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INSTITUTIONS D'ÉDUCATION

Les lois des écoles sont différentes dans les deux sections du pays, et sont adaptées aux éléments religieux qui prédominent dans chacune d'elles. Chaque canton du Haut-Canada est pour les fins d'éducation divisé en plusieurs sections selon les besoins de ses habitants. Les écoles communes sont soutenues en partie par le gouvernement et en partie par une taxe locale, et quelquefois par un petit honoraire payé par les élèves. Le montant total, dépensé en 1858 dans le Haut-Canada pour les écoles communes, excède £208,627 sterling. Dans les districts ruraux établis depuis longtemps, chaque canton a une belle maison d'école bâtie en brique, pourvue de cartes géographiques, ainsi que de livres et d'appareils élémentaires. Le salaire des instituteurs varie de £40 à £130 sterling dans les campagnes, et de £75 à £250 dans les villes. Chaque instituteur d'école commune, pour avoir doit à l'allocation gouvernementale, doit subir un examen devant un bureau d'éducation de comté, ou être licencié de l'école normale provinciale.

L'école normale provinciale, où se forment les instituteurs, est une institution très effective et très utile, d'où sortent annuellement 100 à 150 jeunes personnes des deux sexes, qui ayant reçu une instruction

uniforme dans l'art d'enseigner et de conduire une école, établissent graduellement dans le Haut-Canada un mode d'enseignement qui promet beaucoup.

En 1842, le nombre des écoles communes dans le Haut-Canada était de 1721, fréquentées par 67,978 enfants ; le nombre de ces écoles avait atteint en 1858, 3,866, fréquentées par 293,683 élèves, ouvertes en moyenne durant dix mois et six jours. Cette augmentation étonnante dans un espace de temps si court témoigne grandement en faveur de la condition et du progrès de l'éducation élémentaire dans le Haut-Canada. ' Chaque section scolaire est régie par une corporation élective de syndics d'écoles, et possède une petite bibliothèque de littérature choisie, fournie en partie par le gouvernement. Le nombre de volumes distribués pour cet objet s'élève à 532,393.

Le système des écoles libres fait des progrès dans plusieurs parties du Canada. Ce système a pour base le support des écoles communes, ouvertes à tous, au moyen d'une taxe générale. Toute section scolaire peut l'adopter par un vote de la majorité de ses habitants. Des écoles séparées pour les catholiques romains, sujettes à certains règlements, sont sanctionnées par la loi.

Les écoles de grammaire sont au nombre de 121, fréquentées par 5,530 élèves. Ces écoles tiennent le milieu entre les écoles communes et les universités. Les précepteurs doivent être des gradués de quelqu'université ; ils reçoivent en sus d'honoraires une allocation du gouvernement. Le montant prélevé en 1858 pour les éeoles de grammaire s'élevait à £15,123 sterling.

A part une université provinciale très richement dotée et ayant un corps de professeurs très compétents, le Haut-Canada possède plusieurs universités et collèges en connection avec différentes dénominations religieuses. Le système d'instruction adopté dans quelques-unes des universités canadiennes est modelé autant que possible sur celui suivi dans les célèbres institutions de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, et leurs professeurs sortent de ces mêmes institutions. Toutes les dépenses d'un cours universitaire complet à Toronto, y compris la pension et la tuition, ne doivent pas dépasser £60 sterling par an. Des bourses, variant en valeur de £18 à £40 sterling par an, sont attachées à l'université provinciale et au collège de la Trinité, en connexion avec l'église d' Angleterre; «t sont, aux examens annuels, décernées aux concurrents heureux.

Les statistiques de l'éducation du Haut-Canada penvent se résumer comme suit : En 1858, il y avait en opération 12 universités et collèges, 121 écoles de grammaire et académies ; 255 écoles privées, et 3,866 écoles communes, en tout 4,254 institutions d'éducation, fréquentées par 306,626 élèves, et coûtant au pays une somme de £303,200 sterling, en grande partie prélevés par taxation.

Dans le Bas-Canada, il existe un système d'éducation semblable sous beaucoup de rapports à celui que nous venons de décrire ; il y fait des progrès rapides. Les écoles supérieures y sont d'un ordre très élevé, et plusieurs des séminaires, attachés à des maisons religieuses, sont très bien dotés, et pourvus amplement de professeurs et d'instituteurs très capables.

En outre de l' Université-Laval et du Collège McGill, les institutions d'éducation dans le Bas-Canada sont classées comme suit dans le Rapport du surintendant de l'éducation pour l'année 1858 : —

Nombre d'élèves 438

Nombre d'élèves 25,224

Nombre d'élèves 213

Nombre d'élèves 57

Nombre d'élèves 130,940

Total 156,872

Montant des contributions ....£91,879 sterling.

En 1858 l'augmentation dans le nombre d'élèves fut de 7,188 contre 6,557 en 1857 ; et l'augmentation dans les contributions depuis 1856 se monte à $52,632. Chaque année fait voir une extension considérable. Le coût d'un cours complet d'éducation supérieure dans le Bas-Canada est même moindre que dans le Haut-Canada.

Ecoles Supérieures....

Ecoles Secondaires....

Ecoles Spéciales

Total

EELIGION EN CANADA.

La tolérance la plus parfaite en matières de religion existe chez les Canadiens, quoique les diverses dénominations conservent avec jalousie les distinctions qui les séparent entr'elles. Le Canadien-français se distingue par ses dispositions sociales et un zèle sans ostentation pour sa religion ; et nulle part, pas même en Angleterre ni en Ecosse, l'observance du dimanche, suivant les doctrines protestantes, n'est plus stricte ni plus générale que dans le Haut-Canada.

On peut classifier comme suit les différentes dénominations religieuses d'après le recensement de 1851, ce qui donnera une idée de leur état

actuel : Catholiques romains, 914,561 ; anglicans, 268,592 ; écossais, 75,587 ; presbytériens indépendants, 93,385 ; autres presbytériens, 82,733 ; wesleyens, 114,839; méthodistes épiscopaux, 49,443; autres méthodistes, 52,449 ; baptistes, 49,846 ; luthériens, 12,107 ; etc., etc. Une addition de 50 par cent à ces chiffres donnera une idée approximative du nombre relatif de chaque dénomination au mois de janvier 1860, Les catholiques romains forment à peu près le sixième de la population du Haut-Canada, et les cinq sixièmes de celles du Bas-Canada,

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