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Montréal est le centre des grands systèmes de chemins de fer du Canada. Le Grand Tronc, le Pacifique Canadien et les chemins de fer du Gouvernement ont leurs quartiers généraux dans cette cité.
Les compagnies de chemins de fer Yermont Central et South Eastern relient les deux premiers chemins de fer, avec ceux de l'est et du centre des Etats-Unis. Plusieurs autres chemins de fer de moindre importance ont aussi leur centre d'affaires à Montréal. C'est la cité manufacturière la plus importante du Dominion, ayant un grand nombre d'industries considérables qui donnent de l'emploi à plusieurs milliers d'ouvriers.
Toronto.
Toronto est la plus grande cité sur le côté canadien des Grands Lacs. C'est le chef-lieu des cours de justice, et le grand centre d'éducation pour la province d'Ontario. Toronto sert d'entrepôt à six chemins de fer venant des quatre points cardinaux. Son port est excellent, situé au centre d'un riche district agricole, à la tête à la fois du mouvement religieux, intellectuel, politique, littéraire et le centre légal et commercial de la province la plus populeuse de la Confédération, Toronto a fait des progrès rapides. En 1898, sa population était de 186,500. Les chiffres suivants sont une preuve manifeste de la prospé-
rite de Toronto. En 1878, d'après le rôle d'évaluation, la valeur de la propriété foncière était de S-+9,053,765, en 1886, elle était de 872,721,559 et en 1898, de 8126,681,312.
Québec.
La cité de Québec traverse une période de son histoire, comme en ont traversée toutes les vieilles villes de garnison du Canada, après le retrait des troupes anglaises. De plus, Québec a laissé péricliter son commei'ce et son industrie, tandis que Montréal donne un essor toujours plus grand à ses entreprises commerciales, entr'autre, le creusement du chenal, entre ces deux cités. Ceci explique la faible augmentation, dans le chitire de sa population, en 1891, sur celui du précédent recensement. Il est juste d'ajouter, que la constiuction d'une nouvelle ligne de chemin de fer, le développement de nouvelles branches d'industries et le mouvement du commerce interprovincial des derniers douze et quinze ans, ont donné à la vieille Capitale une nouvelle impulsion. Les chiffres suivants nous disent, plus éloquemmeut que tout le reste, ce que Québec a perdu p ir l'absorption de son commerce, par Montréal.
En 1876, sou tonnage enregistré pour l'étranger, était de 711,386 tonnes; en 1898, il tombait à 461,174 tonnes; celui de Montréal, pour la même période, de 368,925, en 1876, montait à 1,131,379 tonnes, en 1898. Le Pacifique Canadien vient de Eaire de Québec son terminus et mettre cette cité en communi- 3ation directe, par voie ferrée, avec le Grand Nord-Ouest.
Autres Cités.
Halifax et St. John sont les deux principales cités des provinces maritimes. Le havre de Halifax est considéré comme le plus beau parmi tous les plus grands de l'Empire. Lf port est d'un accès facile pour toutes sortes de bâtiments et suffisamment spacieux, pour permettre à toutes les flottes de l'Europe d'y jeter l'ancre à la fois. Il s'étend à plus de quinze milles à l'intérieur, et, en aval de la cité il forme le
bassin de Bedford, magnifique nappe d'can d'unft superficie de neuf milles carrés, complètement protège par la rive de toutes parts. Le Gouvernement Impérial a fait d'Halifax sa grande base navale dans l'Amérique Britannique du nord ; c'est la seule cité maintenant occupée par les troupes anglaises. La cité et le port d'Halifax sont munis de onze diflférentes fortifications, pourvues de puissantes batteries. Le Gouvernement Impérial y tient de larges magasins militaires, avec des munitions de toutes sortes et même des torpilles. Halifax a fait, durant ces dernières années, des progrès rapides dans l'industrie manufacturière.
St. John, la capitale commerciale de la province du Nouveau Brunswick, admirablement située à l'embouchure de la rivière St. John, a un port ouvert à la navigation toute l'année, et est en communication par voie d'eau avec toutes les parties du monde et par chemins de fer avec l'est, l'ouest et le nord.
St. John a un commerce maritime et industriel très étendu, et est le grand centre du trafic de bois de cette partie du pays baignée par la rivière St. John. Cette cité fut durement éprouvée par le feu en 1877, toute la partie commerciale étant complètement réduite en cendres ; mais avec l'énergie indomptable qui caractérise ses citoyens, une nouvelle cité surgit des décombres et grâce à son esprit d'entreprise. St. John a pu faire des progrès rapides. La population d'Halifax est de 45,000 et celle de St. John 48,000.
D'après le recensement de 1891, Hamilton était par sa population la quatrième cité du Canada. C'est une des cités les plus progressives et entreprenantes du Dominion ; elle est magnifiquement située dans la courbe sud-ouest de la baie de Burlington, à l'extrémité ouest du lac Ontario ; elle a toutes les facilités de premier ordre pour devenir une large cité manufacturière, accessible de tous côtés aux chemins de fer et à la navigation, et pardessus tout se trouvant au centre de la région agricole la plus riche d'Ontario.
London, la dernière cité à l'ouest d'Ontario, est admirablement située, sur la rivière Thames dans le comté de
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IMiddlesex. Il y a soixante ans, c'était un désert ; aujourd'hui c'est une magnifique cité, bien construite, sur des rues larges, alic^nées et propres, et renfermant plusieurs beaux édifices. Plusieurs chemins de fer relient la ville, avec toutes les parties du Canada. Le but de ses fondateurs était de conserver au Canada les noms populaires de Londres en nommant ses rues, Pall Mail, Oxford, Waterloo et Clarenco, et ses ponts. Westminster et Blackfriars. London est environné d'un riche pays agricole, alimentant son commerce de grains et autres produits. Dans ses limites se trouvent des industries manufacturières, en grand nombre, moulins, usines, fonderies, brasseries, banques, asiles, collèges, etc.
Ottawa, le siège du gouvernement fédéral, est l'entrepôt du grand commerce de bois de la rivière Ottawa et de ses tributaires, et les immenses piles de bois autour des chûtes de la Chaudière sont toujours évaluées au bas mot, à 125,000,000 de pieds. Pour maintenir ce chiffre, à un taux aussi éle\ é, des moulins sont groupés, en grand nombre, autour des chutes, dont quelques-uns emploient un millier d'hommes ; ils sont pourvus de tout l'outillage moderne, sont éclairés à la lumièi-e électrique, et fonctionnent jour et nuit, pendant toute la saison. L'étendue du commerce de bois de c^tte région ayant Ottawa pour centre, est immense ; ainsi pendant les derniers seize ans, ■une moyenne annuelle, de 3,785,000 billots de pins, est descendue du Haut de l'Ottawa et de ses tributaires. La cité ellemême est éclairée à la lumière électrique. Sa population est de 56,000. Un incendie qui a eu lieu, le 26 avril dernier, à Ottawa et à Hull, qui se trouve de l'autre côté de la rivière, a détruit pour une valeur de $10,000,000 en propriétés et a mis sur le pavé 15,000 personnes.
Les édifices du Gouvernement Fédéral sont le principal centre d'attraction d'Ottawa. La bâtisse principale située sur un rocher dominant la rivière Ottawa, est le Parlement, dans lequel se trouvent les salles du Sénat et de la Chambre des Connnunes. Les dimensions de chacune de ces salles, sont les mêmes que celles de la Chambre des Lords à Westminster, savoir : 70 par 45 pieds; elles sont éclairées par l'électricité
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Cet édifice, qui a 500 pieds de longueur, est construit en pierre de sable gris, les murs et arcades étant soutenus par des garnitures en pierre de sable rouge. La Bibliothèque, édifice circulaire, construit sur le plan de la Bibliothèque du ' British Muséum, a un dôme de 90 pieds de hauteur, qui se trouve en arrière de la tour centrale et qui s'élève à la hauteur de 250 pieds
Aux deux extrémités de 1 édifice central, à cent pieds environ de distance s élèvent deux bâtisses départementales, ayant chacune 375 pieds de front.
A raison du développement du Nord-Ouest, il a fallu construire une troisième bâtisse départementale, de 287 pieds de Jongueur
Toute cette agglomération de bâtisses d'une superficie d environ quatre acres, a coûté plus de 85,000,000.
Ottawa est aussi devenu un centre de chemin de fer et déjà plusieurs voies ferrées allant dans toutes les directions la rattachent au reste du Dominion.
Pour donner une idée de l'étendue du pays qui se trouve sous le contrôle du gouvernement d'Ottawa, qu'il suflfise de donner la distance de quelques-unes des cités et villes du Canada de la Capitale : Battleford (Territoires du Nord- Ouest), 2,328 milles ; Calgary (Territoires du Nord-Ouest, 2,141;) Winnipeg (Manitoba), 1,302; Victoria (Colombie Britannique), 2,871 ; Toronto, 261 ; London, 377 ; voilà pour les cités de l'ouest. Maintenant pour celles de l'est : Halifax est à 978 milles d'Ottawa ; St, John, 835 ; Charlottetown (Ile du Prince Edouard), 1,060 ; Montréal, 120; et Québec 279 milles. A l'aide des chemins de fer et des lignes télégraphiques, des cités aussi éloignées que Charlottetown et Victoria sont en communication directe avec la Capitale.
Victoria, la capitale de la Colombie Britannique est une cité florissante avec une population d'hiver de 24,000. On j fait un grand commerce de peaux de phoques, saumons en conserve, poissons et bois de construction; commerces prenant des proportions considérables depuis quelques années ; les
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ports de Victoria et Esquimault sont encombrés par la marine marchande, chose inconnue jusqu'ici, et, qui présage d un brillant avenir commercial pour cette partie du pays.
Le panorama de cette partie du Canada est merveilleux : le clnnat salubre, et le sport est en vogue. Victoria ss vante d'être la ville la plus anglaise du Canada. Elle est en communication directe, par steamer, avec San Francisco Un câble sous-marin à travers le golfe de Géorgie, relie Victoria à la terre ferme, et de là, aux autres cités canadiennes. La lumière électrique et le téléphone y sont en usage, comme dans la plupart des autres cités du Canada.
Les chiffres officiels de l'évaluation foncière à part les exemptions, sont : en 1880, 82,681,250 ; en 1885, 85,178.800; en 1890, 89,367,600; en 1895, 816,757,805 et en 1898. S17.- 051,010.
Vancouver est une des cités les plus florissantes du littoral de l'Ouest. En 1886, elle était à peine connue En 1889, sa population était de 5,000 âmes et 1 évaluation de sa propriété foncière de 82,639 077. En 1898, sa populations élevait à 25,000, et sa propriété foncière à 814 949.000
Rossland est encore une autre ville progressive de la région minière du Canada Elle possédait à peine 1,000 âmes en 1895 ; en 1898, sa population était de 7,000 âmes, avec une valeur foncière de 81,440,000.
La cité de Winnipeg a progressé rapidement ces derniers temps. Sa population en 1871, était de 241 ; en 1881, de 7,985, et, en 1891, de 25,600, en 1898, elle était de 45,000, et sou évaluation de 822,852,000. Cette capitale est éclairée au giz et à l'électricité. Elle est pourvue de plusieurs banques, hôtels, tramways, aqueduc et d'un système d'égouts. La rue principale a 100 pieds de large sur deux milles de longueur ; elle est pavée en blocs de cèdre ; c'est une des plus belles rues du Canada. Comme la plupart des villes du Canada, Winnipeg est pourvue du système d'alarme électrique, et l'équipement de la brigade du feu est complet.
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