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GRUES A VAPEUR

était comprise la durée de rembarquement et de la traversée maritime évaluée à un mois.

Pour la maison Gouin : les 2 premières grues, cinq mois et demi après Tapprobation du marché, soit le 15 octobre 1863; les 8 autres, dans les six semaines suivantes, soit le 30 novembre. Dans ces délais était comprise la durée de rembarquement et de la traversée maritime évaluée à cinq semaines.

2° Le montage de chaque grue et sa livraison le long du canal au point qui serait indiqué devaient être terminés dans un délai de quinze jours, à partir du moment où toutes les pièces composant l'appareil auraient été rendues par la Compagnie à pied d*œuvre, c'est-à-dire contre la berge du canal, prêtes à être débarquées.

Les 8 dernières grues devaient être livrées au moins deux par quinzaine.

Amendes de retard et primes d'avance. — En cas de retard, amende de 50 francs par jour de retard pour chaque grue. En cas d'avance, bonification de 20 francs par jour.

Prix. — Le prix des grues, essayées et prêtes à fonctionner aux points indiqués, était fixé comme suit :

Pour les grues de la Société des Forges et Chantiers, par grue. 29.500 francs ^ Pour les grues de la maison Gouin — 30.600 —

Ces prix comprenaient la fourniture, l'emballage, l'embarquement, le transport maritime, la mise sous palan des pièces à leur arrivée à Port-Saïd, le débarquement sur les berges du Canal, la fourniture des engins et apparaux nécessaires pour le débarquement et pour le montage, le montage sur place et généralement tous les frais et faux-frais préalables à la livraison.

Les assurances maritimes, le déchargement hors du navire des pièces sous palan et leur transport du point de déchargement jusqu'à Port- Saïd, puis, jusqu'au lieu de montage, seraient faits par la Compagnie et à ses frais.

Délai de garantie. — Le délai de garantie des appareils était de trois mois à partir de leur mise en fonctionnement.

Charges de la Compagnie. — La Compagnie devait pourvoir directement et par ses propres moyens au débarquement des pièces et outils à Port-Saïd, et à leur transport jusqu'au pied de la berge où chaque grue devait être montée.

1. Ce prix a été augmenté de 1.000 francs à titre de participation de la Compagnie dans le montant des droits de brevet, s'élevant à 16.000 francs, que la Société des Forges et Chantiers a eu à payer au sieur Neustadt pour Tappropriation de son système particulier d'élévation à chaîne Gall aux 10 grues faisant l'objet du marché de commande.

DU DÉBUT DES TRAVAUX

Elle fournirait le terrain tout préparé, bien nivelé, en état de supporter le poids de Tappareil.

Depuis le moment du débarquement des pièces en Egypte jusqu'à la livraison après essais, elle garantissait aux ouvriers monteurs envoyés en Egypte par les constructeurs les avantages de transport, logement, nourriture et tous autres dont jouissaient les ouvriers européens.

Elle fournirait aux constructeurs, sur les lieux, tous les manœuvres qu'ils demanderaient en temps utile, à charge par eux de tenir compte à la Compagnie des salaires des dits manœuvres.

Pièces de rechange, — En même temps que les grues, les constructeurs auraient à fournir les pièces de rechange nécessaires au service de ces appareils, suivant une nomenclature et au prix à fixer ultérieurement.

STIPULATIONS DU CAHIBR DES CHARGES CONCERNANT LES DISPOSITIONS GENERALES DES GRUES

Conditions à remplir. — La grue roulerait sur deux rails à écartement de 4"',20 d'axe en axe. Elle aurait un rayon de gi ration de 10 mètres et devrait élever un poids brut de 7 tonnes depuis 2 mètres (comptés à partir du crochet de la grue) au-dessous de la voie jusqu'à dix mètres au-dessus avec une vitesse de 7 mètres en quarante secondes et faire un [demi tour dans le même temps. Elle devrait se haler sur la voie, vider les caisses à déblais à toute hauteur du parcours et descendre les caisses au frein. Les deux premières opérations devraient se faire, à volonté, simultanément ou séparément.

Pour remplir ces conditions, la grue se composerait :

1* D'un chariot inférieur destiné à son avancement mécanique sur les banquettes du Canal ;

2» D'une plate-forme supérieure qui tournerait autour d'un pivot fixé au chariot inférieur, qui porterait les treuils et les appareils générateur et moteur, et sur laquelle viendraient se fixer les montants de la volée. Entre cette plateforme et le chariot se trouverait un appareil de roulement intermédiaire.

Chariot d* avancement. — Le chariot inférieur serait entièrement construit en tôle et fer cornière.

Il serait porté sur six roues en fonte de 50 centimètres de diamètre dont les essieux, indépendants les uns des autres, seraient portés dans des paliers en fonte fixés aux poutres du chariot. (Dans les grues des F. et G., le diamètre des roues était de 0",60.)

Sur le chariot seraient fixés : 1* un rail circulaire en fer de 4"',20 de diamètre moyen ; 2* une couronne dentée en fonte, concentrique et extérieure au rail précédent. Le diamètre extérieur de cette couronne 'ne devait pas dépasser 5"',10. La plaque serait munie à son centre d'un pivot éreux. (Dans les grues des F. et G. le pivot était plein). Le plateau inférieur serait relié avec les rails au moyen de grappins de manière à intéresser la voie à la stabilité de l'appareil.

Plate-forme supérieure tournante. — La plate-forme tournante de la grue serait en fer et fer cornière. Elle serait portée par 6 ou 8 roues coniques en fonte dure de 50 centimètres de diamètre avec essieux en fer et paliers en fonte fixés à la plate-forme. (Dans les grues des F. et G. la plate-forme était portée par 18 galets coniques en fonte dure reliés entre eux et au pivot de la

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