L-T. Drummond, procureur-général, BC
John Young, commissaire des travaux publics,
RE Caron, président du conseil législatif,
Auenne-P. Taché, receveur-général.
Le 12 novembre suivant, MM. Chauveau et John Ross furent nommés solliciteurs-généraux, sans slége dans le cabinet.
MM. Iincks, Taché et Morris étaient les seuls ministres qui eussent fait partie de l’ex-ruinistère, à la fin de sou existence. MM. Caron et Cameron avaient été membres de ce cabinet, lors de sa lormation en 1848, et s’en étaient retirés depuis ; M. Drummond avait été aussi solliciteur-général. Un peut dire que le nouveau cabinet était en Somme une continuation de l’ancien. Aussi adopta-t-il les mêmes principes et le mêre pro-
gramme. La sécularisation des réserves du clergé, l'abolition de la tenure seigneuriale et l’augmentation de la représentation furent les principales réformes qu'il eût en vue.
MM. Bourret, Leslie et Price s'étaient retirés en même temps que M. LaFontaine (!). M. Price resta dans la vie privée, après avoir été, comme M. Baldwin, rejeté de ses électeurs. Cet homme intègre et influent avait pourtant rendu de grands services à son pays, et s'était montré l'ami constant du Bas-Canada.
En l'absence des chefs du ci-devant ministère, il était difficile de former, parmi les libéraux ou réformistes, une administration plus populaire, de trouver des noms qui inspirassent une plus grande confiance. Les nouveaux ministres comptaient parmi les membres les plus marquants du
parti de la réforme. M. Hincks était un chef
habile ; on le considérait, à juste titre, comme le plus grand financier de la province. Les qualités nombreuses de M. Morin, son intégrité, ses vastes connaissances, son patriotisme étaient reconnus par tous. Dans toute sa carrière parlementaire, qui comptaient déjà vingt années, comme ministre en 1842-43, et président de l'assemblée législative sous le troisième parlement, il s'était acquis l'estime, le respect et la confiance de tous les Canadiens, sans distinction d'origine ni de partis. M. Drummond, orateur distingué, allait déployer, dans sa carrière ministérielle, une belle
(1) M. Leslie a toujours continué à siéger dans la chambre haute jusqu'à la confédération. Il fut rommé sénateur en 1867, et il s'occupe encore des affaires politiques dans la chambre fédérale. Il vient d'accomplir (1872) la cinquantième année de vie publique ; ses amis lui ont, à cette occasion, présenté une adresse de feélicitation,
intell MM.
par le les sei Le no M. Ri MV aux € cipes :
plusie homm distin portan avait | M. Car présid déclar:
créa u tiques directi 'on üc de ce 1 utilité tique, l'on er tère, Mal avoue valent ce pre Baldw dans ] maloré radical blesse,
lergé, ymenpales
retirés . Price omme omme rrands | CONS-
istère, aux ou ulaire, e plus compPnts du 1 chef me le aalités vastes Lonnus ntaire, ne mibmblée s'était e tous ni de allait belle
»ve haute 67, et il fédérale.
ublique ; le félici-
intelligence, une haute capacité de législateur. MM. Caron, Taché et Young étaient aussi connus par leurs talents, par leurs bons principes et par les services qu'ils avaient rendus à la province. Le nouveau procureur-général du Haut-Canada, M. Richard, était un des premiers jurisconsultes.
MM. Rolph et Cameron, chefs des ultra-libéraux ou cleargrits, ne professèrent pas les principes avancés ni les tendances démocratiques de plusieurs de leurs partisans. Le Dr Rolph, homme de la plus haute intelligence et orateur distingué, avait joué, avant l'Union, un rôle important dans la politique du Haut-Canada. Il avait longtemps agi de concert avec M. Baldwin. M. Cameron fit d'abord difficulté d'accepter la présidence du conseil exécutif, parce qu'il avait déclaré que cette place était une sinécure. On créa un Donilcinunt de l’agriculture, des statistiques et de l’émigration, et on lui en donna la direction avec la présidence du conseil. M. Cameron accepta alors ces deux emplois. La création de ce nouveau département était d’une grande utilité; mais on le devait à une exigence politique, pour s'assurer de l’appui d’un député que l'on croyait indigpensable à l'existence du ministère,
Malgré leurs talents incontestables, il faut avouer pourtant que MM. Hincks et Morin n'avalent pas sur la représentation cette influence, ce prestige que possédaient MM. LaFontaine et Baldwin. M. Hincks avait beaucoup d’ennemis dans le Haut-Canada ; aussi verrons-nous que malgré ses efforts pour se concilier l'élément radical, son parti sera toujours d’une grande faiblesse, T1 manquait à M. Morin l'esprit d’initia-
182 LORD ELCGIN. [1851
tive et l'énergie, qualités essentiellement nécessaires à un chef politique ; maïs, grâce à l'union qui régnait encore parmi les libéraux du Bas-
Janada, M. Morin sera toujours soutenu par une forte majorité.
M. Morin, dit un de ses biographes (M. Cauchon),avait trop de modestie et pas assez d'énergie pour devenir chef de parti. Le fait est qu'avec une intelligence hors ligne et une instruction à coup sûr supérieure à celle de M. Papineau, ct en plusieurs choses à celle de M. LaFontaine même, il se contenta toujours de suivre les drapeaux de l’un et de l’autre de ces hommes politiques. Il n'eut jamais son drapeau à lui, même dans les jours où il marchait en apparence à la tête du parti bas-canadien.”
Le parlement fut dissous le 6 novembre ; les quatre années de son existence étaient expirées. Les élections se firent dans les deux mois suivants, avec une tranquillité que l’on n'avait pas vue depuis longtemps ; la franchise électorale fut exercée, à peu d’exceptions près, sans autre excitation que celle des discussions paisibles entre les partis.
Le résultat des élections donna dans les deux provinces réunies une majorité ministérielle presque aussi forte que celle de l'administration précédente. Tous les ministres furent élus, M. Hincks dans deux comtés. Dans le Bas-Canada, le parti ministériel remporta plus des trois quarts des élections ; les candidats ultra-libéraux ou démoc atiques furent battus presque partout (1).
(1) MM. J.-B.-E. Dorion, Pessaules, Barthe, Fournier et DeWitt, furent au nombre des candidats Tibéraux-démocrates qui perdirent leur élection.
élu Mo tère que salr dép s'ils ten sieu She cons AU)
eau Belle Berth Bona Brock Byto\ Carle Chan Chan Corn:
Deux Dorcli Drum Dund Durh:
Essex Front Gaspt Glev; Gren:
Haldi Halta Hami Hasti Hunt Huro:
écesnion Bas-
une
Cauergie avec on à HU, et taine e les nmes
lui, rence
: les irées.
; SUIt pas orale autre ibles
eux elle ation s, M.
Lada,
arts x Ou
\WVitt, rdirent
M. Papineau fut vaincu à Montréal; mais il fut élu quelque temps après par le comté des Deux- Montagne. Le Haut-Canada ne donna au ministère qu’une faible majorité. L'élection prouva que les conservateurs n'étaient pas des adversaires à dédaigner, et que les libéraux devaient déployer toute leur activité et maintenir l'union, s'ils Voulaient conserver le pouvoir. Les électeurs refusèrent de confier des mandats à plusieurs chefs des deux partis, MM. Caley, Henry Sherwood, George Sherwood et J. H. Cats conservateurs, et MM. Baldwin et Price, libéraux (1).
(1) Députés élus aux élections générales de 1851 :
Beauharnois,...,..,..,.,....., Ovide Leblanc,
Bellechasse,.,.,.,.,,,.,,.,..,.Hon. Jean Chabot. Berthier..,,,.,....,.....,....J08eph-H. Jobin, Bonaventure....,..., ....... David LeBoutillier. Brockville,..,...,,.,........G@corge Crawford, CE PRE .... Daniel McLachlin.
Carleton.,,,,..... PTT TT TT Edward Malloch.
Chambly...,.... ve... Louis Lucoste, Champlain...,.,.............Tuomas Marchildon. Cornwall..,.,... 0.:.... Roderick McDonald.
Deux-Montagnes..,.,...,...,. W.-Henry Scott.
Dorchester..,,,..,..,.., .... François Lemieux. Drummond...,,,.............John McDougall, Dundas,.,..,,..,.,..,,...,,..,..Je88e Wright Rose. Durham,.,,......,,,.,,,....James Smith.
Essex,,.,,.,,00 00,0. JOhn Prince.
Frontenac...,... .......... Henry Smith.
GASPÉ, sus +... 0, Robert Christie.
Glengary,,......,, .........J0ohn-Sanfield McDonald.
Grenville,,,,.,..., ...... William Patrick.
Haldimand,..,.., 5... Wm.-Lyon Mackenzie PR TR OT ......John White,
Hamilton...,.,,.,,...,, ,.....Sir Allan-N, McNab. Hagstings,,.,,,..,,..,°.....99 Edmund Murney. Huntingdon........,..,...,..Jean-Baptiste Varin, Huron,...,..,,.,,..........H0n, Malcolm Cameron,
. ee Re à
= Due
ere TE S
re 2e dde LP
ms
RE Te
ee ee qe eur te mr om *
ag mg
Sr SP ne eu RCE M Ten M LA nee 5 due
— + s RE ER
EE Née OR Te CR RS et Re ee r Se SE