‹ Le canal de Panama: explorations, comparaison des tracés étudiés, négociations, état des travauxChapitre 17 sur 74 · Chryiophrit dorala. — Kaimluâ · texte numérisé non relu

Chryiophrit dorala. — Kaimluâ

'2, Dans quelques rares rivièrei^, il n'cii est furn toujours aJiiïi, soil piirci: que les l'aïmans ï trouvent moins à manger, soit parce qu'ils onl oppris à apprit iiT la dmir de l'Iioinme, soi! lîueore parce qu'A eiisle deui variélés de ces sauriens peu dilKrenles d'aspect : le erocmfi'hu j4mmcuntii amphibiuiel l'alligalor palpebmui.

Ti. ThelpheUM fittvialilit, pilumnuâ tpîniftr, dorippa lanala, elc. — Llajiea, aluta.

COUP D'ŒIL GÉNÉRAL SUR L'ISTHME COLOMBIEN. 5-i

leurs, animent les eaux qui se déversent dans l'Atlantique, tandis que les rivières de l'autre versant renferment surtout les troupes des siluridées et les innombrables légions de Chakinopsisj qui portent ici le nom vulgaire de sardinila. Ces dernières fournissent leur principale nourriture aux divers martins-pecheurs, dont l'aile rapide effleure les eaux, aux échassiers de toutes tailles et de toutes couleurs, grues, foulques, hérons, aux patos cuervos et aux bandes de canards, dont le vol lourd égayé le paysage désert. Quelques gallinazos ou vautours*, grands destructeurs d'immondices, des aigles caricarisj divers faucons perchés sur les arbres des rives inhabitées, des culebreros et des guacabos* surveillent aussi la surface des fleuves au-dessus desquels voltigent de magnifiques papillons de la tribu des morphidées% dont les splendides nuances d'un bleu métallique, réfléchies dans l'eau tranquille, semblent laisser traîner après eux comme un large ruban d'azur. De loin en loin, de beaux dindons sauvages*, aux plumes mordorées, aux jambes cramoisies, aux caroncules orangées, une grande peitirix des bois aux œufs bleuâtres, une colombe grise aux ailes rouges en dessous, un coujïle de perroquets ou d'aras travei'sent la rivière à une grande hauteur avec des cris assourdissants que peuvent seules dominer les bandes de perruches qui s'abattent à grand bruit sur les arbres élevés. Les oropendolas ou troupiales% dont les nids étranges pendent par centaines au sommet des grands quipoSj les paraot au chant agréable, au plumage éclatant, les «m?zeros, font retentir l'air de leui's cris, tandis que des variétés infinies de |)assereaux, des gallinacées, des spatules, (h»s toucans au bec monstrueux, des pics flamboyants* martellent queh|ue branch(» pourrie, que des troupes d'oiseaux-mouches ^ et de colibris, rivalisant d'éclat et de beauté avec le Tanagra cardenal, leRegulm et lecoractna, bourdonnent autour des arbres

i. Aura americana, Vullur Atratus vi VuUur papa

3. Ces deux derniers sont des espèces de pélicans; ils se nourrissent spécialement de serpents et ont soin d^enduire les blessures reçues dans leurs combats contre les ophidiens avec feuilles de Mikania guaco et aussi, dit-on, avec les cotylédons des fruits du cedron,

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