‹ Le Canadien-français [microforme]Chapitre 10 sur 48 · CHAPITRE ITT · texte numérisé non relu

CHAPITRE ITT

PATRIOTE ET LOYA L,

Ce que nous Vénons de dire de la dénomi-

du peuple Canadien-francais Naturellement à Parler de son Pays nata! et Par la même occa- ‘émontrer que l'amour de la patrie

» au lieu d’atténuer, Sa loyauté envers d la Grande-Bretagne,

Rien ‘d'étonnant qu’il aime son Can étant donné Son origine c'est le contraire q n'oubliera jamais l'aventureux nav

nous amène amour; pour le sion , accen' 1

ada :

et son tempérament, jui ne S’expliquerait Pas. Il que le pays fut découvert par igateur de Saint-Mälo, l'intrépide Cartier ; Partout, à Ja Cimpagne comme à la ville, quelque chose lui rappelle s ses ancêtres furent les pre d'Europe, Dans la vieille c de Québec, il ne peut faire c Sur'une rue :: étroite, si irrégulière, si empreinte de vétusté, qu’on voit tout de suite |

qu'elle date de longtemps avant le triomphe du

’Anglo-Saxon sur les

ans cesse que miers colons venus apitale Provinciale ent pas sans tomber

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de ain — à 3 a ad. 2874 ee rene à —

PATRIOTÉ ET LOYAL 23

Plaines d'Abraham. De quelque côté qu'il se { retourne, il aperçoit des habitations d'une bi-

Zarre architecture, dont les toits pointus, les | pignons élancés, jusqu'à la forme des fenêtres, ont une apparence si étrange qu'elles le reportent presque à l'époque de la fondation de la ville par Samuel de Champlain, quelque soix | ante-dix ans après que François Ier, roi de la ii | vieille France, eût fait de Jean François de la ' Roque le premier vice-roi des territoires alors { | connus sous les noms de Canada, de Hochelaga 1 et de Saguenay. Le long des rives du Saint- | Laurent, de jolies villas, des villages pittores- Fi 4! ques, des villes imposantes arrêtent son regard, ! Î et presque partout quelque chose lui rappelle i

en termes non incettains que c'est du pays de 1}

ses aïeux que vinrent les premiers essais d’'é- me | vangélisation symbolisés par la fleur-de-lys et 4

la croix, ainsi que les premiers bienfaits d'une civilisation avancée émanant du peuple le plus

policé de l’Europe, célèbre par ses arts et ses | sciences, par son esprit d'entreprise et sa valeur. Eh quoi ! les noms familiers qui tous les jours frappent son oreille, ces noms qu'on rencontre | . un peu partout, du Fort Saint-Jean au vieux | poste de Frontenac, et encore plus fréquemment

tresse ne. ep.

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de Frontenacaux montagnes N otre-Dame, suffisent à eux seuls, par les associations d'idées qu’ils éveillent, à Jui faire aimer le Canada avec une intensité inconnue, et peut-être impossible, au flegmatique Saxon.

Cette évocation constante du passé n’est pas la seule, ni même la principale cause de son amour pour le pays natal. Non, c’est la nature même de la contrée qu’il aime, et cela n’a rien rien d'étonnant, car où trouve-t-on des paysages d’une égale beauté, d’une grandeur comparable ? Le Canada abonde en sublimes spectacles, en décors admirables dont l’image est familière à ses enfants, et qui ne contribuent Pas peu à justifier leur ferme conviction que le Pays de leur naissance, qu’ils aiment tant, n’est surpassé, sinon égalé, par aucun autre section de ce continent, Laissons derrière nous les enchantements de la côte du Pacifique, franchissons les montagnes géantes et les immenses Prairies de l'Ouest, côtoyons les rives septentrionales des Grands Lacs, à travers un détale de rochers abrupts et d’ombreux vallons ; les oreilles encore pleines de l'éternel mugissement du Niagara, ayant encore dans les yeux la vision enchantée de son prisme multicolore,

laissons-nous aller au courant du majestueux fleuve. Après nous être bercés sur le vaste sein du Lac Ontario, nous glissons à travers l’archipel des Mille Isles, sautons les Rapides de Lachine, jetons un coup d’œil sur l’historique Mont-Royal et, poursuivant notre course au fil de l’eau du grand fleuve, nous arrivons au cœur même de la province qui est à vrai dire le domaine de la race canadienne-française : celle où prévalent ses lois, où est parlée sa langue et protégée sa religion ; et devant les beautés qu'étale de toutes parts cette nature privilégiée, ne nous étonnons plus que les Canadiens-Français en soient épris et l’aiment avec toute la fougue d’une race passionnée et patriotique comme la leur. T'entons une description quelconque d’une ou deux de ces beautés ; alors nous ne serons plus ébahis, si jamais nous l’avons été, du patriotisme canadien-français.

À quelques milles à peine de la capitale provinciale, le Sault Montmorency, une cataracte superbe, épanche en courbe gracieuse ses eaux laiteuses et scintillantes au soleil, dans un gouffre vertigineux d’où elles courent se jeter dans les bras du majestueux Saint-Laurent

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26 LE SANADIEN-FRANÇAIS

Pour se confondre avec lui dans une commune descente vers La tête d’eau est beaulagara, mais d’un bien

c’est plus charmant à voir,

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