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fût mis en opération aux élections prochaines, de voter les subsides, et de faire une répons? respectueuse au discours du trône ; le gouverneur était déjà rendu pour clore les délibérations des chambres.
L’appei au peuple avait donc pour objet de faire connaitre si les ministres devaient être blâmés, pour avoir apporté tant de lenteurs au règlement des réserves du clergé et de la tenure selgneuriale, si ces mêmes ministres jouissaient de la confiance du peuple, et enfin, si la dissolution du parlement était constitutionnelle ou non.
Les élections se firent aux mois de juillet et d'août. Dans plusieurs comtés, on employa la corruption sur une grande échelle; le nombre de votes enregistrés dépassa, en certains endroits celui de tous les habitants.
Le parti ministériel eut l'avantage dans le Bas-Canada. L'opposition, cependant, était encore assez nombreuse pour se faire respecter : elle comptait deux classes de députés, les libéraux opposés aux vues des ministres sur certaines questions seulement, MM. Cauchon, Kicotte, Young, Polette, ete. les libéraux - démocrates MM. AÀ.-A. Dorion, Papin, Laberge, etc.
Dans le Haut-Canada, le ministère se trouva en minorité. Le parti ministériel, qui comptait environ trente députés sur soixante-cinq, était toutefois le plus nombreux. Les conservateurs étaient au nombre de vingt-deux ; le parti Brown- Mackenzie, de sept. Le reste se composait des députés indépendants. L'appel soulevé par M.
Brown au fanatisme religieux fut encore cette fois-ci fait en vain, et ce fut à peine si le héros du protestantisme put se faire élire contre M.
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