‹ Le canal de Suez (volume 2)Chapitre 1 sur 152 · ET 27 MARS · texte numérisé non relu

ET 27 MARS

L'article premier du cahier des charges annexé à Tacte de -concession du 5 janvier 1856 stipulait, — comme on le sait, — que la Société fondée par M. de Lesseps en vertu de la concession précédente du 30 novembre 1854, devrait exécuter à ses frais, risques et périls tous les travaux nécessaires pour rétablissement :

1° D'un canal approprié à la grande navigation entre Suez, dans la mer Rouge, et le golfe de Péluse dans la mer Méditerranée ;

2** D'un canal d'irrigation approprié à la navigation fluviale du Nil joignant le fleuve au canal maritine sus-mentionné ;

3° De deux branches d'irrigation et d'alimentation dérivées du précédent canal et portant les eaux dans les deux directions de Suez et de Péluse.

En ce qui était spécialement de la dérivation dans la direction de Péluse mentionnée au paragraphe 3**, les ingénieurs du Vice-Roi, dans leur avant-projet du 20 mars 1855,

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2 DISTRIBUTION d'eAU DOUCE d'iSMAÏLIA A PORT-SAÏD

avaient — ainsi qu'on Ta vu précédemment* — proposé « la construction d'une conduite d'eau, système Ghameroi, d'une longueur totale d'environ 80 kilomètres, destinée à être remplacée plus tard par une rigole à ciel ouvert,et dont les tuyaux serviraient alors à créer une distribution d'eau douce dans la ville qui devait s'élever au port de Timsah ». Au détail estimatif des dépenses de l'ensemble des travaux faisant l'objet de la concession, la dépense du canal d'eau douce el des deux dérivations figurait pour un chiffre de 8.790.000 francs, auquel devait s'ajouter la part de ces derniers travaux dans les sommes portées finalement au détail estimatif pour les frais d'administration et pour l'imprévu.

On a vu de même précédemment que la Commission internationale, dans son rapport de décembre 1856^, tout en adoptant les dispositions générales proposées par les auteurs de l'avant-projet pour le canal d'eau douce et ses deux dérivations, considérant que le Gouvernement égyptien s'était chargé (à cette époque) de leur exécution à forfait moyennant le prix porté au détail estimatif, soit pour une somme ronde de 9 millions de francs, avait conclu en s'en remettant pour les dispositions définitives à adopter aux ingénieurs qui seraient chargés de l'exécution.

Il a été expliqué, enfin, au chapitre concernant la description du canal d'eau douce ^, qu'après entente avec le Gouvernement égyptien, il avait été décidé, en 1858, que la Compagnie resterait chargée de l'exécution du canal; que, par suite de cette entente, un canal provisoire avait été construit par la Compagnie, ayant son origine à Zagazig, empruntant d'abord le canal de l'Ouady, puis, à partir de l'extrémité de ce canal, se prolongeant jusqu'à Ismaïlia, où l'eau douce ainsi dérivée du Nil arriva dans le courant de janvier 1862; que les travaux de la dérivation de Suez avaient

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