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étonnants, et peut être comparée avec celle des
peuples les plus instruits de l’Europe ; on a vu s’éle. ver des hommes d'état éminents, qui ont occupt k successivement le pouvoir, des membres distingués { qui ont brillé dans la chaire et au barreau ; enfin M des écrivains de mérite se sont fait une belle répu:! tation dans les sciences, les lettres et les arts.
Dans ce grand mouvement, la population française n’a pas joué le rôle le moins important. Des! tinée par la nouvelle constitution à perdre son in-$ fluence politique et sa nationalité, elle a déjoué | les plans médités contre elle, et conquis unc# position noble et honorable. Elle a contraint ses antagonistes d'autrefois à la traiter sur un pied d'égalité et à partager avec elle le pouvoir politique. Partout, en dépit des difficultés qui lui fermaient le passage, elle s’est acquis une large part dans les professions libérales, dans les arts, dans le commerce et dans les diverses industries.
Les événements de cette époque sont présents à la mémoire d’un grand rombre ; et la plupart des! hommes d'état qui ont administré la chose publique durant cette période, sont encore au timon des affaires ou occupent des positions honorables. Relater des faits aussi récents, porter des jugements sur des actes dont les auteurs sontencore pleins de vie, c’est
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PE AS une tâche qui peut paraître imprudente. En effet, il est difficile d'écrire une histoire contemporaine sans que l'esprit de parti dumine l'écrivain. Mais l’auteur de cette étude trouve une raison puissante qui vient détruire cette objection. Il y a actuellement dans les écoles, dans les colléges, une foule de jeunes gens qui se préparent à occuper les principales fonctions publiques et à remplacer les hommes d'élat actuels. Cette jeunesse est à peu près ignorante de l'histoire de son pays pendant le dernier quart de siècle. Il n'existe réellement aucun ouvrage donnant sur cette époque des renseignements historiques suffisants. (1) Les grands historiens du pays s'arrêtent tous à l’Union. L'auteur a donc cru rendre un service à la jeunesse canadienne en essayant de combler cette lacune, et en entreprenant cet ouvrage, qu’il lui destine particulièrement. Il n’a pas reculé devant l’immensité du travail ni devant la tâche ingrate qu'il s’est imposée, espérant de lindulgence pour les défauts tant littéraires qu'historiques qui pourront se rencontrer.
Après avoir écrit l’histoire de sa terre natale, l'Ile d'Orléans, il a cru ne pouvoir mieux employer les loisirs forcés que lui laisse une santé chancelante,
(1) Il a été publié dernièrement par M. Miles un intéressant abrégé d'histoire du Canada en anglais, qui donne un résumé très-satisfaisant des événements passés sous l’Union.
qu'à écrire, pour l'utilité de la jeunesse canadienne,
cette partie de l’histoire du Canada si riche en événe-
ments remarquables.
Les faits seront relatés sans partialité : toutes les i questions, toutes les nuances politiques auront leur # 1: part de mérite, de même qu’elles auront leur partde MH ! blâme. L'auteur ne manquera pas de remplir ce de- | [ voir, étant certaia d'avance d'avoir l'approbation de # « ses compatriotes. ù «d Il ne donne pour le moment que la première partie de l’histoire du Canada sous l’Union, partie # t | qui s'étend de 1840 à 1847, et qui embrasse les ad- Æ V | ministrations de Sydenham, de Bagot, de Metcalfe et 8 de Cathcart. Il soumet ces quelques pages au juge- st ment du public ; et, si ce jugement lui est favorable, d la
il continuera sans hésitation la tâche ardue qu'il s’est imposée. Dans ce cas, il donnera immédiatement la deuxième partie, qui est presque terminée.
Quant aux documents où l’auteur a puisé les renseignements nécessaires à cet ouvrage, il suffira de citer les suivants: La Gazette Officielle, Les Statuts (| du Canada, Les Journaux du Conseil Législatif et de
l'Assemblée Législative avec les Appendices, qui renferment une foule de documents officiels, les brochures politiques, les principales publications pério-
[Li diques du pays, etc. etc. IL & mis à profit les écrits | | et les discours des hommes d'état et des publicistes
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ms Did distingués du Canada ; il a basé généralement sur eux ses Opinions et ses jugements dans les graves questions politiques et conslitutionnelles, allent même jusqu'à emprunter assez souvent leurs propres paroles. Les sources où il a puisé seront indiquées, autant que possible, dans le cours de l'ouvrage. De plus, il a consulté des personnes de connaissances et d’une expérience reconnue, qui ont bien voulu lui donner leurs sages avis.
Enfin l’auteur a cru rendre service à un certain nombre de lecteurs en faisant précéder son ouvrage d’une introduction, où il donne lil aperçu général de l’histoire du Canada jusqu’à l’Union, et surtout des détails assez considérables sur l'acte d'union, et l'état général de la province à l’époque de la constitution de 1841.
Aperçu général de l’histoire du Canada avant 1'Union,