PETER ET
PS2 AE pan 27m" a
M. de Crémille, lieutenant général du plus grand mérite, présida à l’embarquement des troupes. Le second bataillon de chacun des six régiments que nous avons nommés devait, avant de s’embarquer, former 13 compagnies, de #0 hommes chacune, dont une de grenadiers ; on complétait l'effectif des seconds bataillons avec des hommes de bonne volonté choisis dans les premiers bataillons, qui devaient rester en France; mais tous voulaient partir. « On prit, écrit encore le chevalier de Brienne, on prit des soldats tirés du premier bataillon (du régiment d'Artois) pour compléter le second. La volonté des soldats étoit si grande, que l'on ne savoit auquel entendre, et que nous étions obligés de faire sortir des rangs des compagnies du second bataillon des soldats du premier qui s'y glissoient malgré nous. À mesure que chaque compagnie fut complétée au nombre de 40, elle alla à un magasin d'armes déposer ses fusils et en reprendre d’autres à la place, qui par malheur ne sont pas beaucoup meilleurs.» Le baron Dieskau écrivait aussi, le 29 avril, au
1 Ce fut ia même ardeur dans chaque régiment. « Tout s'est passé dans le meilleur ordre et avec une parfaite harmonie; l'esprit de ce régiment (Guyenne) est admirable : tout s'est embarqué avec joie et un empressement si décidé, qu’il n’y a pas un seul homme qui n’y soit de bonne volonté. » {Lettre de M. Doreil au ministre de la querre, 4 avril 1725.) — « Le régiment de Languedoc vient de suivre parfaitement le bon exemple du régiment de Guyenne dans l'opération que j'ai faite ce matin du complément du second bataillon ; il n’y est entré que des soldats de bonne volonté, et il y a même eu bien des contestations entre eux pour la préférence qu'ils
demandaient tous également. » (Lettre de M. de Crémille au mi-
nistre, 6 avril.) — N'est-ce pas un pieux devoir que de consacrer quelques lignes à la mémoire de ces soldats inconnus et dévoués, qui ont été gagner cinq victoires en Amérique, et qui, réduits à 2000 hommes, manquant de poudre et cernés par 50,000 Anglais, à Montréal, voulaient encore combattre pour obliger le vainqueur à leur accorder au moins les honneurs de la guerre ?
com plai aux adm bag l'on Pe du gou Can mêt De prép géné] deux comb du CG:
excit guert ligne Fra vanie Const il fut moye minis rable
i 4 I rendre mauvai Brest, | embarre voyer d des fus:
celles q
s grand pes. Le que nous , former t une de s batailsis dans France:
ncore le du preompléter nde, que JS étions gnies du s'y glismpagnie magasin ‘autres à up meilavril, au
Tout s'est ie; l'esprit rqué avec ul homme 6 ministre c vient de enne dans bnd batail- ,setil y a ence qu'ils le au mib consacrer t dévoués,
réduits à Anglais, à hinqueur à
comte d'Argenson , ministre de la guerre, pour se plaindre de la qualité des armes que l’on distribuait aux troupes !. Quel désordre y avait-il donc dans cette administration, qui ne pouvait trouver 3150 fusils et baguettes en bon état, pour armer des hommes que l'on envoyait à 1500 lieues !
Pendant ce temps, le marquis Duquesne reprenait du service dans la marine et était remplacé comme gouverneur du Canada par le marquis de Vaudreuil, Canadien, homme faible, et qui exerça, par sa faiblesse même, une influence funeste sur les événements.
De leur côté, les colons anglais faisaient de grands préparatifs pour venger leur honteux échec de 1754. Le général Braddock leur fut envoyé d'Angleterre avec deux régiments, et l’arrivée de ce secours porta à son comble le désir des Américains de chasser les Français du Canada. Parmi ies hommes les plus influents et qui excitaient le plus violemment les Américains à la guerre contre la France, il faut mettre en première ligne «le bonhomme Franklin ».
Franklin était membre de l'assemblée de Pensylvanie. Lorsque, en 1757, il vint en Angleterre, « il fut consulté, dit M. Sainte-Beuve qui analyse ses Mémoires, ilfut consulté sur cette guerre du Canada et sur les moyens de la mieux conduire. Il ne vit point M. Pitt, ministre, qui était alors un personnage trop considérable et peu accessible; mais il communiqua avec ses
! « Les fusils dont que j’ay eu l’honneur, Monseigneur, de vous rendre compte il y a quelque temps, se trouvent de plus en plus mauvais, j'en fais changer journellement au château du magszin de Brest, lesquels ne valent guère mieux. Cet inconvénient est des plus embarrassant, et je n’y vois de remède que celuy de nous en envoyer d'autres l'automne prochaine, et s’il était possible, que ce soit des fusils de la nouvelie façon ainsi que les baguettes, attandu que celles qu'on nous a donné cassent comme un verre. »