‹ Le canal de Suez (volume 2)Chapitre 144 sur 152 · JANVIER · texte numérisé non relu

JANVIER

La Compagnie communiqua la délibération de la Commission des phares au Gouvernement égyptien en accompagnant sa communication des observations suivantes :

Tout d'abord, au sujet de l'avis de la Commission des phares sur le système de feux à adopter pour les trois phares projetés, la Compagnie croyait devoir soumettre à la sanction du Gouvernement une combinaison qui, tout en restant dans l'esprit général du système indiqué parla Commission, permettrait d'éviter la nécessité d'un double phare à Burlos ; cette combinaison consisterait à remplacer par un feu tournant le feu fixe actuel d'Alexandrie dont l'appareil servirait alors pour le phare de Burlos.

Au sujet de la construction même des phares, la Compagnie annonçait que, conformément aux instructions que lui avait fait connaître le Gouvernement, elle avait adopté un devis-programme de phares en fer, qu'elle avait fait un appel public aux constructeurs de France et d'Angleterre pour obtenir des soumissions, et que dix-huit projets accompagnés de soumissions lui avaient été adressés, parmi lesquels un projet de phare en maçonnerie d'aggloméré (système Coignet). Parmi les divers types de phares en fer, il y en avait un que la Compagnie croyait devoir recommander au choix du Gouvernement, consistant en une tour centrale en fer arcboutée extérieurement, reposant sur un massif général en béton et munie dans son soubassement de logements pour les gardiens. La Compagnie recommandait également pour le phare de Port-Saïd le projet en maçonnerie d'aggloméré. La dépense de chacun de ces deux types de construction, y compris l'appareil d'éclairage, seraitde 250.000 francs. «La dépense totale des trois phares projetés ne serait donc que de 750.000 francs », alors que, d'après les estimations primitives, on la supposait devoir s'élever à environ un million. Dans ces conditions, la Compagnie sollicitait du Gouvernement de vouloir bien décider l'exécution immédiate du phare de la pointe de Rosette, la dépense totale devant rester dans la limite du chiffre précédemment prévu d'un million.

Les trois phares de Rosette, Burlos et Damiette seraient en fer ; le phare de Port-Saïd, en béton Coignet.

La Compagnie se chargerait, dans les limites des prix fixés, de traiter avec les constructeurs au nom et pour compte du Gouvernement, de surveiller l'exécution des travaux et de solder les dépenses.

Le Gouvernement donna son adhésion aux propositions de la Compagnie. Il décida implicitement, par là même, contrairement à l'avis de la Commission des phares, que le phare de Burlos serait un phare

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unique de premier ordre, à feu flxe, de 20 milles de portée, saaf modifications du caractère du feu d'Alexandrie.

Le Gouvernement décida, en même temps, que la construction des trois phares en fer de Rosette, Burlos et Damiette serait confiée à la Société nouvelle des Forges et Chantiers de la Méditerranée, et la construction du phare de Port-Saïd à la Société centrale des bétons agglomérés (système Goignet).

NOUVEL AVIS de LA COMMISSION DES PHARES

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