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EDUCATION

D'après les lois fondamentales du Canada, tout ce qui se? rapporte à l'éducation est sous le contrôle exclusif de chaque province.

Les droits et privilèges des écoles confessionnelles et. séparées ont été religieusement conservés tels qu'ils existaient en 1867. La province d'Ontario et celle de la Colombie Britannique ont chacune un ministre de l'intruction publique et un surintendant général. Dans la province de Québec, les écolessont sous le contrôle du Surintendant de l'Instruction publique^ assisté d'un conseil de 35 membres, divisé en deux comités, dont l'un pour les catholiques romains, l'autre, pour les protestants. Dans le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, les Territoires du Nord-Ouest, les écoles publiques sont sous la direction de l'Exécutif, aidé de personnes n'en faisant point partie et d'un surintendant ; dans la Nouvelle-Ecosse, sous celle du conseil Exécutif seulement d'un surintendant, dans l'Ile du Prince-Edouard, sous celle d'un bureau d'éducation et d'un surintendant, nommés par le gouvernement.

Le Gouvernement fédéral du Canada, chargé de la régie des tribus indiennes leur facilite l'éducation par tous les moyens possibles. Voici la nomenclature des maisons d'éducation au Canada : 17 universités, 19 collèges, 19 écoles classiques, 7 collèges pour femmes, 1 académie, 14 institutions libres et privées n'ayant pas le pouvoir de conférer des degrés, 318

pensionnats pour jeunes filles. En outre, 17,558 sont des écoles publiques, supportées partiellement ou entièrement parles provinces. Dans les univ^ersités, collèges et autres institutions donnant une instruction supérieure, on compte 11,545 étudiants ; dans les pensionnats de jeunes filles 15,300; dans les écoles publiques et autres, 1,080,239. Sur le nombre des enfants des deux sexes, entre 5 et 20 ans, 66 pour cent sont inscrits dans les registres : sur les 17 universités, 5 sont non-confessionnelles, 3 sont sous le contrôle de l'Eglise d'Angleterre, 4 de l'Eglise Catholique Romaine, 1 de l'Eglise Presbytérienne, 2 de l'Eglise Méthodiste et 2 de l'Eglise Baptiste. La plus grande université du Canada est l'université McGill, à Montréal. Sa propriété est évaluée à 82,800,000; elle a 82,750,000 en subventions, lui rapportant un intérêt de 8230,000 par année. Elle compte 1,150 élèves. L'Université de Toronto a 1,322 élèves, $1,187,683 en subventions, sa propriété est évalué à 81,457,339, lui rapportant un revenu de 8119,087. Dans la province d'Ontario, d'après l'acte des universités de 1887, on a cherché à obtenir un mode uniforme de haute éducation, en unissant les différentes universités non-confessionnelles à celle de Toronto. Les universités et collèges méthodistes, presbytériens, catholiques romains, sont ainsi agrégés et affiliés à l'institution provinciale. Le même sj'stème^ est poursuivi dans les autres provinces ; dans celle de Québec l'université Laval (catholique romaine) et McGill (neutre) sont les centres auquels sont afiSliés les autres institutions.

L'université McGill, Montréal, fondée en 1814, par un riche citoyen, a pu atteindre le rang élevé qu'elle occupe parmi les autres universités du monde entier, grâce à la munificence privée.

Grâce à un personel de plus de 160 professeurs, lecteurs, conférenciers, etc., elle est en mesure de donner le plus haut enseio-nement universitaire à 1,200 élèves et ce dans toutes les branches du savoir humain, arts, sciences — pures et pratiques— droit, médecine et médecine comparée, science vétérinaire. Les femmes qui font partie de ces cours, pour les arts et les sciences, sont sur le même pied d'égalité que les

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hommes ; et l'on y confère tous les degrés possibles et dont la nomenclature serait trop longue. Pour les arts, les sciences et la médecine, le grade de bachelier est conféré après quatre années, pour le droit et l'art vétérinaire, après trois ans. Les édifices universitaires occupent l'un des plus beaux sites de la cité de Montréal, et les laboratoires sans rivaux sont munis de tous les appareils modernes propres aux recherches scien tifiques.

Les dépa. tements de la médecine, biologie, physique, chimie, génie ivil, mécanique, électricité, mines, métallurgie, attirent des élèves de toutes les parties du monde. L'université possède, en outre, une magnifique bibliothèque et un muséum, et tout récemment encore a inauguré un lycée pour femmes, bientôt suivi d'un autre pour hommes. L'université étend son influence, sur toutes les maisons l'éducation du Canada, et pas moins de quatre collèges de théologie, en plus trois autres à Québec, Stanstead et Vancouver, lui sont affiliés.

Les subventions des diff"érentes provinces, pour les tins d'instruction publique, absorbent une grande partie du revenu- Le gouvernement fédéral dépense annuellement plusieurs centaines de milles dollars, pour l'instruction des enfants indiens. La dépense totale pour l'instruction publique, en 1898, a été près de 89,000,000, ou l'équivalent de Si. 70 par tête, sur toute la population.

A l'exception de la Colombie Britannique, les différentes provinces, contribuent au fonds de l'éducation, par le moyen d'une taxe directe. Ainsi, dans le raontano plrj haut mentionné, le gouvernement y contribue pour sa part, jusqu'à concurrence de 83,209,050, l'équivalent de près de 38 pour cent.

Les subventions des divers gouvernements, pour r(''^.ucation, s'élèvent à plus de 26 pour cent sur le revenu total.

Telle est la proportion dans laquelle le peuple et les gouvernements contribuert, pour procurer aux enfants tous les moyens d'instruction possible ; et ceci dure depuis plusieurs années. ,

Dans le recensement de 18^1, le gouvernement fédéral lit faire la statistique sur l'éducation ; sur 4,828,23? personnes on obtint un rapport sur près de 4,777,838. Sur £j,401 Sauvages vivant aux confins du pays on ne put se procurer que le chiffre de la population générale.

Les 4,777,838 personnes furent divisés en trois groupes : lo Cbdx de 20 ans et au-dessus, dont 2,135,461 sachant lire ; 2o ceux de 10 à 20 ans, dont 958.435 sachant lire, et 3o enfin, ceux de 10 ans, dont 289,897 tous sachant lire. D'après cet état, il est démontré que 7 1 pour centde la population, de tout âge,sa vent lire.

Les rapports constatent aussi que QQ pour cent, de la population totale savaient lire et écrire.

La province de Québec semble être, proportion gardée, quelque peu plus arriérée sous ce rapport que les autres provinces La moyenne générale, pour tout le Dominion, est de 80.40 pour les adultes du sexe masculin, et de 80.26, pour les adultes du sexe féminin, qui savaient lire, tandis que pour Québec la moyenne est de 61, pour les adultes du sexe masculin et de 67, pour les adultes du sexe féminin ; Québec ayant de plus cette particularité que la population adulte du sexe féminin sachant lire et écrire, l'emporte, sous ce rapport, sur la population adulte du sexe masculin.

Les rapports constatent cependant, que la jeunesse a fait de rapides progrès. Sur 100 des mieux qualifiés la proportion fut pour les adultes de 63.9, celle de la jeunesse, entre 10 et 20,futde 77.8.

Les rapports obtenus par le recensement, sur l'éducation, n'ont pas manqué d'éveiller considérablement l'intérêt dans Québec; et tous les jours, nous avons des preuves évidentes, que l'éducation a fait de grands progrès depuis 1891.

D'après les derniers rapports, il y a 26,473 professeurs pour l'enseignement public, la majeure partie se composant d'institutrices. Dans la province d'Ontario, en 1885, 62 pour cent, et en 1898, 70 pour cent, étaient des institutrices.

Pour ce qui regarde le Manïtoba et les Territoires du Nord-Ouest, dont le gouvernement fédéral a la propriété des terres, l'un des premiers actes du parlement, après l'entrée de

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cette province dans la confédération, fut de consacrer deux sections sur chaque 36 sections, de 640 acres, pour les fins des écoles.

Dans les provinces de Québec et Ontario, les écoles publiques sont divisées, au point dtr vue relicrieux ; il y a dans chaque province les écoles catholiques romaines séparées et les écoles protestantes séparées.

Dans les autres provinces, les lois sur l'éducation ne font pas de telles distinctions.

Dans Ontario, 42,000 élèves fréquentent les écoles publiques séparées et 440,000 les écoles neutres.

Dans Québec, c'est un peu différent. Comme résultat^ cependant, les écoles catlioliques romaines, ont 275,000 élèves, et les écoles protestantes 38,635, à peu près la même proportion qu'il y a entre catholiques et protestants sur le cliitfre total de la population.

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