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seule issue connue, qui était très-étroite, Les premiers, poussés violemment dans l'obscurité, furent écrasés sous la pression de ceux qui les suivaient, et tous se trouvèrent accumulés en masse compacte les uns sur les autres. Il ne leur fut pas possible de sortir ou de reculer, et on ne put les arracher à la mort, malgré les efforts qui furent faits par plusieurs citoyens zélés. C'est alors qu’eut lieu une scène terrible. Dans ce moment désespéré, plusieurs de ces infortunés, voyant tout secours humain impossible et n'esptrant qu'un secours divin, crièrent à un prêtre alors présent sur la scène de leur donner l’absolution. Le ministre de consolation leva les mains pour les bénir et les absoudre. Environ quarante personnes trouvèrent la mort dans ce triste accident (1).
Comme la question de l'Orégon fut réglée d'une manière paisible, il n'y avait plus de raison pour la métropole de laisser l’administration civile du Canada entre les mains d’un gouverneur militaire. Aussi Lord Elgin fut-il appelé à succéder à Lord Cathcart ; il prit les rênes du pouvoir le 30 janvier 1847.
(1) Au nombre des victimes étaient MM. A.-S.Scott, avocat, J.-J. Sims, apothicaire, H. Carwell, marchand, Mme John Gibb, Mme Louise Lavallée, épouse de M. Ronald McDonald, rédacteur du Canadien, ct sa fille, Mme Rigobert Angers.
Au mois de mai, un incendié consuma les deux villages de Chicoutimi et de la baie des Ha ! Ha! détruisant bâtisses, provisions, animaux, etc. Près de 3000 personnes se virent dépourvues de tout par cet accident. Au mois d'août, c'était le village de Laprairie qui disparaissait à son tour sous l'élément destructeur. Environ 300 propriétés furent détruites dans ce dernier incendie. Dans ces deux désastres, la population reçut des secours abondants.
L’'Hon. M. James Kerr fut au nombre des citoyens décédés en 1846. II avait été de nombreuses années conseiller législatif ct exécutif du Bas-Canada, et en dernier lieu juge de la cour du banc de la reine.
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L'administration de Lord Cathcart fut peu brillante. On ne remarque que le règlement de la liste civile, l'organisation de la milice, la question des biens des Jésuites et l'incendie du théâtre Saint-Louis.
Pendant son administration, Lord Cathcart ne lit pas grand bruit, Homme paisible et conciliant, il laissa à ses conseillers la conduite des aflaires publiques. Il aurait pu exercer sur eux une certaine pression afin de les faire consentir à reconsütuer l'administration d’une manière forte et constitutionnelle. IT ne le voulut pas, laissant cette tâche à son successeur, car il ne se considérait que passager comme gouverneur. Il sut, toutefois, acquérir l’estime de tous les partis politiques, etlaissa dans le pays une bonne réputation. Lord Cathcart ne conserva que quelques mois le commandement militaire, et partit pour l'Angleterre dans l'été de 1847.