour la propagation de la foi protestante» et plus particulièrement pour la e^ version des Canadiens-Français à la croyance protestante.
De leur côté, les Catholiques contribuent au soutien d'établissements religieux pour l'instruction publique et de communautés religieuses pour le soulagement des pauvres et des malades. ÏU contrîbuenl aussi à la construction de couvents, séminaires et collèges j au soutien de sociétés charitables, parmi lesquelles se trouvent la Société de St. Vincent de Paul qui produit dans nos Villes un bien considérable en distribuant avec connaissaaoe de cause les aumônes destinées aux nécessiteux et portant secours à la classe de pauvres connue soùs le nom de <^ pauvres honteux/' et FAssociatiosi pour la propagation de la foi au moyen de laquelle nos zélés missionnaires ont pu paircoujrir les contrées les plus glaciales et évangél^r Tinfidèle jusque sous les glaces du pôle en faisant gaiement le sacrifice de leuia plus belles années pour n'avoir ici bas que la satisfaction d'avoir rempli leur devoir. Cette dernière Association a été établie en 1837 et compte un très-grand nombre de membres. EUe a reçu des Catholiques du Canada les sommes suivantes qui ne sont pourtant que des fractions de leurs aumônes, mais qui peuvent donner une idée des sacrifices que notre population catholique fait de cette manière.
Etat des sommes recueillies pour l'œuvre de la propagation de la foi catholique, dans les diocèses de Québec et de Trois-Bivières :
QUBBEO.
TROIS-RITIXRBS.
TOTAL
A Juin, 1888
Si
Si
A Dé«., 1843
2024 16 Oi
1614 17 Oi
1641 16 Oi
locèses . .
Total pour ces deux d
CULTES
auquel il faut ajouter les sommes suivantes recueillies dans le Diocèse de Montréal :
An 16 mai 1889
£600 9 Si
An 1er juin 1840
Au 1er juillet 1841
Au 1er décembre 1842
De 1842 à 1861, environ
Du 1er décemlwe 1861
Du 1er décembre 1862
1663 3 Oi
De 1862 à 1864, environ
Total pour le Diocèse de Montréal
Ce qui forme pour le Bas-Canada un total de «£54133 15 4j
Avant de terminer ce chapitre, nous .devons dire un mot de la Société de Tempérance, qui, dans le Diocèse de Québec, porte le nom de Société de la Croix. Cette association fiit pour ainsi dire fondée par feu Mgr. de Forbîn Janson, Evêque de Nancy et de Toul, à l'époque où il visita le Canada. Depuis lors, la semence a germé, grâce aux efforts du clergé et plus particulièrement de trois à quatre prêtres qui pour Toccàsion se sont faits missionnaires, et ont, sans choc et par leur seule parole, opéré au sein des populations une révolution morale dont elles ont tout lieu de se féliciter aujourd'hui. Ces prêtres ont enrôlé sous la bannière de la tempérance au moins 300,000 Canadiens, qui n'ont pas hésité à réformer un abus qui menaçait de devenir une cause de ruine pécuniaire et morale pour le pays»