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Les électeurs accordèrent, à cette élection, leur confiance à certains membres du parti démocratique, parti qui avait été jusqu'alors sans influence. Lors de sa formation, en 1849, et dans les élections générales de 1851, 1l avait été repoussé par la masse de la population française, parce qu'il s'était montré hostile à la constitution, s'était prononcé en faveur de l'annexion aux Etats-Unis, et avait attaqué le clergé catholique.” Les partisans marquants de cette nuanc e politique finirent par abandonner l'annexion, l'abolition des dimes et plusieurs autres articles de leur programme primitif. Du moins, ils évitèrent de proclamer ieurs anciens principes
Deux-Montagnes - - - - - - - - - J.-B. Daoust. Dorchester - - - - - - - . - - -- Barthelémi Pouliot. Drummond et Arthabaska ...... J.-B.-E, Dorion. Dundas.,... ie codes vs DONNE, CIYSIEP, Durham (Est). atomic Francis-H. Burton.
Durham (Ouest) - - - - - - - - - Henry Munro.
Elgin (Est) - - - - - - - - - -.- George Southwick. Elgin (Ouest) - - - - - - - - -. George Macbeth. nr ee Ro Lenoir Arthur Rankin.
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Hochelaga - - - - - - Fos à18 Joseph Laporte. Hamilton .......,,,,.,,,,,,,.,Sir Allan-N, McNab. Hasting (Nord) . - - - - - - -- Edmund Murney. Frastinps (Su)... 6.5, 0 0655 6 Pilla Klint, Huntingdon - - - - -- ----. R.-B. Somerville. Hurunmet BEURE ue, nf tapes es Hon. Wim. Cayley. Iberville - - - - - - - - - - - - Charles-J. Laberge. Jacques-Cartier - - - - - - - - - - M.-F, Valois. Joliette - - - - - - .- - - - - - - Joseph-Ff. Jobin. Kamouraska + - - - - - - - - - - Jean-Charles Chapais. MORE ss hernie ess «5 Edwin Larwill.
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dans leurs adresses électorales. Sans l'abandon de ces principes, ils n'auraient pu conquérir les suffrages du peuple. Dépouillés ainsi de leur ancien programme, ils se présentèrent dans plusieurs divisions électorales, se contentant de blâmer les actes de l’administration, et triomphèrent dans une quinzaine de comtés.
Les députés démocrates formèrent en chambre un parti séparé. Nous les verrons faire la guerre, de concert avec les cleargrits, au nouveau parti libéral-conservateur qui va se former, se prononcer pour les parlements annuels fixes, le vote au scrutin, les juges de paix électifs, le système des écoles communes, etc. Le drapeau j jeune et
Lambton - - ---..... George Brown.
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Middlesex (Est). ..,.,,:,, .. .. William Niles. Middlesex (Ouest) - - - - - - - John Scatcherd. Missisquoi (Est) - - - - - «+ - - - James-M. Ferres. Missisquoi (Ouest) - — - - - - -H.-H. Witney. Montcalm — - - -- - - - - -Joseph Dufresne.
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Montré: al (cité) - - - - +. -. A.-A, Dorion. .-. -- - -Luther-H,. Iolton.
A Le Hon. John Young.
Napierville - - - - - - - - - -J.-0. Bureau.
Niagata et RE J.-C. Morrisson.
faible qu'ils élevèrent dans la nouvelle chambre, fut défendu par eux avec talent et persévérance.
Cette jeune phalange, sortie de l’école de M. Papineau, et enthousiasmée des vues du grand patriote, comptait dans ses rangs M. À.-A. Dorion. chef du parti en ehambre, homme intègre, indépendant et plus modéré que plusieurs de ses partisans ; M. Papin, démocrate avancé et tribun populaire, qui par son éloquence mâle et entrainante, avait conquis une certaine influence sur les masses; M. Laberge, orateur distingué et doué d’une belle intelligence, qui n’entretenait pas les opinions anti-religieuses de plusieurs de ses amis ; M.J.-B.-E. Dorion, fondateur de l’Averur
Nicolet - - - - - - - - - - . .. Thomas Fortier. Norfolk ess ve 0 à 00 0 6. NON John Rolph.
Northumberland (Est). . ......James Ross.
Northumberland (Ouest) - - - -Sidney Smith.
Ontario (Nord) - - — — - - - -Joseph Gould.
Ontario (Sud) - - - = - - -J.-M. Lumsden.
Outaouais - - - - - - - - - - - - Alanson Cooke. Oxford (Nord) - - - - - - - - Donald Matheson. Oxford (Sud).. ........,.. ..Hon. Francis Hincks. Peel = — - - - - - - - - - - -James-C. Aiïkens. Perth — - - — - - - - - - - - T.-M. Daly.
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Prince Edouard . ........ . .David-B. Stevenson. Québec (cité) - -------.. Jean Blanchet.
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Le ss. —Jean Chabot.
Québec (comté) - - - - - - - - - Hon. P.-J.-0. Chauveau. Renfrew — - - - - - - - - Hon. Francis Hincks. Rimouski - - - - - - - - - - . - Jos:ph-Charles Taché. Richelieu - - - - - - - . - - - - J.-B. Guévremont. Rouville « - - - - - - - - - - . - Joseph-Napoléon Poulin. Russell . .... idees G.-B. Lyon.
SAgUENnAy - - - - - + - - + - - - Pierre-G. Huot. Saint-Hyacinthe - - - - - - - - - Louis-Victor Sicotte. Saint-Jean - - - - - - - - - - -- François Bourassa.
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et le plus avancé des démocrates ; MM. Charles Daoust, Valois, Darche, etc. On peut ajouter M. Holton, ami dévoué de M. Dorion et financier remarquable ; il représentait les démocrates d’oriwine anglaise. Ces libéraux-démocrates avaient été, pour la plupart, collaborateurs de l'Avenir et du Pays, et faisaient partie de l’Institut Canadien de Montréal.
M. Papineau, l'âme du parti libéral-démocratique, refusa de briguer les suffrages populaires. Il se retira de la vie publique, d’où il n'aurait pas dû sortir après les troubles insurrectionne!s, pour le bien de sa réputation et de sa gloire passées. La masse des Canadiens a blâmé, avec
Saint Maurice - - - - - - - - -- L:-L.-L. Desaulniers. Shetford + « - - - - . - « - - « - Hon. Lewis-T. Drummond. Sherbrooke (ville) - - - - - - - - A.-T. Galt. Sherbrooke (comté) - - - - - - - W.-L. Fefton. Simcoe (Nord) — - — — - - - - — - Angus Morrison. Simcoe (Sud). ,.............Hon. Wm.-B. Robinson. Stanstead - - - - - - - - . - - - T.-L. Terrill. Soulanges — - — - — — — — — -— — — L.-H, Masson, Stormont : . 46 00 0 0 + + + William Mattice, Témiscouata — — — — - — - - - -- Benjamin Dionne. Terrebonne - - - - - - - - - - . G.-M. Prévost. Trois-Rivières - - + + - - - - - - Antoine Polette. Toronto. 4 ses ner use vero: f-51; Cameron:
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sevérité, sa conduite politique depuis son retour de l'exil; le temps et les événements ont donné raison au parti LaFontaine-Morin. Cependant, si ce grand patriote a pu se tromper, il n’en reste pas moins nue des gloires nationales du Canada, un de ses plus beaux ornements. Ses services passés seront toujours vivaces dans la mémoire des Canadiens,
Lord Elgin ouvrit le cinquième parlement, le 5 septembre 1854. Dans le discours du trône, il recommanda les questions des réserves du clergé et du conseil législatif, que la métropole avait permis à la législature canadienne de régler ellemême ; il attira l'attention des membres sur la ratification du traité de D nv sur l'abolition de la tenure seigneuriale, et sur la modilication du système municipal dans le Bas-Canada. Toutes ces questions étaient de la plus hante importance.
Dès le premier jour de la session, le ministére Hincks-Morin se trouva en minorité, lors de l'élection du président de l’assemblée législative. Le candidat qu'ils supportèrent, M. Cartier, fut rejeté à une majorité de trois voix: Les conserservateurs et la plupart des cleargrits votèrent contre la candidature de M. Cartier, avec les démocrates français et le parti Cauchon-Sicotte. M. À.-A. Dorion proposa ensuite M. Sicotte à la présidence de la chambre. Celui-ci fut élu à une forte majorité, et reçut l'appui de presque tous les partisans du ministère ; ils le préférèrent à M. John-$S. McDonald, que les cleargrits présentèrent comme le candidat de leur choix. la nomination de M. Sicotte fut bien accueillie ; il avait des principes modérés ét était un homme de talents remarquables.
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Le ministère regarda le vote de l'élection de l'orateur comme l'expression d’un manque de confiance ; et comme il se trouva encore en minorité sur une question d'élection, il se conforma aux règles du gouvernement constitutionnel, et donna sa démission.
C’étaient les infidélités des libéraux du Haut- Canada, leur manque d'action et de principes arrêtés et uniformes, qui les conduisaient à la perte du pouvoir pendant plusieurs années. L'expérience du passé avait prouvé que, comme parti, ils avaient été sans sincérité, sans consistance politique. Ce parti avait commencé sa dissolution lors de la retraite de M. Baldwin en 1851; il n'existait plus en 1854, qu’en débris épars, que se partageaient plusieurs nuances. L'entrée de M. Rolph et de M. Cameron dans le cabinet libéral n'avait pas eu d’heureux résultats, puisque leurs amis les avaient abandonnés presque toujours. |
Après la retraite du ininistère Hincks-Morin, Lord Elgin pria Sir Allan McNab, chef des conservateurs, de former une administration. Après avoir choisi MM. John A. McDonald et Caley pour collègues de son parti, il s’assura de l’appui des libéraux modérés du Haut-Canada ; car sans MM. Hincks, Ross et leurs partisans, il n’était pas possible à aucun chef de commander une majorité dans cette section de la province. Les libéraux promirent leur concours à Sir Allan, et MM. Spence et Ross consentirent à représenter l'élément libéral dans le nouveau cabinet. Fort de cet appui, il s’adressa à M. Morin et à ses collègues du Bas-Canada, qui venaient de se retirer. Les libéraux du Bas-Canada ne crurent
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pas devoir refuser une alliance, qu'ils avaient 6t6 sur le point d'accepter en 1845-47, surtout lorsque c'étaient les conservateurs qui venaient à eux, et qui se soumettaient à leur politique et à leur programme. En eflet, les chefs conservateurs, se conformant au vœu populaire, s'engagèrent à favoriser le règlement des réserves du clergé, et de la tenure seigneuriale, la reconstruction du conseil législatif, enfin toutes les mesures de la politique libérale, préparées par le ministère Hincks-Morin. Oubliant donc les torts du passé, les anciennes rivalités politiques, les conservateurs et les libéraux s’unirent, dans ce moment de crise, pour faire fonctionner la constitution. Chaque parti fit sa part de sacrifices : 1l en coutait beaucoup aux conservateurs de mettre de côté des principes qui leur étaient chers; de même, il en coûtait aux libéraux du Bas-Canada de faire cause commune avec leurs ennemis, leurs oppresseurs d'autrefois.
Le ministère McNab-Morin, composé des noms suivants, prêta serment le 11 septembre 1854:
HAUT-CANADA
Hon. Sir Allan MeNab, président du conseil exécutif, ‘° MM.J.-A. McDonald, procureur-général, IH GC, 6 4 W. Cayley, inspect.-général des comptes, ‘KR. Spence, maitre général des postes, + John Ross, président du conseil législatif.
Bas-CANADA.
Hon. MM A.-N. Morin, commissaire des terres, 6 4° LT. Drummond, proc.-général, B. G., 4 P.-J..0. Chauveau, secrétaire provincial, 6 ° E.-P. Taché, receveur-général,
4 J, Chabot, commis. des travaux publics.
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M. Henry Smith, conservateur, devint solliciteur-général du Haut-Canada, et M. Dunbar Ross continua les mêmes fonctions dans le Bas-Canada,
Nans être un homme politique des plus remarquables, Sir Allan avait du tact, de l'expérience parlementaire, et était doué d’une grande énergie. Il avait toujours occupé une position distinguée, et avait surtout rempli avec dignité le poste de président de l'assemblée législative, sous le deuxième parlement. Après la retraite de M.
Draper, il devint le chef du parti conservateur. M. John A. McDonald avait déjà acquis avec le temps, une grande expérience, qui avec ses talents et ses connaissances variées, devait bientôt le mettre au premier rang parmi les hommes politiques du Canada. Nous le verrons, de même que Nir Allan, se montrer aussi juste et généreux envers le Bas-Canada, qu'il avait été violent et injuste jusqu'à cette époque. M. Cayley était familier avec les finances ; il avait occupé le portefeuille du trésor sous l'administration Viger- Draper. M. Spence, jeune députè libéral, possédait de l’habileté et des connaissances ; M. Ross, procureur-général sous l'administration précédente, était un autre libéral influent, et lié à plusieurs grandes entreprises.
Les ministres du Bas-Canada étaient tous les mêmes qui avaient fait partie du ministère Hinche Moi Ils étaient reconnus pour des hommes dévoués, de talents et d’un patriotisme
éclairé ; aussi la grande majorité de leurs compatriotes n'avait cessé, depuis leur ascension au pouvoir, en 1851, de leur accorder leur entière confiance, et nous les verrons continver dans la suite cet appui, qu'ils méritaient à tous égards.
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La coalition des conservateurs et des libéraux modérés des deux sections de la province était certainement le meilleur parti qu'il y eût à prendre, dans cette circonstance critique. Les deux partis commandaient la majorité dans le Haut et le Bas-Canada. D'ailleurs, les cleargrits et les démocrates étaient trop peu nombreux; et il n’y avait pas d'alliance possible entre ces derniers et les conservateurs, à cause de leurs principes trop opposés.
Les coalitions ne sont pas toujours justifiables ; elles sont imposées par la force des événements, comme une nécessité politique, justifiées par la division des partis et par l'abandon des principes. L'histoire des gouvernements constitutionnels nous en offre plusieurs exemples.
Les conservateurs avaient rendu jusqu'alors toute alliance impossible avec les libéraux, à cause de leurs vues dominatrices et exclusives. Mais en répudiant leur opposition aux mesures libérales, ils abajissaient la barrière qui les avait séparés des libéraux. Le gouvernement responsable, qu'ils avaient finalement reconnu, avait mis fin à leur an ‘"nne politique, et les avait transformés ; ils se constituèrent en un nouveau parti, celui de conservateur-libéral. Ce parti ainsi regénéré allait marcher maintenant dans la voie modérée du progrès et de la réforme.
Les libéraux du Bas-Canada virent avec joie ce changement dans la politique conservatrice. Ils avaient déjà fait trop de sacrifices pour maintenir l’union avec les réformistes ou libéraux du Haut-Canaga.
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rélormistes étaient restés fidèles aux libéraux du Bas-Canada. Les élections de 1848 leur donnèrent la majorité, et l'alliance des deux partis, cimentée par l'amitié personnelle qui avait lié M. LaFontaine et M. Baldwin, fut heureuse tant que ces chefs habiles et intègres avaient eu la direction des affaires. Sitôt leur retraite effectuée, les réformistes se débandèrent, et trahirent sans cesse leurs nouveaux chefs, MM. Ilincks, Rolph et leurs amis du Bas-Canada. Ces derniers saisirent cette occasion pour abandonner l'alliance d'un parti qui renfermait des hommes sans principes arrêtés, fanatiques, ennemis de leur relieion. Les Brown, les Mackenzie, les Hartman, etc, soulevèrent les haines contre les institutions religieuses, qu'ils menacèrent dans leur existence, s'apposèrent à ce que les catholiques instruisissent leurs enfants suivant leur croyance. Les conservateurs, au contraire, qu'ils fussent alliés ou opposés au parti libéral du Bas-Canada, fidèles à leurs principes hitrarchiques, avaient toujours voté, avec les catholiques, en faveur de toutes les mesures de liberté religieuse, et de celles qui concernaient les institutions des Canadiens-Français.
Le ministère MeNab-Morin obtint la confiance des deux tiers des représentants. La réélection des ministres du Haut-Canada prouva aussi que l'administration était approuvée par le peuple. Dans la discussion de l'adresse, qui fut proposée par M. Loranger, et dans d’autres discussions, les représentants firent connaître leurs vues. M. Morin, en annonçant la formation du ministère, déclara qu'aucune des mesures préparées par la dernière administration ne serait abandonnée ;
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les conservateurs s'étaient engagés à favoriser la sécularisation des réserves du clergé, l'abolition de la tenure seigneuriale, etc.
M. Hincks félicita les membres du Bas-Canada du constant appui qu’ils avaient donné à leurs chefs, et sur leur fidélité aux principes politiques. Il aurait préféré M. Willson à Kir Allan McNab, comme chef de la coalition ; il promit cependant son appui au nouveau cabinet, parce qu’il adopta la solution des questions du parti libéral, et que deux libéraux du Haut-Canada en faisant partie. Comme on avait porté de graves accusations contre lui, il demanda une enquête qui lui fut accordée. Ses adversaires ne purent établir aucune preuve contre lui.
M. Cauchon se réjouit de l'alliance des conservateurs avec les libéraux modérés, alliance qu'il avait appelée de tous ses vœux depuis la retraite de M. jaFontaine. Il assura le ministère de son concours libéral ; MM. Cartier, Langton, Loranger, etc., firent la même promesse. M. John- H. Cameron promit son appui sur les questions ministérielles, à l'exception de celles des réserves du clergé. M. Merritt dit qu'il supporterait l'administration seulement pour l'aider à passer les grandes mesures du jour ; il contribuerait ensuite à la remplacer par un autre. M. À. A Dorion avoua que la coalition ne le surprenait pas ; il s’y attendait. Les démocrates avaient considéré les ex-ministres comme conservateurs, et avaient çombattu leur politique arriérée. M Dorion saisit cette occasion pour exprimer ses idées politiques. Il ne voulait aucun changrement quelconque dans la constitution ni dans les institutions, excepté ceux qu’on pourrait
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obtenir au moyen de la constitution elle-même. Il déclara que lui et ses amis voulaient asseoir leur parti sur les bases démocratiques les plus larges.
Le cabinet comptait parmi ses principaux adversaires MM. Merritt, Brown, Rolph, John-$. McDonald, Murney, Dorion, Laberge, Foley, Galt et McKenzie; trente-huit députés signèrent une résolution, par laquelle ils protestaient contre la combinaison ministérielle, qu'ils déclarèrent immorale, à cause de la discordance des éléments dont elle se composait. On trouva étrange la conduite des conservateurs, qui abandonnaient leur opposition à la sécularisation des réserves du clergé. Les adversaires du gouvernement cofnptaient eux aussi des nuances aussi variées ; c’étaient les clearsrits, les démocrates, quelques conservateurs avancés, et quelques membres mécontents du ministère.
L'adresse fat votée à une grande majorité, et les amendements que l'opposition proposa, pour la passation immédiate des mesures des réserves du clergé et de la tenure seigneuriale, n’obtinrent que le tiers des votes.
La première mesure que le ministère McNab- Morin présenta, fut celle qui ratifiait le traité de la réciprocité commerciale entre le Canada, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse, l'Ile du Prince-Edouard avec les Etats-Unis d'Amérique. Ce traité, comme nous l'avons dit antérieurement, avait été conclu pour dix ans, et signé le 5 juin 1854, par Lord Elgin, représentant l'Angleterre, et l’'Hon. W.-L. Marcy, secrétaire d'état, représentant les Etats-Unis. Par cette mesure étaient admis en franchise de droit plusieurs articles des